299
Commentaires

Dronautes et antidronautes

Etrange matin : pendant que les radios généralistes rampent au ras des manifs et des barrages

Derniers commentaires

Ah la froide violence du tout automatique, c'est merveilleux !!

Et on va aussi très probablement se faire complétement bouffer par 2 ou 3 monstres sur l’offre légale numérique, surtout quand on considère les discussions effroyablement franchouilles ayant lieu dans ce domaine, un résumé de situation :
http://iiscn.wordpress.com/2013/10/16/contenu-sur-le-net-piratage-offre-legale-resume/
[quote="freudqo"]En France, on subventionne les activités qui s'écroulent. On baisse la TVA sur la restauration parce que les restos ferment. On empêche amazon de faire des réducs (et on fait le prix unique du livre) pour pas que les libraires ferment. Je ne vois pas, pour le coup, le lien avec votre argumentation. Je sais que ce n'est qu'un exemple parmi d'autre, mais j'apprécierais que vous le développiez.
Amazon remplace beaucoup de métiers intéressants par quelques métiers vraiment pourris. Quant à l'argent dégagé par les économies d'échelle, il ne sert pas vraiment à rendre plus rose la vie de ceux qui se retrouvent sans salaire. Où est le progrès pour la société ?
Je ne vois pas, pour le coup, le lien avec votre argumentation. Je sais que ce n'est qu'un exemple parmi d'autre, mais j'apprécierais que vous le développiez.


C'était pour illustrer surtout la première partie de la phrase, c'est à dire "on subventionne les activités sans avenir". Il n'y a plus d'avenir dans la librairie généraliste. C'est un fait pratiquement acté par le progrès technologique. On pourra s'arquebouter tant qu'on voudra sur les privilèges accordés aux libraires de quartier, à moins d'un changement radical de mode de consommation, mais au pays du livre de poche, l'attachement au produit "livre" est bien faible.

Mais il y a déjà dans votre argument un progrès : on remplace beaucoup de métiers par quelques métiers. Contrairement à vous, je crois que les gens ne sont pas des fainéants qui se contentent du chômage pour subsister lorsqu'on les vire (ok j'ai trollé un peu, pardon…). Je les crois capable d'évoluer, de vendre leurs compétences ailleures, de créer des entreprises, d'en rejoindre de nouvelles. Nouvelles entreprises où on leur offrira un salaire, puisque le consommateur qui économisera désormais sur son budget livre le dépensera ailleurs.

Mais examinons : Qu'est ce qu'on craint avec amazon : le fait qu'ils proposent des livres moins chers directement livrés au domicile. Je n'ai jamais demandé conseil à un libraire et je ne connais personne qui le fasse. Et je suis plutôt au dessus de la moyenne niveau nombre de livres lus par an. Bref, ce qu'on craint, c'est que le consommateur ait accès à plus de livres moins chers plus facilement. Voilà la réalité. Voilà où se trouverait le vrai bénéfice sociétal.

Je sais bien que Hugues Serraf est un vrai salaud libéral (qui écrivait dans rue89 hein) mais cet article est édifiant : http://www.atlantico.fr/decryptage/prix-unique-livre-numerique-ligne-maginot-100758.html . L'Angleterre, c'est 3 fois plus de titres parus pour 2 fois plus de vente et le même chiffre d'affaire. C'est un mal ça ? Une société qui lit plus et plus diversifiée ? On pourrait ergoter sur le fait que si une bonne partie des libraires ont disparu, les autres ont survécu en apportant une réelle qualité à leur collection et de réelles spécificités.

On pourrait aussi ergoter sur le fait qu'en France ce n'est pas tellement l'accès à la culture qui intéresse le politique, mais de garantir la manne financière et les oligopoles de certains éditeurs et des artistes stars.

On pourrait aussi ergoter sur le fait que le livre numérique va sans doute plutôt tuer le rayon livre de poche des grandes surfaces, et ne laisser l'édition papier qu'au beau livre relié, le livre objet dont le livre de poche est un ersatz bien pauvre. Je ne suis pas imprimeur ni papetier, donc je peux me tromper, mais j'ai le sentiment qu'il est plus stimulant de travailler à faire quelques ouvrages de qualité à la belle reliure, au papier agréable et au vrai confort de lecture qu'une cargaison de livre de poche dont le seul défi technologique est de ne pas se déchirer trop jeté en vrac dans une sacoche ou un sac à main avant que son lecteur ne l'ait fini.

