73
Commentaires

Du bloc (de foie gras) au blocage (de glace)

Il y a des mots qui sont des symptômes à prendre au sérieux et à diagnostiquer avant que la situation ne dégénère.

Derniers commentaires

Qui a bloqué les chiottes....

je veux une émission sur la françafrique
T'chô.
Le blocage des aéroports de Paris dû à une pénurie de glycol.
Mariani, secrétaire d'état aux transports, avait débusqué les coupables : ces §¤@µ* de grévistes de Fos-sur-Mer...
Sauf que Fos ne fournit pas les AdP.
Ils osent tout ! C'est même à ça... etc.
Très belle chronique. J'aimerais dire "comme d'hab"; ça y est, je l'ai dit!

"Têtes de Pioche" Block-Heads (1936)
Voici la courbe pour "blocage" dans le nouvel outil de Google !

Et ici une présentation de l'outil lui-même, qui pourrait devenir une référence habituelle d'Anne-Sophie. C'est vraiment une base de données pour une fan " il y a des mots" ...
Je repense à la neige. Il me semble que la notion de blocage s'accompagne toujours d'une seconde contrainte.

Je suis forcé d'aller travailler, je ne choisis pas mes horaires, et donc si la neige tombe, je me retrouve à passer des heures sur ll'autoroute de l'Ouest.
.
Ou bien, j'ai un rendez-vous urgent à République, Bastille, Nation, et justement ce jour-là, il y a une manif.

Le blocage vient de ce qu'on ne peut pas l'éviter, sinon, si on décide de rester chez soi, de travailler à la maison, d'annuler son rendez-vous, le blocage disparaît, ou plutôt il n'est que pour les autres.

Le blocage vécu est donc apparemment lié au niveau d'autonomie qu'on a dans sa vie : je maîtrise ou pas mon temps, j'ai le pouvoir d'annuler un rendez-vous ET j'ai l'information nécessaire pour anticiper.

On peut vouloir tout maîtriser, anticiper, croire pouvoir déjouer tous les blocages.

Sauf qu'il y a toujours un moment pour l'ultime blocage, l'air qui ne passe plus dans les poumons, le caillot qui coagule à l'entrée du cerveau, le foie engorgé qui ne filtre plus rien, la voiture sur le passage à niveau, on meurt toujours d'un blocage quelconque.

Alors, on se rend compte que le blocage qu'on donne à voir à la télé, les vols immobilisés pour cause d'éruption volcanique, nos vacances foutues pour cause de piste aéroportuaire enneigée, notre activité interrompue pour cause de grève illimitée, n'est jamais que la métaphore de notre humaine impuissance, ça fait rager, mais on n'y peut rien.

http://anthropia.blogg.org
En tous cas, superbe chronique très intéressante ! :-)
Et du bloqueur au bloggeur, il n'y a qu'un pas, qu'un son en tout cas.


Merci pour la chronique !

Pendant ce temps, je suis à Athènes, et ça bloque dur ! Grève la semaine dernière ; grève aujourd'hui, grève demain, et sans doute après-demain... Faudra-t-il qu'on en arrive à ces extrémités et à cette situation catastrophique en France pour que nous allions au combat la veille de Noël ?

Bloquons, bloquons ! No pasaran !
Il pouvait être intéressant de signaler que l'appellation "Bloc de foie gras" concerne du foie gras émulsionné et reconstitué, donc non entier et donc que l'on pourrait faire mieux en matière de "bloc" !
Chère Anne Sophie,

Je suis de ceux qui "bloquèrent" le collège du 94 auquel tu fais référence. Mais l'article que tu mets en lien est terriblement simplificateur. Le Figaro s'est en effet contenté de reprendre une dépêche AFP écrite à la suite d'un simple coup de fil. Au collège, nous avons pourtant vu quelques journalistes, dont celle du Parisien, qui, parfois (et j'insiste sur ce parfois), produit des articles de qualité. En tant qu'abonné de longue date d'ASI, je trouverai donc bien plus judicieux que le lien porte sur cet article qui résulte d'un travail réel et honnête de journaliste. Voilà le lien : http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/coup-de-force-des-profs-au-college-albert-camus-14-12-2010-1190334.php. Je te rassure, on y trouve tout de même le mot de "bloquage", mais il faut bien que les poissons mordent à l'hameçon !

