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"Et si on lançait nos propres états généraux" ?

Mystérieux états généraux de la presse écrite. Voulus par Nicolas Sarkozy, inaugurés le 2 octobre, à quoi servent-ils exactement ? A sauver la presse écrite, comme l'affirme le pouvoir, ou à la placer dans la main de l'Elysée, comme le craignent les mauvais esprits ?Lourde suspicion, que les organisateurs tentent de démentir. Mais alors, pourquoi ces états généraux se déroulent-ils dans une ambiance aussi opaque ?

Derniers commentaires

A voir : 3 reportages sur les EGPE sur http://www.telesorbonne.com/.
Une interview du vice-président du pôle concentration, pluralisme et développement, Patrick Eveno
Une interview de Francois Bonnet, Vincent Truffy de Médiapart
Un reportage sur l'appel de la colline, ou les Etats Généraux off organisés par RSF et Mediapart.

La mort de la presse n'est pas écrite!
[large]Attention à vos miches les @sinautes, il va falloir choisir vos mots. Sarko est procédurier ( recours volontiers à la procédure....ce n'est pas une insulte....c'est un fait avéré ) (sic : pour les RG en ligne) ![/large]
A Daniel Schneidermann :

j'ai posé la question sur les forums de Libé concernant les aides financières aux sites info liés à la presse papier.
J'ai bien sûr été censuré.

Puisque vous bossez à Libé, pourriez-vous leur poser la question et nous tenir au courant sur @si de leur réponse?


Merci d'avance


Denis.
À lire aussi cette petite enquête numérique de Plenel : Le publicitaire de Sarkozy met en scène les Etats généraux de la presse
À voir, cette vidéo qui montre la volonté de Sarkozy de tout vouloir contrôler et de se transformer en directeur des programmes. Un ahurissant exposé des motifs !
DS, vous avez changé de chemise pour éviter le penchant bien connu de G. Holtz pour la marque au crocodile? PS: le pastel ne vous va pas au teint...
SARKOZY, piège à con !....
C'est désespérant ! Oui vraiment désespérant de se sentir ainsi entraîné dans de telles embrouilles, dans de telles magouilles.
Que voulez-vous je n'ai plus en tête, en de telles situations, que les chansons de François Béranger dont j'imagine quel serait le désespoir de se rendre compte de l'encore si évidente pertinence de ses chansons...
C'est Sarko qui reçoit Manmohan Singh, le premier ministre indien, et Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc.
Pour faire le kéké, il les emmène seul, sans cortège officiel ni gardes du corps, visiter la campagne française.
Evidemment il se paument (ça se passe dans le Limousin, contrée reculée où on ne rencontre pas âme qui vive à des kilomêtres à la ronde), et finalement, à la tombée de la nuit, il rejoignent une ferme et demandent asile aux propriètaires.
Ceux-ci n'ont qu'une pièce exiguë à leur proposer, dans laquelle se trouve un lit à deux places.
Qu'à cela ne tienne, déclare Manmohan Singh, je vais aller dormir dans l'écurie.
Mais Sarko et Erdogan ont eu à peine le temps de s'allonger côte à côte, que le premier ministre indien entre dans la chambre. Désolé, dit-il, mais il y a dans cette écurie une vache, animal sacré que je ne voudrais, en aucun cas, déranger avec mes ronflements.
Erdogan se dévoue à son tour, mais revient aussi rapidement que précédemment son homologue indien. Il y a un porc là-bas, se lamente-t-il, animal impur dont je ne puis tolérer la compagnie.
Sarko se trouve donc contraint de céder sa place, et se dirige à contrecoeur vers l'écurie.
Une minute s'est tout juste écoulée depuis son départ, lorsque la vache et le cochon font irruption dans la chambre en meuglant et en grognant très fort : C'est insupportable, il y a Sarkozy dans notre écurie !

(Adaptation française d'une histoire sur Berlusconi, qui circulait en Italie à l'époque de son premier mandat).
C'est sarko avec sa cour ( journalistes véreux, politiciens dans l'art de tourner la veste, vedettes cherchant ou recherchant une notoriété perdue ou en devenir, bref des gens de petites vertus ) visitant son dernier avion dernier cri !