Mais, oh pardon, il n'y aura plus un libraire de quartier que je finance avec mes impôts et pour qui je paie mes livres trop chers. Vraiment, c'est trop triste.
N'ergotons pas sur les tours de passe-passe fiscaux d'Amazon, sur la volonté de faire disparaître le marché de l'occasion dans l'industrie de la culture; ergotons ciblés.

Dommage pour vous de ne pas avoir trouvé un libraire de qualité, ça existe.
Tours de passe passe parfaitement légaux dans un pays où l'on fait tout pour favoriser les distorsions de concurrence, et où l'on refuse de réfléchir intelligemment au problème des multinationales qui peuvent se localiser où elles veulent.

Mais qu'est ce que ça à voir avec le fait d'autoriser le marché libre des livres ? La punition d'amazon, c'est une loi spécifique sur la vente de livre ?

Quel marché de l'occasion ? On vous empêche de revendre vos livres numériques, vous êtes sérieux ?

Non, je n'ai jamais cherché un libraire à qui parler. Je n'ai jamais vu personne le faire, quand je cherche un livre je me débrouille seul, à tort ou à raison. Je ne veux pas de conseil. C'est peut-être pas bien, mais c'est comme ça, et la plupart des gens que je connais sont comme ça. Soit le quatrième de couv' me plaît, soit un ami l'a lu, soit j'en ai lu une critique quelque part.
La loi du prix unique du livre date de 1981 en France, Amazon a su se développer malgré ce contexte inique, non ? laisser acter la diminution du nombre d'acteurs dans le domaine de la vente de biens culturels à quelques mastodonte c'est laisser arriver un statut d'oligopole ou monopole de facto ce n'est pas très libéral dans l'idée.
Alors que la fnac ne représentait que 20% du marché plusieurs éditeurs ont refusé de publier un biographie de Pinault, le livre a certes été publié.

Aujourd'hui destruction des petits détaillants de livre, les prochains sont les éditeurs mais peut-être que c'est souhaitable après tout. Laisser la concentration opérer joyeusement, la globalisation dans le monde numérique est plus facile, ça va être que du bonheur.

Pour ce qui est de l'occasion voyez plutôt ce qui se profile potentiellement ici.
Ben voyons, comme si les éditeurs français n'avaient pas déjà un oligopole et une manne financière assurée par le prix unique. Encore une fois, regardez l'exemple anglais : le même chiffre d'affaire pour 3 fois plus de titres et 2 fois plus de vente. Qui se sucre en France à votre avis ?

Bien sûr qu'Amazon a pu se développer. Évidemment, à moins de fermer notre économie à toute nouvelle activité de manière aberrante, on n'arrêtera pas le progrès technologique. Je dis juste qu'on ne gagne rien à lutter et tout à accompagner le mouvement.

Et l'occasion, franchement, si on vous fait payer le prix du livre numérique ce qu'il vaut (c'est à dire beaucoup moins cher que le livre papier, ce qui est interdit en France), vous y gagnerez quoi qu'il arrive.
Des petits éditeurs qui sortent des entiers battus ça existe encore.

Pour ce qui est du reste on parle pas de la même chose, vous me parler de taille et chiffre d'affaire du marché, je vous parle de diversité dans la distribution, et quand il n'y a plus que très peu d'acteurs dans un secteur c'est là que la fête commence vraiment. Créer une concentration dans une chaîne économique et toute la chaîne est touchée, et à la fin c'est le client qui trinquera un jour où l'autre.

La volonté d'avoir des clientèles captives est patent, la tentation du format propriétaire fait pas mal d'émules. pour le cinéma avec les cartes d'abonnements, les fabricants de bagnoles qui limitent ce que peuvent les garagistes indépendants par l'électronique ou des outils particuliers....

Accepter le progrès ce n'est pas le laisser faire
Des petits éditeurs qui sortent des entiers battus ça existe encore.


Et alors, ne vous inquiétez pas, il restera justement des librairies spécialisées pour ces gens là. Vous croyez qu'ils visent vraiment le public tenté par amazon ou la grande surface ?

Pour ce qui est du reste on parle pas de la même chose, vous me parler de taille et chiffre d'affaire du marché, je vous parle de diversité dans la distribution, et quand il n'y a plus que très peu d'acteurs dans un secteur c'est là que la fête commence vraiment. Créer une concentration dans une chaîne économique et toute la chaîne est touchée, et à la fin c'est le client qui trinquera un jour où l'autre.


