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Commentaires

DSK : le dialogue crypté d'Elisabeth Badinter et Hélène Jouan

La saison 2 de l'affaire DSK recèle déjà quelques pépites. Ce mercredi 6 juillet, la philosophe Elisabeth Badinter, qui ne s'était pas encore exprimée jusqu'à présent, a poussé un coup de gueule sur France Inter. Elle s'en est pris à celles et ceux qui ont condamné DSK un peu vite en bafouant la "présomption d'innocence", ou qui se sont servis de cette "injustice" potentielle pour lancer des débats sur le viol ou le machisme.

Derniers commentaires

Qu'elle se taise sur DSK ne sachant pas ce qui s'est produit, ok.
Qu'elle se taise sur le flot de remarques machistes et sur les question que cela a soulevé, pas d'accord.

Mais ça ne me surprend plus de la part d'une femme qui depuis quelques années maintenant ne rend plus de service à la cause féministe selon moi.
Elle n'a pas compris que la véritable liberté pour une femme c'est de pouvoir choisir.
Choisir de travailler comme bon lui semble et accéder à un poste important sans que son genre ne soit un obstacle.
Choisir de travailler à la maison et s'occuper de sa famille (car oui, c'est un travail qui demande un grand investissement et beaucoup d'énergie. D'ailleurs l'expression "rester à la maison" masque cet état des choses faisant passer celui ou celle qui "reste" pour un immobile passif, idée bien dépréciative) sans qu'on ne pense qu'il s'agit de facilité.

L'égalité selon elle c'est bosser, bosser, ne surtout pas allaiter parce que c'est une aliénation, accepter la GPA parce qu'il faut comprendre le désir d'enfant en même temps (celui qu'on va s'empresser de mettre dans une crèche pour bosser parce qu'on est libre) et consommer.
Ne surtout pas s'occuper de ses gamins à la maison, parce que c'est une aliénation.
Voilà une saine analyse de ce que peut être l’éducation d'un enfant, de ce que ça peut apporter et apprendre aux enfants comme aux parents.

Elle mouline contre ceux qui jettent la pierre aux femmes qu'elle considère indépendantes tout en faisant la même chose à celles qu'elle a choisi de mettre dans le camp adverse.

Si elle accordait la même valeurs aux deux elle serait plus crédible.

Tiens, elle est deuxième actionnaire de Publicis dont un des plus gros clients est Nestle.
On peut quand même se poser la question de l'intégrité de pareilles opinions dans cette situation...

Ce n'est pas parce qu'on a fait des choses bien qu'on en fait toute sa vie et que chaque phrase qu'on sort est une perle.

D'ailleurs là, sur les agressions et sur la misogynie ambiante de la politique...on ne l'entend pas.
Affaire DSK et Anne Sinclair : indiscrétion
Lettre d'un ami perdu de vue mais retrouvé... que je rends publique avec son autorisation.


Je sais pas mais... à sa lecture, j'ai tout de suite pensé: «Il tient quelque chose là!»


Bonne lecture à tous !


(Les apartés de l'auteur de cette lettre ont été mis en italique par votre serviteur)

_____________________



Anne Sinclair, icône et martyre ! (Eh oui ! Y a même un titre ! ndlr)


A propos de l'inculpation de DSK pour tentative de viol et du traitement médiatique de cette affaire, on n'aura pas manqué de remarquer la présence d'une Anne Sinclair incarnant pour l'occasion une épouse dévouée corps, biens et âme, en modèle indissociable d'une œuvre encore inachevée qui a pour maître l'artiste DSK ; et comme tout le monde a fini par en convenir ... un sacré artiste !



Décidément, Anne Sinclair est bien une femme hors du commun : courage face à l'adversité, fidélité totale malgré les coups psychologiques que peuvent représenter les turpitudes sexuelles de son époux...



(Il y a tellement de façons de battre une femme.)


On ne peut plus digne Anne Sinclair ! Pas une larme en public, pas une confidence, pas une plainte !



Silence total, tête haute, Anne Sinclair demeure une va-t-en guerre de l'amour unique...