Soudain lui vient un besoin urgent, le voila aux toilettes à assouvir un besoin des communs des mortels.

A sa droite ! quatre petits boutons attirent son attention ( l'homme possède en effet plusieurs cerveaux )

Il appuie sur le premier bouton, un petit jet d'eau tiède vient laver son noble postérieur, génial s'exclame t' il !

Le voila déjà appuyant sur le second, un souffle d'air tiède vient sécher son noble séant, parfait se réjouie t' il !

La tentation pour le troisième est irrésistible, un plumeau vient lui poudrer les fesses, quel progrès dit il admiratif !

Enfin voila le quatrième bouton, et là plus rien ! le trou noir ! Il se réveille dans un lit d'hôpital, entouré du personnel médical l'air grave, que fais-je questionne t' il. Le professeur apparait de derrière les infirmières, et lui répond. Vous étiez dans votre dernier joujou ? AH OUI se souvient il !

Vous êtes allé aux toilettes - oui je me souviens - vous avez appuyé sur les boutons ? oui oui répond t' il

Sur le premier, le petit jet d'eau ? oui génial vraiment ! Le second, le souffle d'air chaud ? oui parfait quel progrès ! Puis sur le troisième, le poudrier ? oui ! oui ! un délice ! et enfin sur le quatrième oui et là je ne me rappelle de rein ! Hélas président ! C'était le retire pampax ! et votre gigi il est dans le bocal ! .......
Gagner l’Elysée



Pasqua avait presque vaincu quand surgit un inconnu
La ville de Neuilly se donnait au jeune Sarkozy
Fallait quelqu’un qui dise « moi », ce s’ra donc un avocat
On croyait qu’ça suffirait, c’n’était que l’entrée

Gagner l’Elysée, Gagner l’Elysée
Cécilia, s’ra ravie, Nicolas, sauve sa vie
Plus de complexe d’infériorité s’il gagne l’Elysée

Il croit Chirac foutu mise tout sur Balladur qui échoue
Quand on descend du mauvais train on cherche ses copains
Z’ont essayé d’se recaser, ont fayoté, agenouillés
On le croit coulé il sait vivre en apnée

Gagner l’Elysée, Gagner l’Elysée
Cécilia, s’ra ravie, Nicolas, sauve sa vie
Plus de complexe d’infériorité s’il gagne l’Elysée

Chirac devenu le roi nu plutôt qu’boire la cigüe
Supporte son ennemi près de lui chaque mercredi
Le ministre rue dans les cordes, on dit qu’ils se mordent
Mais parfois même les vautours vous parlent d’amour

Gagner l’Elysée, Gagner l’Elysée
Cécilia, s’ra ravie, Nicolas, sauve sa vie
Plus de complexe d’infériorité s’il gagne l’Elysée


Oeuvre originale : Les Champs-Elysées (Paroles et Musique: Pierre Delanoé)
Interprète originel : Joe Dassin

Auteur : TERNOISE!


Sarkozy aurait-il été traumatisé par cette chanson sur l'air des champs- Elysées de Joe Dassin ?
C'est Bigard qui lui écrit ses sketches!?
Info donnée par Frédéric Bonneau ce midi sur Europe 1. Ce que dit Sarkozy est faux. Les deux trottoirs sont en zone touristique (confirmé par le maire du 8ème, UMP)
"Cinq fois que Nicolas Sarkozy nous chante le refrain de la vendeuse des Champs-Elysées qui est heureuse de travailler le dimanche": http://desourcesure.com/politiqueaffaires/2008/10/travail_le_dimanche_sarkozy_ra.php

