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Cette sacrée incarnation

Daniel Gerber. Avez-vous entendu parler de Daniel Gerber ? Normalement, non.

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Non Daniel, je ne crois pas qu'il faille un homme providentiel, des vedettes qui tirent le mouvement à eux tout seul. Je ne crois pas qu'il nous faille absolument un "président" qui nous guide vers la lumière. C'est un mouvement décentralisé. il y aura toujours des leaders, mais il ne faut pas personnaliser le mouvement. SI quelques personnes prennent la tête, ce sera d'autant plus facile pour le pouvoir de les éliminer et donc de couper la tête au mouvement. Sans chef, ils n'auront aucune prise.

Ceci dit, ça n'empêche pas d'avoir de bons orateurs et des discours clairs à certaines occasions. Il faut s'organiser, mais pas en pyramide. En réseau.
Je ne sais pas pourquoi il y a encore ici des nostalgiques qui espèrent un mai 68
L'Histoire a horreur du copie-coller et 68 ne fut pas une repro de la Commune
Et c'est heureux si on s'en rapporte au mur des Fédérés

Nuit Debout vient juste de déliter le monde - enfin ici pour l'instant - comme Podemos l'a aussi fait en Espagne.
Désormais, la clique est décontenancée. A quoi lui sert de mesurer sa cote avec des sondages si les questions posées ne sont plus d'actualités.
La cote de Macron a monté, celle de Hollande est imperceptible, ni l'un ni l'autre ne peuvent s'en féliciter ou s'en plaindre, c'est comme la cote de satisfaction de De Gaulle en 68, en 69 il démissionnait. L'Histoire tournait alors une de ses pages comme elle va tourner bientôt une autre. Mais l'Histoire l'aura fait autrement, peut-être en effet avec des carottes bio, avec #MaVoix.

Pourquoi en effet pas le tirage au sort. En Espagne, ceux de Podemos ne sont pas des "experts" proclamés. Ils rendent des comptes. Le salaire des députés de Podemos au Parlement Européen est reversé au mouvement sauf pour une part minime et réaliste. A tous les moments, ils sont redevables à leurs électeurs de leur décisions et votes.

"De même que nous lavons notre corps, nous devrions laver notre destin, changer de vie comme nous changeons de linge." Fernando Pessoa
Tirer au sort un candidat à la députation ? Why not ?

Il ne risque pas d'être plus incompétent que certains membres du gouvernement ou qu'un grand nombre de parlementaires, qui votent des textes sans les lire, se trompent de bouton, vont aux fraises, ou, pire encore, écoutent d'une oreille sonnante et trébuchante les lobbies...

Mais la politique doit-elle être remise entre les mains du sort ? Car si on pousse la logique jusqu'au bout, autant remplacer le parlement par un jeu de pile ou face.

C'est confondre, à mon sens, deux choses :
- le gouvernement d'un pays et l'élaboration de ses lois qui nécessitent un minimum de savoir-faire
- l'évaluation et la sanction des institutions, qui relèvent de l'ensemble des citoyens (compétents ou pas, car il n'est pas nécessaire d'être médecin pour savoir si un traitement marche ou pas, s'il vous fait du bien ou aggrave le mal dont vous souffrez).

Seule cette seconde fonction pourrait justifier le tirage au sort. Pour constituer, par exemple, une deuxième chambre ( à la place du Sénat ?) comme on constitue un échantillon représentatif d'une population.

Cette chambre aurait pour mission d'évaluer le travail des gouvernants et des parlementaires : droit de véto, par exemple, entraînant automatiquement un référendum sur le texte rejeté, droit de lever l'immunité parlementaire, ou de conduire une commission d'enquête (actuellement du ressort du parlement)...