(Quand je pense à celles qui ont divorcé leurs maris qui les avaient trompées... Ah les lâches !)

Une amoureuse indéfectible doublée d'une stakhanoviste du pardon, de l'ardoise qu'on efface, de la page que l'on tourne, de la table rase...



Car, nul doute : à chaque jour suffit sa peine !



(C'est pas à moi que ça arriverait : la dernière fois que j'ai voulu faire le coup du « Chérie, ce soir je rentrerai tard, j'ai du travail à finir », 45 minutes plus tard ma femme débarquait avec une thermo de café, juste pour voir si ma secrétaire et moi, on n'avait besoin de rien... !)

Un imbécile qui n'avait sans doute jamais lu la pièce de Sophocle ou qui n'y avait rien compris, a même osé comparer Anne Sinclair à Antigone (ou bien alors... Anne Sinclair en avait-elle après la sépulture de DSK ?)...



Ses amis qui ne voulaient pas être en reste ont mentionné une épouse admirable...


(Arrêtez ! Sinon... là, maintenant, tous... on divorce celles qui, si médiocres en comparaison, nous tiennent lieu d'épouses !)


Une Anne Sinclair vers laquelle DSK revient toujours, bras d'ssus bras d'ssous......


Havre de paix et port d'attache pour le repos du guerrier sexuel, et accessoirement guerrier politique, qu'est son époux... enfant roi pour une mère poule...



Mais...

Diantre !


Comment une femme dite libérée, une femme riche et autonome, une femme émancipée à ce point et davantage encore en tant que journaliste-télé - une des premières femmes autorisée à discuter le bout de gras avec des hommes politiques de premier rang auxquels elle a servi la soupe des années durant (son futur mari inclus), 7/7, sans repos ou presque, ... allant jusqu'à leur proposer une louche supplémentaire, une dernière pour la route et alors qu'ils avaient été servis et bien servis...


Et même si aujourd'hui encore ce sont les hommes qui tirent les ficelles et qui nomment (ou oublient de nommer) des femmes le plus souvent... alibis...


Comment cette femme-là peut-elle soutenir un homme suspecté d'avoir tenté de violer une femme... femme de chambre de surcroît ?



Car... avouez que ce n'est pas rien ce soutien et cette abnégation ô combien énigmatiques !



(Ne cherchez pas, ne cherchez plus ! C'est l'Amour ! L'Amour encore et toujours l'Amour ! L'Amour qui rend aveugle !)

Anne Sinclair serait donc à la fois une femme émancipée côté professionnel, et une femme disons...plutôt traditionnelle (sou... soumise ? hoops !), côté vie privée... mais publique aussi d'un mari sans frontière et pour lequel tout se confond ?


Quid du féminisme qu'elle était censée incarner ?



***


Avant de tenter de nous vendre une Anne Sinclair en femme "battue" mais pas abattue pour autant, et qui en redemande, les médias et les proches de DSK feraient bien de se poser la question suivante, la seule qui vaille : qui les autorise à nous imposer une telle figure, un tel modèle à l'heure où 9 femmes violées sur 10 n'osent jamais porter plainte ; et plus encore lorsque... une fois déclaré, seul un viol sur cent est reconnu et sanctionné en tant que tel ; et enfin, une situation en France dans laquelle tous les jours, une femme meurt des mains d'un homme ?


Quant aux déclarations d'Anne Sinclair : « N'oublions pas ceux qui nous ont craché à la gueule ! » *... si crachats il y a eus, ce n'était certes pas en public, et moins encore à la télé, ni dans les journaux, ni à la radio - et faut-il s'empresser d'ajouter -, au grand regret de nombreux téléspectateurs, lecteurs et auditeurs si j'en crois la rue, dans les montées comme dans les descentes.


En revanche, en ce qui nous concerne...


Nous ne sommes pas prêts d'oublier ce que DSK, son entourage et des médias complices nous ont fait vivre ; des médias qui se sont tous rangés derrière ce couple littéralement... infernal ; couple incarnant à la fois la résignation, la complaisance, l'impunité et le mépris : et comme un fait exprès... maux dont notre société crève lentement mais sûrement dans le silence d'une absence de représentation dans laquelle se noie, jour après jour, toute tentative de donner l'alerte.