Et non pas 4.. oui je sais c'est un détail. ;-p
J'ai trouvé assez drole ce monsieur qui répète plusieurs fois qu'il est opposé à toute subvention de l'état, et qui, à propos d'une question importante, répond : "c'est l'actionnaire qui décide".
Désolée, mais il me semble bien préférable d'être subventionné, à condition que ce soit sur de bons critères et dans la transparence, comme le suggère DS, que de dépendre d'actionnaires dont le seul souci est la rentabilité .
Malheureusement, la presse dont rêve notre président, c'est bien d'une presse aux mains des grands groupes économiques.
Pourquoi donc l'état ne serait-il pas garant de l'accès à l'information, comme il doit l'être de l'accès à la santé et à l'éducation?
Cela supposerait de l'argent public, mais surtout des structures, des institutions, des règles, dans lesquelles les journalistes, les lecteurs, auraient une place véritable, pas symbolique. En finir, entre autres, avec la plaisanterie que représente le CSA.
L'essentiel semble avoir été abordé : Quel est l'argent qui détient l'information!
Quand un tableau synoptique systématique à toute édition papier ou sur le net, permettant précisemment de voir d'où vient l'argent de ceux qui nous parlent!?
Je ne suis pas sur d'être d'accord avec l'enthousiasme général sur cette émission. Je ne remets pas en cause la qualité des intervenants, mais je n'ai pas senti une vraie révolte. Mis à part Laurent Mauduit, qui a clairement laissé entendre qu'il fallait réagir contre la machiavélique opération de notre omniprésident, j'ai trouvé les autres interlocuteurs bien soumis. Tout le monde est d'accord pour admettre que le principe est anti-démocratique, mais personne ne souhaite réagir (à part L.Mauduit). Le représentant de RUE89 a même laissé entendre qu'il se sentait bien dans ce système, et qu'il n'avait pas l'intention de le remettre en cause.
C'est d'ailleurs le problème des médias (même des meilleurs comme @si). Il n'y a pas d'action au delà des constats. Certains me diront que ce n'est pas le rôle des journalistes, mais alors qui peut encore agir face aux attaques incessantes de ce gouvernement contre nos libertés ? Où est le courage qui devrait caractériser cette profession ? Que penser lorsqu'un journaliste comme Denis Robert est abandonné par tous, et traité comme un pestiféré par ses confrères ? Que dire lorsque un pitoyable personnage comme Philippe Val s'en prend honteusement aux sites d'informations Web ? Est-ce que tous ces journalistes ont peur de subir les foudres des autorités occultes qui les obligent à manger dans leur main ?
Personnellement, je suis très inquiet, et cette émission ne m'a pas rassuré. Je repense à l'article de Judith "Dans Crise, il y a opportunité", et je me dit que les thérapies de choc liées aux crises sont de plus en plus d'actualités.
Bonjour,
Je ne comprends pas l'argument du monsieur de 20 minutes ( Filloux?)
En quoi est il plus moral de toucher des sous de coca,de nike, total ou de l'industrie de l'armement?
Cela est moins douloureux? cela paye plus?
Personne pour lui poser la question?
C'est vrai que l'honnêteté des grosses entreprises n'est plus à démontrer....
;o)
Pourquoi le gouvernement nome ça Etats Généraux, si ce sont des Etats particuliers ?

http://anthropia.blogg.org
Belle émission, bien dense.
Parmi les choses importantes qui ont été dites, je m'arrête sur la question des subventions : ASI pourrait enquêter par exemple sur la façon dont les syndicats ouvriers ont été domestiqués progressivement à coup de subventions plus ou moins déguisées (organismes paritaires, de formation, ...). Les positions souvent surprenantes des dirigeants syndicaux actuels se comprennent mieux quand on connait les sources de financement. NB : ce n'est pas hors sujet; c'est "retour vers le futur de la presse".
Bien sûr qu'il faut faire des États Généraux !

C'est très bien les États Généraux, la preuve dans Wikipédia : Ils se réunirent jusqu'en 1789 sur une période de 487 ans. Les derniers, convoqués en mai 1789 par Louis XVI pour résoudre la crise financière due aux dettes de l'État, évoluèrent, suite au Serment du Jeu de Paume et à la réunion des trois ordres le 27 juin, en une Assemblée nationale constituante qui décida de rédiger une constitution écrite, ce qui fut le commencement de la Révolution française.

De toute manière des États Généraux organisés par l'Elysée sous l'égide du pion du Net, lui-même appointé par [s]l'Elysée[/s] le contribuable, c'est une sinistre farce (comme le dit avec pertinence l'un des intervenants de l'émission : imagine-t-on le Maison Blanche se livrer à une aussi grossière comédie ?)

