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En suspension

Ne me demandez rien ce matin, je suis en supension.

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Hier, dans l'école où se trouve un de mes petits-fils (5 ans et une boule d'énergie et de joie de vivre), il a fallu respecter la minute de silence (hors temps, car il vit outre-mer).

A la question de savoir s'il comprenait pourquoi, il m'a parlé d' "accident de car". Et il est parti jouer en hurlant dans son jardin.

Moindre mal. J'ai été pétrifiée, en temps que grand'mère par les paroles de monsieur le "président" devant les élèves d'un lycée parisien. Surtout la terreur glaçante instillée par ses propos: "ça aurait pu se passer ici"..."s'est acharné sur une petite fille"... avec l'influence que ça peut avoir sur un psychisme enfantin. Il nous avait déjà donné un aperçu terrifiant avec le parrainage d'un enfant juif mort par un gamin du primaire (âge maxi 10 ans) et avec la lecture dans les collèges et lycées de la lettre de Guy Mocquet. J'imaginais ces adolescents, en plein bouleversement physique et psychique, associant ce "ma petite maman chérie" à l'idée de mort. Ce type est quand même bien un malade.

En rapport -et en accord- avec les commentaires d'Athalouk, je me suis trouvée un jour, pour avoir accompagné une amie, dans un temple protestant. Il était prévu un repas à la fin de l'office. Comme j'étais à l'écart, le pasteur est venu m'inviter, et comme je lui disais être incroyante, il m'a souri et répondu: "ça n'a pas d'importance, vous êtes la bienvenue". Respect à ces propos (et à sa veste usée et rapiécée aux coudes!).

Oui, Bayrou a eu l'attitude la plus honnête et a bien fait de lancer le débat. Ce qui n'en fait pas un dieu, mais permet de réfléchir à la place qu'il peut occuper.
Hier, j'ai rencontré un élève de terminale, qui ne brille sans doute pas par son attention en cours , il m'a dit :" aujourd'hui on a fait une minute de silence pour les enfants du bus qui sont morts en Suisse "
- tu es sur ?
- Ouais i'm semble !...........

Dieu s'y retrouvera !
Nous voilà à nouveau suspendus...
"Avons-nous fait si peu de chemin depuis le Moyen-Age ?"...: je vous en prie, n'insultez pas le Moyen-Age!
...
Blague à part, cette longue série de questions indignées de votre dernier paragraphe fleure bon le pur procédé réthorique. Vous laissez entendre qu'elles appellent des réponses évidentes. Eh bien, Daniel, n'hésitez pas à nous donner les vôtres, et cette fois-ci sans figures de style.
...
Certaines autres questions, bien meilleures, ont été posées par un jeune homme de vingt ans nommé Etienne de la Boëtie. On attend, cinq siècles plus tard, les réponses...

... comme vous dites: en suspension?...
Le seul moyen de trouver tout ça supportable est d'en rester aux bornes strictes du fait divers pulpeux et horrible. Les considérations sociétales: rien à foutre. L'attitude des politiques: rien à foutre. Le décorticage de l'attitude des politiques: rien à foutre. L'emballement des médias: rien à foutre. Tout ce qui compte: quand, comment va-t-il être arrêté, qui est-il, va-t-il tuer encore ? Est-ce que ça fera un bon numéro de Faites entrer l'accusé? Est-ce que ça inspirera plutôt des rêveries Van Santo-éléphantesques? Ou une idée de "roman" à des impostures desséchées du genre Emmanuel Carrère? Bref, quelques menues questions, le reste n'a strictement aucun intérêt.
Au même moment, Mélenchon se fait prendre en photo dans la cabine d'un conducteur de RER, ça doit être ça "faire campagne", les autres prennent leur mine la plus républicainement accablée, et l'état s'exerce, mais n'est pas Olivier Gourmet qui veut: ces gens jouent mal, c'est à pleurer et je fatigue.
Le coup de la suspension, c'est super. Le CSA préfère ne pas se mouiller, vu qu'il ne sait pas qui sera le chef bientôt.

Et Marine n'est pas allée hier soir à une émission ? Ne serait-ce pas parce que, comme avec Mélenchon, elle ne veut pas être confrontée à des peits candidats, car elle est au-dessus d'eux par essence;
La suspension lui évite d'avoir à se trouver dans une situation qui ne l'arrange pas.

Sarko envoie ses sbires dans les émissions, comme d'habitude. Ils mordent les basques des concurrents pour les affaiblir le temps que le chasseur arrive pour les achever.

Et les médias ont suspendu leur réflexion et leur esprit critique.
Mais ça c'est comme d'habitude.
quand on voit le défilé des politiques en kipa, on se dit qu'elle est loin la laïcité ! pas la laïcité anti-burqua-voile-horaire-pour-les-femmes-à-la-piscine-etc. non la vraie laïcité celle de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
des fois c'est vraiment intéressant de ne pas regarder/écouter/lire l'actualité, et de n'en avoir que l'écho.
distance salutaire, je trouve : d'abord parce qu'on évite de s'exposer à une dose de pathos dangereuse pour la santé, ensuite... de loin on aperçoit des questions qui de près sont probablement hors champ.

comme par exemple : comment sait-on que ce type s'est attaqué à une école juive ? Si ça se trouve, il s'est juste attaqué à une école.
Ce que je vois c est cette hypocrisie politicienne des deux grands candidats la larme à l' oeil aller à Toulouse nous parler de ce drame atroce et... de suspendre la campagne électorale. tout ça pour gagner des voix.Il suffit de les regarder pour voir leur sincèrité.
Le Crédit Agricole de Toulouse a décidé de "suspendre momentanément ses communications publicitaires" (sic) sur son site web.
Capture d'écran du 20 mars à 17h15 : http://dl.free.fr/oVjtYlt1u

Que ne suspendrait-on pas ... ?
Et bien que cela soit rassurant pour la consciance peut on cesser de décrire le meurtrier comme un "fou" ou un "Psychopate", premièrement parce qu'il y'a bon nombre de personne souffrant de trouble mentaux qui ne sont pas pour autant des meurtrier sanguinaire, et que cela ne colle pas avec le côté méthodique que l'on attribue à ce tueur. Il ne s'agit pas de folie mais de haine, de colère malsaine... Ensuite je trouve l'emballement médiatique malsain et que viens faire l'état d'Israel et les USA qui l'air de rien stygmatise la France.Faisant parfois de la pure discrimination en assimilant les actes d'un criminel à toute la population française. La France n'est pas un pays d'antisémites et de xénophobes haineux !!! Et je ne cacherai pas que j'ai ressenti un profond malaise quand à la posture de la majorité et la déclaration de Mme le pen... Les uns ayants depuis plusieurs années excités les haines, les oppositions et les autres... il y'a pas si longtemps faisant l'apologie d'un collaborationniste et les médias de nous expliquer depuis longtemps que cette haine est normal si habillé de soie... j'ai honte, je suis triste et je suis en colère...
Trois candidats sont allés à Toulouse : le sortant, F. Hollande et F. Bayrou. Sauf erreur J-L Mélenchon et E. Joly ont participé à la marche silencieuse à Paris et, de toutes façons, ont condamnés nettement cet acte odieux qu’on ne peut qualifier de simple « fait-divers ».