Merci pour cet article,

Séverin
Tous dans les startings - bloc pour la crise de foie !!!!
Bonne fête à toutes et à tous !
Je laisse aux vieux schnocks ces glauques blocs de foie qu'Anne-So Jock évoque dans son loufoque soliloque (certes ad hoc pour l'époque).
Après relecture de la chronique et rapide vérif de la vingtaine de coms je crois que je peux me permettre de suggérer une occurence de "bloc" non prise en compte encore (gniarf gniarf !). Les éventuels adeptes de la varappe qui passeront par ici ne me démentiront pas si je dis que "bloc" est le terme utilisé pour désigner les rochers de grés de différentes tailles qui parsèment la forêt de Fontainebleau. Les bleausards s'y répandent chaque dimanche pour s'y adonner à d'étranges mouvements de gymnastique que l'on appelle "la varappe". On dit aussi "faire du bloc à Bleau".

Si vous ne me croyez pas, demandez à Eric Woerth, je suis presque sûr qu'il connaît les blocs de Fontainebleau aussi bien que l'adresse du domicile de Mamie Zinzin.

;-)
Faire de la varappe à Fontainebleau, c'est un peu comme pratiquer la pêche sous-marine dans le plan d'eau du parc floral de Vincennes.
bah c'est du niveau de notre ancien ministre : on a les monte-en-l'air qu'on peut !
Ben quoi, doit bien y avoir quelques poissons rouges...
Quand vous aurez peint des petites flèches, tantôt bleues, tantôt blanches sur les Alpes, pour qu'on puisse s'y retrouver aussi bien que sur les blocs de bleau, on en reparlera.
Pour l'instant ne la ramenez pas trop, parc floral gnagnagna, et continuez à planter des fleurs: lys, gentianes et édelweiss et n'oubliez pas de mettre quelques moutons pour nourrir les loups.
signé, les usagers parisiens.
Nan mais c'est qu'il me cherche là l' Ulysse. Tiens, rendez-vous demain matin sur la place de Milly la Forêt à 9h (oui là où c'est qu'y a la superbe ancienne halle) ; je l'emmène sur le parcours de l'éléphant moi l'Ulysse et on va voir ce qu'on va voir. Y aura sûrement de la neige, y s'ra pas dépaysé l'Ulysse. Sûr qu'il appelle sa Pénélope après 2 mn de grimpe sans assurage.

Nan mais sans blague. Il a ses chaussons au moins l'Ulysse ? Parce que sur les blocs en grès les prises sont si minces qu'il faut s'essuyer les pieds sur un tapis avant de s'élever comme une danseuse étoile. Alors pas question de saloper la voie avec ses godillots savoyards hein l'Ulysse ?

Sans blague que j'vous dis ...
Et voilà comment j'ai réussi à provoquer l'ire et la jalousie d'une poignée d'intégristes du communautarisme parisien.
Je comprends leur frustration, eux qui vont bientôt participer à la transhumance hivernale qui les verra s'agglutiner aux péages des autoroutes, puis au pied des pistes où on a placé des portillons, comme dans le métro, pour qu'ils ne soient pas trop dépaysés.
L'été, dans les refuges, il arrive qu'on les côtoie. Lorsqu'on engage la conversation avec l'un d'entre eux, on est jamais déçus.
Entre montagnards, au repas du soir, on se remémore nos virées d'alpinistes. En toute modestie. Qui, parmi nous, n'a pas gravi au moins une fois dans sa vie, le Cervin ou la face nord de l'Eiger, la Nanda Devi ou le Manaslu ?
Lorsque notre Parisien, impressionné par nos récits, semble à point, on se tourne vers lui et, innocemment, on lui demande : "Et toi, qu'est-ce que tu as fait comme grands sommets ?" Et là, la mine décomposée, il balbutie : "Moi ? bah... euh.. l'arête de Larchant à Fontainebleau.
Je vous raconte pas l'effet produit. On part tous d'un énorme rire inextinguible, tandis que le Parisien quitte la table, furieux, et gagne directement le dortoir. Généralement, on ne le revoit pas de la soirée.
On a peut-être des goûts simples en Savoie, mais putain, qu'est-ce que ça fait du bien !
Oui mais nous on fait tout en espadrilles. Heureusement qu'on est là pour faire perdurer vos traditions.
voilà comment on accueille les parisiens en Corse:
http://www.youtube.com/watch?v=qBzGwqsVelo
Jaloux ? moi ? vous plaisantez Ulysse. Pour répondre à votre prurit anti-parigot de bien basse altitude je n'aurai qu'un nom à vous soumettre : Christophe Profit, qui a ringardisé la plupart des grands noms de l'alpinisme par ses exploits. Un détail génant, sans doute, il est natif de Normandie, un pays de montagne, s'il en est (les falaises d'Etretat etc...etc...)

