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"Drôle" "chaleureux" "chouette" : à Delarue, la télé reconnaissante

Séquence hommage. L'animateur-producteur Jean-Luc Delarue est mort jeudi 23 août à l'Hôpital américain de Paris, d'un cancer de l'estomac. L'information, d'abord donnée par le paparazzi Jean-Claude Elfassi sur twitter, puis reprise par le blog de Morandini, a été confirmée par un urgent de l'AFP une heure plus tard. Une prudence liée à la fausse annonce de sa mort sur twitter le 22 juillet 2012. Et dès la mi-journée, réactions et hommages se sont succédé dans les JT.

Derniers commentaires

la gauche pourrie a enfin viré la droite cynique
merci arret sur img
mais l'odeur persiste et les malheurs aussi

donc un sou étant un sou comment fait -on pour se désabonner d'arret sur images?

merci de me répondre
C'était pourtant TRES simple : changer de chaîne! Pour moi je ne me rappelle que le "petit jeune homme" de l'émission de midi sur Canal...

Moi aussi, j'aImais bien ce Delarue de Canal+.
JLD a été enterré dans la plus stricte intimité familiale.

Il aura mis du temps à comprendre que la discrétion, c'était un truc pas mal.
Twitt récent de notre Didier :

Didier Porte ?@DidierPorte

Sur Canal+, Denisot, Lescure et Elkabbach se congratulent d'avoir fabriqué JLD. Bravo, les gars, beau boulot

Bon, ben j'ai eu raison de regarder Canal Hier soir exceptionnellement ;o)
Hors sujet:
RTL commence la saison très fort.
Ce midi dans l'émission de Stéphane Bern, que j'ai rarement entendu aussi consensuel, le
mielleux suprême JF Copé, grand rayeur de parquet devant l'Eternel était l'invité. Comme à son habitude il a usé et abusé
de la langue de bois qui le caractérise.

Que n'a t-il attendu jeudi la chronique de notre ami Didier qui, lui, aurait certainement demandé à Copé si elle est bonne.
Je parle naturellement de l'eau de la piscine de son pote Takieddine.

En compensation de ce coup de pouce à droite on peut s'attendre dans les prochaines semaines à l'invitation chez
Stéphane Bern d'un des fers de lance gauchistes du PS, genre Jack Lang ou Charasse. ça va chauffer.
Voilà tout ce que je déteste dans le système médiatique, particulièrement télévisuel.

Un animateur de téloche, pas pire ni meilleur qu'un autre, est mort. Bon, ok, il était connu du grand public, rien de bien étonnant. Je m'incline devant sa dépouille, mes sentiments à sa famille et à ses proches, touçatouça...

MAIS, plutôt que de passer à autre chose, pendant trois jours, nous avons eu droit à un déferlement de superlatifs, de commentaires élogieux, d'envolées lyriques sur son génie, sur le fait qu'il aurait réinventé la télévision, et blablabla...

Et c'est là que je perds mon calme. A force d'enflures, tous ces blaireaux qui se la jouent dévastés de chagrin (alors qu'au fond ils s'en foutent, après tout c'est une place qui se libère), arrivent à tellement m'exaspérer que j'en viens à détester ce personnage qui ne me faisait jusqu'alors que (presque) ni chaud ni froid. Moi aussi j'ai regardé "ça se discute", mais outre le fait que cette émission n'avait rien de révolutionnaire, elle aurait pu être présentée par une chèvre que je l'aurais regardée si son thème m'intéressait (car c'est cela qui importe au premier chef).

Mais entendre que Delarue était un génie humaniste, alors qu'il était surtout un arriviste obsédé par le fric et la notoriété, c'en est trop pour moi. Je n'oublie pas qu'il a fait sa fortune sur notre dos, après l'épisode des patates, rendu possible par Elkabach, ce président de France télévisions de sinistre mémoire (qui lui est toujours bien vivant ... hélas).
« "Drôle" "chaleureux" "chouette" : à Delarue, la télé reconnaissante » ? L'audiovisuel est un monde souvent concurrentiel concernant les ego de ses acteurs et subventionné (par la publicité/sponsor et par l'Etat) pour présenter d'une manière socialement acceptable les spectacles quotidiens de leurs programmes. Soit.

