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Crash : la ration matinale de l'Ogre

Ouf, l'Ogre de l'info continue a reçu sa ration du matin

Derniers commentaires

Il était sous prozac, fan de David Guetta, venait de se faire plaquer par sa dulcinée, probablement tenté par l'Islam, habitait un pavillon ridicule ... Efficaces, les journalistes en ce moment !
Il n'est tombé qu'à 7 minutes de vol d'une centrale nucléaire, et c'est vrai que ça peut être un argument pour arrêter le nucléaire.

Mais si on arrêtait l'avion plutôt?
Tout redeviendrait à la dimension d'une grosse planète, et non pas d'une petite planète qui ne suffit plus à nourrir le gros ogre.
Mon ogre, quand il a d'abord vu les nouvelles, il a pensé "oh, c'est un Airbus ! Est-ce qu'un défaut de fiabilité va être trouvé ? Est-ce que Boeing va contre-attaquer ?".

Moralité : il semblerait que mon ogre aie un peu trop été nourri au patriotisme économique ("Le fleuron de l'aéronautique européenne construit en France !!") et aux documentaires de crash de type "l'avion était presque parfait" quand il était petit.
Vu sur i-télé:
Plan large sur la maison des parents du co-pilote. Puis plus rapproché sur un des "chiens-assis". Puis descente sur le mur de façade en plan moyen. On peut déjà y voir le numéro, mais ça ne suffit pas: gros plan sur le numéro de la maison. Et rebelote, 4 fois de suite (peut être plus) pour les distraits. Notez bien l'adresse. Je suis déçue, ya pas le nom de la rue. Mais vu l'architecture un peu originale du lotissement, doit pas être très difficile de l'identifier.
Alors ca y est le procès médiatique est fait, on a trouvé le coupable! En photo dans tous les bons marchands de journaux dés demain matin, tout de suite sur le net pour les impatients.

Après avoir flatté le côte morbide des gens , tout en fustigeant l'humour noir d'un comique blanc (cherchez pas c'est juste pour le jeu de mots), on livre en pâture le responsable. Du bon grain à moudre avec l'ivraie des audiences.

La présomption d'innocence ne fait pas bon ménage avec la médiacratie, cette ogre qui a besoin de son coup de sang quotidien.

Espérons que s'avérera l'histoire présumée afin que ne soit obligés nos prophètes de la boite noire, de la vérité révélée à ravaler leur part de gâteau du marché .

Bah désolé mais j'ai dû mal à croire le scénario du copilote suicidaire ou/et kamikaze. Ca colle pas !

Vouloir s'écraser et mettre dix minutes à provoquer l'accident, c'est pas logique!

Attendons donc de plus amples informations...

Je gage cependant que le coin va battre des records de touristes cet été, poussés par ce besoin morbide et tellement humain de se sentir vivants et chanceux de l'être encore.
Daniel,

Je n'écoute aucune chaîne d'info continue.
Je n'écoute ni ne lis jamais aucune info le matin.
Quand on me dit "crash", ça ne me fait pas penser à un attentat.
Quand on me dit "attentat", ça ne me fait pas penser à des musulmans.

Je ne pense pas faire partie du "nous" que vous évoquez, et je suis un peu déçue de constater que vous imaginez que tout le monde vit et pense comme vous. ( je suis même un peu déçue de la façon dont vous pensez, sur ce coup-là.)

L'actu, l'info, le monde lointain, les people et le monde médiatique de vos collègues anthropophages, pour beaucoup de gens ça ne représente pas plus de quelques minutes par jour. On n'a pas tous le nez dedans ... et on se nourrit parfois d'autres choses que l'on regrette même de ne voir que trop rarement évoquées dans de trop rares titres.
"Et surtout, allons, ne faites pes semblant de ne pas l'avoir pensé, musulman, l'un ou l'autre ? "
Je lis ça, maintenant.. Tiens, tant qu'on est dans le n'importe quoi, je vous en propose.

