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Commentaires

Drague dans le terroir

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J'aime beaucoup ce 9.15.
Il est tellement invraisemblable que cette télé-réalité qui vend de l'amour et incite par son story-telling à se demander en tant que spectateur si oui ou non ça va coller, si les couples vont transcender leurs différences pour s'unir, et qui prétend par son sujet s'intéresser à la "vraie France" et à la "vraie vie" et aux "vraies préoccupations", n'aborde jamais les enjeux du métier et de l'environnement très particulier qui est censé caractériser ses principaux protagonistes. Si le sujet est l'union, si le service après-vente consiste à annoncer combien de mariages, combien de bébés, quelle facilité déconcertante à passer à côté du sujet!
Comment les interrogations financières, l'avenir du métier, la localisation, les écoles qui ferment autour, la distance du moindre service public, du moindre médecin, le travail et l'investissement personnel nécessaire, les technologies qui ne sont pas encore implantées (je pense aux réseaux téléphoniques et internet qui ne sont pas super développés dans les régions les plus reculées), ne sont-elles jamais abordées?
Il y a amour, ça peut arriver, mais toute forme d'engagement est reléguée dans l'ombre, on dirait une émission sponsorisée par des marchands de carte postale "from les champs with love", ou tout est cliché, tout finit bien et est sans enjeu, il n'y a acune situation derrière, qu'une belle histoire. Pourtant, le postulat de départ est que la solitude règne, tellement qu'il faut des caméras, attirer des filles des villes car il n'y a personne autrement. On promet un environnement sans voisin, sans ami à se faire, sans offre culturelle, sans boutique, sans innovation à des gens qui les ont toujours connus. On peut comprendre que certaines personnes cherchent quelque chose de plus "authentique", mais comment ne pas aborder la question de toute une vie, de cette contrainte pour ses futurs enfants? Où sont les interrogations dans cette émission? Sont-elles juste camouflées? Ou comme pour Strip-Tease, les protagonistes ne se les posent-ils pas et n'ont personne pour les y inciter? Il n'y a pas de "tranche de vie" si on n'aborde pas le sujet dans sa complexité mais uniquement dans sa superficialité.
Pardon pour le hors sujet, mais je propose une collecte pour acheter des oranges.

Perquisitions chez $arkozy et Carla Bronzée.
Je n'ai jamais regardé une émission de téléréalité, même au zapping de C+.
Pour les historiens du site, un titre paru (version française) 2 ans avant "Crise au Sarkozistan" :

http://www.evene.fr/livres/livre/gary-shteyngart-absurdistan-32850.php
Vous trouvez franchement cet épisode de Strip Tease plus fidèle à la réalité paysanne que l'Amour est dans le pré? Alors allez faire un tour dans les campagnes, vous verrez vite que le pauvre Damien et sa jolie roumaine sont plus caricaturaux que les candidats de l'émission de télé-réalité...

Petite attaque de parisiannite aigüe chez Daniel?
En lisant le 9h15, j'ai eu peur que tu spoiles l'émission de l'"Amour est dans le pré" d'hier...Comment va s'en sortir notre star locale de l'accordéon qui "se trouve macho quand il joue" ?
ah DS, chuis sûre que c'est votre côté jardinier, tailleur de rosiers, qui ressort en ces mois d'été non ?!...
après une petite coupe dans les forums vous voilà à nous conter les fleurettes de la télé réalité sur M6 et l'amour est dans le pré...
bof
L'été, les Français deviennent cons, pensent les programmateurs des chaînes T.V., les annonceurs, les publicitaires, les animateurs et les autres.

Est-ce qu'on verra un paysan des environs de N.D. des Landes lutter contre un aéroport au coût pharaonique à l'ère où il faudrait être décroissants ?
Je fréquente peu M6 ( j'ai toujours considéré que Mozart était 12% plus beau que Florent Pagny); si j'ai bien compris, à la télé-réalité correspondrait désormais une sociologie-réalité. Ça ne m'étonne guère que les deux se rejoignent.
Daniel, il fallait plutôt regarder l'épisode de Strip tease diffusé sur France 3
qui s'intéressait lui aux paysans recherchant l'âme soeur chez de jeunes roumaines ou bulgares ; touchant et terrifiant...
Evidemment, Thibault.