Seuls les « jeunes pop », si j’en crois le perdrielesque Rue 89, ont mis en cause F. Hollande, mais même N. Morano n’a pas fait chorus.

Faut-il jeter la suspicion sur la sincérité compassionnelle de ceux qui ont été à Toulouse ? Cela en invoquant une « éditocratie » qui remplace « lémédias » chers à @si : ennemi d’autant plus facile à vaincre qu’il est anonyme et vague ; on peut donc lui prêter des propos de zinc sur la vente libre des armes aux États-Unis ou sur l’ennui qui règne dans les pays nordiques !

Le « psychopathe à la sulfateuse » a descendu, froidement semble-t-il, quatre militaires dont trois d’origine maghrébine, un adulte et trois enfants devant une école confessionnelle juive : n’eut-il pas été judicieux de suspendre aussi le persifflage ?
A tout passage à l’acte correspond un élément déclencheur ; somme d’événements qui altère une situation et engendre une manifestation non plus mentale mais… physique.

Réalisation d’un acte sans parole jusque là contrôlé, donc réprimé par son futur auteur, il est écrit que le passage à l’acte est un moyen d'entrer en relation avec la réalité, mais par excès, en force.

« Il n’y d’acte que d’homme » nous dit Lacan. Et puis aussi : « tout acte au sens vrai est… un suicide du sujet, il peut en renaître, mais il en renaît différent… »

Ou bien encore : là où le langage défaille, l’acte vient à la place de l’indicible.


Montauban, Toulouse, pourquoi là, maintenant ?


Moment de rupture brutal, la décision de passage à l’acte est souvent empreinte d’ambivalence et mais elle reflète toujours une tension, une angoisse à son paroxysme, et donc intolérable.


Mais... Montauban, Toulouse, pourquoi là, maintenant ?



Si la réponse à cette question est sans aucun doute complexe (multi- factorielle), est-ce faire preuve d’un opportunisme mal intentionné, voire fâcheux et malhonnête, est-ce intenter un procès d’intention à qui de droit, en attendant de les nommer tous autant qu’ils sont, que de refuser d’exclure de cette réponse les paroles d’hommes et de femmes politiques - pour partie occupant les plus hautes fonctions, sans oublier les sous-fifres de la provocation et de la polémique à la fois pompiers et pyromanes -, qui n’ont de cesse depuis quelques années maintenant, et avec une franche détermination depuis quelques semaines, de souffler le chaud et le froid sur des sujets qui touchent à cette autre France… une France composée de citoyens français ou non manifestement dépourvus des titres de compétences et des accréditations susceptibles de garantir à chacun d'entre qu’on leur fiche une paix royale…


Car , si on ne prête – même fauchés -, qu’aux riches et aux puissants, que les penseurs et les acteurs d’une stratégie de la division et de la tension intercommunautaires ne se fassent aucune illusion : quand le cynisme politique nourrit la folie obsessionnelle de quelque désaxé, anonyme et très certainement isolé, qu’ils sachent tous que le passage à l’acte de ce dernier leur en donnera toujours beaucoup plus que leur stratégie n'était censée provoquer à leur insu, dans le meilleur des cas, ou bien dans le pire… beaucoup plus que cette même stratégie n'en demandait ou n’en réclamait sans toutefois oser y croire.


Et la fusillade qui a pris pour cible une école juive, communauté jusqu’alors épargnée par cette stigmatisation et ce cynisme politique, semble le confirmer.


Mais alors... Montauban, Toulouse, pourquoi là, maintenant ?


Qu'il soit permis ici de rappeler que la mort n'éteint rien ; bien au contraire : elle éclaire tout (1).


Aussi... ne vous arrêtez jamais à la mort ! Et même si le nombre, le prestige des victimes, la mobilisation et les larmes sanctifient... continuez de scruter et de peser... la dégénérescence, le délitement et la déchéance !


__________


1 – Des élites morales et intellectuelles chassées ou bien intimidées, pour le moins absentes comme c'est le cas aujourd'hui, et ce depuis une bonne trentaine d'années ; reste alors une société composée d’acteurs sociaux, politique et de leaders d’opinion sûrs de leur bon droit mais le plus souvent ... chacun pour soi ; des porte-parole bien en dessous des qualités requises à la préservation d’une société apaisée et solidaire réunie autour des plus fragiles sans distinction aucune.



P.S

Une minute de silence dans toutes les écoles… décision du Président de la République…

Théâtralisation à outrance... le tueur doit se sentir fort et puissant ! Capable de dicter l'actualité aux médias ainsi que les comportements.
Gravité et solennité suffisaient amplement. Et pourquoi pas aussi : une certaine discrétion : quelque chose d'intérieur, tout à l'intérieur pour chacun d'entre nous, en dehors de la communauté touchée qui, elle, doit pouvoir s'organiser comme bon lui semble.
Il y a des solidarités qui desservent la cause qu'elles défendent.
La République est tout simplement en train de foutre le camp ! Que ce soit Sarkozy qui y préside et qui l’accompagne, cela ne surprendra personne.
Mais non mais non, Cynique le Cynique ne joue pas de la harpe à récu(pé)rer. Ce mardi matin, en visite au collège François-Couperin (Paris, IVe arrondissement), il a dit devant des élèves :

« Nous sommes tous concernés par ce qui s'est passé. […] Ça s'est passé à Toulouse, dans une école confessionnelle, avec des enfants de familles juives, mais ça aurait pu se passer ici. »

Voilà. « Ça aurait pu se passer ici » : ayez la trouille, chers tinenfants, moi je vais vous protéger, donc votez pour moi. Enfin, vos parents.
Je ne comprends pas que la direction du collège lui ait permis d’entrer, le règlement intérieur des établissements scolaire stipule qu’on doit en interdire l’accès à toute personne étrangère au service !

… Allez, je comprends trop bien !
"S'associant à la douleur des familles, le CSA reporte sine die l'attribution des six fréquences TNT en haute définition".
Le grand n'importe quoi est complet.
D'abord immense brouhaha des médias et des politiques, irrespect des familles et la police n'est pas aidée par tout ça... ensuite Sarkozy qui en remet trois couches en allant à Toulouse, puis Paris, puis Roissy pour le départ des cercueils, avec grand renfort de caméra à chaque fois. Une seule intervention, sereine, eut été plus présidentielle. Et ce qu'il a dit aux enfants... entre la comparaison non repoussée ("trop tôt") avec la Shoah, le "ça aurait pu aussi bien vous arriver", et "il faut bien réfléchir au fait qu'il s'est acharné sur une fille de six ans" (vous l'avez bien en tête, l'image de la petite criblée de balles à bout portant ? Vous l'avez bien hein ? Bonjour au psy.) ... mais comment a-t-il pu oser ? Et comment les profs autour ont-ils pu le laisser faire ?
Et maintenant Juppé accompagne les cercueils en Israël ?!

