40
Commentaires

Comment Twitter hystérise tous les débats

Commentaires préférés des abonnés

Approuvé 8 fois

Bon. Je vois qu’effectivement ce genre de phrase n’ouvre pas le dialogue. :-D

Un peu hors-sujet - mais c’est histoire de rire - au Groland, à la différence de la France, être transgenre n’est pas un problème.

Merci pour la chronique. Je vais imprimer l(...)

Bonjour Jean-Lou,

Comme d’hab., toujours aussi intéressantes, vos chroniques…

En vous écoutant, m’est revenue une petite réflexion qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps dans ce type de sujet : Dans l’examen des chaînes de fabrication d’un (...)

Opposition entre émotion et rationalité, 'pensée complexe' (!), 'tribalisme', cible de graham, 'invention optimale' (sérieusement qui peut encore penser qu'il existe des inventions objectivement meilleures que d'autres ?)... Bref tout le discours hab(...)

Derniers commentaires

Merci pour cette chronique, ce sujet est passionnant. Je n utilise pas Twitter, en revanche je participe a différents groupes de « discussion » sur Facebook. Depuis quelques temps, je remarque  que lorsqu un débat est lance, les commentaires s échauffent très vites jusqu a devenir haineux et ne répondent plus du tout au final a la question posée. Ce qui me surprend toujours car dans la plupart de ces groupes on affiche souvent la bienveillance et le respect des utilisateurs. Je me suis demandée pourquoi et votre chronique apporte quelques pistes de réflexions.

Et puis je suis tombée sur cette phrase « Pour Pariser, les algorithmes emprisonnent un utilisateur dans une bulle d informations, qui l enferme dans sa propre vision du monde et l endoctrine avec sa propre opinion »(La civilisation du poisson rouge). Peut être sommes nous tellement habitue, manipule, a l entre soi de nos opinions que la contradiction nous ait devenue pénible, voir insupportable. Cette bulle protectrice, d opinions quasiment toujours conformes aux miennes, ne permet plus la réception de point de vue contradictoire et donc de débat. Celui ci devient alors anxiogène et provoque de la défense au mieux, de l agressivité au pire (dans un de ces débats, pour ou contre la vaccination, une personne a employé 13 fois le mot « criminel »).

C est sans aucun doute, le but recherche de ces plateformes, qui dans la logique de l économie de l attention, ont pour finalité ne nous retenir le plus longtemps possible. Je me rends compte, que ces commentaires agressifs provoquent une addiction, je suis choquée, je reagie a mon tour dans l émotion et me détourne de la question posée, j en parle a mon entourage. Vous aussi probablement, puisque vous y consacre une chronique.


Alors Cible de Graham versus algorithmes… Qui va l emporter ?

Je n'utilise pas twitter, mais pour le peu de ce que je vois des forums d'asi, la solution il me semble est surtout de savoir s'arrêter ou comme dit de bien belle manière dans la conférence que vous citez "redevenir sans voix". Il est même plus simple je trouve (pour moi en tout cas) de savoir s'arrêter à l'écrit plutôt que face à l’interlocuteur.trice dans la vraie vie.


En voyant des échanges dans des forums d'asi (et sans aucune preuve), je me demande si le genre (dans sa construction culturelle) n'a pas aussi un rôle sur les discussions sans fin où on veut montrer qu'on a raison, est-ce que ce ne serait pas surtout le fait des hommes ?


J'interviens sur ce forum pour dire à Jean-Lou qu'il ferait mieux d'utiliser des brouettes avant de prétendre que le type de brouette qu'il dit "chinoise" serait plus efficace. 

Je vois au moins deux raisons pour laquelle celle qu'on utilise couramment est meilleure : la roue ne prend pas la plus grande partie de l'espace de stockage, en plus du fait que ledit stockage doit être éloigné de la roue qui les frottera, mais ce dernier problème peut se résoudre,  La deuxième raison, c'est que si vous devez prendre un chemin étroit ou avec des obstacles, ce qui arrive souvent, la brouette habituelle est beaucoup plus facile à manier.

Je me demande si la technique chinoise n'a pas fonctionné en se modernisant par certains rickshaws par exemple.


Par ailleurs, je n'utilise pas Twitter parce que je sais que c'est une perte de temps.

Je sais que c'est un outil très utilisé par les autres journalistes, et qu'à ce titre, Twitter est incontournable pour certaines personnes, mais c'est comme la brouette chinoise, on sait que ça existe, mais qu'il vaut mieux s'en passer.

...mouais , mais en même temps des flics se font des clés d'étranglement entre eux ... quels arguments développer dans ce cas ? Le "en même temps" tue toute possible pensée construite.



C'est méritoire d'enfoncer les portes ouvetres.

Vous racontez de la merde.

