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Et si on parlait de sexe ? Une matinale en apesanteur

Toute une matinale radio sans parler de Macron. Ni de Mélenchon. Ni de Edouard Philippe.

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https://www.youtube.com/watch?v=ydrtF45-y-g
Catherine Millet avait publié La vie sexuelle de Catherine M. autobiographie sexuelle. (...) le livre a sérieusement calmé sa libido.

"Laissez faire Vénus elle vous amènera Mars", nous avertit Bergson dans Les deux sources de la morale et de la religion. La preuve maîtresse en est l' Iliade , le poème fondateur de notre hellènité* dont la création chrétienne de la Vierge Marie est venue, plus de deux millénaires durant, corriger maternellement l'adultérine sexualité. Catherine Millet en serait, à son corps défendant, la contre-épreuve si l'on en croit ce que nous en dit le matinaute aujourd'hui. Lequel a Freud de son côté qui en éclaira l'effective vérité en mentionnant parmi les destins des pulsions, à côté, ou plutôt à l'opposé de ceux de la névrose, de la psychose et de la perversion celui de la sublimation. Sublimation commune par la fidélité dans le mariage, sublimation d'exception dans la création artistique: la seule étudiée par lui - qui aura laissé le problème de l'activité intellectuelle et celui de l'investissement spirituel (vocation religieuse en particulier) entièrement chômé, comme il l'est demeuré depuis.

D'où notre situation apparemment de fin d'affrontement entre les prétendus ou proclamés "sexuellement libérés" et ceux qui, n'osant s'en réclamer demeurent pratiquement attachés à la vertu de chasteté. Ainsi s'explique notamment la vie et l'oeuvre de Péguy dont la Ballade du coeur qui a tant battu témoigne du combat qu'il livra pour ne pas libidinalement sombrer, ce que ses "amis libérés", et leurs héritiers, n'ont pas manqué de se moquer: certain, qu'il ne convient pas de citer, allant jusqu'à suspecter quelque insuffisance sinon impuissance de ce côté. Alors que tout simplement il découvrit à cette occasion, comme il l'écrivit à sa femme, qu'il "ne savait pas qu'il l'aimait autant".

Paradoxale donc notre situation de "barbarie de la libido" ou "de la réflexion", comme Vico la définit l'opposant à l'antérieure "barbarie du ou des sens" (à comprendre comme significations plutôt que sensations) et que Marcuse a très justement caractérisée comme désublimation répressive. D'où la nécessité qu'il y aurait aujourd'hui d'expliciter son Éros et civilisation comme un Éros et sublimation: ce qui sans doute permettrait d'éviter la nouvelle Guerre de Troie dont nous sommes menacés.


* L'accent grave n'y est pas mis par inadvertance...
C'est vrai que pour une fois j'aurais voulu qu'on parlât de tout sauf du sexe ou du cul, selon le sens que l'on veut bien leur donner...

Mais bien que je ne l'ai pas regardée, cette émission d'hier soir avec ce petit ministre du roy, ministre premier dont je ne me souviens jamais du nom sauf qu'il est Philippard comme du temps de Louis Philippe, le roi bourgeois, je suis resté en appétit de commentaires
Poloi me dit juste au dessus que même la technique du micro défaillant a été utilisée (je l'ai souvent remarqué sous Sarkozy) pour amoindrir Mélenchon
Dans Le Monde qui peinturlure ses Unes de macronite et philippite, les commentaires y vont bon train pour vanter le calme du boxeur et ses bons mots sauf que à cette heure les articles mesurent les mensonges sobrement appelés "exagérations" ("« 13e mois », contrats aidés, ISF : les exagérations d’Edouard Philippe")

Quant à Mélenchon, mais que diable va-t-il faire dans cette galère ?
Il devient l'opposition d'opérette qu'on invite à tour de bras pour animer le débat qui sombrerait sans cela à une évidence de dictature, cette espèce de cocktail droite-gauche où les mots ont perdus de leur sens au point que ce n'est qu'aujourd'hui que les Français réalisent qu'ils ont gobé l'hameçon : tel directeur d'EHPAD désespéré de perdre ses emplois aidés (près d'1/7e de l'effectif) et tel salarié prenant conscience soudain du chantage qu'on va lui faire

Fallait-il que Mélenchon aille faire des ronds de politesse oratoire à ces bandits tandis que les petits retraités sont terrifiés ?