Bertrand Delanoé a fait aujourd'hui "sa" minute de silence dans l'école où travaille ma mère, rue des Vertus. Quand elle l'a appris dans la salle des maîtres, ça l'a agacée, mais il a été exemplaire. Aucun photographe, aucune caméra. Il est venu comme n'importe quel adulte responsable du coin serait venu, pour un petit discours, et sans que les plus jeunes élèves ne sachent vraiment qui il était.
Hollande est allé aussi dans une école sans caméra ni photographes si je ne me trompe pas.
Quelque part, c'est déjà un peu rassurant.
Par solidarité, cette nuit j'ai observé huit heures de silence. Sauf les quelques moments où j'ai ronflé.
curieusement le monde n'a jamais autant été suspendu aux lèvres des politiques français que depuis que la campagne est suspendu !
là bonne aubaine, un moyen d'être du coté des gentils, avoir l'air sain.
j'ai vraiment la nausée, on a un fou qui tu des innocents, des opportunistes qui en tire la lumière sur eux, des colporteurs qui nous en matraquent non stop, des auditeurs, lecteurs, téléspectateurs qui ingurgitent, l'ensemble aura gardé silence une minute... puis ça reprend de plus belle, campagne en suspend qu'ils nous disent, un peu de dignité.

C'est le moment ou jamais de prendre la posture d'Homme digne de recevoir le saint sacrement présidentiel.
Mon sentiment :

- Tuer de sang froid des enfants c'est le comble de l 'abjection.

- En outre, face au racisme qui tue à Montauban et à Toulouse nous sommes tous parents, nous sommes tous frères.

SEMIR
Ceci dit, le Calendrier de l'élection présidentielle 2012 par le Conseil Constitutionnel est clair : la campagne débute officiellement le 9 avril...

donc d'ici là, chacun fait comme y veut.
Le Moyen-âge, je ne sais pas ; la royauté à l'ancienne, sûrement.
Excellent édito suspendu.
Je suis touché aussi, et comme je suis toulousain ça me touche un peu plus que si c'était dans une autre ville

je suis d'accord que ça n'est pas un fait divers comme les autres la ressemblance avec le fou de norvége peut être envisagé
cependant, la vraie connerie c'est d'en faire l'information principale d'interviewer les gens dans la rue,
vu que souvent ces tueur sont des narcissiques, c'est leur donner plus d'importance, et peut être les pousser a recommencer
je ne comprends pas aussi qu'on soit informés des sources policiéres :
on a un scooter noir, on a la plaque, le gars a une caméra de l'armée, hum je suis peut être con mais ils savent lire internet ou les journaux les tueurs
on peut déja imaginer que le scooter est brulé, que les armes sont dans la garonne etc ...

quand a l'antisémitisme ou pas, il y a un tel climat de Haine, distillé en ce moment que ça ne m'étonne même pas

que les médias fassent leur travail, c'est un fait divers sordide certes, qu'ils en parlent le jour en question ok, mais c'est bon c'est fini on passe a autre chose,l'information la vrai est ailleurs, bien content de pas avoir de télé dans des moments comme celui la ..
"Croit-on que le peuple attende vraiment du Roi, ou des prétendants, ces images thaumaturges ? "

oui je crois que les tomates urgent. Si vous vous faites arrêter par la police faites bien attention qu'ils n'écrivent pas "jet de légume" mais bien "jet de tomate" sur le pv d'audition. C'est idiot mais ce genre de détail fait une différence pour le procureur et pour le tribunal.
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/03/20/tuerie-de-toulouse-bayrou-pointe-le-climat-et-les-politiques

"Le premier qui tire est mort".

C'est ce que disent dans un touchant accord François Juppé et Alain Hollande.

Pas d'accord !
Votre cynisme est destructeur, et votre capacité d'analyse limitée.

Pensez ce que vous voulez, mais maintenant, ayez la décence de vous taire Athalouk.

Au moins jusqu'à demain, vous reviendrez étaler votre crasse intellectuelle sur un autre sujet, et vous arriverez même à me faire sourire.

Mais là maintenant respectez les morts et leurs proches, qui pour certains, sans doute, vous lisent: taisez-vous vous êtes indécent(e).
Je ne réponds plus aux gens comme vous, qui se livrent à des attaques personnelles.

Je dirai quand même (mais pas à vous) que celui qui a raison, là, c'est Bayrou.

Et le dis d'autant plus facilement qu'il n'est pas mon premier choix de candidat.
Je n'aime pas les attaques personnelles non plus, mais là, je ne peux que constater que si vous n'êtes pas forcément indécente, vos propos le sont.

Je n'ai aucun problème à trouver que Bayrou agit ici comme un crétin d'autant plus que je l'ai déjà défendu ici sur d'autres thèmes. Je trouve innommable de rendre qui que ce soit responsable des agissements d'un fou qui tue des enfants sous prétexte que leurs parents sont juifs.

Peut-être plus tard pourra-t-on discuter d'une influence possible de telle ou telle politique, en gardant à l'esprit que les fous sont des fous et en faisant attention à ne pas réécrire l'histoire d'un élément aussi isolé et imprévisible.

Mais là, tout de suite, alors que nous sommes tous encore emplis d'une certaine et juste émotion, je trouve innommable d'imputer une telle responsabilité à quiconque, fût-ce un adversaire politique…

Oserais-je dire que je vous aie connue plus humaine ?
Freudqo, me trompé-je si je dis que ce n'est pas à moi que vous vous adressez ?

Notamment parce que je si trouve que quelqu'un a eu raison en cette matière, c'est bien Bayrou ? Bon, j'aurais sans doute dû l'écrire en toutes lettres, mais je n'aime pas prendre les asinautes pour des imbéciles.

En gardant à l'esprit que les fous sont des fous" : on aimerait que ce soit un fou, un monstre, parce que cela nous mettrait à l’écart de ce type. En Ukraine, les SS qui tiraient en série sur des enfants juifs à bout portant avant que ceux-ci ne tombent dans la fosse creusée pour eux n’étaient ni des fous ni des monstres, c’étaient simplement des gens qu'on avait persuadés que ces enfants n’étaient pas des êtres humains mais des untermensch destinés à être ensuite des luftmensch et enfin des luft (voir la dernière page de Le Dernier des Justes, quand le cadavre d'Ernie Lévy disparaît dans le four).
Des gens qui, rentrés à leur cantonnement, envoyaient sans doute une jolie carte à leurs propres enfants, de blonds aryens, eux, pas des sous-hommes. Qui nous dit que ce tueur n'a pas eu le même type de préjugé ? Que rentré chez lui il n'a pas embrassé femme et enfants ?

PS Vous n'aimez pas les attaques personnelles, mais vous allez jusqu'à douter de mon humanité. Quel paradoxe ! Ah, la tyrannie de l'émotion...

Edit. En matière d'émotion, je suis extrêmement réservé. Je veux dire : je garde les miennes privées. Marre de l'impudeur loftienne, et mort à Pascale Breugnot* !

* Humour, PB, humour !
Notamment parce que je si trouve que quelqu'un a eu raison en cette matière, c'est bien Bayrou ? Bon, j'aurais sans doute dû l'écrire en toutes lettres, mais je n'aime pas prendre les asinautes pour des imbéciles.