__________

* L'expression utilisée par Anne Sinclair selon la UNE du nouvelobs - à l'adresse suivante : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/l-affaire-dsk/20110704.OBS6414/dsk-anne-sinclair-n-oublions-pas-ceux-qui-nous-ont-crache-a-la-gueule.html
bien usage du mot "gueule".

___________



Pour prolonger et rebondir - Lisez Anne Sinclair, l'autre visage du sexisme par Sophie Courval
Remarquez donc à la radio et dans les journaux, à propos des journalistes, comment de "confrères/consoeurs" pour les journalistes pris en otage, on passe à "journaliste" purement et simplement quand il s'agit d'un affaire sexuelle (et qui plus est hexagocentrée)... Banon n'est donc pas une consoeur?

Le détachement est-il si anodin?
commentaire tardif et qui vaut ce qui vaut:
les arrières pensées d'EB sont ce qu'elles sont, mais il y a un point sur lequel je suis d'accord:dans une affaire où finalement tout a été dit et son contraire: la parole est d'argent , et le silence est d'or. Le problème c'est que çà doit jouer dans les deux sens la règle devrait continuer de s'imposer même après les dernières "infos" , invérifiables, en faveur de DSK. Donc la neutralité des Badinter, en restant poli, n'est que très relative...

Cette histoire est typique de l'obligation que l'on se fait d'avoir une opinion sur tout , et en particulier l'évènement décrété être l'évènement, au détriment du débat citoyen sur d'autres sujets allègrement enterrés: l'avenir de l'euro, fédéralisme ou souverainisme, réanimation d'un impôt sur revenu avec intégration CSG ou généralisation de la TVA corrigée par la distribution d'un revenu de base inconditionnel, soutien non-violent aux révolutions arabes ou " bombardements humanitaires", état unique laique ou partition en deux états pour résoudre le conflit palestino-israélien, néocolonialisme en Afrique noire sous prétexte d'aide au développement et de leçons de bonne gouvernance, etc...

Non pas que les questions du machisme et de la présomption d'innocence soient des sujets négligeables.Il est certainement vrai que de nombreuses véritables victimes de réels faits de viol ou d'agression sexuelles n'ont pas été entendues comme elles auraient du l'être, parce que jugées à tort non crédibles.Il est vrai aussi que des personnes ont été également accusées, voire condamnées à tort.Peut -on pour autant
faire des généralisations dans un sens ou l'autre à partir de la "vérité" médiatique du moment?Il y a d'autres sujets sur lesquels on peut faire des suggestions sans pour autant se croire obligé de dire des conneries.
Je ne sais pas si le lien a déjà été donné ici, tant pis le voici quand même.
La Nausée
Madame Badinter,


Les féministes et autres auraient très certainement gardé le silence si la classe politique de gauche et amis n'avaient pas publiquement fait front autour de DSK.

Votre mari aurait dû montrer l'exemple et refuser les invitations des médias.

Madame, il n'y a pas de parti-pris féministe ou de soutien à cette cause, il n'y a que des preuves de courage.

On pourra s'interroger sur le vôtre durant cette affaire DSK.
SVP !

Stop !

Cessez de nous rabâcher vous aussi que tout le monde ne parle plus que de ce crétin de DSK !!!

Il vaudrait bien mieux revenir sur des SUJETS... des sujets tout court !
DSK c'est même pas un sujet, c'est un obsédé qui s'est fait avoir ou pas... on s'en fout, ça sert à rien, c'est inintéressant.

Parlez nous de ce qui se passe au printemps arabe, de ce qui se passe à fukushima, de ce qui se passe avec notre politique énergétique, de ce qui se prépare pour 2012 (sans DSK ! lol), de tout ce que vous voudrez, mais c'est pas la peine de nous faire 5 articles sur vos 10 derniers sur DSK.