Ivresse du vol en planeur, dans le silence et la beauté de ces paysages. Jouissance infinie de l'homme qui plane, enfin !
Aller virevolter entre ces falaises, sourd aux appels du monde qui reste accroché à sa vie terrestre. Et finir dans une explosion sublime.
Lui n'a pas crié !

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@ tous ceux qui contestent à DS le droit au nous

Marrant comme on comprend pas les mêmes choses, des fois.
Moi, le "nous" de DS je ne l'ai pas vraiment senti comme un collectif DS/Lecteurs, mais bien comme un "nous" de modestie, c'est à dire "nous DS".
L'Ogre en nous, l'Ogre intime, c'est juste l'Ogre perso à DS, j'avais compris.
Mais je peux me tromper.
Mais quand même: c'est une chronique qu'il pond, tous les matins, DS.
Pas un diagnostic psycho-sociologique de son lectorat. Quand il veut l'analyser, son lectorat, il va faire un peu de Google Analytics. Juste comme ça, pour rigoler un coup.
Ou pas (rigoler).
Alors sur ce coup, j'ai un peu le sentiment qu'il parle de son Ogre intime.
De ses démons hic et nunc.
Dans le contexte, et avec son 11 septembre perso.
So what comme disait tout le temps Denis Hopper à Miles.
Pourquoi toujours vouloir que DS écrive ce que vous avez envie de lire?
Autant faire un blog et l'écrire vous-même.
Ou twitter aussi, parce que des fois la pensée s'accommode bien de 140 signes.
Moi je suis abonné depuis un petit paquet d'années.
Des fois je suis pas d'accord avec DS et des fois si. Des fois, même, je suis tellement d'accord que je regrette vraiment pas ma thune.
Mais jamais il ne me viendrait à l'idée de dire à DS ce qu'il doit ou ne doit pas écrire: il est chez lui.
Et si par euphémisation ou simplement par pudeur, il utilise un nous de modestie*, pourquoi pas?


*je sais: les grammairiens vont m'objecter qu'on ne trouve pas trace d'accord sylleptique et que donc le nous est bien collectif. So what? je réponds aux grammairiens
A midi, certaines questions lors de la conférence de presse sur l'origine "ethnique" ou bien sur la religion des pilotes illustrent bien le billet de DS.

Difficile exercice auquel s'est livré le procureur tout en se démarquant nettement du BEA.

Le scoop aurait-il été "vendu" d'abord au New York Times avant de lui être livré ?

Et le faux scoop du Monde on en parle ?
Il y a quelques jours, l'ogre qui était en nous nous commandait de nous intéresser davantage au ragots colportés par HBO qu'aux analyses de JM Manach sur la surveillance. DS, au dessus du lot, trouvait qu'il fallait quand même d’intéressé à la surveillance. Disons qu'il pensait qu'il était de son devoir de journaliste d'être meilleur que "nous".
Aujourd'hui, DS redevient Humain et confesse être le jouet de l'ogre. Mais pour la peine on se retrouve tous embarqué dans sa galère. Je viens donc d'apprendre que j'étais insatiable.