Mais le Strip-Tease appelle davantage, à mon sens, une émission de plateau avec les producteurs, sur leurs méthodes de tournage, et de montage. Pas dit que nous ne la ferons pas...
Ça serait chouette. Il y aurait beaucoup à dire sur cette émission.

Je vois sur l'image que (Laure) D'Aucy sponsorise l'émission : c'est du jolie !
Il y aurait effectivement beaucoup à dire sur cette émission de pur mépris de classe emplie de paternalisme bobo.

Vivement un ASI à ce sujet !
Le mot 'bobo' dans un commentaire, pour moi, ca me dit imediatement : 'ce commentaire est basé sur des préjugés de gens qui aime a mettre les autres dans des méchantes cases, ca fait toujours du bien au morale d'avoir un méchant sous la mains'.
Faut arreter avec cette catégorie gentiment fatasmé. utilisé 'parisiens' ou 'bourgeois' ou ce que vous voulez qui correpond a une réalité, pas à 'l'autre méchant, avec plein de fric, qui veux faire croire qu'il est gentil'.
Le concepte de bobo, c'est du vide.
La catégorie de «bobo» ne me semble pas si dénuée de sens que vous le pensez.
Elle m'a même l'air plus pertinente que celle de «bourgeois» -car un bourgeois conservateur/de droite, tout critiquable qu'il soit, ne saurait être qualifié de «bobo»- ou que celle de Parisien (riche, pauvre? de gauche, de droite?).

Le bobo est quelqu'un qui vit du système (bourgeois) tout en se croyant être une sorte d'avant garde du peuple («bohème») chargé d'amener la civilisation aux «mauvais sauvages» (toujours trop «fermés», pas assez «tolérants», toujours trop polluants, toujours trop incultes, etc) que nous sommes.

Malheureusement, ce qu'ils croient être LA civilisation n'est que la somme des intérêts de leurs maîtres, de ceux qui les paient (qui sont, eux, nos vrais ennemis), du «capital» diraient certains.

Ainsi, si nos maîtres ont besoin de réduire la part de l’énergie dans notre balance commerciale, le bobo se fera écolo.

Si nos maîtres ont besoin d'avoir en face d'eux des gens seuls (cad faibles) il prônera la destruction de la famille ou je ne sais quelles autres «avancées sociétales».

Si nos maîtres ont besoin d'importer de la main d’œuvre bon marché, le bobo deviendra «antiraciste» (en opposition à nous qui le sommes, forcément...).

Si nos maîtres ont besoin de gens sans repères, le bobo se fera le chantre d'une sous-culture «mondiale», bourgeoise, déracinée, pédante et malsaine sensée remplacer la nôtre devenue obsolète.
Etc, etc...

Tout ceci est d'autant plus ignoble que le dit bobo est souvent quelqu'un qui vient du peuple et qui a gravi les échelons (car il n'est, la plupart du temps, pas un «grand capitaliste» mais une «petite main» du système, un petit bourgeois). Il est donc un traître, un renégat.

L'exemple type étant le bobo-écolo, toujours prêt à accompagner de sa «pédagogie» (sommes nous des enfants?) les augmentations du prix de l’énergie qui profitent à nos maîtres et qui privent les non citadins (les beaufs) de toute vie sociale car la voiture est devenue trop chère.

Évidemment il ne le dira pas comme ça et nous recommandera de rejoindre une ville (enfin une banlieue, car seul le bobo peut encore se payer la «vraie ville» dont il nous a chassé par gentrification) où nous vivrons déracinés, atomisés, et où le niveau pédagogique et sécuritaire des écoles locales empêchera durablement nos enfants de sortir de cette servitude.

Alors oui, j’avoue que le terme «bobo» est une catégorie polémique, une «méchante case» comme vous dites, que j'utilise en toute connaissance de cause (je suis taquin :) ). Cependant je continuerai à l'utiliser car les bobos, eux, ont ils cessé de nous stigmatiser quand ils étaient en position de force? Le visionnage d'un quelconque épisode de «strip tease» devrait suffire à vous faire une idée.
Combien les destructions de nos modes de vie par le système les bobos n'ont ils pas accompagné?