Bonjour Jean-Lou,

Comme d’hab., toujours aussi intéressantes, vos chroniques…

En vous écoutant, m’est revenue une petite réflexion qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps dans ce type de sujet : Dans l’examen des chaînes de fabrication d’un produit, on implique toujours tous les acteurs, en oubliant presque systématiquement de mentionner le dernier acteur, comme s’il n’était pas agissant, purement passif, sans valeur, peu importe qu’il soit victime ou bénéficiaire.

En résumé, tous les acteurs en amont seraient tous sujets responsables, sauf le tout dernier qui serait comme par nature irresponsable, exactement comme s’il était similaire à l’objet produit par la chaîne.

Je ne pense pas que ce soit tout à fait exact : 

De la même manière qu’il n’existe pas de consommation sans désir du client final ou de trafic de stupéfiant sans le désir actif du toxicomane, les stratégies des réseaux sociaux n’auraient aucune portée sans le désir de celui qui veut y participer. Observation que l’on peut naturellement étendre aux médias dans leur ensemble, mais aussi à la politique. D’une certaine manière, même si dans bien des cas elle doit être nuancée, je crois assez vraie cette assertion qui dit qu’un peuple n’a finalement que les dirigeants qu’il mérite. 

Que serait un général sans armée ? Il faut bien qu’il y ait des soldats pour accepter…

En clair, je pense que si Twitter est ce qu’il est, c’est bien aussi parce qu’il y a une forte demande pour qu’il soit ainsi. En ce sens, je ne suis pas du tout sûr que les bons conseils que vous donnez puissent atteindre et modifier les désirs de gens dont l’objectif véritable est précisément de les contourner.

Et ça, ça ne date pas d’hier. Pour seul exemple (celui-ci est particulièrement spectaculaire), songez que la déclaration de guerre de 14-18 a été votée à la quasi-unanimité en l’honneur de Jaurès. Et que son assassin à été acquitté, tandis que la veuve de Jaurès a été condamné aux dépens, au motif que si Jaurès n’avait pas été assassiné, la Grande Guerre n’aurait pas eu lieu, privant la France de sa gloire…

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il ne faut pas exonérer les foules de leurs pleines et entières responsabilités, même (et surtout !) s’ils trouvent des canaux, des mécaniques, des armes et des produits généreusement fabriqués des industriels qui en tirent cyniquement profit.  

Cela dit, que mes propos ne vous détournent surtout pas de vos démontages des chaines en question. Vos décryptages sont précieux, l’humanité n’est forcément aussi noire que je le suggère. Sans compter qu’il n’existe probablement pas d’autre alternative…


Opposition entre émotion et rationalité, 'pensée complexe' (!), 'tribalisme', cible de graham, 'invention optimale' (sérieusement qui peut encore penser qu'il existe des inventions objectivement meilleures que d'autres ?)... Bref tout le discours habituel sur la nécessité à faire fis de nos affects politiques et de se concentrer sur les vrais débats intelligents neutre et posé à base de " c'est plus compliqué que ça" et "c'est pas tout noir ou tout blanc", il ne manque plus que le #DébattonsMieux.
Est-ce qu'on a encore besoin de réfuter ce genre d'appels aux débats complètement dépolitisés (cocasse pour un débat) et ne s'appuyant que sur des arguments scientifico-techniques neutres et objectifs ? Qui sur ce forum a déjà changé d'avis sur un sujet quelconque en 'débattant' avec le camp d'en face (sur Twitter ou ailleurs) ? Personne. Et c'est tout à fait normal. Comme le dirait un célèbre penseur (et MC de battle à ses heures perdues) "le débat contradictoire a lieu dans la tête des gens". Autrement dit assister à des conversations très agitées par compte Twitter interposé, que semble tant déplorer notre chroniqueur, permet de mieux percevoir les différences de point de vue entre les personnes, notamment grâce aux émotions déchaînées (j'en prends pour exemple les plateaux d'ASI où lorsque le ton commence à monter, on sait qu'on a atteint un point crucial de divergence de la discussion).
De plus, dans le cas de Twitter, cette meilleure perception peut s'inscrire dans la durée si on follow les dites personnes qui ont un désaccord entre elles et qui vont l'expliciter lors de leurs accrochages ponctuels (dans le cas où elles se parlent entre elles, ou bien par des attaques par cercles de followers interposées qu'elles s'envoient si elles sont en trop mauvais termes). Par exemple, pour le désaccord politique entre les 'universalistes' et les 'intersectionelles', même si le papier d'ASI à ce sujet le résumait très bien, il sera toujours plus éclairant de se mettre à follow des personnes des deux camps (bon peut être pas Bouvet) et d'observer leurs échanges directs ou indirects durant une période plus ou moins longues, afin de saisir tous les tenants et aboutissants de cette querelle politique et idéologique.
Pitié, rendez-nous le regard oblique...

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.