Ceci dit, à la fin des années 1990, "ça se discute" a été un concept d'émissions de vulgarisation de faits de société très enrichissantes en ce qui me concerne ; loin du voyeurisme ou de l'apitoiement des émissions des années 2000 (ça se discute avait évolué) et d'autres émissions quotidiennes comme "Toutes une histoire". Entre 1995-2000, je manquais rarement ce rendez-vous hebdomadaire.

Arrêt sur Images était un autre de mes rendez-vous hebdomadaires à cette époque.

Dommage que Jean-Luc Delarue n'ait pas plus écouté sa fatigue que son envie d'en faire plus. Comme quoi, Pierre Rahbi a raison : il y a des gens qui se suicident sur un tas d'or.
Ah non dans la légende ? Pas le moins du monde. Les gens qui en font un grand homme mort trop tôt avec des mots dithyrambiques, c'est gonflant non ? Je ne comprends pas des gens qui sont célèbres (parfois !) connus (trop souvent !) et dont la vie privée est médiatisée (toujours !) alors qu'il n'est qu'un simple animatueur de la télé, ça me troue le c.........!

D'autant que ce même homme qui a fait "moults émissions" pour parler des "maux et mots" du siècle : la prostitution, la drogue, les enfants violés, les anorexiques et boulimiques, bref tous les problèmes de la terre . Et ce modèle télévisé finit lui-même par être drogué incapable de demander de l'aide à un des nombreux psychologues qu'il a inviter pour ces émissions.

Ben non il avait besoin de sa chnouff et à quel prix plus que le prix du marché ! On nous fais tous les jours la morale pour nos jeunes sur le sujet et les gens de JET-SET ont le droit de respirer ou fumer la moquette, la blanche, le cheval, l'héroine, le crack sans que celà soit vraiment puni !

Un jeune de banlieues qui est pris avec juste une cigarette de cannabis risque plus que le "Jet-setteur" qui lui paie pour des kilos de blanche. Françoise Fabian en son temps le faisait et on l'admirait ..Bon elle n'était pas la seule mais c'est le nom qui me vient en tête..

Les drames des chanteurs mort(e)s à cause de la drogue dure avec la complicité du système hollywoodien, de la chanson, du milieu très spécial de la nuit, finit par des pleurs, des "éloges funèbres" quasi indécentes, des regrets éternels, alors que d'autres qui bossent aussi durs mais dans l'indifférence générale eux sont inexistants à la télé.

Désolée je pleurerais pas pour lui car son cancer quelque part il se l'est collé en conscience. Il prenait des doses incroyables en dépensant à des doses aussi incroyables, avec la vie facile qu'il avait comment le plaindre. Je sais je suis pas juste mais bon qu'on vienne pas me dire que le pôvre a été victime de son milieu. Il avait le choix quand même.

Le pire c'est qu'on leur pardonne "leurs fautes ou bêtises". Comme l'acteur qui jeune était subversif mais devenu vieux est un gros con de fascho : Depardieu qui pisse dans l'avion et boit adonf le gros nez rouge est là comme preuve, .qui se découvre ami de Sarkozy bref tous ces gens qu'on est censé adorer car ils sont connus et célèbres.

Et il y aura des "lettrés" pour faire des "hagiographies" plus que de vraie" biographies" .
Il viens de rentrer dans l'histoire de l'humanité. Dans 1000 ans on connaîtra encore le nom de Neil Armstrong.
+ 37 morts en Syrie
Bon debarras!!
J'ai entendu beaucoup de mal sur ce type d'influence et ses habitudes et je pense qu'on a encore affaire a un cas scandaleux et ordurier d'homme blanc influent et bourgeois qui n'aura pas été rattrapé par ses excès, lesquels auraient dus être punis pénalement... en espérant que même s'il n'est plus là pour se défendre, les victimes de l'ombre oseront parler. / Pas besoin de conditionnel, il y a eu au moins une hôtesse de l'air agressée verbalement il y a quelques années, d'après la version officielle / . Les lignes doivent bouger ! et les puissants doivent rendre des comptes à la société comme tout le monde.
Saint-Pierre demande à Jean-Luc Delarue s'il veut aller en Enfer ou au Paradis.
Delarue demande d'abord à voir avant de se décider. Saint Pierre lui propose de voir d'abord l'enfer, et d'un claquement de doigts, il fait apparaître un paysage superbe, une plage ensoleillée où des filles nues dansent, nagent, où la coke jaillit de fontaines de marbre... Delarue se tourne vers St-Pierre et dit :
" Merveilleux ! Je veux aller en enfer, c'est génial ! ".
.....Et instantanément, il se retrouve plongé dans un océan de lave ardente, les cris de Zitrone, Guy Lux retentissent pendant que la chronique de Daniel Schneiderman. est lue à voix haute à longueur de journée.
Delarue regarde St-Pierre et lui crie :
" Hé ! Qu'est ce qu'il se passe ?!? Ou est la plage ? Ou sont les filles ? "
St-Pierre regarde Delarue en face :
" C'était juste la maquette de l'émission, Jean-luc... "
J'ai toujours soigneusement évité les émissions de Delarue grâce à un instrument miraculeux: la zapette.