Donc favorisons la concurrence à amazon au lieu de l'endiguer.

La volonté d'avoir des clientèles captives est patent, la tentation du format propriétaire fait pas mal d'émules. pour le cinéma avec les cartes d'abonnements, les fabricants de bagnoles qui limitent ce que peuvent les garagistes indépendants par l'électronique ou des outils particuliers....


Oui, et les vendeurs de vêtements font des cartes de fidélité. Il m'arrive de changer de magasin pourtant. Mon kindle lit des pdfs sans problème. Mais je connais peu d'éditeurs de pdf sur le net avec un choix aussi vaste qu'amazon. Et c'est là le problème. En particulier en France, où l'on n'a jamais essayé de faire progresser le livre numérique. Qu'est ce que vous croyez ? Si une liseuse propose un jour un service équivalent à amazon sans format propriétaire, les gens s'en serviront. On est dans le cas où une entreprise innove vraiment, donc forcément, ils sont précurseurs.

Il y a une époque où un smartphone était un iPhone. Après, une tablette c'était un iPad. Regardez le marché aujourd'hui des tablettes et des smartphones : il n'y pas de concurrence ? Ce sera la même chose pour les liseuses si on laisse le marché tranquille.
Je connaissais pas ces chiffres pour le marché du livre en France et au Royaume Uni, cela donne à réfléchir.
Ce n'est pas ce dont je voulais parler.

Mais il y a déjà dans votre argument un progrès : on remplace beaucoup de métiers par quelques métiers. Contrairement à vous, je crois que les gens ne sont pas des fainéants qui se contentent du chômage pour subsister lorsqu'on les vire (ok j'ai trollé un peu, pardon…). Je les crois capable d'évoluer, de vendre leurs compétences ailleures, de créer des entreprises, d'en rejoindre de nouvelles. Nouvelles entreprises où on leur offrira un salaire, puisque le consommateur qui économisera désormais sur son budget livre le dépensera ailleurs.
Dans un monde idéal, oui, on pourrait concevoir que remplacer les librairies par des géants tels Amazon permette de libérer les hommes d'un travail devenu inutile et de baisser les coûts, et donc de permettre à de nouvelles activités épanouissantes de se créer.
En pratique, on constate qu'Amazon ne repose pas sur des robots mais sur des humains dont le travail est "automatisé", et que l'argent dégagé va surtout dans les poches de ses actionnaires (et va peut-être permettre de créer de l'emploi, mais à leur service et à leurs conditions). Il y a eu échange d'un travail intéressant et utile pour un travail pourri. Est-ce ponctuel -en attendant que Amazon se robotise complètement et que la richesse de ses actionnaires se répendent sur le reste de la société- ou est-ce un coût logique de ce genre de changement ?

Je ne cherche pas à défendre à tout prix les métiers ingrats qui disparaissent au profit de l'automatisation.
Je me demande si cette automatisation n'a pas d'autres conséquences, de déshumanisation du travail de ceux qui restent, d'économies d'échelles telles que les décideurs ne sont plus concernés par les conséquences locales de leurs choix.
Fran- si je le comprends- dit une vérité bizarrement peu connue: La machine ne remplace pas l'homme, mais des gestes humains préalablement mécanisés: La machine remplace des machines humaines. L'intention de réduire le travail en miettes précède et explique le progrès technique. La destruction du travail est inéluctable et souhaitable. La question du temps vide ( vacances) c'est à dire libre est donc la question à venir. ça tombe bien, c'est la question de toujours.
Dans un monde idéal, oui, on pourrait concevoir que remplacer les librairies par des géants tels Amazon permette de libérer les hommes d'un travail devenu inutile et de baisser les coûts, et donc de permettre à de nouvelles activités épanouissantes de se créer.

En pratique, on constate qu'Amazon ne repose pas sur des robots mais sur des humains dont le travail est "automatisé", et que l'argent dégagé va surtout dans les poches de ses actionnaires (et va peut-être permettre de créer de l'emploi, mais à leur service et à leurs conditions). Il y a eu échange d'un travail intéressant et utile pour un travail pourri. Est-ce ponctuel -en attendant que Amazon se robotise complètement et que la richesse de ses actionnaires se répendent sur le reste de la société- ou est-ce un coût logique de ce genre de changement ?