Aussi curieux que cela puisse paraître les États Unis sont – dans certains domaines au moins – beaucoup plus démocratiques que la France, sans doute en raison de nos stupides pulsions monarchiques : le Watergate ou l'affaire Clinton – Lewinski (lamentable au demeurant) ne pourraient avoir lieu en France.

Que notre président de poche veuille prendre le contrôle des médias c'est une évidence qui ne souffre aucune discussion, il entend également être le juge suprême et décider qui doit aller en prison et pour combien de temps, il a bien l'intention de subventionner (grassement) qui lui convient et d'affamer ceux qui lui déplaisent ou ne cirent pas avec suffisamment d'entrain ses chaussures à talonnettes…

Ce qui est plus étrange c'est que – globalement – lémédias s'écrasent mollement : voilà ce que c'est de se laisser acheter ou de rêver d'être enfin acheté…

Comme nul ne l'ignore – surtout ici – lémédia intéressants et fiables sont ceux que personne n'achète, sauf leurs lecteurs : Le Canard enchaîné ou @si, par exemple. Au moins est-on certain qu'ils ne dissimulent pas les turpitudes de Bernard Arnauld (premier annonceur de France et excellent copain de Sarkozy) par nécessité de boucler la fin de mois.

C'est important, très important même… Mais trop rare aujourd'hui, hélas !

A propos il y a des réserves sérieuses, même à l'étranger :

États Généraux de la presse écrite : la Fédération européenne des journalistes (FEJ) s’inquiète des propositions de N. Sarkozy

Voir sur le site d'ACRIMED

Enfin la soudaine disparition du Réseau Voltaire ( quoi que l'on pense de Thierry Meyssan : « Si j’avais plié, je n’aurais pas eu à partir » )

* L'étouffement très organisé de Denis Robert,

* Le catapultage de Siné,

* L'éjection de Daniel Schneidermann, etc.

Le nettoyage démédia bat son plein, et nous n'avons plus longtemps à attendre pour que tout le monde soit au pas...

Il restera à lire Albert Cossery, particulièrement "La Violence et la Dérision " qui traite précisément de ce sujet. Attention de l'acheter avant le prochain autodafé (se souvenir à cette occasion que la température nécessaire pour faire brûler un livre est : Fahrenheit 451 ( 233°C) comme l'écrivit Ray Bradbury et le filma François Truffaut)

***
C'était une émission d'@si qui manquait un peu d'images cette fois (je ne parle pas des amuse-gueules de la première partie).

Un petit coup de loupe sur ce qui aurait pu figurer dans l'écran de l'émission?
http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&Total=456&FP=63397282&E=2K1KTSNI7XU4&SID=2K1KTSNI7XU4&New=T&Pic=53&SubE=2C6NU0G4GKER
Passionnante émission, bravo.
On est jeudi et pourtant l'emission est déja disponible, je suis tout perturbé...
Il me semble utile de rappeler qu'il existe déjà depuis deux ans des Etats généraux pour le pluralisme dans les médias, qui regroupent des syndicats de journalistes, des professionnels des médias, des médias alternatifs et du tiers-secteur audiovisuel, Acrimed, des usagers des médias, etc. Or, on ne peut que remarquer le silence assourdissant des médias à leur sujet, y compris de la part d'@si, de Mediapart ou de Rue89...