NB : je pourrais allonger la liste avec des Beghin (grenoblois), des Lafaille (gapois), une Destivelle (oranaise), et même René Demaison, qui a eu le culot de devenir un grand alpiniste alors qu'il n'était pas savoyard ! Et pourtant : "Né dans le Périgord, René Desmaison exerce des petits métiers sans rapport avec la montagne mais, par hasard, il fait connaissance des "bleausards" de Fontainebleau, des grimpeurs s'entraînant à l'escalade sur les rochers de la forêt communale. Très vite, après notamment sa rencontre avec Jean Couzy (qui a participé à la conquête de l'Annapurna), il devient un alpiniste hors pair..."

Vous allez peut-être me rétorquer "mais tous ces contre-exemples ne sont pas parisiens !" Certes, mais ce ne sont pas des savoyards non plus. Alors évidemment si vous considérez qu'être parisien c'est à la limite du nommable et de l'humain, je ne discute plus ...
Hé ! Stop Juléjim ! J'ai absolument rien contre les Parisiens.
Dans ma vie, j'ai quand même rencontré pire que des Parisiens. Ne serait-ce que, par exemple... non, comme ça tout de suite j'ai pas d'exemple, mais en cherchant un peu je devrais trouver.*
Il est vrai que le Parisien est généralement perçu comme un m'as-tu-vu méprisant, irascible, susceptible et dépourvu d'humour, mais est-ce toujours mérité ?
S'il cumule et entretient réellement toutes ces tares, n'est-ce pas aussi un peu de notre faute à nous, provinciaux ? Nous qui, confrontés à sa prétention, son mépris, son irascibilité, sa susceptibilité et son absence d'humour, avons trop souvent tendance à le rejeter ?
"Aime ton prochain comme toi-même" nous enseigne Saint-Paul, interprétant la parole de Jésus. Jésus, lui, c'est les Pharisiens qui lui posèrent des putains de problèmes. Eux aussi étaient bornés et antipathiques, mais Jésus, dans sa grande bonté, ne leur en a jamais vraiment tenu rigueur. Car Jésus est amour.
Ne devrions-nous pas, à l'exemple de Jésus, nous comporter vis à vis des Parisiens, comme il le fit vis à vis de tous les chieurs de son époque ? Et tant qu'on y est, ne devrions-nous pas également aider financièrement les Légionnaires du Christ (rendez-vous sur le site www.legionduchrist.org pour vos dons par carte bancaire).

* J'ai toujours pas trouvé. Si quelqu'un pouvait m'aider...
"Si quelqu'un pouvait m'aider..."

C'est bête, je ne peux rien faire pour vous, je ne suis pas parisien. Mais vous savez, il y a un proverbe (ou un slogan publicitaire, je ne sais plus trop) qui dit "Le Parisien ? il vaut mieux l'avoir chez soi !" Alors je me dis que vous pourriez peut-être en adopter un. Pour voir.
(ou "une" si Pénélope est d'accord)
:-)
Merci Anne-Sophie.Que de détours en effet pour arriver à éclairer l'emploi de ces mots aujourd'hui...C'est comme une contagion,tous les médias à tour de rôle en sont atteints et il semblerait qu'il n'y ait pas de remède. J'ai particulièrement apprécié "bloqueur"et l'intention sécuritaire qui s'y attache.
Pour ma part,je rêve de plus en plus fréquemment d'un seul blocage: le BLOCAGE des interventions du ministre de l'intérieur Hortefeux.Est-il excessif de demander que s'interrompe le temps des fêtes un déferlement heurtant dangereusement non consciences et nos coeurs ?
PS: itou pour les propos de madame Le Pen.
Bon ,j'ai bien dit que c'était un rêve.
Très interessant sujet. tiens chère anne-sophie un autre verbe employé à tort et à travers dans le prêt-à-causer journalistique, le verbe "investir", les étudiants ont investi la place de la République, les manifestants ont investi telle ou telle usine. Il serrait judicieux d'écrire un post sur ce sujet. En plus grâce à vous je sais que le blockhaus existe bel et bien s'il est dérivé du néerlandais blockhuus...

tiens une autre expression aussi battre son plein il ne faut pas accorder au pluriel on ne dit pas les manifestations battent leur plein. c'est une expression militaire qui désignait la manière de battre le tambour.
Blockheads.

Blockheads.