Ils n'ont eu de cesse de nous railler jusqu'à ce nous ayons honte de ce que nous sommes, ou plutôt de ce que nous serions selon eux: des gros beaufs incultes, kitsch, néo-pétainistes, etc
Tout ça sous prétexte que nous ne goûtions pas à l'«esthétisme» de Jeff Koons, que le «chandelier blanc ikea» ne nous semblait pas non plus un élément de décoration du meilleur goût, que nous étions peu convaincus par «l’émancipation» que représenterai la gay pride ou la théorie du genre ou, encore, que nous nous plaignions des exactions commises par leurs amis du lumpen-prolétariat.
Ajoutez à ça le fait que nous soyons attachés à nos lieux de vie (souvent des maisons individuelles, des «pavillons»: quelle horreur!) et vous commencez à voir le tableau.

Ainsi ils n'ont cessé de nous dénigrer, de nous rabaisser, de vouloir intervenir dans nos modes de vie, etc. Même à terre ils continuaient à taper toujours plus fort: par exemple, et pour en revenir au sujet du fil, en nous moquant continuellement dans le Spectacle comme le fait cette (médiocre et voyeuse) émission qu'est strip tease.

Malheureusement pour eux le vent de l'histoire a tourné et la figure du "bobo" a remplacé celle du "beauf" dans l'imaginaire collectif. Aussi, même si le bobo est déjà largement discrédité je continuerai à lui taper dessus jusqu’à ce qu'il ait aussi honte d’être ce qu'il est que nous n'avions honte, à cause de lui, d’être ce que nous sommes.

Merci pour votre réponse courtoise et argumentée qui m'a permis de m'exprimer sur un sujet qui me tient à cœur.

Bien à vous.
Dans un seul message, on arrive facilement à déceler :

Ainsi, si nos maîtres ont besoin de réduire la part de l’énergie dans notre balance commerciale, le bobo se fera écolo.

L'anti écolo


Si nos maîtres ont besoin d'avoir en face d'eux des gens seuls (cad faibles) il prônera la destruction de la famille ou je ne sais quelles autres «avancées sociétales».

L'anti mariage gay

Si nos maîtres ont besoin d'importer de la main d’œuvre bon marché, le bobo deviendra «antiraciste» (en opposition à nous qui le sommes, forcément...).

L'anti immigration

Si nos maîtres ont besoin de gens sans repères, le bobo se fera le chantre d'une sous-culture «mondiale», bourgeoise, déracinée, pédante et malsaine sensée remplacer la nôtre devenue obsolète.

L'anti ouverture culturelle

Avec les arguments classiques et faux des réactionnaires.

Le reste est également une belle collection de clichés sur les bobos, tout aussi ridicules que les clichés "beaufs" que vous semblez vouloir dénoncer.
Diantre, si vous avez «décelé» tout ça je suppose que je suis discrédité par avance.
Le débat est donc clos...
"Aussi, même si le bobo est déjà largement discrédité je continuerai à lui taper dessus jusqu’à ce qu'il ait aussi honte d’être ce qu'il est que nous n'avions honte, à cause de lui, d’être ce que nous sommes."

En gros vous inventez un ennemi imaginaire que vous appelez "bobo". Vous y rassemblez tous vos fantasmes du vilain méchant, de celui qui s'oppose à ceux que vous appelez "nous". Ensuite vous l'accusez de vouloir vous faire honte pour des idées et un mode de vie, dont on a pas la moindre idée. Et à la fin vous venez écrire un discours assez méprisant de trois kilomètres sur un site de "bobos" pour convaincre on sait pas qui d'on sait pas quoi.

À part ça, vous faites quoi dans la vie ?
je crois que Tab est chasseur de bobos, dans la vie.
Même si à titre personnel je suis pour l'immigration gay et écologique, je ne trouve pas totalement inintéressante la posture de victimisation inversée des mâles Soralo-Zemmouro-Michéiens.
Et puis moi non plus je n'aime pas les bobos.
Même si on est toujours le bobo de quelqu'un.
Merci pour votre ouverture d'esprit même si mon message se voulait plus «offensif» que victimaire.

