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Commentaires

Drucker, autoportrait en rescapé

Il est étrange, à la longue, cet acharnement de Michel Drucker à se dépeindre en rescapé.

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Merci pour cette analyse.
Il y a aussi désespérant que Drucker, et depuis aussi longtemps : Elkabbach. On se demande comment il réussit à produire, à son âge déjà avancé comme les fromages du même nom, encore assez de salive pour lécher le fion des puissants du jour.

En écrasant le puissant d’hier quand il a perdu son pouvoir, comme avec cette question au puissant du jour :

« Avec vous, la France se fait respecter, hein ? »

Dans ta gueule, Foutriquet, maintenant que tu ne m’humilies plus !

Et le Fafois de recourir, comme les autres, à ce valet pour nous rouler. « Le changement, c’est jamais ! »
Daniel, du Bourdieu D@ns le texte!
S'il n'y avait que Drucker .....

A propos de la télé, et des médias en général, et du vide intersidéral qui l'habite, je regardais le Petit Journal ce soir.
Ils étaient à Bugarrach, la-ville-qui-va-survivre-à-la-fin-du-monde, tout étonnés de ces médias qui occupent le village sans rien faire.

Cette histoire est quand même hallucinante. Je n'en reviens pas.
Quelqu'un a dit quelque part (qui ? Aucune idée) que ça allait être le fin du monde le 21 décembre 2012, parce que c'était une prophétie maya, des gens dont la civilisation s'est éteinte au IXème siècle, c'est à dire un demi-millénaire avant l'arrivée des Espagnols, et dont jamais personne d'occidental n'a jamais vu que des ruines.

Donc c'est devenu vérité révélée. Quelqu'un d'autre a décidé que dans un obscur village de l'Ariège, repaire d'occultistes à la remorque de chimères improbables, on pourrait être épargnés. Qui donc prétend cela ? Aucune idée, mais ça devient à la fois une plaisanterie et l'endroit où il faut être, en tout cas où toutes les caméras doivent être.
On ne sait jamais, quelqu'un l'a dit, ou tweeté, ou écrit sur FaceBook, donc quelque chose du magnétisme de la réalité doit se trouver là. Des gens viendront, et ce sera ridicule. Ou qui sait ? La fin du monde viendra peut-être réellement. Et Bugarrach, c'est moins loin, moins coûteux d'y aller, moins dangereux que Damas, où se joue peut-être le début de la troisième guerre mondiale : quand le verrou syrien aura sauté, l'Iran se trouvera seule face à Israël qui la bombardera, les occidentaux pousseront vers l'Iran et essaieront de passer en force vers les hydrocarbures de la Caspienne, et là il se passera vraiment quelque chose. Et là, on reparlera de la fin du monde, de la vraie, quand l'Iran pour se défendre mettra nos rues et le proche-orient à feu et à sang.

Alors peut-être que la fin du monde, c'est la chute de l'occident, et que c'est maintenant, et ici.
Comment survivrons-nous dans un monde où notre connerie futile devant nos écrans ne sera plus possible, qu'on sera encore plus vieux, et que le vide de nos vies trop pleines de consommation, d'images pleine de vacuité imbécile, apparaîtra dans sa sidérante splendeur ?

Et j'en viens même à me dire que ce serait peut-être mieux que e soit la fin du monde....

Ah ! Mourir les yeux ébaubis devant nos écrans plein du vide intersidéral de la pensée druckerienne. Quelle belle façon de mourir.
Et quel sommet de la médiocrité.
Nous aurons vu, nous aurons acheté, nous aurons vécu nos vies à travers des images sans relief et sans profondeur.
Et à jamais, nous serons ceux qui avons inventé la platitude de l'humanité, qui aurons décortiqué la réalité jusqu'au rien, la synthése de l'épicurisme et du cynisme. Puisque rien n'a de sens,
Si on avait dit à Diogène et Epicure que la civilisation qu'engendrerait la leur serait cette absence de pensée et ce niveau zéro de réflexion, sans doute Platon ne serait-il pas le seul à avoir bu la cigüe.

