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De l'aveuglement

 

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VITE DIT ET GRATUIT : grande place accordée au sculpteur Bouchard, à Roubaix.

J'avais aussi vu l'info dans Télérama de la semaine prochaine (le petit livret attaché, exclusivement pour les Parisiens, désolée ;-)....
... mais personne ne m'avait prévenu qu'il avait collaboré avec les nazis, et que ce fut l'un des rares artistes à n'avoir pas pu enseigner à la Libération à cause de cela.
Merci @si !

Du coup, l'éternel débat : que faire d'un artiste à la morale douteuse ? L'oublier ?
ou le garder en mémoire, mais en nous signalant mieux les distances que nous devons prendre avec lui.

et l'éternel exemple en la matière : peut-on apprécier Voyage au bout de la nuit sans rien savoir de Céline ? eh bien oui.
artiste, artisan... j'ai parlé de subjectivité, parce que la question de l' "art" est encore plus complexe que celle de la "beauté"...
on ne peut pas nier, vous comme moi, que Zucca a construit ses photos, travaillé ; ces photos résultent d'une certaine recherche esthétique... et je ne sais pas si elles sont belles ou pas, ça fait un bout de temps que j'ai arrêté de me demander si des oeuvres d'art étaient belles. Ce que je voulais dire, c'est qu'en matière d'art, ce critère est l'un des derniers auquel on doit avoir recours, celui qui n'a aucun fondement scientifique.
sinon, que penser de Carré blanc sur fond blanc de Malévitch ? de l'expo Dada de Beaubourg (2005 je crois) ? des "damiers" de Mondrian ? et je peux écrire des dizaines de milliers de lignes sur ces "oeuvres" qui ne sont pas belles, mais qui sont des oeuvres d'art, parce qu'il y artiste, recherche artistique, patati patata (je ne pensais pas qu'un jour j'allais me mettre à défendre des "trucs" que j'ai mis des mois et des mois à voir comme des "oeuvres" exposables).
à lire également, http://embruns.net/
un premier et long article sur l'occupation, un deuxième décortiquant Zucca
interressant
Je voudrais simplement relever un point de détail : Alain Korkos, sur le plateau d'@si déclare que ces photos sont belles. Il dit même "très belles".
Je ne partage pas cette opinion, en tous cas pour les photos présentées ici.
Pour être plus précis, je dirais qu'aucune des photos présentées ici n'est vraiment belle. La photo des trois graces à lunettes blanches est mal cadrée. La photo de la rue de Rivoli est tout à fait tarte (il suffit de se placer au milieu de la rue et d'appuyer sur le déclencheur). Les autres photos de rue sont quelconques.

Cela dit, il y a quelque chose de très attirant dans ces photos.

Peut-être devrions-nous demander à Sébastien Bohler de nous écrire un petit papier pour nous expliquer cet étrange phénomène : pourquoi personne ne proteste quand on nous présente comme belles des photos moches... dans une chronique intitulée "De l'aveuglement".
Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, chronique de ses campagnes durant la guerre de 14-18 , donnent une vision assez précise de ce que pouvait être la vie au fond des tranchées. Dans ses écrits il y relate l'horreur des combats mais aussi son écoeurement et celui de ses camarades quant ils sont renvoyés pour un peu de repos loin de la ligne du front.
Les chapeaux des dames, le babillage des cafés, la tranquillité et l'apparente prospérité sont comme autant d'insultes à la mémoire de ceux qui sont morts au combat.
L'insouciance affichée leur pesait et rendait invisible le sacrifice des hommes, quelque part là bas dans le tumulte du canon mêlé à la boue.
Le retour vers les tranchées se faisait plus aigre et l'amertume grossissait, à la hauteur du désastre dont ils étaient témoins et acteurs.
Comme monsieur Jourdain ils faisaient de la propagande sans le savoir.
A lire en noir et blanc avec une dominante rouge dans les tons terres.
Comme disait Korkos dans une précédente chronique sur Auschwitz :

" Silhouette obscure du camp, blancheur de la neige qui paralyse, fin promise au bout du chemin.