Ce qui est frappant, c'est l'énorme impact de la mort de Delarue dans les médias
(les programmes de F2 de mardi seront bouleversés, une partie de la soirée sera consacrée au grand homme)
en comparaison de la discrétion criante qui a accompagné le décès d'un autre animateur TV, l'immense Michel Polac.
.
Je ne dois pas être normale, je ne crie pas champagne à l'annonce d'un homme qui meurt d'un cancer des organes mous.
Je ne dois pas être normale, je conserve cette retenue des 1ers jours (ou des 1ères heures, maintenant tout va si vite).
Je ne dois pas être normale, j'ai beaucoup aimé les émissions de JL Delarue, avant de détester en bloc toutes les émissions en plateaux avec public, tous animateurs confondus.

Au début des années 2000, j'étais accro aux débats de Ca se discute et de Jour après jour. Pas besoin de substance illicite, je planais grave en regardant Delarue, avec un sentiment de paix inouï dans un monde de fraternité et de respect mutuel. Et quand j'y repense aujourd'hui, je n'arrive pas à regretter ces moments là (j'en connais qui regrettent d'avoir passé leur jeunesse devant des feuilletons américains débiles).

Je me souviens d'une émission sur la folie qui m'a beaucoup marquée. La sincérité des témoignages, l'attitude respectueuse du public lorsqu'un invité a expliqué qu’il se prenait pour Highlander et avait le pouvoir de cicatriser automatiquement ses blessures. Et puis Jean-Luc Delarue, cette façon souple qu'il avait de mener le débat, de se placer à l’exacte longueur d’onde de son interlocuteur, singer ses travers avec suffisamment d’humour et de bienveillance pour qu’il n’en prenne pas ombrage (avec un adolescent par exemple), comment il s’effaçait lorsque, magiquement, la discussion s’installait sur le plateau entre soignants et patients, que chacun s'écoutait, et à tour de rôle vidait son sac, sans surtension gênante : « justement, moi c’était exactement pareil quand j’ai passé mon chien à l’alcool modifié » (personne n’a ri sur le plateau), « attention, je ne dis pas du mal des soignants, ils font un travail remarquable, mais des fois...», « je comprends ce que vous voulez dire, il arrive qu'on se laisse abuser par un patient..., « y en a marre des médicaments ! » etc... Comme il manoeuvrait en douceur lorsqu’un témoin devenait trop envahissant dans la discussion, cette humanité, ce talent-là devant les caméras... Des années plus tard, j'ai eu à écouter un proche me dire des choses ésotériques, et mnoui, je l'ai écouté, je ne lui ai pas dit mon dieu tu es folle!! mais tu es en souffrance et tu devrais en parler à quelqu'un dont c'est le métier.

Forumeurs, ne perdez pas votre temps à me dire que ça tirait sur la corde jusqu'au bout, que c'était cynique en faisant son beurre sur le dos du malheur des gens, que c'était aussi puant qu'un plateau de Mireille Dumas, et que finalement je fais exactement la même chose avec mon exemple à la con, que les psychothérapies n'ont rien à faire devant les caméras, vous prêchez à une convaincue. Je vous dis juste que j'ai aimé la façon dont Jean-Luc Delarue animait ses débats au début des années 2000.

Grandeur et décadence... Tous les éléments du docu-fiction sont réunis. Pour les gens de télé, juste 2 questions : qui pour interpréter Delarue et surtout combien de parts de marché sur tf1? Alors là, ça se discute...
Par delà les hommages divers plus ou moins sincères et objectifs ,peut-être peut-on essentiellement retenir de lui le bien qu'il a fait tout au long de sa vie professionnelle, malgré des défauts ou des faiblesses liées à son enfance et son adolescence qui l'ont aussi amené à mal faire ou à faire du mal .