On est pas tous esclaves de ce type pour savoir s'il va arriver à décrédibiliser la prétendue "putain" ou s'il va se faire passer lui pour une "ordure"... c'est sans intérêt.

Bon ça y est, j'ai finis mon coup de gueule
C'est terrible quand même qu'une femme comme E.Badinter défende son mari. C'est sûrement pas une vraie féministe :-)) .
Juste une chose encore

à force de donner du crédit aux féministes, nous finirons sans doute comme en suède dans le procès de Assange

Allez sur ce liens et vous verrez les ravages du féminisme

Pour répondre à Oblivion
Oui, il est nécessaire et URGENT de faire le procès du féminisme sans quoi nous nous retrouverons dans un pays dans lequel l'homme sera traité au rang de chien
On ne se sert pas d'une possible injustice pour faire avancer une cause Tout est dit.
Les deux ou trois derniers sous-titres qui manquent (destinés à ceux qui ne comprennent pas la langue de la VO) sont les suivants :

- Comment se fait-il que l'ensemble des médias, à l'instigation du clan DSK - vaguement aidé par la distribution de quelques millions là où ça lubrifie les rouages de la communication - se permette de traiter Madame Diallo de "putain" sans avancer le moindre début de commencement de preuve et sans que le choeur effarouché des défenseur de la "présomption d'innocence" n'y trouve rien à redire, soudain retournés au mutisme (qui leur va si bien) tant que ce ne sont que les voleurs de pomme qui sont poursuivis par la "justice" (les guillement sont très lourdement intentionnels.)

- Elisabeth Badinter, contrairement à son mari qui est autrement plus fin, a toujours écrit et dit n'importe quoi (liste de ses conneries sur demande, prévoir trois ramettes pour l'impression en petits caractères...) Être la fille du fondateur de Publicis n'est pas un gage d'intelligence, c'est définitivement confirmé...

- Robert vieillit... Hélas !

Enfin tout va mal, en somme...
//Hélas pour les auditeurs de France Inter, ni Jouan, ni Badinter n'ont cru bon de donner ces sous-titres pendant leur entretien.//

J'ai écouté. Sincèrement, je pense que dans le feu de l'action, Hélène Jouan ne pouvait pas penser à le faire.

Si vous saviez le nombre de fois où je sors d'une situation conflictuelle en rageant contre moi sur le mode : p.. j'aurais dû dire ça et ça et ça !
Je viens de me réabonner à l'instant et c'est un geste de soutien à Daniel Schneiderman qui fait preuve dans cette affaire DSK de courage.
Je suis exaspérée de voir à quel point une certaine gauche absout la dérive grave de DSK. Elisabeth Badinter n'est pas une féministe et elle ne l'a jamais été .C'est une grande bourgeoise friquée et dont le père s'est enrichi dans la publicité .Elle-même a des intérêts dans l'industrie et sa croisade contre les couches jetables est choquante à défaut d'être risible.
Je rappelle que la femme de ménage a menti sur différents points, du moins elle a caché certains faits, à savoir comment elle est entrée aux USA, qu'elle a un mari incarcéré et que celui-ci utilise ses comptes pour y faire transiter de l'argent. Ces points n'ont rien à voir avec l'acte sexuel imposé.
Les contributions de Serge Uleski sont exemplaires et elles reflètent ce que je pense.
Pour les côtoyer, car un travailleur social ne fréquente pas les beaux quartiers, je peux vous dire que la plupart des familles modestes ont des stratégies de survie qui font qu'elles taisent ce qui pourrait les desservir. Et je ne peux pas leur jeter la pierre. La femme de ménage aurait du tout de suite être aidée et conseillée par un avocat. Malheureusement son milieu culturel ne l'a préparé à ce genre de situation.
Et maintenant la meute, les aboyeurs DSK vont agir de même avec Tristane Banon à qui je souhaite du courage .Elle ne va rire dans les prochains jours. François Hollande ne sort pas grandi et ses dénégations sont pitoyables. Le PS n'aura pas ma voix l'an prochain, ni celle d'aucune personne de ma famille. Nous sommes ulcérés.
Entre "ceux qui savent ce qui s'est passé" - selon leurs détracteurs- et ceux qui savent qu'il ne s'est rien passé, y-t-il une autre voie?

