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Commentaires

"Entre les murs", financé par Fadela Amara ?

C'était prévisible...

Derniers commentaires

Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques.
Un appel d'offre ayant pour objet "la veille de l'opinion" a été lancé par le ministère de la Communication
"Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à :
- identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
- identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
- repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
- décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
- anticiper les risques de contagion et de crise.
A lire l'enquête de Chloé Leprince | Rue89 |Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion
c'est quand même bien Xavier Darcos qui tente une pitoyable récupération. L'esprit du livre de Bégaudeau va à l'encontre de tout ce que défend le ministre: une vision décliniste de l'Ecole, excessive et insultante pour les enseignants, la nostalgie d'une école d'autrefois qui ne peut pas marcher de toutes façons, un mélange de vision libérale et purement réactionnaire qui est tout l'opposé du pragmatisme virtuose du prof-héros du livre qui a la modestie des vrais pédagogues, n'hésite pas à montrer toutes ses facettes, même quand il n'a pas le beau rôle, et surtout qui sait ne pas mépriser ses élèves, ne pas les considérer comme des crétins. Ces profs que le ministre appelle avec mépris les "pédagogistes" sont au contraire la chance et l'espor de l'école, même quand ils n'ont pas le talent verbal de Bégaudeau (mais ils peuvent en avoir d'autres, comme celui d'organiser des dispositifs pour mettre les élèves au travail, de mettre en oeuvre des projets culturels ambitieux, etc.)
Moi-même prof en ZEP, j'ai hâte de voir le film et salue le jury de Cannes s'il est à la hauteur du livre.
et l'argument du financement par le ministère AMara est odieux et dérisoire.
Aujourd'hui où le président fait un discours qui met à bas la formation professionnelle des enseignants, Entre les murs représente un espoir que ces projets insensés ne passeront pas, car que vont devenir ces fameux mastérisés sans aucune formation devant les collègiens de Dolto ou d'ailleurs?
JMZ
J'adore le "financé par fadela amara" ! Ils rigolent, les sous viennent de sa poche ?
C'est nous qui payons, NOUS, après c'est de la manip !
Madeleine
Pour toutes les portes d'entrées, il y a un chemin écrit, décrit, médiatisé et partagé. Et un chemin plus étroit, peu médiatisé, mais bien plus rapide et court. Ce chemin est celui des être exceptionnels pour un aspect ou un autre. Si ce petit chemin n'existait absolument pas, le mérite exceptionnel ne serait jamais récompensé. L'idée est belle: l'héroïsme ne serait que désintéressé, le travail acharné aussi, l'investissement total dans une oeuvre ou un travail aussi.

Malheureusement cela existe très peu, chez nos semblables (et surtout pas chez moi) le gros travail ou l'héroïsme désintéressé. Mais réellement désintéressé. Alors ce chemin court, cela participe à un système de méritocratie s'il est bien appliqué, et impossible à pervertir. Mais ça aussi, nous savons tous que c'est imossible. Et enfin, la chance, cela fait partie (heureusement) de notre vie.

Donc, le fait que les participants à ce films qui avaient besoin d'un coup de main dans leur difficile vie aient: 1° mérités en participant efficacement à un projet exceptionnel, 2° eu de la chance que ce film soit sélectionné et choisi par un festival prestigieux, 3° profité de passes droits face par rapport à un système lourd,
me parait plutôt une bonne chose. Au point ou je m'étonne que le méprisable ministre politisant ai gâché son talent en oubliant d'associer Xavier Darcos au financement du film que je m'en vais regarder.

Je me demande tout de même quand commenceront les procès des familles des enfants qui ont participés au film pour récupérer une partie du bénéfice du film qui dépassera les attentes modestes des acteurs improvisés au moment de signer les contrats du film...
La palme d'or est comme la victoire : elle a beaucoup de pères...

Eh oui, coucou Sébastien Bolher : ON A GAGNE !, ils ont perdu !

Vive l'Education Nationale, vive la France quoi !
Dernière chose : la mère d'un des collégiens était sans papier. Elle vient d'être régularisée. Tant mieux , bien sûr. Mais tant pis pour les autres qui n'ont pas eu cette chance donnée par le film. Ça s'appelle le cas par cas. Et là si ça peut rapporter gros , Sarkozy n'hésite pas .C'est immonde.

PS: désolé pouir les 3 posts à la suite , mais je n'ai pas l'esprit synthétique.
Pendant que la bourgeoisie se tire dessus pour savoir à qui profite le prix , les banlieusards en difficulté restent en difficulté.
Si le film avait été un bide, et s'il était passé inaperçu, on peut imaginer aisément que ces manœuvres classiques de tentatives de récupération politique n'auraient jamais vu le jour.
Pourtant, le contenu du film aurait été identique.
Preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de la vanité de ce pauvre Darcos.
En plus, le film a FAIT DES HEUREUX, SEMBLE-T-IL.
N'oublions pas non plus cet article paru deux jours avant ce billet d'ASI, qui évoquait déjà CETTE PALME D'OR DE LA RECUPERATION..
Ça donne envie de voir le film, en tout cas.
Non seulement Darcos est nul en calcul, il est nul en arguments.
Pauvre pays, tu n'as pas mérité ça !!!
Et pendant ce temps là, ils continuent à détruire consciemment nos acquis.
« Si je comprends bien, au Palmarès de Cannes, il y a deux Palmes d'or : la Palme d'or du film "Entre les murs" et la Palme d'or de la récupération, par le parti socialiste, d'un film qui d'ailleurs, je vous le signale, a été cofinancé par les services de Fadela Amara. »

La palme d'or de l'argument pourri.
En novembre 2007, cette structure avait donné son accord pour le financement du film 'Entre les murs", à raison de 100 000 euros, (sur les 3 millions d'euros du budget global du film). Cet accord avait été donné en amont, le film n'en était alors qu'à l'état de scénario.

Si je comprend bien, le film n'etait qu'a l'etat de scenario il y a six mois...

J'ai pourtant lu ca et la qu'il avait ete tourne pendant les vacances d'été 2007...
Xavier Darcos, palme d'or de la récupération de Fadela Amara. Celle là même dont le budget "plan banlieue" fut divisé par combien déjà? Ah, Darcos, cette illustration de la règle de 3 du tocard.

Sinon, merci Sean Penn, moins bling bling comme palmarès, on pouvait pas faire.
Surtout ce qui est très facile pour le ministre, c'est de féliciter un film qui montre un enseignant qui "fonctionne" devant une classe plutôt que de poser la question sur les raisons qui imposent à un ministre de vanter un film.
En félicitant la palme d'or, le ministre n'a pas besoin d'expliquer pourquoi il supprime 11.200 postes dans l'éducation nationale et 80.000 dans les 4 années suivantes sans aucun motif démographique valable.
C'est plus facile de féliciter un film qui a plu plutôt que de mener une politique ambitieuse qui pourrait plaire aux enseignants !!!!
D'ailleurs, le prof en question se plaît tellement dans l'éducation qu'il a écrit un bouquin & tourné un film...
Talasrum
http://thalasrum.over-blog.com
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