Comme s'il neigeait trois cent soixante-cinq jours par an en Pologne, comme si le printemps et l'été y étaient des saisons inconnues. Alors qu'à l'évidence, on sélectionnait le long de voies ferrées parfois parsemées de coquelicots, on gazait sous le ciel bleu de juillet.
Mais la mort, la mort se vend mieux en noir et blanc et par temps froid.
"

Dans un post en réponse sur le forum sur le même sujet, notre chroniqueur ajoute :

"Ce que je voulais dire (mais plusieurs comm' le signalent avant moi), c'est que prendre systématiquement une photo en noir et blanc et/ou une photo avec l'option neige activée pour illustrer Auschwitz devient, à la longue, un tantinet gonflant. On transforme une réalité en image d'Épinal. Et comme ladite image est efficace, on ne passe plus que par elle sans prendre la peine d'aller voir plus loin, autrement. Je trouve ça regrettable. Mais bon, ça ne m'empêchera pas d'acheter le livre de Saul Friedländer la semaine prochaine. "



Ces commentaires sur une représentation d'Auschwitz s'appliquent t'-ils aussi à Paris sous l'occupation ?
Si oui, nous pourrions donc remplacer les coquelicots d'Auschwitz par un peu d'insouciance sous le ciel bleu de Paris, car il y a sans doute eu quelques jours heureux sous un soleil de printemps.

Ah ces sophistes....!

Heureusement Morasse, sally, Gonsalez et quelques autres apportent un peu de nuances à une indignation de bon ton.

Les vrais combats sont toujours ailleurs mais demandent plus que des mots.
Zucca et les commissaires organisateurs sont des vilains soit.
Et Closer et Paris Match etc....
C'est pas des émanations de la Propaganda Staffel comme Signal des fois?
Tout d'abord, merci M. KORKOS, de me permettre d'améliorer image après image, ma mauvaise vue.

La Mairie de Paris... organise cette exposition et retire ensuite; cette mairie qui donne une place publique à l'église (vive la Loi de 1905). Cette mairie comme beaucoup d'autres, comme les dernières émissions de télévision, la presse, l'état... en fait beaucoup en matière d'histoire nouvelle de l'occupation.

Ils nous déploient des banderoles pour les Tibétains, les Colombiens... mais quelles banderoles pour les syndicalistes licenciés, pour les jeunes licéennes emprisonnées, menottées sans que leurs familles soient informées, les lycéens bléssès, les expulsés de leurs logements, les étouffés de crédits, les retraités faisant la queue à la fermeture des grands magasins, pour y vider les poubelles, ...

La ligne générale est de modifier les faits pour se dire que nous sommes heureux de pédaler sous le soleil Parisien, le long des berges claires...