Mais foin de tout cela, Platon, Diogène, qui peuvent bien être ces gens ? Ils ne sont pas sur facebook et la télé n'en a pas parlé, et encore moins Sandy et Loana.! Autant dire qu'ils ne peuvent pas exister, pas plus que les Mayas.

Dans ces modernes jeux du cirque, ce sont les spectateurs qui meurent d'un ennui discret, et les présentateurs qui perdurent et se renouvellent tels le phénix.
Icônes usées, victimisées, crucifiées et s'offrant eux-mêmes en sacrifice sur l'autel médiatique, ils ne mourront jamais. Des milliards d'images sont là pour nous en convaincre, et glorifier leur égo fatigué et putréfié de vide.

Mais je l'aime bien, Michel Drucker, il est tellement gentil, même si lui et la télé, tels des vampires, boivent notre vie et la dispersent aux quatre vents du néant. Dans cette danse macabre de fascination et de répulsion, nous sommes toujours perdants, et nous ne sommes que les enfants de l'absence. De la fin de l'histoire et du futur, de la déconfiture du vide et du deuil. Sauf que pour faire son deuil, il faut avoir conscience que nous avons perdu quelque chose.
Qu'avons-nous perdu ? A force de regarder les images, nous l'avons oublié....

Mais si nous ne nous en souvenons pas, il ne reviendra pas.

Le sens.
Ce que j'aime dans les chroniques de DS c'est qu'il cite en général, à la différence de la quasi totalité de ce qu'on lit ici et là sur le net, ses sources, il indique les liens, ... Je suis donc d'autant plus surpris que cette chronique (très juste au demeurant) ressemble étrangement à un habile condensé d'un intéressant reportage sur l'ami Michel Drucker de la revue XXI de Patrice Lestrohan (printemps 2012).
J'ai justement lu par une drôle de coïncidence ce reportage hier soir. Le raisonnement est à peu près le même que dans cette chronique mais développé sur 8 pages. Il aurait été bien de le citer d'une façon ou d'une autre, surtout quand des passages sont presque identiques (l'anecdote Le Lay/Schiller par exemple) ...
Je vous trouve injuste avec Michel, grâce à lui chaque dimanche on peut entendre des artistes talentueux comme Annie Cordy ou Sheila et vraiment ça fait du bien
drucker ou la pleurnicherie elevée au niveau d'un art, quand a abraham le pere du celebre michel il etait medecin au camp de drancy pendant la seconde guerre mondiale,et il aidait ses congenères a choisir une destination via la sncf pour des vacances dans des contrés aussi joyeuse qu'austwich , ou buchenwald.
Mathusalem Drucker est partout à la téle, radio etc...Il a pas assez gagné de fric pour foutre la camp en Belgique...avec Bouvard...On a vraiment une télé dynamique de djeuns!..
La télé regarde la télé.
Ben quoi ? C'était pas le concept d'Arrêt sur images du temps où elle passait dans nos étranges lucarnes ?
Maintenant, c'est le ouaibe regarde la téloche.
En fait il veut devenir éternel. Qu'on le sanctifie.
C'est une maladie ça, non ?
Avoir réussi à associer "Le Lay" et "culturel", surtout à propos de Drucker qui est à la culture ce que l'eau tiède est à un calva maison : bel exploit.
En zappant,je suis tombée sur la deuxième partie. S'il n'avait été là pour commenter les images encore et encore,j'aurais pu croire à une nécro....Mauvais genre quand on connaît le bonhomme.
Michel Drucker est une toute petite chose quant à son importance dans les médias. Par contre, comme symptôme, il est diablement intéressant. Ou comment la télévision actuelle fait du plein avec du vide.
Mais qu'est-ce qu'on s'en fout!
La télé est ennuyeuse et @si devient rasoir.
Drucker rescapé, il me semblait avoir entendu dire que son père collaborait avec les allemands durant la guerre. Intox donc?
[quote=D. Schneidermann]Maman Drucker, enceinte de Michel, est arrêtée par la police allemande sur un quai de gare. Intervient Papa Le Lay [...] qui retourne les flics allemands, en les entretenant, en allemand, sur Goethe et sur Schiller...

