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Commentaires

Cespedes, "l'encouplement" et le porno, d@ns le texte

Alors, l'homme ? Comment va l'homme ?

Derniers commentaires

You talk too much, Judith.
Et non, on ne vous écoute pas seulement devant un écran ! je vous écoute comme une radio qui accompagne ma vie, merci pour vos émissions passionnantes, où enfin, il est possible de se retrouver, de découvrir des "pensées" dans des "discours", et ça fait du bien !!!!
"Un bel avantage, c'est que je puis rire des vieilles amours mensongères, et frapper de honte ces couples menteurs, -j'ai vu l'enfer des femmes là-bas ; - et il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et un corps"
Rimbaud, Une saison en enfer, Avril-août 1873
Poisson a répondu à ma place. "Donner sa vie pour l'autre" ça n'existe pas, ça n'a aucun sens, c'est de la formule, de la littérature, un slogan de la propagande de l'amour....
Je n'ai qu'une chose à dire sur le flot de PURES CONNERIES que je viens d'entendre (de la part des deux intervenants) : Cespedes participe activement de la propagande qu'il prétend dénoncer, en cautionnant l'existence de ce mythe religieux qu'on appelle "amour".
Très bonne émission.

Ce serait intéressant de faire une émission ligne j@une/D@ns le texte/@si sur la sexualité des français, des jeunes... et internet (réseaux sociaux, pornographie...). Ce sont des faits de sociétés qui s'entremêle et ce serait intéressant de les lier dans une émission.
je viens d'aller voir son blog, pas pu m'empécher ! ça transpire le désir, ça dégouline de fascination, huuuuuuuumm !
que de groupies effectivement !! Julio Iglesias n'a qu'a bien se tenir, ahhhhahaha !
C'est marrant, ici tout le monde ne suit pas les principes philosophiques de V. Cespedes, tandis qu'à la suite de l'article consacré au livre sur son blog, les commentaires sont exclusivement féminins et élogieux.
Je pense qu'il faut avoir été trés déçu pour utiliser ce mot.
et d'ailleurs pas besoin d'écrire un livre ou une chanson tout est dit.
Je ne lirai pas le livre, mais le propos me semble incroyablement immature, ce qui est finalement très banal : les philosophes qui se croient subversifs en réclamant le droit de baisouiller... Sartre, Onfray,... Existerait-il une angoisse de la responsabilité et de la construction de la relation chez les philosophes ? Croire que ce qui justifie le couple c'est le besoin d'être sûr qu'on est le papa, c'est ridicule. Élever les enfants, ça n'existe pas ?
Quand au discours sur Internet, il est comique.
Non franchement il n'y a pas grand chose de convaincant dans tout ce que raconte ce jeune homme.
Ridicule pourquoi convaincre ou essayez de convaincre quelqu un d aussi fermé , et restez dans votre rôle de laudateur sans limite de votre hôtesse ( 25 interventions dans ce forum ca sent un peu le totalitarisme non ..... !!!! ) cela permet de comprendre que vous préférez les " courbettes " à la lecture ....
Une remarque pour finir Judith a écrit un seul livre que j 'ai beaucoup aimé et admiré mais il ne portait pas sur le sujet et je crois que Cespedes n 'a pas ses qualités de romancier , et oui on peut aimé les pages de Judith , ses écrits et pas du tout ses interviews dans le cadre d'une émission dite littéraire
Dernier message merci mais si vous voulez avoir le dernier mot , essayez encore un 26 éme message
Quand on préfère une discussion de cafe de commerce à un texte demandant du temps et de la création , quand on préfère "la parole " aux ecrits effectivement il vaut mieux écouter que lire et la philosophie se passe de se confronter " dans les textes " et faire un effort ....je vous souhaite du plaisir à "connaitre " les œuvres à travers ce filtre......sans "pépites "
Desole cher interveneur intempestif mais quand dans une émission l interwiewer parle plus que l 'auteur invité je crois qu il y a un petit problème quand je regarde une émission avec un auteur qui a fait l effort de produire une œuvre , peu m importe la vie de couple , l usage de la pornographie qu elle en fait , ou même ses positions non documentées sur la voiture , facebook etc etc ( vous voyez que le rapport est désquilibré ) mais ce qu a produit l 'auteur ces concepts , ses sources , ses positions , ses analyses etc etc
Ce que j essaie de vous dire et que vous ne voulez pas entendre , c'est qu'après une telle émission , les abonnés n'ont pas une vue véritable de l'œuvre produite , ce qui semble être votre cas , puisque vous trouvez " approprié " de ne pas lire l ouvrage mais de vous contentez du spectacle mis en scéne par Judith ( elle avait bien préparé son Cespédes bashing en envoyant un coup son Badiou , puis sa Despentes .....)