On ne peut plus se soigner correctement, nourrir correctement sa famille, se loger correctement... mais nous sommes heureux comme en 42. Ah ! c'est la nouvelle Europe et nous sommes tous heureux : ainsi soit-il !
Choisir Robert Doisneau comme témoin objectif de son époque n'est peut-être pas une bonne idée.
Sur la photo présentée ici, on peut supposer que les chevaux de frise sont authentiques. Mais peut-on avec certitude en dire autant des amoureux assis sur le banc ?
Doisneau réalisait beaucoup de ses photos (toutes, peut-être?) en employant des acteurs ou des figurants. Un cas bien connu: la célèbre photo "Les amoureux de l'Hotel de ville". On se souvient que, bien des années après la publication, et considérant qu'ils n'étaient pas pour rien dans le succès de la photo, les deux "amoureux" (des figurants, en fait) avaient réclamé des droits à Robert Doisneau.
Merci, pour cette brillante analyse. Je me suis permis de répondre, chez Embruns, à certains commentaires concernant Zucca, justement. Ce commentaire a été supprimé, ce qui, vu sa teneur ne me surprend guère: j'y évoquais à la fois la vacuité de l'auteur des deux billets consacrés à l'occupation, abondemment illustrés par les photos de Zucca et de couvertures de la revue Signal. J'y trouvais, entre autres, qu'au delà du plagiat que vous suggériez, la plaidoirie de l'auteur pour Zucca, sa "défense" de Signal et la minimisation des "tracas" de l'occupation, me semblait traduire une fascination trouble pour une époque qu'il serait temps, selon lui, d'examiner avec une décomplexion en inversible Agfachrome et Leica monté en Zeiss! Bref la vie était belle, les jambes des filles galbées et en couleur et les jolis visages de jolis garçons s'étalaient en couverture de Signal.
S'il ne s'agissait que d'un dandysme décomplexé et provocateur ou d'un esthétisme de pacotille (ah la bichromie de Signal!), la chose ne mériterait pas un mot. Mais il me semble qu'au delà de cet épiphénomène bloguesque, on assiste bien, de manière rampante, à une re-vision de l'histoire, qui s'inscrit dans une espèce de posture où il convient de ne plus distinguer le bien du mal, de ne plus regarder "en noir et en blanc", mais de porter un regard neutre, voire bienveillant sur une époque de "menus tracas". Le tout sur fond d'érudition de bazar, qui confond compilation et analyse critique (je crois me rappeler que cette vision de l'histoire a commencé il y a quelques années avec Henri Amouroux, qui tentait de redonner le moral aux français épinglés par "Le Chagrin et la Pitié"). Votre travail ici, et ailleurs avant, est à ce titre tout à fait salutaire, en ce qu'il compare, qu'il donne à voir et, surtout, à regarder, dans un monde d'images où se perd l'image du monde.
Monsieur Korkos, MERCI.
Merci pour nous et pour eux.
Merci M. Korkos pour vos leçons de décryptage d’images que je suis religieusement. Le ministre Xavier Darcos devrait penser à les instituer dans nos écoles au lieu de revenir aux méthodes de l’époque d’André Zucca.
T'as rien vu à Hiroshima... T'as rien vu non plus à Nevers... Hitler connais pas !... Y'a de bon bec que du Dix-Huit Juin...
D'abord un point de vue technique : la plupart des photos exposées, présentées comme "jamais vues", ont été publiées par Tallandier
dans le magazine "Les Années 40" (Zucca vivait encore) autour de 1970-1975... On attend toujours les protestations.
C'est pas bon de se référer à Doisneau : on pourrait organiser une expo avec les photos qu'il vendait à l'hebdo collabo "La Semaine"
Certes, c'était pas "Signal" mais c'était pas mal quand même. Et puis, avez-vous remarqué qu'il y a toujours un réseau de barbelés
entre son "sujet" et son "objectif" ? Alors, de quel côté se trouve-t-il sinon de celui qui est justement protégé par les barbelés...
D'un point de vue plus général, nous assistons à une mise en clichés (of course mais dans tous les sens du terme) de la période de l'Occupation:
c'est fou comme les docu-fictions récents ou à venir ressemblent au Paris vu par Zucca.
Réfléchissez à ça, mes petits gars (et filles). Papy qui ne fait plus de Résistance.
petit film d'archive de Paris occupé : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=AFE00001191
Je pense qu'il faut admettre aujourd'hui que si on était de la bonne race et, sinon collabo, capable de vivre avec des œillères, alors non l'occupation allemande n'étais pas inhumaine...
J'espère que ce thème sera abordé sur le plateau
Encore merci Alain, au risque de répéter ce que dit tout le monde ici. Moi je voudrais savoir pourquoi les commissaires de l'expo ne se sont pas prononcés dans aucune revue ou journal (ou est-ce le cas? je peut me tromper évidemment), alors que des conférences de presse ont toujours lieu autour d'expos médiatisées.
Passionnant. Merci. J'attends le plateau avec impatience.
Tout est dans le fait de signaler ou non le but du photographe et l'éventuelle présence d'images en contre-point à côté (comme celle de Doisneau). S'il était dans un premier temps présenté l'expo comme donnant vraiment l'image de "Paris sous l'occupation", comme disaient jadis les jeunes "ça craint".

C'est vrai (hélas) qu'on pourrait faire un peu la même chose avec le Paris d'aujourd'hui, le côté ville-musée et touristes joyeux et l'autre celui de ceux qui n'y ont pas leur place mais sont là dans l'espoir que la multitude leur permette de soulager misère.