Pour ma part, je différencie l'ogre des familles de victime qui ont besoin d'infos pour continuer à faire vivre les disparus. DS aurait pu évoquer l'ogre du journaliste qui a besoin d'info pour faire vivre sa profession. Quitte à les inventer.
Comme disait J-J Rousseau (Confessions) : "Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature. Et cet homme, ce sera moi.". Il ne faut pas laisser notre vérité d'hommes, se faire écraser par des discours mensongers, illusionnés, myopes, sur l'homme. Donc c'est bien d'avouer ce qu'on pense, même si ce qu'on pense risque à nos yeux d'être immoral, ou réprouvé par telle ou telle autorité morale, ou d'etre blessant pour d'autres, ou d'exciter des susceptibilites mal placées... Mais à qui faut-il avouer ce qu'on pense ? Et comment réagir à ce qu'on pense ?
Pour la premiere question je dirais qu'il faut au moins se l'avouer a soi-meme, puis, si on a de vrais amis, on peut en discuter avec eux dans une sphere privée, et puis ensuite, quand on rentre dans des sphères plus publiques, plus vastes, plus anonymes, et sans doute, remplies de beaucoup plus de gens peu réfléchis ou mal intentionnés, il faut trouver un juste milieu entre, d'une part la prudence, par laquelle on evite de blesser des gens ou de s'exposer soi-meme a des problemes..., et d'autre part la nessecite de dire la vérité, soit pour vivre dans une société qui vit un minimum dans la sincérité et la vérité, soit aussi parce que parfois les choix politiques doivent, pour etre bons, tenir compte de certaines verités qu'on a besoin de dire pour justifier ces choix publiquement. En plus de trouver le bon juste milieu, des techniques comme l'implicite, la pudeur, la retenue, l'euphémisme, etc..., peuvent aider à dire des choses en douceur, ou seulement aux gens qui sont assez murs pour comprendre...
Pour la deuxieme question, comment reagir a ce qu'on pense : si ce qu'on pense nous parait un peu derangeant, cela veut dire que nous n'avons pas dans la tete une morale qui permet de prendre en charge ce que nous venons de voir. Nous pensons ce que nous pensons au sujet de ce que nous venons de voir. Mais ce que nous pensons ne nous satisfait pas : nous ne savons, en quelque sorte, pas quoi penser de ce que nous venons de voir ; ce que nous venons de voir nous destabilise dans notre assise morale. Il nous faut alors simplement nous engager dans une reflexion sur la morale, pour savoir qu'est-ce qu'il serait moral ou immoral de penser de ce que nous venons de voir, et pourquoi. Penser quelque chose de ce que nous venons de voir, c'est a dire : le juger en bien ou en mal, en plaisant ou déplaisant, etc... ; dire ce qu'il faut faire en reaction a lui...
Au niveau du traitement médiatique, est-ce vraiment pire que les inévitables best-offs des pires accidents d'avion qu'on nous inflige depuis l'accident ? Libé , par exemple, a réussi, dans un article intitulé "Cinquante ans de catastrophes aériennes en France " à caser en intro l'accident qui a coûté la vie à Marcel Cerdan en...1949. Très pratique Marcel, il avait déjà servi pour l'accident de "dropped". L'avantage, c'est qu'une liste de catastrophes aériennes, c'est très peu polémique et c'est porteur d'une charge émotionnelle très forte. Autrement dit, ça ne fâche personne, et ça fait pleurer dans les chaumières. En plus, on peut l'article à l'avance, il est sûr de servir. Un avion finira bien par tomber. Pendant ce temps là, on évite des petits soucis quelques grandes entreprise françaises: le Crédit-Mutuel empêtré dans une affaire de fraude fiscale, Vinci accusé d'esclavage moderne au Qatar et Bouygues en France (si, si, le sous-traitant de Bouygues confisquait apparemment les passeports...).
Je suis d'autant plus surpris de l'intérêt pour ce fait divers qu'aucune victime française n'est à déplorer.La préfète,les efficaces montagnards,les personnalités sont bien mis en valeur, tant mieux pour eux.Le jeu des suppositions est celui auquel nous nous livrons en regardant un film policier ou d'espionnage.Souvenons nous de celles émises lors des attentats de janvier.La probabilité de mourir dans un attentat terroristes,en dépit de réels efforts des intéressés, est quasi nulle.Les accidents domestiques font 100 fois plus de morts,le tabac 3000 fois plus.
Daniel Schneidermann est apparemment arrivé avant les autres au bout de sa prescription de Padamalgam 1000 mg. Peut-être un des forumeurs pourrait le dépanner d'une boîte en attendant que l'Etat en relance la production dans les prochains jours ?
Edit : il se dit (pas encore confirmé) qu'un des 2 pilotes serait malaisien, c'est à dire très probablement musulman sunnite.
Bon, je ne suis pas la première à réagir.... pas de radio France, je suis passée sur RFI (et je me dis que je devrais plus souvent écouter cette radio, même si je sais que je retournerai à mes habitudes).
Hier, émission sur ce crash, mais suis dans le pâté le matin. Perdu l'habitude de regarder les journaux tv, lis (presque) un journal papier quotidien.

donc non, pas obnubilée par cet accident, triste pour les morts et leurs familles, absolument pas inquiète d'un attentat et pas un instant pensé à la religion des pilotes....
De miettes en cailloux Petit Poucet s'avance vers l'Ogre.
Ce n'est qu'un conte. Ah bon!

