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Contrôle de la presse et état d'urgence : le fantôme de la guerre d'Algérie

Douze députés socialistes ont déposé cette semaine un amendement pour rétablir la possibilité d'un contrôle médiatique pendant l'état d'urgence, qui vient d'être modifié et prolongé de trois mois. Au final, sous la pression du gouvernement, les députés ont retiré leur amendement et l'exécutif a supprimé cette disposition, "prévue dans la loi de 1955 mais jamais utilisée" selon le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. Jamais utilisé, vraiment, le contrôle de la presse en France ? Mais si. Pendant la guerre d'Algérie.

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Bonjour,
Je vous prie de bien vouloir excuser ma demande de précision. Vous allez dire que j'ergote. Je travaille sur l'état d'urgence pour un travail universitaire. Mais si je lis bien l'article, pendant la guerre d'Algérie, certaines censures ont été effectuées pendant des périodes d'état d'urgence. Mais d'autres saisies ont été effectuées en dehors de cet état d'urgence. Savez vous combien, et sous quels autres motifs juridiques?
Cordialement
beaucoup d'élu(e)s à l'assemblée nationale et au sénat n'ont aucune tenue,
ne sont plus dans le quotidien de la vie civile;
ce sont des élu(e)s qui font partie d'un clan et qui votent ce que le chef de clan dit de voter ou ce que les médias
ressassent à longueur de temps:
ils ne sont plutôt préoccupés par leur carrière ...
le résultat est là
TOUT SECURITAIRE NON, LIBERTE OUI
C'est grave, et doublement.

-1- que des députés de gauche proposent ça.

-2- que ce soit stoppé par une intervention, par sms, d'un conseiller de l'Elysée rappelant l'opposition du président au contrôle de la presse.


... bon je vais dire à mes collègues des plus grandes classes de ne pas trop se casser la tête à expliquer la séparation des pouvoirs dans notre constitution, ça sert à rien de raconter n'importe quoi aux élèves !
Et la liberté d'expression, pas trop la peine non plus ?
Bonjour,
[ceci est ma première participation au forum @si]

Deux remarques par rapport à l'article de Robin Andraca.

* pourquoi ne pas identifier les douzes élus socialistes qui ont soutenu cet amendement ? Andraca insert effectivement un lien vers le site de l'Assemblée Nationale où l'on peut prendre connaissance de la signature de 21 personnes : quelles sont leurs affinités politiques ?

* je remarque que Delphine Batho ne figure pas dans cette liste.

* Il aurait pu être utile d'inserer également un lien vers le site de sandrine Mazetier à l'origine de cette proposition d'amendement ( http://www.sandrinemazetier.fr/prorogation-de-letat-durgence-mon-intervention-en-commission-des-lois-14345.html ) . Je ne l'ai pas encore examiné mais je crois avoir remarqué une nette différence entre le contenu de son intervention à l'AN et la rédaction de la proposition d'amendement !? Par la même occasion je découvre avec surprise que le travail de ces commissions est filmé et rendu public , et que des journalistes peuvent y assister : @si a-t-il produit quelques articles sur cette production d'images et leur très rare (?) apparition sur nos écrans ?
Qu'est-ce qu-il faut encore pour que vous arrêtiez de penser et dire que le parti socialiste est un parti de gauche ?
claire
De quoi s'étonner le plus : des saloperies dont sont capables certains PS, ou de l'ignorance* d'un ministre?

*contrairement à Renaud, je dirais peut-être "saloperie".
Ce qui est renversant - si on avait conservé quelques illusions - c'est l'origine des propositions les plus liberticides. Ces "socialistes" ont tout oublié de leurs origines philosophiques et politiques mais ils commencent à se rappeler les techniques de contrôle de l'opinion pratiquées par les dictatures soviétiques. Ces tristes personnages sont sans mémoire ni intelligence, incultes et uniquement préoccupés par la publicité qu'on pourra leur faire. Si on leur ajoute les crétins qui se prétendent "Républicains" et qui proposent rien de moins que la fusion des ministères de l'intérieur et de la justice, montrant par là qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'est la séparation des pouvoirs, on est obligé de constater que notre classe politique est d'une affligeante médiocrité.

Il convient de s'interroger sur les raisons qui poussent de jeunes français en bonne santé et vivant dans un pays en paix à vouloir mourir en tuant un maximum de leurs concitoyens. Il convient, en miroir, de s'interroger sur la médiocrité de notre classe politique. Sur les raisons pour lesquelles, après des études longues à Sciences Po et à l'ENA, ces gens restent d'irrécupérables ignares, ne connaissent pas les épisodes les plus importants de notre histoire et s'expriment de lamentable façon, en multipliant les fautes de français les plus grossières. Sur le mystère qui explique pourquoi ils n'ont-ils aucune idée de ce qu'est l'intérêt général, le bien commun, et comptent une telle proportion d'escrocs motivés par le seul enrichissement personnel, pour qui la ré-élection n'a jamais été un moyen de servir leur pays mais bien plutôt d'enterrer au plus vite les affaires accrochées à leurs basques et que la justice, malgré sa remarquable lenteur, peine à faire oublier tout à fait.

Ces deux types de question sont liés. Et leurs réponses nous éclaireraient sans doute sur la marche à suivre.
Dès le départ, il a été annoncé que la presse ne serait pas concernée par l'état d'urgence. La presse n'est pas mentionnée dans le projet d'état d'urgence modernisé qui figurera dans la Constitution, mais le journaliste de Mediapart "frissonne" parce que 12 députés sur plus de 600 déposent un amendement qu'ils retirent. Il n'en revient pas, lui qui préfère sans doute les votes à l'unanimité. Bref, une information intéressante (Batho, ne pas l'oublier, était une des spécialistes de la sécurité du PS avant d'être ministre), mais rien qui justifie les sueurs froides de Manaudeix. En revanche, la presse devrait peut-être s'interroger elle-même sur l'argumentation de Batho. On se souvient des scoops dangereux de BFM en janvier dernier… Aujourd'hui, lesonrédacteur en chef les assume comme "une petite erreur".
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