Une fois de plus merci.
Moi non plus je ne comprends pas l'indignation (Elisabeth where are you?) par rapport à cette expo: pour moi il semble évident que cette exposition est intérressante parcequ'elle montre le point de vue ou l'angle choisit par quelqu'un qui avait décider de donner une bonne image de la France pendant l'occupation. Pas vraiment besoin de commentaires explicatifs pour commmprendre ça. Et croire, ou suspecter, ou sous entendre vaguement que quelq'un ait pu vouloir faire une sorte de mini révisionnisme avec cette expo me semble à côté de la plaque voir carrément naïf. C'est comme quand on regarde un film de Leni Riefenstahl, on a pas besoin de quelqu'un pour nous expliquer que c'est le point de vue de la propagande Nazi pour éviter que quelqu'un quelque part se mette à croire que oui Hitler avait un bon programme pour l'humanité: s'il y a des gens qui pourraient croire ça, ils ne seront pas aidés par quelques commentaires explicatifs, ce qui leur faut c'est une bonne thérapie de choc ou quelque chose comme ça....
vive alain ! le chroniqueur le plus vif à répondre et le plus attentif à ses @sinautes... ! on a envie de poser plein de questions pour qu'il nous réponde, c'est passionnant !
mais je n'en poserai pas (pas encore) cette fois... je vous laisse vous reposer un peu ;-)
et sally ; je comprends ce que vous dites : si la ville de paris retire ces affiches parce qu'elle considère que nous n'avons toujours pas digéré cette période, c'est effectivement une erreur.
Je pense plutôt qu'elle est bien consciente maintenant qu'elle a vu l'expo que celle-ci n'a (apparemment) rien de pédagogique ; et je persiste pour ceux qui ne l'auraient pas compris dans mes trois derniers posts : on ne fait pas d'exposition juste pour montrer des photos. une exposition ne sert plus qu'à exposer ; désormais, une exposition DOIT AVOIR DU SENS, permettre aux chercheurs de confirmer ou d'infirmer des thèses, et diffuser au plus grand nombre l'état de leurs recherches. Ce n'est apparemment pas le cas ici !
(bon, promis, c'est la dernière fois que je redis ça, j'arrête de répéter cinq fois la même chose, mais je suis atterrée là...)
A lire aussi l'article de Pierre Marcelle qui se moque un peu des mises en garde de la mairie de Paris
C'est le contrepied parfait de votre chronique
http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/smoking/320312.FR.php

Guy Birenbaum a aussi attiré l'attention de ses lecteurs du Post sur l'expo
http://www.lepost.fr/article/2008/04/14/1180733_la-propagande-collabo-exposee-par-la-ville-de-paris.html

Il aurait été pas mal de les mentionner ?
Je ne comprends vriament pas tout ce "buzz" autour de l'expo. Retirer des affiches du métro parcequ'elles ne reflétent pas notre vision d'un événement aussi complexe que la seconde guerre mondiale, ça me parait assez surréaliste. dans la mesure qu'il n'y a rien d'insultant ou d'haineux dans ces affiches ou photos, pourquoi refuser leur présence dans les lieux publique?
Et je ne comprends pas qu'autant se trouvent choqués par l'exposition elle même. Je rejoins Delphes sur ce point. J'y connais rien à lhistoire de la seconde guerre mondiale, moins encore qu'une lycéenne alors que la mémoire s'en va avec l'âge. mais l'on a pas besoin de savoir beaucoup pour comprendre que les français n'ont pas encore réussi à digérer leur propre rôle dans la seconde guerre mondiale. On en peut pas continuer à lire l'histoire de la seconde guerre mondiale avec le soucis de s'autoépargner. Les français, et les parisiens, n'étaient pas que ce peuple souffrant et résistant contre l'occupation nazie. Je pense qu'aujourd'hui encore, nous ne voulons pas voir cette réalité en face, comme nous ne voulons pas voir cette expo.
je ne suis aps choquée qu'il n'y ait pas de commentaires acompgnant cesphotos. Après tout, on s'en passe bien lorsque l'on montre les photos d'Auschwit ou de maquisards. Pas besoin, les photos parlent d'elles mêmes et montrent une face subjective mais réelle de l'histoire. Pas besoin de commentaires pour ces photos de Zucca, elles sont vraies également. Il faut laisser un peu au visiteur la liberté de penser et d'interpréter par lui même. Et puis honnêtement, ceux qui se rendront à cette exposition n'ont probablement pas besoin de petits rappels tels que "les nazis étaient tres méchants ont tué beaucoup de monde, les temps étaient dures pour les francais"
Cette exposition ne fait en aucun cas l'apologie de l'occupation, ne cherche pas à minimiser les horreurs de la seconde guerre mondiale; Et la lecture que je fais de cette expo que je ne pourrai pas voir (encore une fois, les parisiens se trouvent bien avantagés dans leur accés a la culture!), c'est qu'enfin certains essayent d'ouvrir nos yeux sur une période terrible que l'on ne voit encore qu'à travers le consensus des programmes scolaires. il y a sans doute bien plus à apprendre dans cette expo, que dans toutes les expos plus "traditionnelles" sur le sujet...
Je ne sais pas si quelqu'un la signalé dans la discussion mais :

Occupation : Paris enlève les affiches , dans la rubrique vite dit.
Edit : Laurent GLOAGUEN , avec mes excuses .
Qui a pris la décision de cette exposition , et pourquoi , pour dire quoi ?