Amazon emploie-t-il le même nombre d'employés que les librairies qu'il va remplacer ? Je ne pense pas. Oui, leur métier n'est pas terrible, mais oui, c'est un cas ponctuel.

L'argent va-t-il vraiment uniquement dans la poche des actionnaires ? Oui, une partie, mais amazon a aussi de la concurrence : le klobo de la fnac, d'autres sites de livraison de marchandise. Si vous voulez que les prix baissent et que le consommateur en profite plus que l'actionnaire, il faut favoriser cette concurrence, et en France on veut l'inverse.
Parce que la concurrence est ce qui permet une meilleure redistribution des gains de richesse ?
Ce n'est pas une évidence pour tout le monde.

(Ce qui répond sans doute à votre question, "Je comprends pas cet attachement de la gauche radicale aux métiers les plus pourris et les plus chiants." Si l'on croit que la suppression de ces métiers est une occasion de plus grande concentration de richesse et d'injustice, il y a matière à réfléchir au bien fondé de ces suppressions.)
Parce que la concurrence est ce qui permet une meilleure redistribution des gains de richesse ?
Ce n'est pas une évidence pour tout le monde.


Oh, la concurrence est loin d'être idéale. Il faut quelques règles et normes pour contrôler les produits et leur fabrication. Mais de manière générale, je crois sincèrement que c'est le seul moyen d'assurer à la fois des prix décents, le confort de vie et le progrès technologique constant qui y est lié.

Si l'on croit que la suppression de ces métiers est une occasion de plus grande concentration de richesse et d'injustice, il y a matière à réfléchir au bien fondé de ces suppressions.

Sauf qu'il n'y a aucune raisonde le croire.
Ahahhahah !!! Je me suis bien marrée ce matin en entendant ct'eu nouvelle. On est le 1er avril ou quoi, et en plus le forum que je n'ai que parcouru vite fait ..... :)))) tout est bon pour s'engueuler. Ptioufff.
La barre « espace » est très utile pour faire des espaces entre les mots ou derrière les virgules.
Les drones, c'est un danger dans les mains des multinationales. Rien de plus à dire.

Et franchement, ça donne envie de passer le permis et avoir une arme à feu. Pour les tirer. Tant qu'ils ne sont pas armés pour répondre. C'était pareil les drones Predator: au début, ils n'étaient pas armés. Maintenant: Kill zone de 15m.

Pas envie que mon présent soit Shadowrun sans les elfes. C'est naze j'veux être un elfe.
Pfioouu...
Sujet à la fois "écran de fumée" dans l'actualité du jour, et passionnant à long terme !
Mais se taper la logorrhée scientiste et les 50 commentaires de Freudqo, c'est long ; heureusement cela permet d'apprécier les interventions sensées de Al1 et Pow Wow :-)
"Twitter parle d'autre chose"

Eh oui, Twitter a une longueur d'avance sur l'info immédiate. Il a déjà digéré tout ce week-end localement la marche anti-TVA, l'écotaxe, l'équitaxe, le bijoutier relâché, le match PSG-OL, et internationalement l'Ukraine, le métro de NY amérissant sur l'Hudson River, Obama grimé en Rosa Parks, etc... pendant que lémédias traditionnels ronronnaient le dimanche en faisant leur shopping de Noël sur les Champs-Elysées (du bon côté du trottoir, hein) et se repassant la vie de Lady Di.
Ça existe déjà dans l'armée américaine. Et ils livrent sans problème à 10 000km des USA. Et quand c'est livré, 10 pâtés de maison sont livrés d'un coup. Mais le petit plus de l'armée américaine c'est que t'as pas besoin de commander pour être livré.
"Les métiers que la machine prend, c'est du temps libre pour l'homme"

Oui, mais faut bien bouffer. Dans un monde parfait où on te propose tout de suite un autre boulot convenable quand tu te fais remplacer par une machine, tout va bien. Mais si t'as 50ans, que ton poste est supprimé et que tu es laissé sur le côté à toucher Rémi, tu peux l'avoir mauvaise.