C'est bien à vous que je m'adresse, en vous rappelant que a contrario de vous, je trouve que Bayrou se comporte comme un crétin. Que fait-il si ce n'est tenter de jeter sur le gouvernement la responsabilité d'un acte effroyable et isolé ? On parle bien d'un type dont on ne sait pour l'instant rien du tout et qui a tué 7 personnes innocentes. Qui êtes vous pour dire qu'il a subi une influence quelconque ?

Et maintenant vous me faîtes la comparaison avec le nazisme ? Qu'est ce que je suis censé comprendre ? Que cet homme a agi sous les ordres de Sarko & co. comme un SS agissait sous ordre de Hitler ? Qu'il y a une comparaison, même minime, possible entre les deux ?

Mais enfin, c'était hier ! Ne peut-on s'accorder une pause, un délai, avant d'aller accuser tel ou tel ? Est-on obligé, alors que l'enquête est en cours, le lendemain de l'acte, de commencer à dénoncer telle ou telle politique ?

Et pardon, mais oui, j'ai là tout de suite bien du mal à voir une trace d'humanisme dans votre discours.
Pour une fois, je ne faisais pas de l'ironie en doutant que vous vous adressiez à moi. Comme quoi même un grand chef indien peut se tromper !

J’ai relu les déclarations de Bayrou. Au risque de m’enfoncer dans le stupre de la déshumanisation, j’affirme qu’il est dans le vrai, et le vrai de la réflexion, de l’analyse, alors que les démagogues sont dans celui de la harpe émotionnelle (précision indispensable : je ne pense pas à vous, là). Ce n’est pas nouveau, et c’est bien pour ça que, humainement, je place cet homme au-dessus des Sarko, Hollande, Mélenchon. Je commence même à me demander si je ne vais pas voter pour lui (aïe, je vais voir fondre sur mon pauvre corps tous les mélencholiques et les hollandiens d’ASI, enfin réunis : pour une fois que j’aurai obtenu un résultat !)

//Et maintenant vous me faîtes la comparaison avec le nazisme ? Qu'est ce que je suis censé comprendre ? Que cet homme a agi sous les ordres de Sarko & co. comme un SS agissait sous ordre de Hitler ? Qu'il y a une comparaison, même minime, possible entre les deux ?//

Cet homme n’a pas agi sur ordre de Sarko, comme le pensent quelques complotistes ça et là. Mais je maintiens la comparaison, en repensant au processus de déshumanisation tel qu’évoqué par Hannah Arendt.
Vraiment, le processus de déshumanisation, affirmé comme cela, dans un cas aussi isolé et unique ?
Mais chaque cas est unique, comme l'est celui de Breivik, qui a pareillement nié la qualité d'être humain pareil à lui de ses victimes.

J'aimerais savoir si on peut faire la même analyse pour les Khmers rouges, pour les Hutus contre les Tutsis, les Turcs contre les Arméniens. Je pense qu'à chaque fois, le tueur ne voit pas un humain en face de lui et comme lui, mais une entité abstraite qu'il convient de détruire.

Je pense qu'à chaque fois, le tueur ne voit pas un humain en face de lui et comme lui, mais une entité abstraite qu'il convient de détruire.


Ou alors il voit un être humain, et cherche à se détruire lui-même en détruisant l'autre.
N'étant pas dans sa tête, j'ai du mal à savoir...
"Ou alors il voit un être humain, et cherche à se détruire lui-même en détruisant l'autre".

J'ignore moi aussi si c'est ça qu'il cherche. Mais c'est, sur le plan moral, ce qu'il obtient.
La partie importante de mon propos est qu'il s'agissait d'un acte isolé, duquel on ne pouvait rien dire. Vous pouvez raconter ce que vous voulez sur l'état d'esprit du tueur, ça ne me pose aucun problème. Ce qui peut gêner, c'est quand vous donnez la responsabilité de cet état d'esprit aux paroles d'autres hommes, sans même savoir si le tueur y a eu accès ou y a été sensible.

Qu'on aime ou qu'on n'aime pas les paroles en question, les hommes en question, on aura d'autres occasions de les critiquer à raison sans qu'on se risque à les attaquer à tort.
Le tueur n'est donc pas d'extrême-droite, je vous en donne acte. Il a été sensible aux thèses d'Al Qaeda.

- Qui soutient Israël dans son action antipalestinienne (les enfants israélo-français assassinés) ?

- Qui participe à cette guerre imbécile, non, criminelle en Afghanistan (les militaires assassinés) ?

Afghanistan où s'est formé ce Ben Laden qui, entre autres, a permis al réélection de Bush et la détérioration des libertés publiques dans nombre de pays.
Pardon, mais en quoi votre propos n'est pas une justification du terrorisme le plus ignoble ?
Attendez, dire qu'il y a des causes au terrorisme (et que ses conséquences en arrangent certains), c'est le justifier, maintenant ?
Vous n'avez manifestement pas suivi mon dialogue avec Athalouk.

Elle porte clairement, et depuis le début, des accusations envers certains politiques, qui porterait en partie la responsabilité des actes du tueur, de par leurs propos divisuers. Pas de bol, il ne s'agit pas d'un facho, mais d'un islamiste, et maintenant, c'est par les actions extérieures de la France que nos politiques seraient responsables.

Bref, il y a, comme toujours, une volonté chez certain, nuancé je le reconnais, de dire qu'on l'a quand même bien cherché. Je pense que personne n'a cherché à ce que des enfants et des adultes innocents meurent assassinés par un djihadiste pour venger des enfants palestiniens, des afghans, et des femmes flouées dans leur droit de s'habiller comme elles le veulent.
Merci de m'épargner d'avoir à répondre.

Dire que si je fais remarquer qu'il pleut, on m'accusera d'être complice des marchands de waterproofs...
Oh, suis-je bête, vous faisiez juste la liste des griefs d'Al-Qaida contre la France. Vous avez oublié les lois sur le voile aussi. Merci de nous avoir rappelé que les islamistes n'aiment pas qu'on fasse la guerre en Afghanistan ou qu'on discute avec le gouvernement israélien. Heureusement que vous êtes là pour nous informer.
Et dites moi, puisqu'on en est à raconter des conneries en essayant d'atteindre les deux lettres par ligne, ne pensez-vous pas que quand vous faites une phrase interro-négative, vous justifiez les propos négationnistes ?

(excusez-moi, je débute dans l'outrance, et espère n'avoir pas tapé trop fort pour mon premier essai...)
Vous faîtes bien de préciser que c'est de l'outrance. Après votre magnifique déclaration très éclairante et inédite sur la personnalité des tueurs qui cherchent à s'autodétruire en détruisant l'autre, on aurait pu croire que vous posiez sérieusement ce genre de question psycho-philosophique de premier plan.
Conall Merci d'accorder votre attention à mes petites provocations dont j'espère toujours qu'elles ne sont pas entièrement gratuites.Il est très agaçant d'être d'accord sur le fond mais pas sur la forme, en sachant que les deux sont indissociables. J'ai discuté il-y-a quelques années avec un groupe d'étudiants polonais: Il ne m'a pas fallu longtemps pour déceler plusieurs connotations antisémites dans leur conversation. Renseignements pris, il paraît que la langue polonaise est truffée d'expressions antisémites, qui littéralement ventriloquaient mes jeunes interlocuteurs, par ailleurs adorables. Comme il est difficile à un jeune d'admettre que les mots qu'il croit choisir sont infiniment plus vieux que lui! Les racines antijudaïques ( religieuses) de l'antisémitisme, ainsi que sa place centrale dans la culture occidentale ( pensez au "marchand de Venise de Shakespeare) font qu'il me parait dangereux de l'assimiler à cette chose si moderne qu'est le racisme qui cherche par définition un fondement scientifique, par exemple dans une biologie même fantasmée.
Certes, mais les préjugés contre les Rom sont infiniment plus anciens que le racisme, eux aussi.

