160
Commentaires

Cette semaine, j'ai posé ma chronique sur la table

Il y a des mots et des fois beaucoup trop. Cette semaine je n'avais que l'embarras du choix. Ce n'est pas souvent le cas.

Derniers commentaires

Merci à Paméla pour l'extrait de Chat noir, chat blanc...

Et à Compunet pour ce formidable morceau, de Léo Ferré pour la musique, bien sûr !

***
C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table


Ces vers de Louis Aragon m'ont toujours interpellée...
Excellente Anne-Sophie, la fin de votre croustillante chronique m'inspire cette angoissante question : après avoir daubé pendant des années sur les adeptes de la dé-croissance, maintenant qu'elle s'impose d'elle-même – par la force des choses - plus personne n'en parle dans lémédia… Comment se fait-ce ? C'est curieux, non ?

Mais il y a tant d'idées dans cette chronique qu'elle soulève plein de questions :

Par exemple : se mettre à table (passer aux aveux), ça vient d'où ?

Poser ses couilles sur la table (oups, pardon !) on voit mieux, il s'agit de proposer ou de menacer de se les couper…

Poser 518.000.000 de Zeuros (bien nommés puisque les caisses sont vides) sur la table, c'est rigolo, c'est pour acheter quoi ? La paix sociale, toute provisoire au demeurant ! Sans se rendre compte qu'à force le lâcher l'argent qu'on a pas on file à la ruine (essayer donc d'acheter une Rolls-Royce avec votre compte bancaire à découvert, juste pour voir comment ça se passe dans la vraie vie..)

Au fait combien ça pèse 1.036.000 billets de 500 Zeuros ? Faut une table solide, à mon avis. Heureusement que c'est juste une farce cette somme, surtout pour la table !

Le président s'exprime ? Mal, son français est populaire, primaire et balbutiant… Exprimer ? Exprimer quoi ? Le jus d'un citron ? C'est exactement ça, en fait, le citron c'est le salarié du privé, mais chut ! C'est un secret (de Polichinelle) !

Enfin puisque vous évoquez notre excellent Canard plus déchaîné qu'enchaîné, et c'est heureux, vous me faites penser à cette expression qui n'a plus cours mais dont lémédia ont tellement abusé (pour expliquer qu'il était inutile de les aider) : canard boiteux…

Notre pays ne serait-il pas un volatile estropié, cependant ?

***
Quand même , la table la plus belle, celle dont le son et le nom résonne le mieux , c'est bien la table d'harmonie de ma belle guitare , d'un luthier madrilène.
[quote=Le suffixe dé- indique qu'une action est annulée]
Euh...ne faut-il pas parler de préfixe ? :-)

Délocalisation, dégraissage, décrutement....tout ça c'est pas marrant.
Mais le mot "dé-confiture", ça veut dire qu'on est privé de confiture ? ;-)
" Anne-Sophie ou Judith devraient nous pondre un petit papier sur ce mot branchouille. "

Anne-Sophie ou Judith auraient sûrement beaucoup à dire sur deux néologismes qui reviennent plusieurs fois dans toute émission de radio ou de télévision et dans presque tout article de presse (et aussi sur @si !) et que sont "Au final" et "Au quotidien". Dans le passé, la seule construction semblable était "Au total".
Ces expressions, telles qu'elles sont actuellement banalisées, n'apportent strictement rien au sens de la phrase et sont fort laides sur le plan grammatical. Pourquoi sont-elles donc devenues si populaires en peu de temps ?
Il y a un néologisme dans le texte de votre chronique, Anne Sophie... Enfin, un terme que vous avez inventé.
Je vous laisse le retrouver.
Au moyen âge, sur le passage des pélerins et des commerçants les changeurs dressaient leurs tables sur les places et devant les églises.
Sans aucun doute, on mettait alors l'argent sur la table pour l'évaluer et procéder aux échanges. Y voyez-vous un lien ?
à Montpellier une église (pas celle d'origine, détruite) en a gardé le nom de ND des Tables et il ne s'agit pas des Tables de Moïse.
Sûrement, d'autres églises "des tables" sur la route de Compostelle et le cami roumieu.
Je propose de dégainer non vos loupes mais vous couverts sur ce redoutable loup-table.
http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&Total=145&FP=78517307&E=2K1KTS6P6MUQY&SID=2K1KTS6P6MUQY&New=T&Pic=15&SubE=2C6NU0VXZQYR
et du pain sur la table pour le chef-d´oeuvre, après avoir enfilé le tablier, of course....
Et pour écrire la chronique, il faut poser les outils sur la table...
Encore une très belle chronique, merci.

Que pensez-vous de "prendre ses reponsabilités" :
Cette expression, je peux plus l'entendre : Pas un politique, syndicaliste, journaliste que ne l'utilise.
Je me surprends même à guetter le moment où ils vont la sortir.
Je me demande toujours où ils les emportent ensuite...

PS : Les machins qu'on guette la nuit et qui passent à toute vitesse dans le ciel, c'est pas des comètes, mais des "étoiles filantes", et ne sont que les poussières de la comète.
Je vous laisse Halley voir sur WIki..