Peut-on s'inquiéter de l'état de notre société?
Sans lire le forum
Siouplé @si, arrêtez de dire que EB est féministe, ce n'est absolument pas exact.
'La philosophe féministe Elisabeth Badinter' nonmélol, ça me fait bondir.
Philosophe si vous voulez, féministe non, elle ne fait *que* cracher sur les féministes depuis des lustres.
Au risque d'écrire une contribution sulfureuse et de m'attirer les foudres d'autre internautes bien pensants, je pense que l'argument de Joffrin et de Gisbert ne tient pas.

Si cette histoire a créé un tsunami médiatique, ce n'est pas sur son aspect malheureusement banal: le viol ou tentative de viol d'une jeune-femme.

Non, l'aspect qui attire l'attention, "l'anomalie" juridique ou éthique, est bien le non-respect de la présomption d'innocence.

Bien sur, il est regrettable que des membres du PS aient manqué a souligner ce drame du point de vue de la modeste victime, symboliquement, cela fait tache.

Mais en tant que juriste, Me Badinter se doit de soulever un problème relatif au droit, et donc, il est tout à fait normal qu'il relève le manquement évident à la présomption d'innocence.

Personne n'a malheureusement défendu Me Badinter sur ce point, et c'est regrettable, finalement, qu'il aie fallu que la plaignante soit fragilisée de la sorte pour qu' Elisabeth Badinter puisse être en position de défendre Robert Badinter.

En définitive, le probable non-lieu dont va bénéficier DSK, du à la probable malhonnêteté de la présumée victime, et de la probable existance d'une arnaque ne constitue pas l'argument nécessaire pour fustiger le traitement dont DSK a été victime.

Il est même regrettable pour la justice, que le manque de rigueur de Mr Vance et de son cabinet jettera à jamais un voile de suspicion sur l'innocence de DSK, quand bien même il serait exonéré de toute charge avant procès.

dm
Un petit mot, sinon, concernant les différences de traitement médiatiques entre ça et la décapitation d'une femme en Arabie Saoudite ?
Je sais bien que le world-bloging de l'affaire DSK est autrement plus accaparant et palpitant, et que dans une semaine - dix jours max, on sera passé à autre chose concernant Hawwa Farouk.
Allez, même un vite-dit...
Juste histoire de marquer le coup.
C'est pas beau d'être curieux, je me suis réabonné pour lire cet article !
Désolé mais cet article n'a aucun interêt a mon sens ! De quel sous titre parle t-on ? D'une femme qui défend son mari ? Faut rien avoir à écrire pour décrypter ça.. Désolé mais ça n'apprend rien et ça ne sert à rien. E. Badinter a juste le même opinion que son mari : quelle grande découverte ! La journaliste défend le même propos que lors de l'émission rien d'étonnant en somme !

Cordialement,

Raf
Futée que je suis, j'avais tout compris, même avec l'accent !
Mme badinter trouve que le mieux est se taire. Que ne l'a t'elle pas fait, ce fut un moment bien pénible ce matin sur France Inter. On comprend mieux l'état de la condition des femmes dans certains pays qui revendiquent les droits de l'homme, je ne cite aucun, je ne veux pas me faire d'ennemis.
Odeur de truffe bien friquée qui me donne des nausées, ça tombe bien je n'en ai pas les moyens d'en avoir, des truffes.
Mme Badinter n'est pas capable d'avoir un avis indépendamment de ce qui peut arriver à son mari ?
En tout cas on ne peut pas soupçonner ce papier d'excès de féminisme !
Pardon Sébastien, ce serait possible d'écrire "auxquelles les arrière-pensées ne manquaient pas"? Non passe que ça fait mal aux yeux, là chuis en train d'entamer mon deuxième litre de collyre, et c'est pas bon du tout. Merci.
Il ne semble pas nécessaire d'analyser ses paroles pour la condamner. Pourquoi donc ouvrir un forum pour justifier ces a-priori ? L'exécution sommaire
c'est plus rapide et c'est moins cher.
certes, elles auraient pu sous-titrer... Badinter aurait pu avoir la simplicité de dire qu'elle avait été choquée du sort réservé aux propos de son mari (mais qui ignore que c'est son mari ?)...