Cette belle histoire m'en rappelle une autre. Au moment où les Juif fuyaient comme ils le pouvaient l'allemagne nazie, Helen Hessel aurait sauvé la vie de son mari Franz Hessel en le faisant passer en France dans sa voiture. Au moment de franchir la frontière entre l'Allemagne et la Belgique, Helen Hessel (qui n'était pas juive et avait des papiers en règle) aurait détourné l'attention des flics belges en leur faisant du charme, si bien qu'ils n'ont pas songé à s'intéresser à l'identité de Franz Hessel (juif et sans papiers), qui se trouvait à ses côtés.
Pour l'anecdote, je rappelle que Franz Hessel est cet écrivain allemand qui a servi de modèle (Jules) à Henri-Pierre Roché (Jim) pour son roman Jules et Jim. Il est par ailleurs le père de Stéphane Hessel, célèbre indigné.
Et, si vous aimez les belles histoires de rescapés, vous avez probablement entendu Stéphen Hessel (tiens, encore lui...) raconter comment il a échappé à la mort en camp de concentration en prenant l'icdentité d'un autre détenu déjà mort. Ce qui est étrange, c'est qu'un autre célèbre rescapé, Jorge Semprun, raconte à peu près la même histoire...
Très bon papier.
Tout est dit je pense (et c'est vrai qu'on entend comme un faible écho à la chronique de Judith hier).
la famille Drucker ou l'empire du conformisme .Il lui arrivera bien de s'éteindre mais pour le moment il affiche avec arrongance sa durabilité comme les piles duracell.C'est une immnese perte de temps pour nous tous sa présence à la télé ce jour .
J'ai zappé.

Cette émission-autocélébration est le symptôme d'une vieille téloche toute essoufflée qui tourne en rond.
Ce qui est extraordinaire, c'est qu'on en fasse autant pour un présentateur du style Drucker.

Une émission de variété/promotion, c'est comme un restaurant: les clients - les téléspectateurs - viennent manger ce que le chef - les artistes - leur prépare, apporté à leur table par les serveurs - les présentateurs télé. Sans offense pour tous les serveurs du monde qui font un métier nécessaire et tout à fait honorable, mais le plus important, c'est quand même le chef et sa cuisine. Le présentateur télé, interchangeable, n'est là que pour passer les plats et servir la soupe, pas de quoi en faire une vedette.

A mon humble avis bien sûr.
Lu cette chronique en diagonale... j'arrive pas à me concentrer...
Et si Judith pouvait la faire son émission... ça, se serait sympa!
Très bon 9h15! Très, comment dire? Bourdieusien ce final? "Le discours de domination n'est jamais si efficace que lorsque, point aveugle à lui-même, il s'ignore discours de domination."

Je ne peux m'empêcher d'entendre l'écho de la chronique de Judith et de ses déboire avec les chiens de Garde et vous-même DS. J'attendais presque que vous vous exprimiez sur la question ce matin? Peut-être plus tard?

Il y avait eu ce premier pas (manqué) avec Acrimed, il a quelques temps maintenant. N'y-a-t-il pas de réconciliation possible?
Le pire n'est pas la persistance d'un Drucker, c'est le manque de nouveaux talents dont nous a privé la frilosité de directeurs de chaînes qui privilégient les "valeurs sûres" aux découvertes comportant une part de risque, terrorisés qu'ils sont par leur dépendance aux politiques...
Quel sens de l'abnégation, Daniel, d'avoir ingurgité du "soirée spécial Drucker-coupé-en-rondelles" en plus du Drucker dominical !
Moi j'peux plus ! Ce "rescapé mâle dominant" m'insupporte au point de me donner des envies de sortir mon petit guide de sorcellerie, chapitre "comment jeter un sort funeste à un vieux bulot accroché à son rocher audiovisuel" et d'invoquer à la rescousse mes ancêtres sorcières, beaucoup plus efficaces car pas gênées par toutes ces mauvaises ondes dans lesquelles nous baignons actuellement.

Ceci dit, j'en ai autant pour le "nègre" qui pousse la servilité à ce stade...
C'était peut être la jalousie qui l'a poussé à s'infliger ça (pas tapper).
Que tante Clara vous entende...
On peut toujours tenter de lui faire lire ¨Primo Levi ou Paul Celan, non ?
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