Blockheads.
(sur ce playback, les connaisseurs auront reconnu Wilko "bleedin' fingers" Johnson)
C'est surprenant, moi qui suit amateur de littérature érotique, je pensais que "déconner" avait la même racine que le "con", et qu'il s'agissait d'une forme figuré de "se retirer d'une pénétration".
Tout ça ne nous ramènera pas Captain Beefheart...
dans les starting-blocks pour les agapes Anne-Sophie à ce que je vois ??
rien ne manque dans votre bloc-notes....

....peut-être cette video que je viens de recevoir, sur le blocus le plus scandaleux du moment, celui de Gaza, qui, comme l'écrit Robert plus haut, n'intéresse évidemment pas notre suprême puisqu'il ne peut vendre, enfin plutôt enfumer sur la vente d'aucun rafale aux gazaouis, et que les intérêts de ses potes, les B and B (Bouyques - Bolloré) ne risquent rien dans la région !!

très émouvant : Bansky in Palestine
Bonjour,

Il y a aussi le « bloc monétaire », ensemble de pays dont les monnaies sont rattachées à une monnaie commune non convertible en or...

Mais n'allons pas faire un blocage psychologique...

Soyez à bloc (vous et toute l'équipe) pour l'année nouvelle, pas de blocage des freins !
Oh, alors "joyeuse pagaille " est un oxymoron (~oxymore)!
Ça débloque à donf sur ce faux rhum!

http://www.youtube.com/watch?v=NcHdF1eHhgc
[quote=Anne-Sophie]Le blocus est passé dans le langage militaire au 14e siècle en allemand et au 16e siècle en français pour désigner les forts construits par les assiégeants afin de couper les communications d’un lieu investi.
Et dans l'arsenal israélien contre Gaza depuis 4 ans maintenant sans que la fameuse Communauté Internationale, dont Sarkosy se fait le porte-parole pour sanctionner sans retard Laurent Gbagbo et la Côte d'Ivoire, n'èlève autre chose que des soupirs hypocrites.
C'est beau.
On se doutait qu'on vit une époque formidable. Mais là, on se sent fier d'y appartenir.
Mon ordi aussi se bloque, je fais forcer à quitter. Donc je fais partie de ce grand tout.
Sans rire j'aime bien. Tout s'arrête et s'immobilise. L'instantané bascule dans l'éternité. Une oisiveté enclose dans des secondes interminables.
Un automobiliste, petit boum dans mon pare-choc arrière, moi: pente, gros blocs de verglas, freins bloqués, on est foutus, lui: il descend pour me dire "faut pas s'arrêter". Je suis un homme, je sais ça, ne me remerciez pas, je suis bon de vous tenir au courant du code de la route. Ça fait réfléchir... J'ai tenté un "si, des fois oui" et on est repartis, il n'y avait rien.

C'est beau aussi les illustrations.
Des gens vont offrir une pagaie à Noêl, c'est sûr.
Mais "reconstitué" c'est pas un peu cheap? La forme cylindrique laisse sceptique pour la ressemblance avec un foie authentique, la reconstitution historique laisse à désirer. "Fan de" méritait mieux.
RAPPEL : le foie gras est un foie atrophié, produit après de longues semaines de souffrance volontairement infligée aux animaux. Votre petit plaisir le vaut-il ?
Je ne suis pas un fan des forums (aussi bien pour les alimenter que pour les lire...) mais là je fais une exception ! Hé oui, j'ai trouvé un peu de mon temps (précieux) pour écrire ces quelques lignes. Vous voyez, déjà deux lignes écrites et toujours rien sur le sujet...
Passons donc au sujet qui nous préoccupe, le blocage ou (et c'est ce qui me préoccupe le plus aujourd'hui) le bloc (de foie gras) l'article ne dit pas si a abuser du bloc de foie gras durant les fêtes on risque le blocage à la maison pour cause de crise de foi(e)....et en plus on ne sait pas s'il faut le préférer mi-cuit, frais, ou en boite....;-)
Bref en un mot, continuez à nous régaler avec l’étymologie, en vous lisant on apprend à coup sûr, et en décryptant l'usage des mots souvent détourné du sens originel.
Donc merci, continuez ainsi, et bonnes fêtes.....attention tout de même aux risque de blocage chez soi (être pris en otage par une crise de foie !) donc, le bloc de foie gras oui mais avec excès modéré !
Pour sur ce monde débloque sévère !
notez qu'après avoir fait revenir le foie gras à la poêle, on peu déglacer. :o)
L'image de fin, avec le foie gras, me fait penser (sacrilège !) au "pâté de maisons", qui en anglais se dit... block
Bonnes fêtes de fin d'année à tous !
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.