Voilà pourquoi j'aurais aimé qu'on ne parlât du sexe qu'au coucher et pas au réveil
C'est vrai quoi, ce qu'on veut, c'est du cul du cul du cul ! En plus, c'est bon pour l'audimat (dixit Baffie).

Vous avez remarqu? comment le micro de Melenchon etait beaucoup moins fort que celui de d'Edouard? Fallait bien lui laisser etre dominant au moins sur le volume sonore... parce qu'un male dominant dominé, ça le fait pas ! Ya pas de petit profit.
En apesanteur ? Si on veut.
Guillaume Erner a plutôt tendance à se complaire dans la pesanteur. Hier jeudi il recevait Alain Finkelkraut en service de presse son dernier bouquin.

Tiens une suggestion d'émission télescopage stratosphérique hors attraction terrestre.
Un débat A. Finkelkraut C. Millet sur le thème : Moi non plus ?
L'andropause travaillerait-elle notre cher Daniel?
Et non ! moi, je n'attends pas des matinales des commentaires sur l'amour ou la sexualité! qu'on nous laisse libre de ce côté-là de faire ce que l'on a envie!
Je rappelle à Daniel que la politique est, selon la définition étymologique: la science des affaires de la Cité. Et moi, ce que j'attends des matinales, c'est qu'elles me donnent des infos sur ce sujet très vaste et qui regarde l'ensemble des citoyens que nous sommes.
L'amour et la sexualité relèvent du domaine privé.
Alors, oui qu'on cesse de nous manipuler en nous démontrant chaque jour les qualités de notre président, et que la presse fasse son métier d'explication , de clarification sur des sujets ardus, d'enquêtes le plus objectives possibles. Parlons des ouragans avec des dossiers travaillés, approfondis, parlons de la politique mondiale sans parti pris.
Si Daniel est saturé des matinales qui laissent trop souvent la parole à leurs éditorialistes égocentrés, qu'il fasse comme moi, il éteint la radio et dès que possible ,il va s'informer sur des médias indépendants. Je crois qu'il est très bien placé pour cela!
J'ai bien aimé

https://www.franceculture.fr/conferences/universite-de-nantes/trouble-bipolaire-effet-de-mode-ou-vraie-maladie#xtor=EPR-2-[LaLettre28092017]

A quand l'analyse journalistique de la bi-polarité du "personnel" politique?
Quant à Catherine Millet, écrivaine? Mouais!
La vie sexuelle de Daniel S ?
"On veut être chef pour baiser plus."
il est vrai que ça facilite les choses, mais attention de ne pas tomber dans le droit de cuissage, surtout si la baise tourne mal...
Cet article sera-t'il payant ? ;-(

Une analyse de l'émission "La Grande Librairie" n'est-elle pas envisageable , l'art des auteurs invités trop au-dessus de la ceinture ?*
Je tiens catherine millet pour un écrivain vaine , sa promesse de sexe fait marcher le tiroir caisse mais pas les neurones .

L'apesanteur pour moi , c'est la tête dans les étoiles ,
pour revenir sur terre réflèchir , décrypter , analyser et agir avec mes frères et soeurs en humanité .
Ou lire "L'espèrance d'un baiser" , de Raphaël ESRAÏL
Je viens de relire "Les Racines du Ciel" , Romain GARY , l'esprit d' une espèrance d'éléphants libres qui libère de la pesanteur des fous de pouvoir et de fric .