mais sur le fond, je suis assez d'accord avec son propos (et c'est loin d'être toujours le cas). Une prudente réserve quant à l'interprétation des faits (si tant est que les informations contradictoires et partielles méritent d'être considérées comme des faits) était la seule attitude correcte. Ce qui évidemment n'empêche pas de diffuser, vérifier, discuter l'info lâchée au compte goutte par les différents acteurs.

Et au delà de l'interprétation et des partis pris, il y a eu, il y aura tous les amalgames... ce grand vrac va-t-il servir quelque cause que ce soit ? J'en doute aussi.
L'affaire d'Outreau n'a, pour finir, servi ni la cause des enfants abusés, prostitués, violés (première étape de déballage), ni celle des victimes d'erreur judiciaire (deuxième phase). Rien, d'un côté pas plus que de l'autre, n'a évolué.
Se saisir des fait divers pour y engouffrer une cause qu'on n'arrive pas à faire avancer est un jeu périlleux. Lorsqu'il se joue en parfait accord avec les protagonistes (comme dans le procès de Bobigny), il peut être victorieux. Quand il consiste à les instrumentaliser, il est perdu d'avance.
La bande à sarko n'a même pas besoin de se précipiter pour jouer son jeu habituel (je fais monter la mayonnaise et je légifère à la six quatre deux) pour noyer le poisson dans l'eau : l'opinion et les journalistes s'en chargent. :(

Quant à Robert Badinter, il est dans son rôle : grand avocat pénaliste, l'abolition de la peine de mort et le respect de la présomption d'innocence sont (avec la condition carcérale) les grands combats de sa vie.
Qu'il refuse d'entendre nommer "victime" une personne qui, pour le moment, n'a pas été jugé telle, ça fait partie de la vigilance d'un avocat devant tout ce qui pourrait influencer le jugement et nuire à la présomption d'innocence. C'est de la simple rigueur.
Ça ne l'a pas entraîné (lui) à faire des suppositions foireuses sur madame Diallo.
Merci Sébastien !

Non au procès du féminisme !
par Audrey Pulvar et Clémentine Autain.
Merci de ce sous-titrage, j'avais oublié qu'EB était l'épouse de l'autre Badinter.
C'est beau l'amour.

Et idem pour Hélène Jouan
Hélas pour les auditeurs de France Inter, ni Jouan, ni Badinter n'ont cru bon de donner ces sous-titres pendant leur entretien.

Oui dommage ! Je me souviens de cette nullissime émission de France 2, dans laquelle Hélène Jouan n'avait pu en placer une, entourée d'une bande de machos.

Je pensais à cette émission en commençant à vous lire Sébastien, EB s'est tu, très bien, mais aujourd'hui il n'a rien à dire de plus. La vérité nous ne la saurons jamais, tout simplement parce qu'il n'y a plus de magistrats ni de journalistes honnêtes sans préjugés à géométrie variable (dans le sens du vent).
Madame Badinter "philosophe féministe".... Mouhahahahhahaha !
Elle est au féminisme ce que Fourest est à "l'étude de l'Islam"...
Toutes deux omniprésentes, pourtant. Débitant leur parole d'évangile, c'est le cas de le dire.