J' ai pris la peine de vous préciser ma position "originale " j 'ai d abord lu le texte de Cespedes , ce que j attendais APRES de cette émission c est d aller plus loin dans l analyse " dans le texte " ..... donc en ayant lu le livre après cette émission je ne retrouve que peu de choses présentent réellement dans l ouvrage et une vue visiblement modifiée et tronquée des thèses défendues et argumentées dans l'ouvrage , et j'en veut pour preuve les commentaires des abonnés qui malheureusement reflètent plus le show et les préjugés de J Bernard que ce qui est présent " dans le texte " ......
Donc la solution comme pour toutes les émissions dites littéraires et malheureusement celle ci ne fait pas exception et de lire les ouvrages et de ne prendre "les shows médiatiques " que pour un spectacle et une mise en scéne....
Malheureusement en vous contentant de cela vous ne trouverez surement pas de "pépites " et vous ne saurez jamais si ce "terrain était aussi pauvre " que ce "règlement de compte auto centré " vous a laissé croire .....
Dommage car l ouvrage de Cespedes mérite beaucoup mieux ..... mais vous ne le saurez jamais ..........
J' ai pratique à l envers me semble t il de beaucoup de commentateurs , j ai d abord lu et relu le livre de Cespedes , avant de regarder l émission , quelle surprise je ne retrouve pas grand chose de ce qui est écrit dans ce remarquable texte dans ce débat.
Par contre je connais maintenant le point de vue de Judith Bernard sur le couple , sur le désir , sur la pornographie , sur facebook , sur internet .... mais est ce le but d 'une émission consacrée a quelqu un ayant fourni l effort de s'engager dans un livre de plus connaitre après les positions de l interviewer que de l'auteur ???
Une émission ou l interviewer parle plus que l 'auteur est très gênante, cela empêche celui ci de développer les concepts sur lesquels il a travaillé , surement parceque les écrits de Cespedes sont au cœur de l intime et suscitent plus des réactions personnelles faciles , dans le sens " votre concept est faux la preuve moi je ....."
Je ne crois pas que beaucoup d' abonnés auront le courage d aller vérifier " dans le texte " les positions philosophiques de Cespedes aprés cette émission vu la caricature de ce débat tournant au monologue
Merci Judith. Pas tellement pour votre grâce et votre intelligence, auxquelles après tout vous n'êtes pour pas grand chose, même si j'apprécie, mais pour le boulot que vous avez mis dans la préparation de cette émission. Et puis surtout pour le courage (personnellement je serais épouvanté !) qu'à mon avis il faut pour fouiller à l'écran des sujets aussi intimes. En tous cas le résultat en vaut vraiment la peine, c'est du beau journalisme, qui fait bouger et réfléchir. Longue vie à "dans le texte" !
Le porno c'est filmé par les hommes, pour les hommes, à mon avis!!

Je parlais de film porno avec ma soeur...et elle m'a fait remarquer que bien souvent la femme dit rarement je jouis là...le mec on le voit jouir...ça on est bien au courant...les filles en redemandent de bouffer sa semence délicieuse(franchement moi je trouve que cela a pas un bon goût...désolée les mecs...goûtez votre sperme franchement bof...moi j'aime po...j'y peux rien...j'avale pas...point!!)

Don le plaisir du gars...dans le film...ça on est au courant qu'il prend son pied...par contre la fille à part se faire mettre profond et dans des positions pas possible qui frise parfois la maltraitance!! elle est prise par pleins de mecs en même temps...genre elle aime être défoncée par tous les trous...la grosse gourmande insatiable...ben rarement on l'entend dire ...ça y'est là je jouis!

Et puis pourquoi on voit jamais un mec qui se fait mettre un doigt ou plusieurs dans l'anus et qui dit ...j'aime ça ma puce que tu m'explores le fion...ecarte le moi bien...dilate le ...stimule ma prostate...vas y chérie défonces moi le cul...hein pourquoi on voit pas cela...alors qu'on sait très bien qu'un homme peut avoir du plaisir...lui aussi comme cela!!

Une femme...c'est dans normal qu'elle aime se faire défoncer...un homme non!!

Tabou de merde! et hypocrisie!! et encore machisme de base à la con, et non évolution des moeurs!!
Quelle est la durée moyenne d'un mariage? d'un couple? d'une histoire amoureuse?
Quelques années

Dire que la norme, c'est le couple exclusif qui dure jusqu'à la mort, que l'idéal, c'est l'éternité, c'est absurde et la source de beaucoup de souffrances, de désillusions cruelles.Quand l'espérance de vie était de 25 ans, peut-être, mais aujourd'hui, rester avec le même partenaire pendant des décennies n'est possible qu'au prix de frustrations importantes.