Et je connais le marchand de Venise, pièce admirable, en partie parce que, tout en se terminant comme il n'était pas pensable qu'elle ne termine pas à l'époque, elle laisse à voir que la réalité est infiment plus complexe que le simple rapport manichéen dans cette histoire.

Cependant, rassurez vous : les juifs n'ont pas subi un traitement spécial dans l'histoire. Ils ont été persécutés pendant des siècles comme toutes les communautés religieuses qui ne cherchaient pas spécialement à se fondre dans le moule local, à adopter la même religion que leurs voisins ou à abandonner leur culture. Seulement, suffisamment nombreux, ils ont survécu, quand la plupart des autres ont été massacrées jusqu'au dernier. Ensuite, quand on a commencé à admettre que chacun pouvait avoir la religion de son choix, est venu le racisme.
Ainsi, dans l'Espagne de la Reconquista, par exemple, on a donné le choix aux familles juives de quitter le pays sans leurs biens, ou de se convertir. De nombreux sont restés, et pendant des décennies, des contrôles ont eu lieu pour vérifier qu'ils allaient bien à la messe, s'ils acceptaient de manger du porc, ou s'ils buvaient du vin (raison pour laquelle, traditionnellement, toute maison espagnole de soit d'avoir au moins un jambon à sécher et une bouteille de vin en réserve).

Les juifs(avec on sans majuscule) s'étant longtemps et fréquemment définis à la fois comme un peuple et comme les fidèles d'une religion, ils ont vécu les persécutions religieuses, puis les persécutions racistes. Les roms, quant à eux, ont toujours subi l'animosité des sédentaires contre les nomades. De nombreux fantasmes sont venus se greffer sur les juifs, mais à y regarder de près, ils n'étaient pas les seuls. Les cathares ont aussi été l'objet de fantasmes, tout comme l'ordre du temple, et nombreux sont ceux qui fantasment encore aujourd'hui sur l'un ou l'autre...

Il est très agaçant d'être d'accord sur le fond mais pas sur la forme, en sachant que les deux sont indissociables.


pardonne moi j'ai rien contre toi sur ce coup mais ça je trouve que c'est une grosse connerie :
« A l’exemple d’icelluy vous convient estre saiges, pour fleurer, sentir et estimer ces beaulx livres de haulte gresse, legiers au prochaz et hardiz à la rencontre ; puis, par curieuse leçon et meditation frequente, rompre l’os et sugcer la sustantificque mouelle. » — (François Rabelais, Gargantua, 1534, Prologue)

Après votre magnifique déclaration très éclairante et inédite sur la personnalité des tueurs qui cherchent à s'autodétruire en détruisant l'autre, on aurait pu croire que vous posiez sérieusement ce genre de question psycho-philosophique de premier plan.


Attendez, vous êtes en train de dire que je suis la seule personne sur terre sujette à des pulsions auto-destructrices, et qui fait mal à l'autre en se faisant croire qu'il va aller mieux, mais en sachant pertinemment que, faisant cela, il se fait du mal à lui-même ?


Des personnes qui envoient tout balader parce qu'elles se sont fait plaquer, par exemple, ça n'existe que dans mon imagination ?

Putain, avec une capacité créative comme ça, je devrais écrire un roman...
Amusant que vous ne réalisiez pas que l'ironie est aussi dans le discours de ceux qui vous répondent.

Tenez, j'en ai un autre pour vous :

Outrance
Cnall, 17h20 Que de malentendus! Premièrement, je suis tout aussi hostile à la peine de mort que vous, et je vous remercie pour ces deux citations que j'avais oubliées. Deuxio, je n'ai jamais appelé au meurtre des antisémites pour la bonne raison qu'"ils sont partout", même parfois, comme vous le suggérez presque, chez certains juifs: Il me faudrait peu de tems pour retrouver tel passage de " La question juive" ou de " L'idéologie allemande" dans lequel le grand Marx parle au premier degré de la " vulgarité juive". Je pense qu'on peut aller jusqu'à dire que judaïsme et antisémitisme sont deux catégories de la pensée: Kant, qui était aussi juif que Le Pen, s'est néanmoins fait traiter de juif, car l'impératif catégorique évoque irrésistiblement le statut judaïque de la Loi. Je voulais simplement vous dire que vous êtes dans l'erreur si vous pensez 1) que l'antisémitisme est un racisme parmi les autres 2)qu'il est une idéologie mauvaise parmi d'autres. ( lesquelles, d'ailleurs ?)
C'est une femme Athalouk ?
Jusqu'à preuve de la chose fournie par l'autopsie, non !
Excusez-moi, M. Ledonneurdeleçons, mais vous pourriez éventuellement vous appliquer ce même conseil, surtout après avoir écrit plus haut: "un geste qui peut-être le signe annonciateur/déclencheur/prémonitoire d'une guerre civile larvée"... Interprétation cavalière et qui ne respecte pas la prudence élémentaire que vous demandez aux autres...
En écrivant cela, je tombe moi-même dans le donnage-de-leçons, j'en ai conscience, mais, vraiment, votre phrase ci-dessus couplée à votre demande de "respect" me choque.
Titres d'articles sur le portail du Monde :

- "Maman ! Y'a quelqu'un qui tire des coups de feu dans l'école !"


- "le jour où la ville rose a basculé dans l'effroi"

Mais non, nous ne faisons pas dans le tsunami émotionnel, mais non...
Tout est suspendu, en effet, et pourtant il y aurait matière à polémique.
Après le meurtre des 4 militaires, on s'est efforcé de minimiser l'affaire. "Surtout pas de paranoïa" a proclamé l'autorité militaire qui se contentait de demander à ses soldats de ne pas sortir en uniforme. Et seul le premier ministre devait se rendre sur les lieux.
Mais pourquoi a-t-on dissimulé l'appartenance ethnique des militaires abattus ? Pourquoi n'a-t-on pas envisagé, dès le début, l'hypothèse d'un crime raciste ? Et, par conséquent, pourquoi n'a-t-on pas pris immédiatement, dans cette région, des mesures de sécurité qui auraient peut être permis d'éviter l'attentat contre l'école juive ?
Dès lors, n'y a-t-il pas eu une faute du ministère de l'intérieur ?
Quand on pense au tintamarre de Tarnac consécutif à la pose d'un fer à béton sur des caténaires d'une ligne de chemin de fer, on est conduit à se demander si, en Sarkozie, l'arrêt d'un train et le retard qu'il entraîne pour des voyageurs n'est pas plus important que le meurtre de personnes qui n'ont pas "le type européen".
Petit troll : dans Libé, lire le fight Schneidermann-Duhamel par chroniques interposées.