Je prédis donc une forte hausse de la pratique du tir au pigeon électronique.
"Twitter parle d'autre chose"

Diantre, Twitter parle ! Le maninaute serait-il animiste ?
"Pour Bezos, en tout cas, mission accomplie : il s'est offert une fantastique campagne de pub gratuite."
Mais Daniel Schneidermann ne se laisse pas manipuler, lui!
Hahaha, toujours les mêmes réactions devant l'évolution technologique. Oh bien sûr, il y a effectivement toutes les questions de surveillance, tout ça. Enfin là on parle d'appareils destinés à vous livrer des trucs que vous avez commandés…

Mais la pire des réactions, c'est "oh mon Dieu, ils vont remplacer des vrais employés humains". Breaking news, la machine remplace l'être humain. Et le tracteur a remplacé le paysan. N'empêche que je suis content de pas crever la fin dans la campagne du 19ème siècle. Et la machine outil a diminué le nombre d'ouvriers. Mais qui espère sincèrement que ses enfants feront les 3 huit toute leur vie ? Et l'informatique a fait chuter le nombre de dactylos. Quel dommage ! Ma fille ne pourra pas passer sa vie à recopier les ordres de son n+1. Et l'e-mail va tuer la poste, j'en suis sincèrement désolé. Et un jour tous les métros seront automatisés, et fonctionneront la nuit et le dimanche. Pardon à tous ceux qui aiment taper la causette avec le conducteur du métro. Et les caisses automatiques et les scannettes vont se multiplier en grande surface. Désolé pour ceux qui trouvent intolérables de ne dire que "bonjour, au revoir" à la caissière qui branche leur scannette ou surveille les caisses auto. Et le livre numérique et les tablettes vont achever l'imprimerie telle qu'on la connaît.

Je comprends pas cet attachement de la gauche radicale aux métiers les plus pourris et les plus chiants. Plus encore que les libéraux et les social-démocrates, c'est eux qui devraient être contents de cette évolution. Les métiers que la machine prend, c'est du temps libre pour l'homme. Du temps libre pour faire autre chose : créer, imaginer, inventer, échanger etc… Ah mais pardon, artiste, designer, architecte, ingénieur, infirmière, médecin, aide à domicile, c'est pas des VRAIS métiers utiles à la société. Le vrai métier c'est que tu fabriques des grandes barres d'acier en te ruinant la santé. Le vrai métier c'est que tu scannes des codes barres toute la journée au point que le bip de ta caisse te rende fou. Parce que là, tu PRODUIS un truc ou tu VENDS un machin pour de vrai.
Béats de la consommation toujours plus rapide, de la pulsion à satisfaire tout de suite, là, même le dimanche, même la nuit, contre monomaniaques de la surveillance.
Les partisans de l'ouverture des magasins 24 h sur 24, 7 jours sur 7, marquent des points.
Le rapport Bailly propose en effet davantage de dimanches ouvrables, et Ayrault annonce une loi pour 2014.
La CIA, procureur, juge et bourreau
jeudi 14 février 2013, par Philippe Leymarie
Le monde diplo


(...)Il est le vrai « seigneur des drones », l’homme qui a la haute main sur la « kill list », et sur les assassinats ciblés : John Brennan, conseiller à la Maison Blanche pour le contre-terrorisme — que le président américain Barack Obama veut nommer nouveau chef de la Central Intelligence Agency (CIA), en remplacement du général David Petraeus — devait s’expliquer à nouveau, ce mardi 12 février, devant la commission du renseignement du Sénat, mais à huis clos, sur les engagements en cours en Tunisie, Libye et au Mali. La ratification de sa nomination par le Sénat reviendra à re-légitimer l’usage des drones et des assassinats ciblés, une procédure utilisée dans le secret, sur un mode souvent préventif qui néglige les dégâts humains et politiques. Pourtant, cette nomination signera sans doute également la fin du processus de militarisation de la CIA...
"« On peut toujours rêver. Pour Bezos, en tout cas, mission accomplie : il s'est offert une fantastique campagne de pub gratuite."

Peut-être aurait-il fallu commencer par là...C'est bientôt Noël. Tout ce qui vous met au devant de l’étal est bon à prendre.

C'est bientôt Noël, mais pas pour notre lider maximo : Sa chronique de ce matin contient quelques fôtes de frappe qui trahissent soit une fatigue normale en cette fin damnée (ce n'est pas une faute de frappe), soit un lapsus calami que même Freud y sait pas l'expliquer, soit un tel manque de personnel que la chronique du lundi matin ne peut être relue par personne.

Maintenant que j'ai vidé mon fiel, au fait.