Voir : http://www.etats-generaux-medias.org/
Sur la question technique sur Nielsen il faut préciser aux abonnés qu'il est un peu simpliste d'opposer leurs chiffres avec les outils de mesures internes des sites. Ces derniers ont un défaut : ils comptent les lecteurs plusieurs fois car ils identifient les connexions des ordinateurs pas les utilisateurs. Par exemple vous vous connectez au bureau et le soir chez vous vous serez compté deux fois. De même ils ne peuvent déterminer si vous etes un homme ou une femme etc... Or les agences de pub ont besoin de déterminer ces données pour établir des campagnes publicitaires. C'est pour ça que Nielsen s'est imposé car c'est un des seuls outils basé sur un panel qui détemine les profils socio-démographiques des internautes et en théorie est capable d'estimer le nombre de lecteurs "uniques".
Bref je ne défend ni l'un ni l'autre mais il faut bien comprendre qu'aucun de ses outils ne peut remplacer l'autre. C'est bien le problème. La vérité c'est que ce sont deux outils très imparfaits qui répondent à des besoins différents. Sur ce plan Frederic Filloux, que j'apprécie par ailleurs pour sa pertinence, se trompe. On ne peut répondre aux besoins du marché publicitaire avec les seuls outils de mesure des sites.
La preuve : http://www.facebook.com/ext/share.php?sid=42808799745&h=XBwO2
Tiens, cela me rappelle un débat avec Daniel Schneidermann et Laurent Mauduit qui a été passionnant et auquel se sont mêlées - après la discussion sur le podium - d'autres personnes concernées comme le journaliste du Monde Patrick Roger et l'avocate Corinne Lepage:
http://www.dailymotion.com/video/k6O4ridgsEExnoLenc (1ère partie)
http://www.dailymotion.com/video/k3jIK5KA5fH4tCLeZV (2ème partie)
arf et vous infligez le drucker show et et le sketch pas drole de l'autre guignol. comment vous faites en France, sérieusement , pour supporter ça ?
Voilà bien une grande idée : lancez-les , vos états généraux . Et n'acceptez jamais d'argent de l'état , même en toute transparence : c'est pire que la pub. Car il faudra qu'un jour les médias en ligne non adossés à des journaux , apprennent à ne plus vivre contre ( le système , l'état , lémédia etc) mais par eux-mêmes .
Pour l'instant , c'est l'opposition aux pouvoirs qui vous fédère , sachez vous réunir grâce à ça (tout en gardant chacun votre identité) .
Bon courage à tous et merci.
Bon, alors, Daniel, vous les commencez quand, ces états généreux de la presse ?

Je peux vous trouver des salles si vous voulez. Mais attention, ce sera en province.
Excellente émission! J'ai écouté avec plaisir des professionnels qui ont longuement réfléchi aux problématiques économiques et informationnelles en cours, et qui ont fait preuve d'une grande clarté dans leurs discours. Merci.

Toutefois, comme vient de le dire Leptitbenji, je trouve dommage qu'il n'y ait pas eu de représentants de la presse écrite sur le plateau (voire un des présidents de commission des Etats Généraux) pour apporter une contradiction, ou du moins un bémol. Car, outre une ambiance amicale liée au fait que tous les participants se connaissaient pour avoir travaillé ensemble précédemment dans des médias traditionnels (et s'en être en partie éloignés en termes plus ou moins bons), il y avait sur le plateau une certaine convergence d'intérêts puisque seuls étaient représentés les médias internet, qui, comme l'a dit Pierre Haski, sont moins concernés que la presse écrite par ces états généraux... de la presse écrite (qui est encore essentiellement centrée sur le modèle économique du papier, lequel est dans une profonde crise).

J'attends de voir ce que donneront les pistes lancées sur le plateau —j'en cite deux mais peut-être en ai-je oublié d'autres:
1. des états généraux de la presse (seulement internet, apparemment), indépendants du pouvoir présidentiel (donc de Nicolas Princen, auquel j'adresse un coucou inamical)
2. l'idée d'un travail commun à médiapart et @si pour essayer de trouver comment sont ventilées les subventions étatiques à la presse écrite. Chaque site doit bien sûr rester indépendant l'un de l'autre : au-delà des oppositions fortes qu'ont pu avoir par le passé Messieurs Schneidermann et Plenel, ils n'ont pas les mêmes objectifs. Mais lorsque des convergences d'intérêt et/ou d'investigation se font jour, il me semble intéressant de tenter l'expérience d'une publication commune sur les deux sites. Quitte à ce qu'on découvre que l'expérience e doit pas être poursuivie: la structure de l'info sur Internet permet facilement ce genre d'expérimentation.

Il serait à mon sens dommage que ces deux pistes ne se limitent qu'à des "effets télé": elles me semblnet mériter le prolongement que les formats très libres d'Internet incitent à créer.