M'est avis qu'ils ne s'arrêteront pas au premier sang !

- Que fait notre Omniprésident ?

- Qu'attend-t-on pour mettre une cellule psychologique à disposition des lecteurs de Libé ?
[quote=Pas les Etats-Unis (pas étonnant, avec leurs armes en vente libre), ni un pays scandinave (pas étonnant, ils s'ennuient tellement, là-haut)] (D.S.)
Et la France ? Pas étonnant avec ces cinq années d'hystérisation de la question identitaire ? Le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, les quotats d'expulsions, le port du voile, la délinquance des étrangers et des français issus de l'immigration, l'échec scolaire des français issus de l'immigration, le débat sur l'identité nationale, le port de la casquette (à l'endroit ou à l'envers), la question des roms, la viande hallal...
Ce qui mérite d'être noté c'est l'accélération médiatique. Tant que les victimes étaient des jeunes militaires basanés, la presse (et le gouvernement ?) traitait cela comme un fait divers. Avec des enfants, juifs de surcroît, on suspend la campagne, on appelle à l'unité nationale, on fait une minute de silence dans les écoles (et pourquoi pas à la télé ?)...
Meurtre d’une adolescente près de Nantes (memento Laetitia Perrais).

Le suspect est un homme noir (pas un homme en noir, hélas).

L’imbécile, il pouvait pas attendre que l’émotion de Toulouse retombe, pour que la Sarkozie se saisisse de ce nouvel os électoral à ronger !
Non. Mais la part de "non" est nettement plus petite que celle du "oui".
Hum...il y a aussi le jeu du journaliste, du journalisme.
Si le journal présente le candidat absent comme celui qui a loupé le coche il se positionne clairement en faveur de ce qu'il "FAUT" faire.
Et si on habitue les télespectateurs du 20h00 à ce genre de raisonnement alors ces derniers risquent effectivement de ne pas dénotter par rapport aux spectateurs du Moyen Age.
Perso je m'en fous qu'ils y soient allés ou pas. A la limite, avec leurs gros sabots ça paraît encore plus déplacé.
Dans un cas comme dans l'autre ça peut toujours passer pour une manoeuvre électorale.
Et je n'ai pas besoin de les voir sur place pour savoir quoi penser ou ressentir.
Sur cette histoire de déplacement des ministres sur les lieux, voici un texte intéressant à lire concernant Dominique Voynet qui n'était pas allée immédiatement sur les plages lors de la marée noire de l'Erika : http://mots.revues.org/3453
Pour les 40 ans d'"Amoureuse" de Véronique Sanson, Jeanne Cherhal reprend sur scène l'intégralité de l'album, demain à Paris au 104 (mais c'est complet), et le vendredi 13 juillet aux Francofolies de La Rochelle.
Difficile d'échapper à l'horreur hier,Sur toutes les chaines y compris Canal.On n'apprenait rien mais on entretenait le malaise ressenti dès le matin devant cet épisode de barbarie . A plusieurs reprises ,je me suis demandé si le monstre n'en jouissait pas,planqué quelque part.Quand au suspendu en chef,on l'a beaucoup vu refaire le président,se montrer et parler inutilement.
[quote=Pascale Clark]... Merci on pense à vous !

C'est ainsi que Pascale Clark a terminé son interview du maire de Toulouse ce matin sur France Inter.

Est-il indécent de dire que cette petite phrase terminale m'a interloqué?

Le journaliste est-il mon porte parole? Ou doit-il m'informer au mieux?
Daniel Schneidermann je vais vous dire je préfère même me reconnaitre dans le visage humainement bouleversée de Marine Lepen que dans votre article au ton cynique. Pour moi vous êtes un des journalistes les plus brillant de ce pays, c’est pour vous lire ou vous entendre que je suis abonné, mais voila vôtre chronique me laisse perplexe. J'espère de la part de vos journalistes des contributions plus utiles sur cette affaire, mais je n’en doute pas...
A supposer qu'il ait jeté une grenade contre ces militaires de Montauban ou devant ce lycée de Toulouse, ne faisant même que des blessés, aurait-on hésité à qualifier son geste d'attentat ?
"Fait divers tragique" n'est-il pas finalement plus rassurant ?
Je trouve que vous y allez tous un peu fort.

Pourquoi Sarkozy et Hollande se précipitent-ils à Toulouse devant cette école ?
Il y a des tas de raisons, des bonnes et des mauvaises.

Indubitablement, si Sarkozy se précipite, c'est pour niquer Hollande. Et si Hollande y va, c'est pour apparaître plus présidentiable.
Ce sont des raisons qui manquent de pudeur et de retenue, et font limite charognards, je le reconnais. Mais c'est davantage la précipitation que le fait de s'y rendre qui apparaît assez nul.

Mais c'est important de se rendre sur place pour eux pour plusieurs raisons.
Quelque chose de terrible a eu lieu, qui dépasse l'entendement humain, ce qui a induit un processus de deuil. J'ignore si vous avez été victime du deuil, mais quand quelqu'un de cher vous est arraché subitement, et a fortiori dans des circonstances violentes, et plus encore par meurtre, quelque chose dans l'identité explose. La personne survivante est arrachée du puzzle que forme votre personnalité. Pour parler métaphoriquement, les pièces du puzzle se retrouvent propulsées dans votre moi. L'expression "être effondré", dans le sens de rupture des pièces qui vous constituent, rend bien le problème. Mais on oublie de dire que ces débris volent dans tous les sens et vous étouffent. Ils refusent de se reposer et de réintégrer un plan stable.
Et dans un processus normal, c'est le rituel, les obsèques, qui vont vous reconstituer à l'intérieur de votre communauté et par un effet de miroir vous reconstituer personnellement. Je ne parle pas ici de la souffrance occasionnée par le deuil, je fais référence au processus psychique.
Dans une circonstance où la violence et le fait qu'il y ait plusieurs victimes, lesquelles se rajoutent à d'autres, le choc est à la mesure de tout cela, il est important que les autorités se déplacent et se montrent physiquement pour rassurer tout le monde. Le nécessaire est fait, on cherche à éviter que ça se reproduise, le monde continue dans sa suite et sa pérennité. Calmez-vous, calmez votre douleur, le monde retrouve ses marques. Le monde va continuer et vous, vous pourrez dès que vous le pourrez, vous insérer dans cette continuité et vous retrouver tel que vous étiez avant cette horreur qui vient d'arriver. Les cellules psychologiques sont grandement aidées par la présence de hautes autorités qui aplanissent les premières difficultés.

Mais dans les circonstances présentes, il est aussi important que les autorités les plus hautes se rendent sur place.
La tuerie renvoie à d'autres exactions auxquelles a participé l'Etat français.
Les dirigeants passent, mais l'Etat, lui, est un. Il importe pour cet Etat de se manifester aujourd'hui physiquement comme le symbole du fait que cette fois, et sans l'ombre d'un doute, de ce qui sera fait contre les coupables. Que ce qui a été fait auparavant était une gigantesque erreur, et que l'Etat est avec les victimes. Que rien ne ramène au grand choc identitaire qu'est l'existence même de la shoah.