Rien que le nom d'Amazon (sans "e") évoque une référence à la mythologie. Je m'interroge très fort sur l'aptitude des manageurs d'ici ou là à intégrer les enseignements de la mythologie. J'ai écrit intégrer, pas exploiter.
Parce que exploiter, ça, ils ont appris.
Ils ont appris.

Alain Korkos est bien plus qualifié que moi pour illustrer l’utilisation du thème de l’oiseau miraculeux. Et quel oiseau plus miraculeux qu’un drone ?

Ils n’ont pas intégré. Imaginons un sondage auprès d’unéchantillonreprésentatif (toujours pas de fôte de frappe) qui pose la question suivante : « Un drone c’est quoi pour vous ? »

Je ne parle pas des Palestiniens et autres damnés de la terre, bien sûr. Eux ils savent ce qu’est un drone.

Les autres réponses ne vous diront sans doute rien. Parce que 99,98% des sondés n’ont pas connu la terreur que vous inspire le bruit du drone.

Pour finir : Amazon, ça évoque quoi pour vous ?
Moi, les seuls drônes dont j'entends parler, ce sont ceux fabriqués en israël, et destinés à dézinguer n'importe qui dans les territoires palestiniens en disant que ce sont des tirs ciblés... Ceux-là, qui balancent des saloperies de bombes sans faire courir aucun risque à l'armée (aidée par des grandes nations) d'un pays qui voit des ennemis partout... on n'en parle pas non plus... Et pourtant, il n'y a pas qu'en Israël qu'on s'en sert pour "livrer" à domicile...
Sinon, ce matin, grosse rigolade : "attention embouteillages à prévoir", nous hurlaient les media mainstream... et, en direk-live du "terrain" : "oh ben nan... il n'y a que 3 camions alors que les militants en attendaient au moins une trentaine" ! Des envoyés spéciaux envoyés spécialement sur ... rien !
Ils ont des idées géniales au New York Times.
Lorsque Bezos mettra ses drones en circulation, je m'achèterai un gun et je les dégommerai comme au ball trap.
Puis je récupèrerai la marchandise qui n'aura pas trop souffert de la chute. A chaque drone abattu une nouvelle surprise.
Le progrès technologique laisse entrevoir de bien alléchantes perspectives.
mais quel monde nous fabrique t on ??? des machines à la place des hommes, et les hommes que feront ils pendant ce temps là puisque plus personne n'aura d'emploi ....??? n''est il pas temps de nous interroger sur la notion de sens du monde ???
Les drones seraient plus pratiques à compter les participants des manifestations, comme celle de ce dimanche.
Non mais sérieusement, on parle de ça ? des drones ?
On avait aussi les irrégularités des décomptes de voix aux élections des Honduras aussi, ou de la répression des manifestants de ce sympathique Juan Orlando Hernandez.
Bah, une autre fois sans doute.
Et puis, c'est tellement loin, les Honduras - billet de 2010, dernier en date).
"Sans Francisco" : lui aussi a foutu le camp ? :o))
Si j'osais (mais le piège est trop grossier), je dirais que daniel Schneidermann lui même fait relaye ce buzz pour Amazon. Je ne sais d'ailleurs si ce buzz va tellement au delà du cercle des geeks (ou alors du Mr tout le monde étazunien ?), parce que j'étais passé complètement à travers de cette "info", sans m'en porter plus mal.

Sur les déclinaisons des "et si" (carabine, filets tendus par de nouveaux bandits de grand chemin etc.), il faut noter que ça peut s'appliquer sur le parfait symétrique de cette vision d'avenir. Touriste à venise cet automne, j'ai pu constater que les camionnettes de la Poste y étaient évidemment remplacées par des bateaux, et que la fin de la livraison se faisant à pied (on marche et porte beaucoup à Venise), on peut à l'occasion voir des canots amarrés le long de quai séculaires, chargés de colis Amazon, et momentanément personne pour empêche de s'y servir.
des drones pourront bientôt vous porter votre commande, en direct de l'entrepôt

Et moi je suis Les Beatles.
Ya aussi "Kiki la petite sorcière".

Alain Korkos pourrait peut-être nous concocter une rétrospective des livraisons aériennes?
Bonjour
Une question, est-ce que les drônes ont un porte monnaie parce qu'une fois qu'ils auront remplacé toutes les personnes qui travaillent, qui va acheter à ces géniaux managers en quête de bénéfices.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.