Quand vous dites «Michéiens» vous pensez à Michea ?
Oui, pour l'opposition entre l'homme national ordinaire et les lobbys apatrides, boboïsés, immigrationnistes, gay-friendly qui dirigeraient le monde. J'avoue que je m'étouffe toujours un peu quand j'entends la complainte du mâle blanc hétérosexuel, pauvre ou riche (ce n'est pas le clivage le plus déterminant ici), regrettant son ultra-domination (soi-disant perdue, tu parles, à peine entamée) sur le reste de l'humanité. Mais il y a aussi dans le virilisme revanchard de certains (Soral notamment), matière à réflexion, une forme d"'affirmative action" un peu désespérée, une mélancolie que je ne trouve pas dérisoire.
Par ailleurs, la critique des élites (l'endroit où l'on peut se retrouver vous, moi, et tout le monde) me semble vaine quand elle se borne à stigmatiser certains groupes "concurrents" ( idéologiquement, socialement, religieusement, etc...), c'est un travers fréquent, y compris chez vos "ennemis".
Contrairement à vous je continue à penser que riche ou pauvre reste un clivage déterminant car en tant que «mâle blanc hétérosexuel» j'ai beaucoup de mal à percevoir en quoi consisterait mon «ultra-domination».

Cependant j’apprécie votre sens des priorités (que je partage); en effet, l'ennemi à abattre reste l'«élite», c'est d’ailleurs précisément ce que je reproche aux «groupes concurrents» comme vous dites: de préférer collaborer avec les dites élites au dépouillement du dit «mâle blanc hétéro» afin d'obtenir des miettes (collaboration...) plutôt que de s'allier à lui (et à d'autres) afin de lutter contre notre servitude commune.
Imaginaire ? Vous croyez ?
Alors pourquoi l'expression « bobo » a fait école ? Pourquoi sont ils détestés par tous ?
Sinon, vous définissez le site comme «bobo» ?

A part ça, je suis taxi... et chasseur de bobos comme dit Habib ;).
Pourquoi ?
Imaginaire ? Vous croyez ?

Alors pourquoi l'expression « bobo » a fait école ? Pourquoi sont ils détestés par tous ?
A force de matraquage médiatique et politique. Sauf que "les bobos", c'est aussi vague et varié que "les classes moyennes", "la majorité silencieuse", "les beaufs", "les immigrés"... Des grosses cases aux contours flous et que l'on défini, selon les besoins, comme étant des gentils ou des méchants.
Les médias ont aussi martelés le réchauffement climatique ou le oui à la constitution européenne.
Il faut faire confiance au bon sens populaire.
Mais je vous accorde que bobo reste un terme flou que j'ai essayé de définir plus haut.
Commentaire sur l'article (je ne sais pas pourquoi mon commentaire s'est placé là... et non pas à la fin ou détaché des autres réponses)
Jusqu'à ce que j'apprenne à l'instant l'audience du 18 juin 2012 de ce programme, je me demandais bien pourquoi DS a consacré cette chronique à l'Amour est dans le pré !

Par ailleurs, c'est incroyable à quel point vous, DS, méconnaissez le milieu agricole... en tant que journaliste avec beaucoup d'agriculteurs dans la région parisienne à même pas 30-40' de Paris en RER/train régional. Cela vous choquerai d'apprendre que : les céréaliers vivent très bien leur vie... en allant jusqu'à avoir un tradeur qui s'occupe de la vente en fonction des prix du marché (un agriculteur nous racontait cela il y a quelques années) ; les machines coûtent des fortunes et sont très techniques etc.

Autre chose : en quoi Karine Le Marchand appartiendrait-elle à la "diversité" plus que vous ou n'importe quel d'autre citoyen français?

Sinon, pour terminer, c'est une émission sympa à regarder et environ 24 enfants sont nés. C'est beau, c'est la vie ! Et on a le droit de ne pas vouloir se prendre 24h/24 et 7j/7, surtout chez soi et le soir après une journée à travailler.

Je ne vois pas ce que vient faire là-dedans la connotation au "néo-pétainisme".