Une troisième raison, plus générale, est que le meurtre d'enfant de sang-froid est un choc collectif déterminant parce qu'il renvoie à notre conception de l'avenir, car nos petit humains représentent notre avenir en tant que société, notre continuité. De nouveau, la présence du plus haut responsable, et, dans le cas qui nous occupe, celui qui va sans doute être amené à assurer la continuité de cette autorité, relisse notre vie collective et ses suites.
Il était d'autant plus important que Hollande vienne qu'un de ses arguments est que Sarkozy défait le lien entre les Français en les divisant entre communautés, et l'attitude du tueur indique que lui a bien intériorisé cette donnée puisqu'il a écarté une dame pour tuer les militaires à Montauban, et qu'il a épargné une autre alors même qu'elle aurait pu le reconnaître. On pouvait penser dans un premier temps qu'il ne s'attaquait qu'aux hommes, mais dans l'école il a tiré par les cheveux une fillette et l'a tuée.
Il a donc considéré que ses victimes étaient tellement différentes dans leur humanité même qu'elles pouvaient être tuées sans problème.

S'il s'avérait que l'assassin est d'extrême-droite, ce qui est quand même probable, comme pourrait dire Cabu, sale temps pour les mouches...
Et revoilà Papy Voise et nous n'avons pas tout vu !

Qu'ils ferment leur gueule, tous ! à force de jouer avec le racisme, la peur de l'autre qui est différent etc...voilà où nous en sommes ! et l'irresponsable (je pèse mes mots) qui a en partie allumé tout ça va exploiter le filon - sans jeu de mots - jusqu'à la lie, jusqu'à l'écœurement.......
Merci, DS, pour ce billet qui justifie à lui seul une inscription annuelle à arrêt sur images.
Bonne continuation.
Olivier
Sur le portail de Libé, treize articles consacrés à cette affaire
Excellente chronique...on ne lit ce genre de choses qu'ici. Bravo
Bonjour
Tant pis, je rompt la trêve.
Comment tenter de profiter d'un évènement pour masquer son bilan, mais qui contribue toutefois à le rendre encore plus négatif.
En fait un remake de l'arroseur arrosé.
La Grande Muette n'a jamais parlé et la presse française reste très discrète!

Nous avons sans doute un problème dans nos forces armées, notamment dans les "spécialités" de l'infanterie implantée dans le Sud-Ouest.
1/ avril 2008 : après révélation de cérémonies nazies, 2 nostalgiques du 3e Reich du 17 RP de Montauban ont été consignés et le 3e expulsé immédiatement de l'armée. La presse locale, relayant les déclarations de l'état-major a titré, écrivait alors : "A Toulouse, on garde la tête froide à l'état-major de la 11ème Brigade parachutiste dont fait partie le 17e régiment de génie parachutiste (RGP). Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Il n'y a aucune raison pour que le chef de corps s'exprime sur ce sujet. Il faut attendre les conclusions". En réalité, le cirque néo-nazi durait depuis plusieurs années, avec la complaisance de la hiérarchie, selon le témoignage de au siège du sergent Jamel Benserhir. qui après avoir dénoncé les "dérives" de ceux que les officiers supérieurs qualifiaient de "branquignols", s'est vu licencié pour "intabilité émotionnelle".
2/ 29 juin 2008 : 17 personnes sont blessées par un soldat du 3e RPIMa de Carcassonne qui tire à balles réelles au cours d'une démonstration durant une journée portes-ouvertes. (Un acte qui sans avoir été qualifié de "criminel" témoigne d'une certaine négligence).
Commentaire : A quoi, les "enquêtes" de gendarmerie ont-elle abouti ? Personne ne sait. On a éjecté les déjantés de l’institution militaire, en pourrissant la vie de ceux qui avaient alertés sur les nazillons - notamment le sergent "issu de la diversité" comme on dit.
Dans le même temps, Mme Alliot-Marie orchestrait une gigantesque opération "anti-terroriste" contre le groupe de néo-situationnistes de Tarnac.
Résultats :
1/ Comme en RFA, les nazillons se sont égayés dans la campagne sans que la Grande Muette ne dise ni ne fasse rien pendant que la SDAT pourchassait les émules de Guy Debord, pendant que M. Besson animait ses infâmes débats de Préfecture sur l'identité nationales, pendant qu'on désignait à la vindicte les Romms et les gens du voyage.
2/ Aujourd'hui, dans le sillage des responsable de la communauté juive, tout à leur obsession anti-arabe, les responsables politiques focalise l'émotion sur le caractère indiscutablement antisémite du crime de Toulouse sans considérer que les institutions militaires de la région ont hébergé, formé et laissé agir durant plusieurs années des criminels en puissance avant de s'en débarraser discrètement.
Il serait temps que La Grande Muette s'explique.
La question que je me posais jusqu'à hier était à quel moment allait apparaitre cet évènement traumatisant sucseptible de bouleverser la campagne avec la complicité plus ou moins consciente des médias!!lLa mine scandalisée des chroniqueurs de canal+à l'évocation d'une possible exploitation de ce drame précédait le rappel de nicholas D sur les campagnes de 2002 et de 2007 semblablement marquées par des exploitations médiatiques (le papi brutalisé puis la gare du nord en 2007)L'édito de libé sur l'appel à la dignité est au mieux de la naiveté!!
Je pense que la première chose à faire devant ce genre de faits divers (car il s'agit bien d'un fait divers, certes grave mais comme il y en a quasiment tous les jours dans les quatre coins du monde!) c'est de se demander : Pouvons nous chercher une sorte de responsabilité morale dans tout ce qui vient de se passer ?

Je vous l'accorde, ceci peut bien être l'oeuvre d'un déséquilibré et j’espère vraiment que c'est le cas! Cependant, après les nauséabonds débats sur l'identité des uns, la stigmatisation des fameuses communautés par d'autres; il faudra se poser serieusement la question de la responsabilité de ces personnes ou groupes qui lancent des tirades à tout va pendant des heures de grande écoute et qui feignent le choc et la "vive émotion" maintenant ...
Je vois mal ce que Daniel Schneidermann reproche au moyen-âge. On y préférait les cathédrales aux scooters et aux onze-quarante-trois. Et les journalistes y étaient fort rares.
"Avons-nous fait si peu de chemin depuis le Moyen-Age ?"

Indubitablement, lorsqu'on en vient à remercier dieu que son fils est vivant à deux pas des corps de trois enfants et un adulte qui ne sont pas les siens, mais partageaient pourtant les mêmes croyances.

J'entends déjà les cris d'orfraie, ce n'est pas le moment de faire le procès des religions, elles ne sont pas coupable du massacre, elles en sont victimes...

Hélas, non, même pas, seules les personnes sont victimes, celles qui sont tombées, celles qui les aimaient.
La religion, comme l'atteste cette parole d'une mère de cette école, elle, s'en sort toujours, elle n'est coupable de rien, responsable de rien, on lui pardonne tout.