Maman Badinter défend sa caste.
Et peu importe la présomption d'innocence de Nafissatou Diallo (c'est qui, celle-là ?) pour cette féministe d'opérette.
Seule compte celle du pote DSK.
Je pense à Robert Badinter, que j'admirais tant. C'est pas beau de vieillir. C'est pas beau de vendre ses valeurs pour une position sociale.
C'est exactement ça.
Je sais que ça ne se fait pas, mais je colle ici un commentaire fait ailleurs (il a plus sa place ici):

"La nécessité intrinsèque de ce rapport [la justice] entraîne son universalité: la violation des garanties du justiciable provoque à travers l'étendue du monde civilisé la même réaction intellectuelle, la même indignation." Ainsi parlait Léon Brunschvicg.
On pense à l'affaire Dreyfus, on se dit qu'il en est bien ainsi. Mais on reprend ensuite dans sa mémoire le jugement et la mort de Sacco et Vanzetti, on pense aux conditions juridiques dans lesquelles se déroulent en Indochine les procès des révolutionnaires: on est bien contraint de conclure que les limites de la pratique cléricale coïncident avec celles des intérêts de la bourgeoisie. Défendre Dreyfus c'était, affirmer la bourgeoisie, défendre Sacco, défendre Tao, au nom de la justice, c'est travailler contre soi, c'est vouloir se détruire. Si la violation de la Justice atteint un prolétaire, la philosophie ne la sent point. L'homme prolétarien est situé en dehors de la philosophie. Il n'a point de titres réels à l'intérêt de la philosophie bourgeoise. Il le sait enfin et se dirige vers la philosophie qui le sert...."
Paul Nizan "Les chiens de garde"

Et je rajoute ceci (j'adore ce texte de Nizan):
"Mais les hommes qui ne sont point bourgeois, mais le prolétariat, qui est en question depuis le commencement de cet essai n'a pas l'emploi d'une sagesse aussi vaine. Ces solutions fantômes ne sont d'aucun secours à celui dont la vie ne comporte pas le loisir des pensées vides. Il n'a point l'emploi de cette culture qui lui est montrée de loin comme une séduction, comme l'objet de ses voeux impossibles.
Nous ne poserons pas comme un objectif pratique la revendication de cette culture spirituelle et de cette philosophie inapplicables au destin ouvrier. Cette fausse sagesse faite par la bourgeoisie ne séduit et ne justifie qu'elle. Le développement intérieur de la personne, le progrès de la raison ordonnant les passions de l'homme, la communion imaginaire des êtres capables d'échanger des pensées raisonnables, le système harmonieux du monde, les justifications idéalistes, tous ces établissements de la philosophie s'effondrent sous les chocs d'une vie mutilée et durement pressée. Enrichissement de la personne? Pour un manoeuvre qui travaille à la chaîne, qui chôme, qui est amputé par les machines auxquelles il est asservi? Harmonie du monde, pour un homme dont les protestations sont étouffées par les gardes mobiles? Justifications pour un homme qui n'a pas de comptes à rendre, car personne n'est au-dessous de lui? En vain la philosophie assure-t-elle que les valeurs qu'elle propose conviennent à tous les destins: la même "sagesse", la même morale, la même vision du monde ne sauraient également satisfaire les maîtres et les serviteurs. Des hommes privés de toute satisfaction réelle n'ont que faire de ces inventions des mondes imaginaires bâtis par la pensée bourgeoise. Ces bulles de savon que gonflent les vieux penseurs éclatent au souffle du vent qui travers la cour des usines et les boulevards désolés des faubourgs ouvriers... "

http://image.radio-france.fr/franceinter/_media/diff/490033674.jpg
"?"
Bravo Gavroche, je n'aurais pu écrire mieux !
a voté
gamma

Madame Badinter "philosophe féministe".... Mouhahahahhahaha !

Elle est au féminisme ce que Fourest est à "l'étude de l'Islam"...

Toutes deux omniprésentes, pourtant. Débitant leur parole d'évangile, c'est le cas de le dire.



Maman Badinter défend sa caste.

Et peu importe la présomption d'innocence de Nafissatou Diallo (c'est qui, celle-là ?) pour cette féministe d'opérette.

Seule compte celle du pote DSK.