Sans doute fera-t-il mieux dans sa prochaine vie; c'est tout le mal qu'on peut lui souhaiter

Ainsi qu'aux intervenants certainement généreux et parfaits qui le descendent ici ou ailleurs
J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c'est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules.

Textes de scène, Pierre Desproges, éd. Seuil, 1988 (ISBN 2-02-010383-4), « Dernières volontés », p. 42
Ces "célébrations à J.L. Delarue" ont frisé le délire...

Spectacle affligeant d'une télé qui ne sait plus que s'auto-congratuler...se considérer comme le spectacle même.(je pense au "Grand Journal", je pense à "Télé-Matin", par exemple)

Les gens de télévision semblent chaque jour un peu plus se voir, et donc se montrer, en personnages considérables, d'une importance démesurée...

Le nombrilisme de la télévision devient effrayant, quasi indécent.


Pour moi, c'est réglé depuis un bon moment: La télé, je la regarde éteinte!
Sophie Davant continue le travail. C'est normal elle est drôle et chaleureuse et chouette.
C'est pas bien de profiter qu'il est mort, les gros méchants du forum, oui vous, là. C'est pas que c'est tabou, mais c'est pas noble d'attaquer quelqu'un à terre (sous-terre, question de jours). Si on l'a attaqué avant, la gratuité du geste post-mortem est choquante. Si on ne l'a pas attaqué avant, c'est pas super "la noble-attitude", c'est la lâchitude. Déjà que le net, plein d'anonymes, est réputé être l'antre de la lâchitude. Enfin tant pis. C'est moins pire que d'annoncer sa mort sur twitter un mois avant. Je pense que sa famille ne nous lit pas.

Non vraiment j'aimerais mieux qu'on discute de la psychologue, de l'émission de l'après-midi, surmenée, concluant à la va-vite. Du travail sans filet. À la machette. L'effet des pleurs en public télévisuel sur la personne qui pleure et sur le public, en sait-on assez là-dessus?

Puisqu'on voit qu'il n'a servi à rien que Delarue tombe, à quoi bon s'acharner les les "têtes de gondole" que sont les animateurs vedettes, les producteurs-vedettes? Les déballages télévisuels emballés de complaisances réparatrices continuent à piéger le téléspectateur en mal de vie par procuration ou de modèles, et ne lui élargissent pas tellement l'esprit.

Le mal est plus profond, Delarue ne peut pas l'incarner à lui seul. Et maintenant il ne l'incarne plus du tout.

Le mieux serait de juxtaposer des émissions de télé qui éveillent un peu les consciences.
Des émissions abrutissantes et au goût de beaucoup, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Les zigouiller peut donner une sensation de bien-être mais c'est la disparition quantitative des autres émissions qui est tragique.
talent, modestie, respect de ses employés, émissions de qualité... bref un grand monsieur nous quitte , ce soir heureusement il nous reste le grand Patrick Sébastien à qui on souhaite une longue vie et une belle carrière sur le service public afin de nous divertir avec de grands artistes comme Dave ou Patrick Juvet
Un jour, faudra nous expliquer comment un sujet comme celui-ci, ou celui sur le prince tout nu se retrouvent en vrais articles, alors que d'autres restent des vite-dits. Il y a parfois des vite-dits assez longs, donc c'est pas ça.
Je ne dis pas: ne pas en parler du tout, c'est vrai qu'il s'agit de médias qui parlent d'eux-mêmes, en somme, donc OK vous êtes dans votre sujet, mais c'est la hiérarchisation qui m'échappe.

Un horrible soupçon genre chasse aux clics m'envahit.
Oui, Delarue était l'apôtre d'une télévision lacrymale. Oui, il a contribué à importer les talk-shows américains à la Oprah en France, souvent avec plus de retenue que dans la version originale, parfois avec des thématiques franchement limites. Oui, ses émissions ne rentraient pas vraiment dans les missions de la télévision publique, de ce qu'on attend des chaînes financées par la redevance. Oui, c'était un patron tyrannique, l'un des trois "voleurs de patates" de l'époque Elkabbach (avec Nagui et Arthur), chantre de la télé-fric.