Dieu a pu survivre à la Shoah, il pourra survivre à ça... hélas.

yG
Ça me rappelle un certain fait divers entre les deux tours d'une élection Présidentielle...
La Télévision avait même déprogamé sa soirée pour passer "Train d'enfer", un film montrant la violence du racisme.

Pourquoi ne pas passer ce soir le film "Human Bomb", pour bien monter et être solidaire de l'angoisse des parents, dans lequel c'est illustré en héros notre Petit Nicolas ?


Espérons simplement (comme pour l'affaire du TGV et des terroristes) que cette enquête montagne ne va pas accoucher d'une souris... :
Des meurtres pour cacher un seul crime...
Sommes-nous encore en plein Moyen-Age ? Hélas, oui, Votre Majesté... Supposons un seul instant que les retrouvailles avec l'INSECURITE sociale ait été non seulement "souhaitée" mais "voulue" afin que revivent les angoisses dites du "père Voise"... Hein, c'est ça qui serait fortiche! Je dis pas qu'on (KON) ait dit à un officieux d'officine d'aller buter des gosses ou des troufions à béret rouge, non que nenni... mais le "mode opératoire" (selon l'expression formatée démédia) laisse pointer un grand professionnalisme, un "mec" entraîné, un qui a du sang froid et du sang chaud sur les mains. Il suffit (puisqu'on (KON) va chercher des zanarchistes-terroreux jusqu'à Tarnac en Corrèze - tiens, la Corrèze), il suffit, disai-je, qu'on (KON) ait donné carte blanche (ou verte, ou rouge, ou noire) à un nabruti à la tête râpée et à l'anuque rougeaude pour que s'exerce la suspension et que le Nain Jaune puisse reprendre la main (pas vu pas pris, on est supendu) dans lédits média. Si vous me croyez pas, remontez vos bretelles et allez relire quelques ouvrages d'HISTOIRE récente ou pas (qui ne figurent évidemment plus sur des livrélectronique ta mère). Tiens, ce matin, yavait même Pigasse qui parlait de son "bouquin" ( le Couturier emploie trop souvent ce terme d'une grande vulgarité): Révolution(s supposé) sur France Cul. Et moi de ricaner.
PS. Pôvres de nous, comme on dit à Toulouse... mais pas au Monde.
"cette campagne présidentielle est suspendu"

« Ceci n’est pas une pipe. » L'intention la plus évidente de Magritte est de montrer que, même peinte de la manière la plus réaliste qui soit, un tableau qui représente une pipe n’est pas une pipe. Elle ne reste qu’une image de pipe qu'on ne peut ni bourrer, ni fumer, comme on le ferait avec une vraie pipe."
Oh que oui, on a fait si peu de chemin.
Même les ministres qui bossent pour de vrai doivent inaugurer des chrysanthèmes à longueur d'année pour faire plaisir à tels habitants, telle association, tel groupe... A la limite, on peut trouver logique que le Président de la République en exercice aille sur place, symboliquement, après un acte criminel sans précédent... même si, à mon avis, le ministre de l'Intérieur suffit (symboliquement, encore une fois, puisque de toutes façons, leur présence sur place est parfaitement inutile en pratique).
Mais je suis convaincue depuis longtemps qu'on a un vrai problème avec "ça" dans notre pays. "Ca" = si y'a pas un ministre, au mieux, un élu de haut rang, au pire, "mon" évènement, mon colloque, ma journée mondiale de, mon ouverture d'hôpital, n'aura pas le même poids... Du coup, il paraît inimaginable que le Président au moins, les ministres, candidats à la présidentielle, députés du coin, au pire, ne viennent pas en masse pour "ma" catastrophe naturelle (quelle utilité d'avoir des ministres en bottes sur la plage en cas de marée noire -ils ramassent même pas ? Voynet a payé cher sa désinvolture à ce niveau), "mon" serial killer etc...
bien sur qu'il s'agit là d'un crime horrible, bien sur qu'on doit tout mettre en oeuvre pour trouver le coupable.....
dans un village du gard on regrette un jeune soldat et.... à toulouse des familles pleurent de même . bien sur qu'un homme capable de tuer à bout portant un enfant est un monstre quoique soit sa religion....!!
mais trop c'est trop . l'émotion légitime à son comble pourrait peut-être garder mesure
les médias ne font que du buzz l’hystérie est à son comble .....la mesure n'existe pas dans le langage des médias... heureusement que vous êtes là
l'excès en tout est un défaut a dit le philosophe...à méditer non !!!!
Sarko suspend sa campagne jusqu'a samedi semble t'il
Comme cela , il n'y aura plus que le président candidat .... mais il mène l'enquète.
Il nous fera son rapport chaque jour à 20h
Rompez!
C'est un fait divers, tragique, mais un fait divers.
Je n'ai déjà plus beaucoup de considération pour ce que qu'est devenu le journalisme, mais l'exploitation ad nauseam de ce genre d'info rend les médias qui en font leur beurre encore plus méprisables. Cela vaut également pour les politiques, affichant leurs mines de circonstance, avant de remonter dans leurs berlines avec leurs conseillers en com'.
L'indécent et grimaçant cirque médiatique là où, a contrario, la pudeur est requise...
Ne pourrait-on pas lancer un mouvement de boycott des media qui en rajoutent dans l'observation complaisante de l'horreur ?
Parce que, sans média, plus de couverture médiatique, plus de futurs électeurs effrayés qui vont aller se réfugier du côté du pouvoir en place, plus de cirque politique, plus de déclarations quelque peu outrageuses comme entendue ce matin de la part de M. Gozlan, oubliant en parlant des victimes que celles de Montauban sont un Antillais, deux soldats d'origine maghrébine (décrétés musulmans par lémédia... comment le savent-ils ?)...
Et pourquoi imposer une minute de silence à tous les enfants de France dont beaucoup ne sont pas à même d'en comprendre le symbolisme ? Pourquoi pas à tout le pays ? Parce que nous sommes tous concernés, révulsés par la haine des autres du "tueur" !
Merci DS.
Reactions (des journalistes, de la justice, des policiers....) à comparer avec le calme et la circonspection des mêmes autorités suisses la sezmaine dernière.

On pourrait résumer les nôtres par :"je ne sais rien, mais je dirai tout".
Je ne sache pas que Jean Luc Mélenchon se soit précipité à Toulouse Daniel mais corrigez moi si je me trompe...

Cela dit, peut-être ne parlez vous QUE des candidatsquicomptent ?
Ouf, je pensais être seule à penser cela...
et j'espère que les enseignants seront nombreux à ne pas demander à leurs élèves une minute de silence.
... (soupir)
Ajoutons au cirque bien dénoncé par DS l'instrumentalisation de l'horreur par le candidat-(président) — c'est plutôt ainsi que je vois la parenthèse de suspension — en obligeant les enseignants du primaire (!!) et même de maternelle (!!!) à faire respecter une minute de silence, alors que le premier devoir des parents (d'abord) et des enseignants (ensuite) est de tenir de si jeunes enfants à l'écart de cette horreur.

Heureusement, la maîtresse de maternelle de mon fils a, depuis hier soir, une otite qui l'empêche de bien comprendre ce qu'on exige indûment d'elle…
La réponse me semble être oui..mille fois HElAS!
Oui. :-(
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