Je pense à Robert Badinter, que j'admirais tant. C'est pas beau de vieillir. C'est pas beau de vendre ses valeurs pour une position sociale.



eh oui ! qui a dit que la vieillesse est un naufrage ? Se rappeler le caca nerveux de Mme B. sur les couches lavables il y a quelques mois...
Navrant !
Sur les couches lavables, on peut supposer qu'elle en parlait plus par intérêt que pas sénilité ... (et puis parler de caca nerveux pour des couches, joli)
"on peut supposer qu'elle en parlait plus par intérêt"

je crois me souvenir qu'en plus elle est actionnaire de Pampers, les couches jetables (pas fait exprès pour le caca nerveux...)
qui a dit que la vieillesse est un naufrage ?
De Gaulle dans ses Mémoires de guerre, à propos de Pétain.
merci de rafraîchir ma mémoire.
Exactement , elle défend "l'égalité" entre hommes et femmes de la grande bourgeoisie , après qu'une vulgaire bonniche fasse de l'ombre a un homme de la trempe de DSK c'est insensé , indéfendable ! Du féminisme de classe quoi , pour une même rémunération entre les sexes dans le milieu des cadres sup' , de toute façon les prolos c'est au smic et ils ont de la chance qu'on leur donne du boulot déja ...
Accord avec vous sur cette dame. Autre raison pour moi d'être déçu de Mme Badinter : son soutien à la GPA.

( Bon, là, je sais que je vais peut-être me recevoir quelques horions de... non, pas de nom !)
J'adore les moralisatrices de forums, les maoïstes du clavier...
Essayons de garder un peu de recul. ;o)
Ces trépignements, ces piaillements et ces caquètements sont un peu agaçants mais ça va se calmer.
Bien de votre avis, je me rappelle de je ne sais plus qui voulant distribuer des gifles et des fessés, c'était assez navrant d'impuissance trépignante et cela évoquait un peu le coq qu'on a décapité et qui continue à courir partout sans sa tête...
C'est agaçant ces atmosphères de basse cour...
Ah! Serena ! Comme vous m'avez manqué !

Me couper la tête ...

Rien d'autre ?
je me rappelle de je ne sais plus qui voulant distribuer des gifles et des fessés

Quel rapport avec le sexe ?

Etrange association d'idées. Vous en avez parlé avec votre psy ?

Quoique, finalement... entre adultes consentants ...
Et pis d'abord, on ne dit pas : "Je me rappelle de".

Et toc!

(Je sais, c'est petit bras, mais je débute dans le sado-masochisme.)
brrr quelle déception !
en clair, le féminisme de Badinter s'arrête là où commence la défense du machisme...ou plus précisément la défense du macho ?!!

tous copains comme cochons pff
je suis de tout cœur avec T. BANON !
Formidable Elisabeth Badinter.D'accord avec elle.Au risque de troubler le discours habituel ici depuis quelque temps.J'assume.La morale n'est pas forcément l'affaire de ceux qui en parlent le plus.
Malheureusement, une fois de plus, les propos de Mme Badinter sont biaisés. Encore une personnalité que l'on a pu autrefois admirer pour d'autres combats et dont se révèle le manque de droiture intellectuelle. De plus, en la présentant uniquement comme philosophe et sans jamais mettre en perspective son discours, H. Jouan n'a je trouve pas été honnête avec les auditeurs. Double peine.
Certes il ne fallait pas s'emballer sur les commentaires au début de l'affaire. Certes il fallait s'efforcer de ne pas oublier la sacro-sainte présomption d'innocence. Pas plus qu'il ne faut aujourd'hui, comme EB, sembler prétendre que DSK est totalement innocent.

Innocent de quoi d'ailleurs ? Innocent d'avoir forcé une femme à consentir de force une relation sexuelle ? Ou innocent parce qu'un procureur américain a peur de risquer de perdre un procès pour cause de dossier insuffisament solide à son goût ?

Comment peut-elle oser qualifier d'ignoble le fait que DSK ait été menotté, comme c'est le cas pour tous les prévenus dans le système américain (que j'abhorre à titre personnel) ? Comment peut-elle se révolter contre les réactions légitimes aux propos de Jack Lang (...il n'y a pas mort d'homme...), qui parlait de l'agression (un détail pour lui) et non pas de l'innocence supposée de DSK ?!

J'en ai soupé de cette solidarité pitoyable des copains-coquins, qui instrumentalisent des médias imbéciles et moutonniers.
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