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Enquête au long cours au pays des "mooks"

Avez-vous déjà lu un "mook" ? Ce néologisme, contraction de "mag-book" (soit un objet entre le magazine et le livre), désigne en fait les nouvelles... revues. Depuis 2008, les titres se multiplient dans les rayons des librairies : Crimes et châtiments, We Demain, 6 mois, Usbek & Rica, Alibi, Feuilleton sans oublier la référence, la revue XXI. Même France Culture s'y est mise, et un ancien magazine s'y est aussi converti, Muze.

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Ça fait longtemps que je me suis désabonnée de mon quotidien (le Monde, quand je me suis aperçue que je ne déballais même plus les numéros à mesure de leur arrivage, et que les articles qui traitaient de sujets que je connaissais me donnaient des boutons) pour m'abonner à des revues (pas des mooks) soit hebdomadaire (Politis) soit mensuelle (le Monde Diplomatique) soit trimestrielle (Savoir Agir). Selon les cas, je reste fidèle ou je change. Je ne suis pas très convaincue par ce que vous appelez "mook": les sujets abordés ne correspondent pas vraiment à ce que je cherche.

Par contre, un article journalistique de fond traité par un écrivain, yen a un exemple dans le dernier numéro du Diplo: Luis Sepulveda sur l'Espagne. Ça s'appelle "Le chat de Felipe Gonzalez", sous-titré "L'Espagne saccagée par ses dirigeants". Et c'est magnifique. Ya vraiment un "plus" apporté par l'écriture d'un écrivain qui rend le contenu plus attractif, plus convaincant, plus intense. Cette formule a certainement un avenir. Mais peut être, après tout, que les journalistes pourraient se débarrasser du style journalistique passe partout, interchangeable (qu'on leur impose?) pour oser adopter un ton plus personnel, littéraire, quoi.
[quote=Sébastien Rochat]Avez-vous déjà lu un "mook" ?
N'employez pas ce mot, malheureux! Les gens vont finir par le retenir et l'utiliser au détriment de notre bon vieux « revue ».
J'ai lu les 2 premiers numéros de XXI mais je n'ai jamais pu acheter ces revus. 15€ par numéro, certe tous les 6 mois, mais 15€ tout de même. Le choix de papier, de type d'impression sont en causes dans le prix prohibitif d'une revue comme XXI.
Effectivement, le seul public pouvant se permettre d'acheter ces revues est les CSP+. Pour les autres, ces revus ne peuvent être lues que de manière éparse, en passant dans chez son libraire, article par article, discrètement et un peu honteusement. Ce sont des revues de niches et d'entre soit.
Ben pas forcément : comme c'est du bon papier, c'est résistant et donc ça se prête, dans la famille, aux amis, aux voisins... et ça se re-prête.
J'ai constaté que beaucoup de bibliothèques publiques étaient abonnées. Il est vrai que dans un budget loisir 15 € sont significatifs.
Désolé, mais je vais me permettre un petit hors sujet puisqu'on ne peut pas commenter les "vite dit". J'ai bien rigolé en lisant celui sur la création d'un site de critique radicale des médias au Québec. Une sorte d'ASI, nous dit ASI, jamais en retard pour faire de la récup' façon Laurent Mauduit ou façon Edwy Plenel.
C'était bien la peine d'inviter Henri Maler pendant de longues heures pour qu'il nous explique la différence entre un site associatif qui fait dans la critique radicale des médias, qui fait de la question des médias une question politique, et un site commercial qui fait de la critique cosmétique des médias au milieu de chroniques ou d'émissions culturelles (par ailleurs souvent intéressantes).
Mireille, vous pouvez me renvoyer dans les oubliettes si ça vous chante, je fermerai pas ma gueule.

[quote=Laure Daussy]"Nous grognons, nous jappons, nous mordons. Journalistes, redoutez-nous (un peu)." Les journalistes sont mis en garde : une sorte d'Arrêt sur images québécois est né, les Chihuahuas de la démocratie (il nous a été signalé par un @sinaute).
Bien intéressant compte-rendu. (J'ai pas compté les signes : je vous fais confiance).

Sur [s]Uzbek et Rika[/s]Usbek et Rica, je peux donner mon expérience, car j'ai acheté à l'époque le second numéro, sur la France et sur les Robots.
Le gros gros gros problème est simple à dire, mais sans doute difficile à entendre pour eux : je n'ai rien compris.

J'ai commencé à lire un article : rien pigé. J'arrête de lire l'article, je passe à un autre, un peu au pif. Pareil. Rien pigé. Et ainsi de suite.
Je veux dire que je me demandais à chaque phrase : mais qui parle ? il veut en venir ? C'est quoi le principe de ce magazine ? C'est quoi cette rubrique ? Le point de vue est plutôt de droite, de gauche ? Pourquoi le disciple/nigaud est noir et jeune et le savant est blanc et vieux ?
J'en suis même arrivé à me dire, sur le dossier France, que j'avais commis l'erreur d'acheter un magazine d'extrême droite, tellement j'avais l'impression de lire un truc flou mais pas glorieux quant aux idéologies qui soutenaient les articles (aux relents vaguement nationalistes sur le dossier France).
Je n'ai aucun souvenir des articles sur les Robots. Soit j'ai abandonné avant de les atteindre (je ne pense pas, c'est cela qui m'avait fait l'acheter), soit j'ai tellement " rien compris ! " que rien ne m'en est resté.

Bref, je l'ai mis de coté, en me disant qu'on ne m'y reprendrais plus, et je ne l'ai plus jamais ouvert. A chaque fois que je revoyais un nouveau numéro en librairie, je me disais : purée, [s]15[/s] 17.35 euros (en Belgique)... Mais qui peut bien apprécier ce truc ?!?

Je viens de me lever, en me disant "au juste, où je l'ai mis ?" Après avoir cherché un peu, je viens de le retrouver : il me sert depuis ce temps de base pour un support surélevé bricolé pour ma souris. Désolé.

EDIT : un exemple : j'aouvre au hasard, et voici les indications en entêtes des pages : "SIGNAL FAIBLE - LANGUE UNIVERSELLE - IL PLEUT DES CHATS ET DES CHIENS - FUTUR" et le titre d'un encart dans la page "l'Amérique énerve la Chine".
=> WTF ?!??!!!
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