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Crise à Presstalis : les petits journaux étranglés par les gros ?

Ca tangue chez les éditeurs de presse français. En panne de trésorerie, le principal distributeur de presse, Presstalis, a annoncé début décembre 2017 qu'il retiendrait pendant deux mois 25% des revenus des éditeurs qu'il distribue. Les petits et moyens éditeurs montent au créneau, inquiets pour leur survie... et agacés, pour certains, du poids des gros éditeurs dans les décisions financières de Presstalis.

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Chère Juliette Gramaglia,

Ancien salarié des NMPP puis de Presstalis, j'ai lu et relu avec attention votre article (et son dossier l'accompagnant même si j'ai bien compris que vous n'étiez pas l'auteure de ce dossier).

Votre article m'interpelle et cet(...)

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Je ne suis pas du tout d'accord avec Marcic.


"Le sujet est, à mon sens, beaucoup plus grave car il touche à la Liberté de la Presse, il est certes technique par bien des aspects mais mériterait assurément beaucoup plus de travail que ne le laisse penser votre présente livraison."


Au mien de sens, le sujet c'est 1. une cessation des paiements dans une SAS (crise à presstalis) qui a cette particularité que 2. ses actionnaires (des coop) sont aussi bien constitués de petits porteurs (petits journaux) que de gros porteurs  (car sinon, qu'est-ce qui justifierait qu'un journal soit petit ou gros ;-) et 3. dont on se demande comment qu'ils vont faire (?).


Aussi, si ce sujet est bourdieusiennement capitalisé comme touchant à la liberté de la Presse, le comment qu'ils vont faire se transforme en {aboul le pognon} et ce n'est plus un sujet mais une quémandation.


D'ailleurs, cette réponse est évoquée "Je vois mal comment Presstalis va pouvoir s'en sortir sans une injection massive d'argent", abonde Gaudé, très remonté. "Ce sera alors soit une aide de l'Etat, soit une nouvelle confiscation". 


Le terme de [confiscation] employé par un petit porteur de la SAS est une figure stylet, mais moins carnassière que la décision de rappeler aux actionnaires que c'est à eux de banquer aux aléas de la trésorerie.

 

J'ai saisi  : 


- 1. que la gestion de la SAS presstalis n'a pas été pensée prioritairement pour adapter la distribution aux flux des ventes, mais a priori pour maximiser le retour ressources (d'où la [confiscation] pour faire genre au Tribunal de commerce) ; 


- 2. que dès lors le circuit de distribution est une structure rigide qui se reproduit d'elle même hors véritable logistique, l'intelligence programmatique du transports (caractéristique des associations mixtes ratées) ; 


- 3. que les gros porteurs ont sonné une cloche pour que le fromage soit renégocié (c'est comme ça qu'ils vont faire).


J'aurais aimé : 


- pourquoi des coop créent-elles une société simplifiée par actions ?


- quelle est la nature juridique de l'acte bloquant ?


- mais qui sont ces camions qui sillonnent (sans plus se faire entendre) ?


Je trouve cet article bien axé sur son sujet, mais c'est la construction qui me donne du travail.



Chère Juliette Gramaglia,

Ancien salarié des NMPP puis de Presstalis, j'ai lu et relu avec attention votre article (et son dossier l'accompagnant même si j'ai bien compris que vous n'étiez pas l'auteure de ce dossier).

Votre article m'interpelle et cette interpellation n'est pas positive.


Je veux dire qu'habituellement un article qui "agit" sur son lecteur, se doit de regrouper des qualités qui amènent celui-ci à réfléchir sur son approbation, son désaccord ou plus simplement sur les rapport sacrés à l'information, vous en qualité de journaliste et moi en tant que lecteur.


Lorsque l'article s'efforce d'être descriptif, il ne doit, en aucune manière, mélanger l'information brute et son interprétation ! C'est une question de déontologie journalistique et de respect de son lecteur, même si c'est sans doute l'exercice le plus difficile qu'il soit ! Ce mélange des genres, lorsque sa forme n'est pas revendiquée, est très courante dans la profession. Alors, si vous me le permettez ... pas vous, pas à @si !


Je vous engage humblement à la réflexion au sujet du débat actuel sur les " décodeurs " auquel Arrêt sur images participe, et particulièrement à l'excellente émission où était invités Samuel Laurent, Louise Merzeau et François Ruffin qui n'était pas alors député. Il regroupe, à mon sens, la plupart des qualités journalistiques dont je ne vous ferai pas l'injure de rappeler ici. Entendons-nous bien votre article ne contient pas d'intox, il est simplement à l'image du traitement de l'information aujourd'hui : rapide, avec un certain manque de travail et n'abordant pas tout le spectre souhaitable pour un sujet aussi important que celui du libre accès des médium à leurs lecteurs sur le print.


J'en viens plus précisément à mes griefs principaux par soucis de concision : 


- Le Titre : " Les petits journaux écrasés par les gros " annonce la couleur ... mais malheureusement rien n'est développé dans le contenu de l'article à ce sujet. Vous vous contentez de quelques citations qui n'abordent pas le fond même si vous donnez aussi la parole à Louis Dreyfus, représentant des " gros ".

- Les causes : vous habillez, sans l'écrire, une recherche de causes :

. la crise de l'écrit (sans argumentation), aucune " auto-critique " sur la qualité du contenu de la presse écrite... comme s'il s'agissait simplement de résoudre le problème de la capillarité des diffuseurs de presse pour que les consommateurs/lecteurs se précipitent pour acheter cette presse de très haute qualité (sic) ! Rassurez-moi, il ne s'agit pas d'un réflex d'auto-protection corporatiste ? (en plus, je ne le crois pas mais alors pourquoi ne pas creuser d'avantage encore ?) 

. le coût de la messagerie (sans préciser que les 30 à 50 % intègrent la rémunération des réseaux diffuseurs et grossistes)

. tout juste s'il est abordé l'irresponsabilité de la gestion de Presstalis ... vous évoquez l'informatique (à croire que c'est la seule cause à l'origine de cette mauvaise gestion)

. Rien n'est évoqué sur la pérennité de la distribution de la presse en France 


Bref, je cesse là cette liste " à la Prévert " mais, je vous affirme qu'à lire votre article de nombreux lecteurs concluront que les gros éditeurs étouffent les petits et que les messageries (Presstalis ou Mlp dont vous n'abordez pas la guerre commerciale suicidaire livrée par celles-ci historiquement) vivront des jours heureux une fois l'étranglement (pour reprendre votre titre) effectué. Regardez le commentaire qui parle d'une économie à la Darwin. 


Le sujet est, à mon sens, beaucoup plus grave car il touche à la Liberté de la Presse, il est certes technique par bien des aspects mais mériterait assurément beaucoup plus de travail que ne le laisse penser votre présente livraison. @si ne nous a pas habitué à cela !

Sans rancune ... et à votre disposition.

MLC 


Il suffirait de remplacer le terme franglais "revenu" par "recette" (d'ailleurs cité correctement dans les tweets des gens qui y comprennent quelque chose) pour que ça devienne clair.


Quant à la coquetterie "mandatrice" comme féminin fantasmé de mandataire, il suffit de consulter un dictionnaire, le terme est très littéraire mais hors de propos dans un contexte juridique.

Darwin est décidément le plus grand des économistes.

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