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89toiles_filantes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Com%C3%A8te
super, on a trouvé notre " linguiste" tant attendu(e)
merci anne-sophie très drôle la chronique et quelle poète vous faites : des "comètes".... wouawww

mais après avoir étudié le : "le mot des média", vous pourrez approfondir un peu plus tard le : "acte manqué des média" car l'allocution ben on a failli pas l'avoir : Nicolas Sarkozy a eu une panne.... titre un peu racoleur pour pas grand chose...... alors il faudra sans doute poursuivre avec le : "les titres racoleurs des média"

...grrrr après l'argent sur la table vous voilà avec du pain sur la planche....

et "décrutement"...... balancer ça comme ça... sans prévenir !!!
Sympathique Kro :-)
En tout cas, l'expression 'sur la table', qui ne faisait pas spécialement partie de mes habitudes langagières, je l'emploie pour définir la façon de faire générale de monsieur Sonmari notre présiprince, et ses courtisans: je parle de 'stratégie des couilles sur la table'.
Je sais, c'est velu et ça infère la présence de l'élément supposément majeur de la panoplie exposée là entre poire et fromage, mais bon, ça image bien ce virilisme grossier fonceur et impudent dont nous sommes gratifié-e-s depuis qqes temps, ô joie, merveille.
Le mot des médias est comme la comète, faut la saisir au bon moment. Bien regarder le ciel. Parfois longtemps, dans le froid, tandis que rien ne bouge entre la grande ourse, cette grosse casserole, et la constellation du capricorne. Sautiller sur place, mains dans les poches, attendre. Attendre. Et tac, lumière, vif éclair, le mot des médias surgit, enflamme le ciel, avec le scintillement de la boule de feu qui fend l'atmosphère[...]

Ah non! Anne-Sophie, enfin, où est votre précision du mot? Votre amour du vocable juste? Vous nous dites comète, et vous nous parlez d'une étoile filante! Une comète est un gros caillou glacé (de l'ordre du kilomètre de diamètre) qui provient de la grande périphérie du système solaire, un bolide né dans des espaces obscurs et qui, plongeant vers le soleil, s'échauffe, se sublime, perd du gaz et de la poussière, et forme ainsi une chevelure et une queue (voire deux). Bref, une comète, c'est ça: Hale-Bopp en 1997. Visible parfois à l'oeil nu, spectaculaire, il lui faut plusieurs semaines pour traverser le ciel. Certaines s'abîment dans le soleil et c'en est terminé. La plupart le contournent et repartent d'où elles sont venues, et ne se montreront plus. D'autres enfin, plus rares, reviennent périodiquement dans nos parages. C'est le cas de la comète de Halley, célèbre pour avoir été la première dont la périodicité fut prédite, par l'astronome anglais qui lui a donné son nom. Je passe sur les mauvais présages que nos ancêtres associaient à leur passage...

Une étoile filante, quant à elle, est la fugace trace laissée par une météorite dans l'atmosphère, comme ceci. La météorite moyenne pèse quelques grammes, et son passage rapide ionise l'air, produisant la trainée lumineuse que certains attendent pour formuler un voeu. Point de boule de feu, donc. Cette entrée dans l'amosphère suffit généralement à désintégrer la météorite, mais certaines sont assez grosses pour atteindre le sol, où des chasseurs les retrouvent, les collectionent, les vendent, et les étudient. Car elles en ont des choses à nous dire! Elles nous parlent de la formation du système solaire, elles sont les restes de sa matière première; elles proviennent des confins de ce système soalire, puisque le plupart d'entre elles sont des morceaux de... comète.

Alors en cette Année Mondiale de l'Astronomie, de grâce, pas d'incartade de vocabulaire céleste! Pardonnez cet accès de rigueur, mais j'aime trop le ciel pour laisser passer cette imprécision. Lever les yeux, c'est admirer, mais c'est aussi apprendre.
Et un tabloïd , c'est un torchon en tissu de conneries ?
A plusieurs reprises, en télé et en radio, j'ai entendu des auditeurs/spectateurs poser la question suivante à des politiques et/ou des experts : "D'où viennent les millions d'euros que l'on déverse sur la table ?" Jusqu'ici la réponse a été, soit une non-réponse, soit c'est de l'emprunt. Bon d'accord, on s'endette encore mais QUI prête et donc QUI empochera les dividendes via les intérêts ? Question sans ... intérêt ou question tabou ?

Si vous êtes preneuse de suggestions pour vos prochaines chroniques, Anne-Sophie, votre dernier paragraphe sur les préfixes m'a donné une idée. Il y aurait sans doute matière à développement à partir du terme "décroissance". J'ai entendu récemment un sociologue convenir qu'il vaudrait mieux parler d'a-croissance, par exemple.

Enfin bon, c'est vous qui voyez ...
la paire formant ce double père fort, ment se dé-double et perfore mansarde en te disant : "perfore, ment, ce qui adviendra, adviendra !!"
[quote=Le mot des médias est comme la comète, faut la saisir au bon moment. Bien regarder le ciel.]

Et c'est ainsi qu'on découvre la Table, constellation de l'hémisphère sud.
A la "grande table ronde avec petites bouteilles d'eau et des dossiers", je préfère me retrouver avec les convives du Déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy et regarder sauter un bouchon de champagne ;-))
mais où sont ceux qui voulaient raser les tables du passé ? quand repasseront-ils donc ?
rigolo!!!

Pour la provenance et la performance des millions dé-posés, il faudrait voir du côté des tables de multiplication peut être.?
c´est là que le dé-bât blesse....
"Performance", partout, tout le temps ? Je vous ai entendus, le Julot et l'Anne-So, et je laisse le soin à, euh, ah c'est mon tour, là, je me laisse le soin, et le temps, de répondre quand je l'aurai, le temps. Là je suis en train d'accomplir une comment dire, une performance : corriger beaucoup trop de copies du fin fond de la torpeur de mon angine beaucoup trop blanche. Pas glop (aïe).
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.