Ces miettes d'infos ne font pas, de notre brouet, soupe mirifique et si nous voyons quelques yeux nageant en surface c'est pour nous faire croire que l'oeil d'Abel regardait Caïn.

Faut-il se repaître de tragique en morts nous touchant pour nous permettre de dire: "j'existe" encore?

Alimentons d'infos parcellaires pour nous tenir en appétit.
Alimentons nos imaginaires pour en faire graisse (pour d'autres, les professionnels, pour en faire leur beurre)
Si nous analysons nos mots nous nous apercevons qu'il faut se nourrir sur la bête pour nourrir la bête que nous sommes.

Il n'y a plus d'antropophage, nous avons mangé le dernier hier....

Ogre?
Alors c'est ça finalement être Charlie! Avoir peur des musulmans.
Bonjour,
sous couvert du ton "essayiste" et "détaché" vous en profitez pour insinuer, évoquer et étayer toutes les théories les plus farfelues que même les chaînes d'info-continue tâchent d'éviter.

Bref, vous faîtes pire.

Je vous vois très bien à votre clavier en train d'assouvir cette soif de verbaliser ce qui vous démange depuis deux jours.

Malheureusement, comme dis plus haut, vous n'être pas nous, non vraiment pas, la question de la religion des pilotes ne m'a jamais traversée l'esprit, et jamais évoquée par qui que ce soit autour de moi, bien qu'on ait tous longuement parlés de cette affaire.

Bref, c'est vous le tordu / "ogre" dans l'histoire, assumez-le, mais de grace ne "nous" foutez pas dans le paquet.
J'ai l'impression de lire un commentaire d'internaute de plus accompagnant les articles du parisien.
Et pendant ce temps là, Radio France est en grève depuis une semaine...

Visiblement, cela intéresse moins que le crash d'un A320, aussi dramatique que soit cet accident : pas un mot au 20 heures...

PatriceNoDRM
Cher Daniel,

Et si pour une fois, vous disiez "je" et pas "nous" ? Parce qu'il est tout sauf certain que "Cette nouvelle donnée nous met face à la galopade de nos propres imaginations, cet Ogre qui est en nous". À en juger par la tonalité des premiers commentaires (et par ma propre réaction), un certain nombre de gens sont parfaitement indifférents, non pas à l'événement tragique, mais à tout ce qui l'entoure. Pour ma part, la seule question qui me taraude serait plutôt : "quand est-ce qu'ils vont nous parler d'autre chose et cesser de nous montrer en boucle les barrières rocheuses et enneigées, les bouts de carlingue et les enveloppes de boites noires ?"

Quant à votre dernière question ("musulman, l'un ou l'autre ?"), je la trouve tout simplement sidérante. D'abord ça ne m'a vraiment pas effleuré. Et si la question est celle de l'action terroriste comme je crois le comprendre, alors je ne l'aurais certainement pas nommée avec le mot "musulman" (qui se rapporte peut-être à bon nombre de passagers du crash...). Je veux bien que nous ayons tous nos Ogres intimes, puisque vous avez l'air très fier de la formule (soit dit en passant un peu recyclée de votre 11-septembre intime...), mais si vous en êtes à cet Ogre-là, il faut penser à éteindre vos chaines d'info et vos timelines diverses d'urgence...
Ben non moi je n'ai pas pensé au fait que les pilotes puissent être musulmans, ces pilotes. Il y a combien de Musulmans dans le monde ? combien sont terroristes ? Je pense qu'il y a un risque sur un million qu'un musulman soit terroriste, tout comme les catholiques ou les Américains ou les Français. Il y a beaucoup d'attentats aux Etats-unis... Des Français ont commis un attentat contre Charlie Hebdo... C'est dans le massif des Trois-évéchés...

J'aime considérer les gens indépendamment de qui ils sont, de qui ils aiment ou d'où ils viennent.

