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Chiffre, harcèlement, racisme : un suicide illustre les tensions complexes de la gendarmerie

Myriam Sakhri, 32 ans, gendarme à Lyon, a été retrouvée morte dans sa caserne, le 25 septembre, d'une balle dans le coeur. Un premier rapport d'autopsie a conclu à un suicide. L'information est passée quasiment inaperçue.

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Je ne suis pas allé au bout de ma pensée, j'ajoute donc tout de même un bravo à Laure Daussy pour cet article tout en finesse qui nous montre bien différentes pistes et surtout qui diffuse l'info essentielle : "entre 40 et 50 suicides de policiers par an"
Pourquoi ceci ne fait pas le même scandale que les suicides de France Télécom ?

Est-ce parce que les policiers sont considérés comme les instruments stupides et disciplinés du pouvoir (et que du coup, c'est bien fait pour eux s'il souffrent) ?

Est-ce que c'est parce que cette administration étouffe ce genre d'affaire (elle aurait donc le pouvoir d'étouffer des morts d'hommes et de femmes !!!) ?
Les pressions, petites brimades, mises à l'écart sont une méthode de management dans la fonction publique... C'est une façon de diviser pour mieux régner... L'apanage des petits chefs...

Pourquoi personne n'en parle ? Par crainte d'être soi-même soumis à ces petits agissements et surtout parce que c'est très complexe à démontrer face à une hiérarchie qui fait l'autruche et se contente de mettre en place des cellules violences ou harcèlement qui ne vous répondent pas quand vous les interpelez !!!
Quelle bande de salauds...
A nos amis analystes des médias : elle était toute mignonne sur la photo avec son chien la gendarmette, on a envie de la protéger !

Et je m'empresse de rajouter : une femme est morte par balle, mes condoléances à tout le monde et surtout aux proches :'(
Vous vous souvenez du film Serpico ?
Le problème est de savoir à qui va être confiée l'enquête (s'il y a une enquête).

La gendarmerie ? risque d'être à la fois juge et partie...
La police de Lyon ? elle semble en très mauvais état de santé, ces jours-ci...
Euh ! Croire qu'il y a un profil pour se suicider est à mon avis très loin de la vérité.
Des gens très dépressifs peuvent ne jamais avoir envie de se suicider, et des battants peuvent se voir déclencher des tendances suicidaires d'une heure à l'autre.
On ne peut pas se baser sur ça pour savoir s'il y a eu suicide ou non. Ce sont des théories de mauvais feuilletonnistes.
En réalité, c'est un problème de chimie du cerveau, de quantité de sérotonine ou autres neurotransmetteurs encore dans le cerveau. Et quand il n'y en a plus, il n'y en a plus. Le sujet ne pense plus qu'à mourir, par tous les moyens.

Après, s'il y a des éléments matériels qui corroborent le meurtre, il va sans dire que ce harcèlement, ce climat et ces menaces semblent une bonne piste. Mais il faut attendre le résultat de l'enquête. S'avancer ainsi, c'est un peu fort.

Mais ça n'enlève rien au côté sordide de cette histoire, et j'espère que ses collègues racistes seront punis si tout cela est avéré.
Ce seront ensuite les mêmes racistes qui dérépublicanisent les corps républicains de l'intérieur qui diront "les Arabes, ça ne veut pas s'intégrer".
Le même gouvernement, pratiquant la politique du chiffre, de l'aveuglement face aux dérives de la police, qui dira "il ne faut pas pratiquer l'amalgame / éviter l'angélisme / ne pas jeter l'opprobre sur les forces de police qui assurent la sécurité des Français".

Une envie supplémentaire de vomir.
Et voilà, encore une boule puante ! Quand c'est pas les vilains de Médiapart* c'est les pas beaux d'ASI, sans parler de ces traitres à la Cause de l'Express ! Zavez pas honte, Madame ?

Où va la France, heu, la Sarkozie ?

* Auquel je viens de m'abonner.
très triste histoire...

se suicider en plein coeur, c'est étrange...
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