Il est peut-être temps que les journalistes re-mettent les pieds sur Terre et re-viennent sur le terrain, les enquêtes, les analyses etc. sans nous prendre la tête avec des conflits et une guerre fictive...non-stop.

PS :
http://www.20minutes.fr/article/964083/mauvaises-herbes-passage-tv-pre
« Les journalistes ont une responsabilité »
[quote=A]en quoi Karine Le Marchand appartiendrait-elle à la "diversité" plus que vous ou n'importe quel d'autre citoyen français?

Pareil, j'ai tiqué. Elle est de Lorraine, Karine Lemarchand. Ah oui, elle est noire !

A la décharge de DS, je pense qu'M6 est très contente de mettre à l'image une métisse, espérant sans doute produire un effet de contraste avec les agriculteurs tous blancs (quoique, je note cette année la présence d'un horticulteur viticole basané, d'ici deux ans y'aura un homo !), oui la couleur de l'animatrice est mise en scène, aussi. Mais pas la peine de parler de "diversité", c'est le piège du politiquement correct.
Bon, pis par ailleurs, elle est canon et globalement drôle (des animatrices qui font des vannes authentiquement scato ET à propos, vous en connaissez beaucoup ?).

Citation:Aen quoi Karine Le Marchand appartiendrait-elle à la "diversité" plus que vous ou n'importe quel d'autre citoyen français?

Pareil, j'ai tiqué. Elle est de Lorraine, Karine Lemarchand. Ah oui, elle est noire !

A la décharge de DS, je pense qu'M6 est très contente de mettre à l'image une métisse, espérant sans doute produire un effet de contraste avec les agriculteurs tous blancs (quoique, je note cette année la présence d'un horticulteur viticole basané, d'ici deux ans y'aura un homo !), oui la couleur de l'animatrice est mise en scène, aussi. Mais pas la peine de parler de "diversité", c'est le piège du politiquement correct.

Bon, pis par ailleurs, elle est canon et globalement drôle (des animatrices qui font des vannes authentiquement scato ET à propos, vous en connaissez beaucoup ?).


J-net, si ce n'était que la première fois...

Si non, l'émission permet aussi de découvrir des professions et des régions en plein été...lorsque vous, vous, devez travailler..

Youri Llgotme : ???? Vous n'êtes pas obligé de me croire et je ne cherche pas à vous convaincre à vous convertir à quoique cela soit. Mais, rien ne vous empêche d'aller sur le terrain, de faire des études, d'interviewer les agriculteurs etc. Mais ce n'est pas grave. Bref.
"Pareil, j'ai tiqué. Elle est de Lorraine, Karine Lemarchand. Ah oui, elle est noire ! "

elle est surtout très agréable à écouter et à regarder, même si elle présente maintenant une émission sans intérêt. J'aimais beaucoup l'écouter et la regarder quand elle présentait "maternelles" sur la cinquième (ou arte je sais plus)
Cela vous choquerai d'apprendre que : les céréaliers vivent très bien leur vie... en allant jusqu'à avoir un tradeur qui s'occupe de la vente en fonction des prix du marché (un agriculteur nous racontait cela il y a quelques années) ; les machines coûtent des fortunes et sont très techniques etc

Je crois que vous faites un mauvais procès à DS

C'est de notoriété publique depuis 1965
Parce que ça ne demande pas d'effort intellectuel. Parce que c'est mesquin et que la mesquinerie pullule chez l'être humain. Parce que c'est facile.
«L'homme est un loup pour l'homme», un des prémisses de la pensée libérale.
ben merde alors, moi j'aime bien votre texte mais je haïs les taxis.

bon ben je continuerais à haïr les taxi moins un.
Merci à vous. Promis, dès que le gasoil atteint les 2€ le litre je me reconvertis dans le pamphlet. ;)
Excellente idée cette émission sur Strip-tease. Mais contrairement à Tab, je trouve que les critiques les plus virulentes contre l'émission viennent précisément d'une certaine catégorie de bobos, souvent (mal) élevés au documentaire et/ou pleins de préjugés sur ce qu'est une image "morale", sur ce que doit être la représentation d'une certaine misère. Pour certains, visiblement, certaines choses ne méritent pas d'être représentées, enregistrées, filmées, juste vues. Au nom de quoi ?