Wouah Daniel, vous m'avez fait culpabiliser avec votre billet sur les commentaires, c'est mon septième post aujourd'hui... Moi qui voulais pas flooder, c'est raté.
Passionnante émission qui aborde sous un angle intéressant les états généraux de la presse écrite via leurs confrères sur le web. Très joli plateau, discussion animée, beaucoup de fond... on en redemande!

Le débat esquissé sur les différentes études d'audience mériterait une émission à lui tout seule, sur la mesure des audiences des différents médias, leurs fiabilités et leurs impacts.

A ce que j'ai compris @si n'a donc jamais perçu de suventions et subsistent uniquement grâce à ses membres ?
C'est la seule question qui m'intéressait et les réponses ne sont pas faciles lorsque l'on met en balance la vie de son journal et une répulsion naturelle à une aide financière.
Car même si elle est officielle, que les conditions d'attribution sont définies, c'est une drogue dont on ne se désintoxique pas.
Une fois acceptée, l'Etat pourra changer les règles et rendre ces attributions confidentielles. Alors ils tiendra la presse, car les journaux ne pourront s'en passer.
Je ne lis que les ouvrage dont je pense les auteurs indépendants : journaux sans pub et revues.
Si @si accepte de l'aide de l'Etat il ne sera plus indépendant et ne m'intéressera plus.
Je croît que le journal le plus riche de la presse française est indépendant. Il compte huit pages et paraît le mercredi et son histoire est passionnante.
Ces Etats Généraux ci sont encore plus masculins que les autres...
Oui, émission très intéressante entre professionnels partageant une même éthique, une même philosophie. On ne voit pas le temps passer.

Sur le fond, on voit que personne sur le plateau n'attend grand chose de ces Etats Généraux, mais peut-être est-ce parce que les invités représentent la presse en ligne, qui ne semble pas au coeur du débat. Les représentants de la presse papier, qui connait une crise profonde, n'auraient probablement pas le même point de vue et attendent certainement plus de ces Etats Généraux.

Les problématiques auxquelles sont confrontées presse papier et presse en ligne sont souvent différentes comme le dit Haski (visibilité médiatique, popularité pour la presse en ligne ; distribution, imprimerie pour la presse papier par exemple), ce qui suggère qu'il faudrait deux commissions, deux Etats Généraux différents. Pourquoi ne pas l'inventer, lancer cette initiative? Beaucoup de sites professionnels seraient sûrement intéressés.
Voilà une émission @SI qui parfois ne ressemble pas à une émission @SI mais plus à une discussion professionnelle entre initiés, et au final, c'est ce qui en fait une émission vraiment passionnante. Il en ressort une grande frustration : comment attirer vers ce sujet complexe toutes les personnes qui se sentent concernées par l'avenir et l'indépendance de nos médias (et elles sont nombreuses) mais qui n'ont pas le temps, la connaissance des sources, l'envie... de s'y consacrer suffisamment de temps pour comprendre. La compréhension amènerait un peu plus d'indignation et de réaction devant les agissements du pouvoir en place alors que prédomine actuellement une sorte d'anesthésie.

Au moins cette émission suggère une piste pour atteindre ce but : sur des sujets importants comme les atteintes du pouvoir à l'indépendance des médias, si certains de ces médias (@SI, Rue89 et Mediapart...) partagent pour l'essentiel un même point de vue, ils pourraient afficher leur solidarité sur ces questions. Cela ne nuirait pas à leur indépendance par ailleurs, mais contribuerait à donner de la visibilité au message.
Enfin vous voilà ensemble autour d'une table.

J'espère bien que vous monterez quelque chose de bien qui pourra attirer les autres journalistes.

Quelque chose avec les parlementaires, comme cela se fait aux USA. Vous en connaissez, il en faudrait de tous les partis pour que ce soit représentatif du pays. Car l'Assemblée Nationale ne représente nullement la France.

L'un d'entre vous disait: "Cela ne se fait pas en France". Il n'est jamais trop tard pour commencer.

Allez-y donc, organisez-vous et ouvrez le chemin...

Vos lecteurs vous soutiendront, cela fait déjà du monde...

Le reste suivra...
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