On peut lire Céline en toute connaissance de cause , c'est la moindre des choses .
Alors pourquoi avoir organisé cette exposition en occultant les circonstances qui entourent la prise de ces photos ?

Vos articles , Alain Korkos , ont un rythme , une montée en puissance qui trouve ici son apogée dans le texte magnifique de Laurent GOAGUEN .
Plus qu'une mise en scène , c'est un mise en valeur de chaque sujet traité avec un soin évident ,
en direction de vos lecteurs , et de vous-même , je pense .

Je suis née à la fin de 1942 , et chaque fois que cette année est citée , c'est pour dire l'horreur , la peur , la faim ,
la bassesse , les dénonciations , les rafles ," nuit et brouillard" , "du sang et des larmes " .
Je me demande encore : "que suis-je venue faire dans cette galère ?"
A lire également sur André Zucca, sa vision de l'Occupation et ses liens avec le nazisme :
Le blog de Pierre Assouline : http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/07/loccupation-tranquille/
ah, désolée, je voulais pas faire "pédante" (d'ailleurs, j'ai pas une super culture, j'ai eu la chance de faire l'école du louvre, ça laisse des traces)
et puis, les références que je fais, pour le coup, sont purement subjectives, et n'ont pas forcément de sens, ce qui explique que je n'explique rien, parce que j'ai rien à expliquer...
de toutes façons, je pense qu'on est d'accord sur le fait que toute institution qui se respecte ne peut pas présenter des oeuvres justes pour leur beauté (sans qu'on passe des heures à se demander si elles sont belles ou pas). Quel que soit l'artiste, ce critère ne me semble pas justifier une expo, et encore moins un catalogue d'expo
je sais que les musées ont tendance à nous présenter toujours "les joyaux de", "les trésors de", "les chefs d'oeuvre de", mais je vous assure qu'à chaque fois (pour les musées publics en tous cas), il y a une vraie légitimité scientifique derrière !
tout ça pour dire et répéter qu'on est globalement d'accord...
et puis, entre nous, delphes en train de discuter avec oreste, ça me plaît bien ;-) alors on va surtout pas se disputer !
Le collabo Zucca fut arrêté en 44, son dossier vite classé, il changea de nom ( si-trouille ? ) et s'installa photographe pour banquets et mariages à Dreux, apprend-on sur le site du monde et autres..

Après l'aspect positif de la colonisation, l'aspect positif de la collaboration avec le régime nazi. Le progrès avance

Déjà, une expo dédiée à ce genre d'individu ( ou plus exactement à ces photos collabos ) c'est limite mais sans avertissement, c'est effectivement de l'aveuglement ou de la complaisance coupable, buzzons buzzons !!!!
j'attends l'émission avec impatience !!!
je ne comprends pas cette expo... (je n'y suis pas encore allée, mais je vais y filer rapidement) : quel est son propos, si ce n'est pas de mettre en valeur la manipulation de la réalité, comme vous le faites si bien ? une expo sans problématique n'est pas une expo ! en tous cas, pas au sens où on l'entend depuis des années... Je reste perplexe.
S'il n'y a vraiment aucun commentaire qui va dans ce sens à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, c'est sidérant...
Merci Mr Korkos pour votre article... je vous lis avec délectation chaque fois. Excellente analyse des images et de la portée de ces images en les remettant en perspective avec le contexte historique.
Pourtant, elle montre une certaine image de la France (que notre mémoire cherche à effacer). Celle d'une France insouciante, s'amusant, continuant à vivre... s'accomodant de la présence des nationaux socialistes. Même si le regard du photographe est forcément subjectif (pétainiste voire collaborationniste !), il n'en demeure pas moins qu'elle révèle une image de la France de cette époque.

C'est cette image de la France qui choque l'observateur avisé car elle s'oppose avec sa perception (vrai aussi, mais partielle !) de cette époque !
que c'est beau l'Occupation, vu comme ça; presqu'on en redemanderais
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