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De Mayotte à la République

Tiens, Mayotte, au journal de 8 heures de France Inter. Pourquoi Mayotte ? Parce que des voitures y ont été caillassées.

Derniers commentaires

Pour suivre un peu ce qu'il se passe là-bas : Le journal de Mayotte.
La béatitude de notre chroniqueur face a la place de la Republique est emouvante.
La grand soir a portee de main qui file a nouveau entre les doigts. Le monde allait vaciller et le systeme s'ecrouler.
Les Lumieres (francaises il va de soit) : bis repetitas.
On verra sans nul doute dans quelques annees nombre de ces reveurs eveilles aux manettes, a l aise dans un monde qu'ils souhaitaient mettre a bas, comme tant d'ancien maoistes repentis.
La seule vague qui elle emporte tout, la seule deferlente, est et reste la mondialisation.
Quant a la scene du potager elle est un peu surjouee
Oui ,face aux colères sporadiques du -Peuple- tous les fantassins de premières lignes - Gouvernants-Élus-Patronat national-Institutions, au sens large de ce mot - sont inquiets , troublés parfois désarçonnés
Ils craignent par dessus tout ,les déchaînements aveugles de la canaille ,débordant les forces de police et de répression susceptibles d'être temporairement submerger par la vague des assaillants,Ce qui met alors en péril cet édifice sacré -l' État -,leur Résidence principale et celle de leurs affidés et Sponsors !!!
Imaginer,souhaiter,espérer que l'Establishment puisse être sérieusement ébranlé ,gravement remis en cause par ce type d'actions, est faire preuve d'une naïveté déconcertante
L' Histoire contemporaine et celle des siècles derniers , témoignent de la puissance de l "ORDRE ÉTABLI" de tous temps et en tous Pays .
Les Révolutions,Françaises,Russes,Cubaines,Chinoise et autres,les Printemps Arabes,les Dissidences,les Résistances armées ou non,cessent a l'instant ou il est décide -AILLEURS-de mettre FIN a la récréation des manants.
Navrée de ne pas partager vos rêves !!
Les habitants de Mayotte nous remercie pour avoir détruit à jamais leur ile avec une politique immigrationniste stupide. Vous croyez vraiment que les comoriens qui ont envahi Mayotte en ont quelque chose à faire de NuitDebout?

Beaucoup moins de CRS, aussi. Pas une seule camionnette de CRS. Disparus, les CRS. Envolés.


Pour information, ils étaient présents puis se sont en effet envolés vers 19h15... avec une camionnette de sonorisation (d'après le type qui présentait les différents orateurs de la soirée au micro) garée sur la place en face du grand hôtel de luxe. Une centaine de personnes présentes a réagi assez fortement puis le calme est revenu.
et pendant ce temps là TAFTA,alias TTIP, alias PTCI avance au pas de loup.
dans leur grande bonté nos chers élus préparent la mariée.
30 divisions soviétiques stationnées en Europe de l'Est pendant 40 ans ont fait plus pour le progrès social chez nous que tout les espaces "préfiguratifs" et quand elles sont parties il n'a pas fallu longtemps pour que ça se sente. La bonne vieille peur de la barricade et du drapeau rouge c'est quand même ce qui marche le mieux. Si nos ancêtres casseurs de vitrines avaient été planteurs de salades nos enfants passeraient leurs après-midis à l'usine, on travaillerait 12 heures par jour et l'Algérie serait toujours une colonie française ;)
Perso, j'attends toujours que #NuitDebout decide d'organiser une votation citoyenne nationale sur le retrait de la loi El Khomri. Ca serait interessant de voir une demonstration en vraie grandeur de ce que peut etre la democratie reinventee par la base.
"La primaire des Français", un mouvement hors partis politiques, ça me paraissat digne d'intérêt, à l'origine.
Puis je me suis renseigné sur les initiateurs de cette primaire de la société civile.
J'y ai trouvé Claude Posternak (connais pas), Alexandre Jardin (bof !), Corinne Lepage* (aïe !) et Jean-Marie Cavada (au secours !).
Les conditions pour se présenter : Ne jamais avoir été condamné, ne pas avoir assuré plus de douze ans de mandat électoral, avoir au moins travaillé cinq ans en entreprise, dans le milieu socio-éducatif ou la culture.
Mmmouais. Douze ans de mandat électoral, tout dépend de la nature du mandat, mais quand même. Pour un candidat issu de la société civile, ça commence à faire beaucoup.

*Corinne Lepage qui déclare : Les Français ont envie que les politiques dépassent les clivages. C’est pour cela que Macron fait rêver. D’ailleurs, il faut qu’il vienne.
OK, Corinne. Te fatigue pas. On a compris.
"ricâner", "ricânement" : néologismes dont la racine est sans doute le mot "âne", parfaitement justifiés dans
le présent 9.15 et qui en soulignent le côté utopiste.
"espace préfiguratif".