Cela dit, l'initiative a le mérite de promouvoir le tirage au sort comme outil de désignation de représentants du peuple (technique qui a l'avantage de soustraire cette désignation au contrôle des "élites").
A Nuit Debout, les réunions féministes non-mixtes font débat.
Comme leur nom l'indique, les hommes en sont exclus.
Qu'ils s'appellent Finkielkraut ou Varoufakis. Leurs idées s'opposent, mais les deux ont une bite. C'est le problème.
Mais patience, on va finir par y arriver à la Grande Union.
Ces rassemblements non-mixtes font débat parce qu'ils ne sont pas compris : ils ne sont pas un lieu d'exclusion des hommes, mais un espace de protection de la parole féminine. Face à un constat de prise de parole massivement masculine, certaines personnes ressentent le besoin d'avoir des lieux d'expression privilégiée où elles peuvent parler en toute sécurité. Ce ne sont pas ces femmes qui excluent les hommes, ce sont les hommes qui s'invitent de force à ces rassemblement qui interdisent aux femmes de faire ces rassemblements non-mixtes. D'ailleurs, celles-là même qui font des rassemblements non-mixtes font également des réunions mixtes ou encouragent les hommes à se saisir aussi de cet instrument de rassemblement non-mixtes pour déconstruire le patriarcat.

Les Nuits debout sont des espaces de liberté de la parole : cela doit aller dans les deux sens, ces femmes n'excluent pas les hommes des nuits debout, alors que les hommes, eux, excluent les formes de rassemblement souhaitées par les femmes.
Il n'y a pas besoin de s'en faire une idée : il suffit de leur ficher la paix.

Personne n'est chassé de nuit debout par la commission féminisme, tout le monde est bienvenu trois heures après cette première réunion.
Auriez-vous idée d'aller bidouiller les câbles de Radio ou TV debout sans rien y connaître ? Ou de saler le mafé à votre convenance sans qu'on vous le demande ? Ici c'est pareil : des personnes pensent que passer quelques temps sans vous rendront leur action plus efficace (utile, ou que-sais-je). Nuit Debout n'est pas un marché en libre service, et parfois certains pensent s'en sortir mieux sans vous. Faites-vous à cette idée et allez aider participer aux autres nombreuses activités, vous rendrez service à tout Nuit debout, vous compris !
"allez aider participer aux autres nombreuses activités,".
C'est vrai, ça, Ervé.
Bon sang, est-ce qu'à l'atelier tissage vous accepteriez qu'un(e) membre de l'atelier macramé vienne vous expliquer comment monter votre chaîne?
Non? Alors...
De la même manière j'avoue avoir du mal à accepter qu'une femme vienne me les briser lors d'une partie de pétanque non-mixte.
Et puis faut pas déconner quand même. La Nuit Deux Bouts contrairement à ce que son nom pourrait laisser à penser, c'est quand même pas une gigantesque touze, quoi, merde.
"La Nuit Deux Bouts contrairement à ce que son nom pourrait laisser à penser, c'est quand même pas une gigantesque touze, quoi, merde."


Hélas non. C'est plutôt du genre végétarien-bio-sans alcool ni fumée-ni fumée. Pour tout dire, je me demande même si le sexe n'y est pas un peu suspect.

"Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es". L'idéal nuideboutiste semble plutôt porter vers un ascétisme tendance culbpabilisant, loin du "jouissez sans entrave" de 68.
Le "jouissez sans entrave" est parfaitement significatif du libéralisme actuel, pas certain que reprendre ce slogan mène à quelque changement que ce soit.
Vu aucune forme d'ascétisme, ni aucune tendance à la culpabilisation.
Voilà. Pourquoi pas aussi accepter Mosanto à la commission carottes bio ? Pourquoi ne pas accepter Anne Lauvergeon à la commission anti-nucléaire ? Pourquoi ne pas accepter Finkie à la commission antiracisme? Pourquoi ne pas accepter Daniel Cohn-Bendit à la commission anti-capitalisme ? Non, vraiment, c'est trop injuste ! On assassine la démocratie, la liberté de parole, et toussa ! :-)
"Et la parole, en effet, se libère[...]
Aurore, 24 ans, raconte l’agression sexuelle dont elle a été victime dans une gare sans que personne ne réagisse. Et le traumatisme, plus important encore, lié à la façon dont les policiers et les médecins l’ont reçue, ou plutôt « non reçue ». Une autre jeune femme fait part de sa colère que les médecins aient mis autant d’années à diagnostiquer que le mal dont elle souffrait avait un nom, l’endométriose[...]
Et Matt assure qu’en présence d’hommes, certains témoignages ne seraient jamais sortis."