En revanche, oui, j'ai bien pensé qu'un pilote puisse être terroriste au prétexte de sa religion mais il aurait cherché à le faire savoir, ce qui n'a pas été le cas. En revanche, vous avez cher Daniel, un rôle de prescripteur en tant que journaliste, parait-il. Un journaliste doit-il taire ses sentiments profonds ou des dire ? Vaste débat. En tout cas, votre pensée m'a fait réagir et je tiens à dire à mon tour que je n'adhère pas à cette prescription même sur le ton du questionnement.
En lisant la chronique de Daniel, je retiens ce passage : Tiens, à propos, on ne connait pas encore les identités des deux pilotes. Pourquoi la compagnie ne les a-t-elle pas encore communiquées ? Combien d'heures de vol ? Des antécédents médicaux ? Psychiatriques ? Et surtout, allons, ne faites pes semblant de ne pas l'avoir pensé, musulman, l'un ou l'autre ?

Concernant le dernier questionnement, je n'y ai pas du tout pensé, et je n'ai pas besoin de faire semblant, sincèrement.
L'ogre intime ?Cette part d'incompréhension de l'horrible, ce refus des images qui nous bouleversent et que pourtant on retourne voir chez Google après les avoir vues et revues à la télé et sur les pages de notre quotidien .
Voyeurisme ?Refus de la réalité plutôt et besoin de la réactualiser sans cesse, pour éviter de laisser la place à l'imaginaire qui va illico nous montrer les corps déchiquetés de ceux qui, il y a deux jours se parlaient, plaisantaient et riaient encore .
Je ne suis pas sûr qu'il soit de la responsabilité du journaliste ou du chroniqueur de touiller publiquement la noirceur de nos ogres internes. Même avec des précautions ("ne faites pes semblant de ne pas l'avoir pensé"), ça me rappelle par trop les types d'argumentation "je dis tout haut ce que les gens pensent tout bas" qui font tant de mal au débat public et politique. Je suis un grand naïf mais je crois que l'expression publique doit contribuer à élever, pas à visiter les bas-fond. @si contribue largement à cette belle tâche, mais ce matin, je suis sceptique.
DS : "Et je sais bien : on est tous complices de l'Ogre."

Non, pas "tous". Seuls ceux qui se prêtent au "jeu" sont complices. Certes, ça fait du monde. Mais pas "tous".

DS : "Et surtout, allons, ne faites pas semblant de ne pas l'avoir pensé, musulman, l'un ou l'autre ? Ca, c'est l'Ogre en nous, notre Ogre intime, celui qui est nourri, minute par minute, par l'Ogre majuscule."

Non, votre ogre intime n'est pas nourri, mais pourri. L'Ogre majuscule a pour initiales MLP, Aqmi, BFM, entre autres.

Vous auriez d'ailleurs pu écrire : "celui qui est nourri par Minute"...
Alors perso, cette histoire de crash, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Non, j'exagère, quand j'ai appris la nouvelle, j'ai pesté en pensant qu'on allait entendre parler que de ça pendant une bonne semaine. Ça ne rate pas... En terme d'analyse des médias, c'est toujours intéressant, parce que c'est un cas d'école mais bon, c'est vu et revu.

Aller, une petite remarque quand même. Dans ces moments là, les médias comptent. Ils comptent le nombre de victimes, le nombre de secouristes, de gendarmes, de légistes, de débris d'avion, de temps de vol, de minutes de perte d'altitude, de pains aux chocolats acheminés dans le nombre de tente mis à disposition pour acceuillir le nombre de proches... Une seule chose manque à ce gigantesque décompte... c'est le nombre de [s]charognards[/s] journalistes présents.
Je ne sais pas ce qui est le plus étrange :
- que, deux jours après l'accident, on diffuse des informations sur le contenu des boites noires,
- que personne (jamais!) ne trouve étonnant qu'on nous fasse croire d'habitude qu'il faut "plusieurs mois" pour décrypter le contenu de ces boites noires.
Rien à rajouter tant les propos me semblent justes.
Bonjour
Bien heureusement nous avons ce matin un petit Poucet…
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