Perso, j'ai espacé préfigurativement plein de fois:
- j'ai espacé préfigurativement en communauté pour réinventer le partage
- j'ai espacé préfigurativement à trois pour réinventer le couple,
- j'ai espacé préfigurativement le gardarem sur le Larzac
- j'ai espacé préfigurativement la création collective à Montreuil au TEM
- j'ai espacé préfigurativement le bio en faisant mon compost en Bretagne,
- j'ai espacé préfigurativement en vélo de République à la Maison de la Radio tous les jours,
- j'ai espacé préfigurativement la révolution dans les égouts avec des camarades travailleurs (déjà raconté ailleurs),
- j'ai espacé préfigurativement les rapports Nord-Sud en manquant me marier avec une Toraja aux Célèbes,
- j'ai espacé préfigurativement le Village Mondial avec TCP-IP,
- j'ai espacé préfigurativement le Réseau Social sur un blog.

Bref, j'ai beaucoup espacé préfigurativement.

Ça m'a bien fait marrer à chaque fois, j'ai eu plein de plaisir à espacer préfigurativement, mais je ne suis pas sûr que ça ait fait avancer beaucoup le réel au-delà du côté préfiguratif du truc.
Maintenant si je regarde sérieusement en arrière, la seule fois où les choses ont vraiment changé, la seule, c'est quand j'ai espacé préfigurativement la gauche en votant Mitterrand.
Oh ça n'a pas duré très longtemps, mais quand même, pendant deux ans on a bien cru que c'était complètement ça y est.
Comme quoi, va savoir, peut-être que la démocratie représentative, ça vaut peut-être le coup d'essayer de l'espacer préfigurativement encore une fois...
Parce que Caroline de Haas, elle a peut-être pas tort quand elle dit que "pour changer la vie, il faut être à Matignon".
Enfin ce que j'en dis, c'est que des peut-être...
Mais le peut-être c'est un peu l'espace préfiguratif du ça y est, non?
Il faut regarder le C Dans l'Air d'hier soir : http://www.france5.fr/emissions/c-dans-l-air/diffusions/12-04-2016_476599

Pour parler des jeunes déclassés et de #NuitDebout, 4 CSP++ cinquantenaires... Il faut entendre avec quelle condescendance, limite mépris, ils parlent de cette France dans la rue. Condescendance, incompréhension. Il faudrait maintenant qu'ils aient un peu la trouille.
C'est vrai que la production de masse de manifestations pacifiques et inattendues sont propres à déstabiliser énormément les pouvoirs en place.

Il y a quelques temps, on m'a raconté une anecdote qui mériterait sans doute d'être vérifiée et creusée, mais elle résonne comme vraisemblable. Au crépuscule du bloc de l'Est, dans les années 80, un mouvement étonnant s'est mis peu à peu en branle en RDA : appartement par appartement, immeuble par immeuble, les gens se sont passés un mot d'ordre très simple : à une heure donnée, tous les soirs, dans un coin d'une ville, tout le monde sort pour se promener. C'est tout. Peu de monde au départ. Le mot se répand. Les semaines passent... le quartier de "manifestation" s'emplit un peu plus chaque jour, et aucun des protagoniste ne revendique quoi que ce soit. Pas un mot d'ordre. Pas une banderole. Pas un slogan... des familles par milliers qui déambulent tranquillement, qui se saluent, en silence. Puis d'autres villes s'y mettent... puis le temps passe. Et le phénomène enfle.

Il semblerait que le pouvoir d'Allemagne de l'Est de l'époque se soit arraché les cheveux pour comprendre ce qui se passait, sentant bien une insurrection, mais étant totalement désarmé face à la forme qu'elle avait pris : inattendue, insaisissable (aux deux sens du terme), incontrôlable sauf à instaurer un couvre-feu... mais pourquoi un couvre feu alors que la paix civile est en apparence parfaitement maîtrisée ? N'étaient ces centaines de milliers de gens pacifiques qui déambulent de 19 à 20 heures chaque soir, inondant les places et les rues... ! Que faire lorsqu'on interroge dans la rue une famille qui déambule sur la raison de sa présence et qui répond "on rentre chez nous... ".

Là aussi, il a dû y avoir des sourires crispés et des grincements de dents dans les allées du pouvoir.

C'est vrai qu'envoyer des CRS pour maîtriser un jardin potager sauvage... c'est pas le manuel du parfait maintien de l'ordre établi.
Essayons de se mettre dans la tête de Valls : il peut se demander comme tout le monde ce qu'est ce mouvement, si ça sent le Mai 68, il teste avec CRS & co., voit que c'est quand même plutôt bisounours, et qu'il y a qu'à les laisser causer et planter de la ciboulette, ça ne menace rien, on pourrait aller à Nuit Debout comme on va à Woodstock, révolutionnaires du dimanche, de loisir.