C'est vrai, quel dommage que cela libère la parole !
Ce serait tellement mieux que ces témoignages ne sortent pas et soient gardés intérieurs...
Incarnation :
Étant né sous la Reine Elizabeth, ayant vécu au rythme des commémorations, anniversaires, etc, je ne peux m'empêcher d'avoir une affection pour la grande manitou et lui pardonner presque qu'on repeigne pour elle les façades des rues qu'elle visite. Mais si je m'attarde une minute sur cette inutilité adorée de tous et en particulier des moins bien nanties alors qu'ils pourraient lui en vouloir d'avoir en quelques secondes ce qui leur permettrait de vivre des mois, j'admire avec quelle intelligence, l'homme est conduit par certains à adorer des maîtres et leur offrir des holocaustes.
Tout est ordre et la Reine va fêter dans la liesse populaire ses nonante années sans qu'un pet vienne ébranler les cérémonies.

Au Royaume-Uni même les compagnies de "Pest Control" (lutte contre les nuisibles et autres..) se targuent d'être "by appointment to her majesty the Queen" et les vendeurs de céréales s'en remettent à celui du Prince (communiqué publicitaire).

Mais cette incarnation désuète, est une obligation au masochisme à laquelle certain.e.s échappent par l'excentricité que d'autres admirent comme un trait d'humour.

La loi par contre, le gouvernement, est aux mains des autres, de ceux qui organisent le culte et y versent pour donner l'exemple.

Ici en Alsace et ailleurs, #MaVoix s'impose désormais tandis qu'Avenue des Vosges un candidat d'un parti vient de louer une vitrine pour vendre sa camelote au nom d'un parti qui pour tout titre de gloire se dit "créé par JL Borloo".
Place de la République/Kaiserplatz, la tente de Nuit Debout à Strasbourg a changé de place pour permettre à la pelouse de retrouver sa verdure
la désincarnation sera-t-elle plus efficace? est-ce qu'on peut fonder une pensée cohérente et novatrice, voire une alternative, en collant en patchwork des petits bouts de 2 minutes de parole, sans haine, sans colère et sans révolution?
L'exemple de l'incarnation symbolique en Grande-Bretagne est à relativiser car il y a des Cameron ou Blair qui, eux, exercent un pouvoir réel qui va bien au-delà du symbolique.
Ce matin, durant le 7-9 de France Inter une "journaliste" a relayé l'information en traitant François Ruffin de "tête de gondole" du mouvement "Nuits debout" ... On ne peut pas montrer plus de mépris et d'arrogance. Il est vrai que l'auteur des "Petits soldats de l'information" n'a pas du se faire que des amis dans le milieu des "journalistes-lèche-bottes" (restons polis...)
Dans le même ordre d'idée, le dernier chapitre de DS est ambigu...
Zut, je n’étais pas au courant de cette réunion à la Bourse du travail, était-elle ouverte ou est-elle le comité de pilotage, donc circonscrite, de Nuit Debout ?
ce qui a été propos? par quelqu un ne peut etre debattu qu après la proposition. C est quoi la derniere phrase de l article ? encore une analyse delirante, comment croyez vous qu un collectif agis ? y a forcement qq qui a une idee , et les autres la reprennent ou pas. Mais que tous aie la meme idee en meme temps, c est impossible, les #nuitdebout apres avoir ete somm?, d avoir toute les solutions, d avoir un objectif a long terme, de n etre que deliberatif, maintenant ils doivent dire en meme temps leur propositions , sinon, ben sinon , les vieux de 68 sont dans le mepris, eux qui nous on pourris notre etat social, qui ont pouss? a la suprematie des males blancs, continuent a delirer.
la reunion d hier a la bourse du travail etait super, et c est pas seulement Ruffin et Lordon qui ont proposer de s allier, c est aussi les syndicalistes de bases, qui ont bien expliqué que leur hierarchie ne voulait pas de la greve reconductible, ils ont meme parle des greve sur les retraites. mal men?, parce que trop eloign?, ce que font les directions syndicales actuellement. Mais heureusement pour les plus,pauvres , la il me semble que la base syndicale est prete. il faut les soutenir au lieu de ne faire que de l heroisation pour nous degouter, Daniel ce qu'a dit Ruffin, c'est la synth?se de tout ce qui c est échangé durant la soirée.
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