Une émission sur L'amour est dans le pré me plairait aussi, voire une série estivale sur la télé-réalite, ce type d"images" est devenu tellement banal qu'on en oublierait presque à quel point elles méritent d'être interrogées. Et pas seulement sous l'angle du "voyeurisme", ce mot qu'on applique à tout et qui ne veut plus rien dire (comme bobo).

Le film (extraordinaire) n'est pas encore sorti, mais ce sont les mêmes reproches assez bateaux qui ont fusé à Cannes (en particulier de la part des critiques français) contre Paradise/Love d'Ulrich Seidl: obscène, voyeur, manipulateur (moi je dirais plutôt cruel, précis, remarquablement mis en scène) Il y a vraiment une chochotterie très française, à la limite du déni, sur la représentation de la misère morale, physique, sexuelle, de la grandiose saloperie humaine...

La chronique du jour est très bonne.
Je suis assez d'accord avec vous sur cette pudibonderie qui empêche la représentation de certaines formes de misères. Ma critique de strip tease pointait ce que je considère être du mépris de classe.
Je maintiens cependant que le mot «bobo» a un sens (voir ma réponse à Marushah).

Pour ce qui est d’interroger les images de la télé réalité sous un autre angle que celui du voyeurisme, que pensez vous de ma réponse à albert-yves Denielou ? Je crois qu'il y a quelque chose à creuser de ce coté la.

Je vais me renseigner sur Paradise/love qui, d’après vos dires, est tout à fait dans le sujet.

Bien à vous

Une émission sur L'amour est dans le pré me plairait aussi, voire une série estivale sur la télé-réalite, ce type d"images" est devenu tellement banal qu'on en oublierait presque à quel point elles méritent d'être interrogées. Et pas seulement sous l'angle du "voyeurisme", ce mot qu'on applique à tout et qui ne veut plus rien dire (comme bobo)

Il y a aussi les nouvelles émissions qui nous vendent de la solidarité: tous unis pour aider Jacques à retaper sa maison. L'entraide se perd dans nos sociétés atomisées par le chômage et la peur du déclassement: que cela ne tienne, on vous en offre sur M6 et TF1 (et au ciné avec Intouchable)! Ces chaînes contribuent à isoler les gens et dans le même temps elles exhibent une sociabilité créée de toute pièce. Diabolique... et cohérent! J'ai l'impression qu'il se moque des téléspectateurs avec leur musique de soap-opera, leurs situations fabriquées et leur montage façon PlusBelleLaVie et autres artifices. @si pourrait s'y intéresser.

PS: si Daniel fait une émission sur Strip-tease, ça serait bien d'inviter Judith.
"émission de pur mépris de classe emplie de paternalisme bobo"
Vu qu'un reportage dans strip-tease ne comporte aucun commentaire, on aimerait bien savoir ce qui vous fait dire cela. Vous avez des exemples, des arguments ?
L'essentiel du message d'un reportage est toujours dans l'image, pas dans le commentaire.
C'est d’ailleurs pour ça qu'existe arrêt sur image si j'ai bien compris.
Alors argumentez, au lieu de sortir que c'est une émission de "bobo" et de vous appuyer sur vos seules certitudes. C'est pour ça que vous venez sur les forums, non ?
J'ai beaucoup aimé Strip-Tease à ses débuts. Cela me semblait si vrai, si étonnant d'être ainsi invité au cœur d'une famille qui semblait avoir oublié la caméra. Une version vrai de confession intime. Et puis au fil du temps, j'ai le sentiment de m'être dupé moi-même. Je ne doute pas des intentions de leur concepteur, mais de ma propre guimauve qui m'a fait aimé cette émission. Et surtout de mon voyeurisme enfin autorisé.

Enfin j'ai apprécié jusqu'à ce que je m'interroge sur mon droit à voir cette misère. La mise en scène dans confession intime - la ficelle est si grosse et le jeu des acteurs amateurs si mauvais que je ne peux être dupe - est assumée. Et les surtout ces pauvres pauvres qui s'exhibent ainsi semblent finalement plus en être conscient que dans Strip-Tease.
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