Dans les îles, ça peut être plus tendu. Quelqu'un sait-il comment se passe la transition vers le statut de département ? Et les "clandestins" venus des Comores, ça en est où ?
Extrait d'un article d'octobre 2015, Mayotte, cette île qui expulse plus de clandestins que toute la métropole :
"Au fronton de ces textes, comme de ses lettres d’information, revient ce générique: «Loin des yeux, loin du droit». En métropole, il est par exemple devenu interdit de placer des enfants et des mineurs dans les CRA. La dernière réforme parlementaire du droit d’asile, adoptée cette année, en atteste, même si une centaine de cas d’enfermements abusifs a encore été signalée, en 2014. La même année, Mayotte a placé sans encombres 5.500 enfants et mineurs en rétention. (...) Tout est un peu ainsi, dans la France du bout du monde, au regard du droit des étrangers. Les régimes réglementaires qui y sont appliqués sont déclarés «particuliers», et leurs dispositions y sont plus répressives, tandis que les contrôles de l’État par la société civile, notamment pour les associations habilitées à entrer dans les CRA, sont assimilables à des parcours d’obstacles. Affaire d’héritage historique, où domine la peur de l’autre. Priorité donnée à une idée ancienne, rugueuse, du maintien de l’ordre, au milieu de «l’étrange étranger». Dans la France ultramarine, les migrants sont partout. Tout autour de la civilisation tricolore, qui se vit toujours, malgré la modernité, comme encerclée. Les migrants sont majoritaires, sur place, au contraire de l’Europe."

Ca me fait penser, l'an dernier en Nouvelle-Calédonie, Bartolone avait été accueilli de manière musclée par des manifestants de droite qui s'inquiétaient du référendum d'auto-détermination suite à la présentation de la loi relative à la consultation sur l'accession à la pleine souveraineté.
Sauf erreur (ou report), le référendum est censé se dérouler en 2018, ça peut être chaud et je me demande si ce sera au menu de l'élection de 2017.
J'ai découvert la grève générale à Mayotte hier soir. J'étais sur le cul (on a le droit d'écrire "cul" sur les forums d'@si? je demande, c'est mon premier commentaire). Malgré une consommation quotidienne de radio (d'Etat), de sites de presse (grands groupes comme indépendants) et même de journaux en véritable papier de temps en temps, j'ai appris ça sur... Radio Debout, que j'écoutais pour la toute première fois.

La petite équipe recevait un homme originaire des Antilles de passage à Paris. De mémoire, il évoquait la situation économique et sociale toujours difficile des Outre-Mer qui suivent néanmoins la situation en métropole et voient naître des émules de la Nuit Debout: des gens se rassemblent pour discuter avec un ti-punch ou organisent des "Nuits Couchées" sur la plage (ça fait plus rêver que la République sous la flotte, non?). Il a ensuite fait un point sur la grève générale de Mayotte et a terminé sur l'espoir d'arriver à une convergence des luttes entre tous les territoires français. Dans cette optique, il a d'ailleurs annoncé qu'Elie Domota prévoyait, à sa connaissance, de se rendre place de la République dans les prochains jours. Il avait l'air plutôt bien informé.

Les animateurs de la Radio Debout ont eux trouvé que ce serait chouette d'arriver à faire un duplex avec une Nuit Couchée antillaise.

Bon, niveau solidité de l'info on a connu mieux que "mes souvenirs d'un mec que je sais pu qui c'est qui a parlé hier à la radio sur internet que j'écoutais d'une oreille pendant que je faisais autre chose". Je sais pas si on peut réécouter les diffusions de la Radio Debout, mais si oui cette intervention devait être autour de 22h.

Dites @si, vous nous feriez pas une petite émission sur Mayotte?
Rappelons quand même, une nouvelle fois, que cultiver des tomates en plein Paris c'était déjà dans l'An 01. Et que plein d'initiatives d'agriculture urbaine, sur les toits ou dans les friches se développent un peu partout dans le monde entier. Parfois, même, ça nourrit vraiment des gens. Le film "Demain", malgré son succès, semble avoir échappé à pas mal d'entre nous.
Le potager, "espace préfiguratif".
"Premier aperçu fugace d'un autre monde", comme vous l'écriviez dans une précédente chronique.
Ce monde, hors-système, existe déjà. Imaginé, créé, vécu en divers endroits sur la planète.
Mais en attendant qu'il prenne le pas sur leur monde à eux, remplace le monde excluant de la finance et du profit, ils auront encore longtemps l'occasion de "ricaner".
Oui, enfin, deux phrases (donc forcément caricaturales) sur Mayotte contre deux minutes sur le PSG et deux autres de pub pour le livre de la jungle...
Juste une petite précision : dans un potager, on peut confondre le cerfeuil avec du persil ; avec de la ciboulette, faut vraiment être très… urbain ;+)

Jean-Luc
" un jeune Nuitauboutiste"
Et oui, " Nuitdeboutiste" est déjà devenu Nuitauboutiste, bientôt jusqu'auboutiste ?
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