La culotte de la fermière viendra en prime , et dans une intimité infiniment plus érotique .
Malgré tout, lorsqu'on parle de sexe, comment ne pas songer à Edouard Philippe et à son "Dans l'ombre", thriller à forte charge érotique, dans lequel on peut lire qu'une "vraie poitrine, c'est rond, c'est confortable, c'est accueillant et on doit pouvoir mettre son nez au milieu avec jubilation."
Catherine Millet peut aller se rhabiller.
Il y avait aussi un autre serviteur de Macron qui avait pondu un bouquin du même genre (?) Un certain Le Maire...
Titré "Le Ministre", dont voici un extrait :
Je me laissais envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune qui venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, et la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe.

OK, on se représente bien la scène, mais un savon, une main, n'envahissent pas, mon Bruno. Tu as encore du taf avant de devenir D.H. Lawrence. Mais un conseil, persévère. En dépit de ton style approximatif, et contrairement à ton action politique, l'écriture de romans libertins est un passe-temps parfaitement anodin.
Sans blague, vous avez tout lu ? Quel courage...
Non, pas de danger.
Ce qui fait que j'ignore totalement ce qui se passe après cet épisode caressant.
Je me laissais envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune qui venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, et la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe.

Je me laissais envahir par la chaleur du bain ; la lumière de la lagune venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe.

Quelques approximations ponctuationnelles ne défont pas l'homme ; allons !
Grammaticalement, la phrase citée par Ervé semble plus correcte; après un point virgule (qui isole des propositions indépendantes dans une phrase) on ne voit plus ce que vient faire le "qui" dans "la main de Pauline qui etc..".
Du rôle du point-virgule dans le martyre des drosophiles.
Votre habilité à manier la métaphore parle plutôt contre cette intervention.
Le fait est que les Hommes se jettent à la face leur liberté totale et dans le même temps Ils normalisent leurs fruits et légumes.

J'avoue que je préférerais vivre dans un monde où les habits des Hommes seraient fades et où ce sont les fruits et légumes qui auraient de multiples formes et saveurs libérées.

Confiture de mûres.
" les Hommes se jettent à la face leur liberté totale et dans le même temps Ils normalisent leurs fruits et légumes."
"Pourquoi devrions nous supposer qu'il y a quelque cause commune unique à toutes ces apparences?"
(Bertrand Russel)
En tout état de cause la bite ne fait pas le moine dont on nous bassine les oreilles...
et "la bible ne fait pas le moine "
Cher Bernard-Henry, (vous permettez que je vous appelle Bernard-Henry ?), je préférais Jean-Ali.
des difficultés?
L'une des plus belles phrases du roman Le passage de Valéry Giscard D'estaing est : "Le désir tendait mon slip".

C'est [s]à coup sûr [/s] .certainement cette phrase qui lui a valu son.[s]. érection.[/s] élection à l'Académie Française.
A ne pas confondre avec Edouardo di Philippo auteur d'une pièce de théâtre qui a vu la professeur quarantenaire tombé amoureuse (sic) d'un gamin de 15 ans *.
D'où le choix du premier ministre : son nom qui rappelle [s]l'agression[/s] la transgression .

*récit de leur première [s]connection[/s] rencontre par les 2 protagonistes eux-mêmes .

**quoi ? je me mets au niveau de la chronique !
...pourquoi je me sens mal à l'aise ?
belle coïncidence!
Catherine Millet était tombée dans l'oubli.
". Pourquoi pas plus souvent ?"
Ben oui, peut-être que cette écoute n'est pas seulement pour vous un pensum épisodique. Y êtes vous venu en sachant que l'invitée était Catherine Millet ou était-ce par hasard ? Hier c'était Finkielkraut (oui , on pouvait éviter) ..), avant-hier Raoul Peck ( 'Le jeune Marx,"), récemment Henri Leclerc (loi anti terrorisme) etc...
Daniel, un -gros- doute m'étreint: c'est au 345e degré....ou bien?
cheffer plus pour baiser plus ?
"Pourquoi veut-on être chef ?" "On veut être chef pour baiser plus."

Dans le mille !
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