Mais cet hommage est justifié. C'était un producteur extrêmement influent, et pas seulement sur France 2. Il a lancé de nombreux concepts de magazines et de divertissements en France, et qu'on apprécie ses émissions ou non, il aura marqué durablement le paysage audiovisuel.
Allez, je la remets. (Il s 'agit d'un texte écrit à la fin du XX° siècle)

Lundi 4 décembre, 22 h 20, j'allume la télévision après mon travail : sur France 2, "Ca se discute", ou comment grandir avec une maladie rare. Pourquoi suis-je resté cinq minutes devant "ça", pourquoi n'ai je pas éteint "ça" tout de suite ? Que cherche Monsieur Delarue, à faire pleurer devant nous une petite fille malade, ou à faire avouer que son couple est cassé à une mère qui a commencé par le taire ? Quel bien croit-il faire à ces gens qui ne l'ont pas attendu pour gérer leur problème ? Et d'ailleurs, le croit-il, croit-il à autre chose qu'à lui ? Il veut "aider" ces gens-là ? Qu'il aille donc, dans l'anonymat, travailler au quotidien avec des handicapés, il y a de l'embauche !
Et je n'ai pas échappé à "mon bébé" que, voyant qu'il était allé trop loin, il lui a dit en fin d'émission : c'est quoi, ça, de se mettre à tu et à toi avec une demoiselle de quatorze ans dont on devine qu'elle est du genre réservée ; que ressent-elle, maintenant, de se revoir en monstre de foire pour petit écran, d’avoir reçu publiquement sa compassion gluante ? Ceux qui fréquentent professionnellement des enfants savent assez combien beaucoup ont horreur de la familiarité express, voire de la familiarité tout court, et que s'ils vous accordent confiance et respect, c'est à distance. "Mon bébé", le verre d'eau qu'il lui a offert : et si c'était une nouvelle habileté du monsieur, en animateur qui a toujours le dernier mot, en chat-qui-retombe-toujours-sur-ses-pattes ? Il a exhibé après ses "réussites", les personnes qui grâce à lui iraient mieux : on aurait dit la liste des gens sauvés par la croix Vitafor !

Une polémique a agité le petit monde médiatico-politique sur une production du même (quel hasard) Monsieur Delarue : « C’est mon choix ». Emission assez vulgaire, plutôt racoleuse, faussement conviviale, faussement pédagogique du respect de la différence (si vous attendez qu’on y parle des minorités en tous genres, des faibles, des exclus du système, attendez toujours). Mais elle n’a jamais été aussi impudique que « Ca se discute » (cette mère poussée à étaler ses problèmes de couple devant nous et surtout son fils de 10 ans), aussi tire-larmes (cette petite fille et sa tête qui se baisse vers un mouchoir), aussi narcissique (cet animateur qui monopolise l’écran).

« Ca se discute », comme beaucoup d’émissions hélas, fonctionne sur un douteux mélange de compassion, de voyeurisme, d’admiration pour un monsieur-je-sais-tout, de goût pour le morbide, pour des spécialistes qui en deux coups de cuiller à pot refont les gens, les vies. Ah ces vies. Faut-il que celles des spectateurs (nous, vous, et tous ceux qui font monter l’audimat à ces heures-là), soient médiocres, tristes, sans but, pour qu’ils se ruent en masse devant les écrans, pour qu’ils collent l’œil au trou de la serrure. Il y a quelques années sur Arte, chaîne que certains moquent pour son sérieux, son pédagogisme, était passé un petit film polonais : un tout jeune enfant, celui du cinéaste, filmé pour plus de discrétion en caméra cachée parmi des gens âgés assis dans un parc de ville. Leurs dialogues lents, leurs silences, ses questions, ses réponses : le souffle coupé on avait tout sur la vie, l’amour, la mort, dans une force et une pudeur absolues. Et pas de Monsieur Delarue.
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Quant aux hommages que lui rendent ses "amis", il faut les prendre ainsi : un hommage en creux à eux mêmes qui sont évidemment drôles, gentils (n'en jetez plus), et une approbation même pas tacite à cette télé de merde. "Des racines et des ailes", à côté, c'est du caviar.
Sans être en désaccord total avec Galanga, j'estime que l'intolérable violence de son propos mérite environ une demi-journée de bannissement avec sursis.
Heureusement !

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