Non, la norme, c'est la polygamie pour tous, hommes et femmes. Polygamie simultanée ou successive.
Regarder cette réalité en face permet d'échapper au ridicule cruel des tromperies et autres boulevarderies, malheureusement toujours d'actualité, comme au XIX° siècle.

Et avoir conscience de la fragilité de l'amour permet d'en savourer beaucoup plus les moments parce qu'on les sait éphémères. "quel plaisir d'être encore ensemble!"

Voilà pourquoi j'ai aimé le coup de pied que Cespedes envoie dans les fausses évidences.
Déclaration d'amour définitive, et longtemps contenue, à Judith.

Olivier
L'amour multiple et effréné que prône Cespedes n'est pas de l'amour, c'est du carton-pâte de trouillard immature. Il n'y a que Badiou qui définisse le vrai amour proprement dit, à savoir celui qui vise l'éternité et prend le risque de l'engagement et de l'altérité. Le "couple" ce n'est que son nom social mais ça ne veut rien dire, il n'y a pas à philosopher là-dessus. Cespedes me donne l'impression de quelqu'un qui ne connait pas l'amour, il perd son temps à pérorer sur ce qu'est devenu un mot au lieu d'explorer profondément le coeur humain. L'amour ce n'est pas qu'un désir, c'est un besoin et un aboutissement, c'est le hasard qui devient destin, c'est la complétude de l'être. La norme de notre société moderne ce n'est pas "le couple", c'est la peur de s'engager, la peur de l'autre, la peur du dialogue dûe à la peur du langage, la peur de s'abandonner sentimentalement et intellectuellement. Les jeunes d'aujourd'hui sont incapables de se projeter dans une relation amoureuse vu qu'on ne leur parle que de "relation de couple", vision bourgeoise forcément effrayante, ou alors de "relation libre", vision hédoniste tout aussi bourgeoise et surtout totalement absurde car niant l'intensité de la volonté d'éternité du sentiment amoureux. Du coup ça fait des 'célibataires de la peur', qui multiplient les coups d'un soir sans danger pour leur petite personne et qui finiront un jour par se caser sans passion avec quelqu'un qu'ils ne comprennent pas, avant bien entendu de divorcer quelques années plus tard pour donner raison aux éternels pseudo-libertaires à la Cespedes qui ne s'interrogent pas sur le pourquoi de leur système. J'ai hâte qu'il tombe vraiment amoureux celui-là, il se demandera bien ce qu'il doit faire de tous ses concepts surfaits et il découvrira alors ce qu'est réellement une pensée progressiste en se replongeant dans ce cher vieux Badiou qu'il méprisait tant.

De plus, la notion de "puissance" ne me semble absolument pas caractériser un être réellement heureux. Pour moi le vrai bonheur c'est la sérénité, celle-ci n'ayant que faire d'une quelconque puissance ou impuissance. De la même manière que la philosophie a pour but la sagesse, l'amour a pour but la complétude, mélange de lucidité et d'aboutissement. Ce n'est pas Badiou qui a peur de la mort, c'est Cespedes : en refusant le vrai amour qui accepte déjà la fin puisqu'il se sent complet, il fait de sa vie une surexcitation aveugle et perpétuelle. Ce n'est pas un goût pour l'intensité, c'est le mouvement pour le mouvement et cela ne mène à rien. La vraie intensité, le vrai bonheur, c'est quand notre coeur est rempli pour de bon. Toujours désirant mais enfin apaisé. C'est ça l'amour.
Vincent C. est manifestement jeune, en bonne santé, intelligent et pas laid à regarder. Or donc sur le marché des échanges érotiques il doit avoir une bonne valeur. Car comment comprendre autrement cet enthousiasme pour le changement perpétuel de partenaires, au gré des rencontres dans les "soirées" ? Non, ce n'est sûrement pas un looser, il doit "assurer" avec les dames. Il est sur la même longueur d'onde que M.Onfray et son "érotisme solaire."

Recommandons-lui la lecture de "Extension du domaine de la lutte" et puis juste après il pourrait enchaîner avec "Les particules élémentaires"

Et la philo dans tout çà ? Je n'en ai pas vu la couleur. Aucune théorisation de la sexualité dans son double aspect de jouissance et de reproduction ; aucun effort pour penser l'amour comme articulation de eros - la passion du désir, philia- la tendresse du sentiment et agapé - le sacrifice de son désir pour le bonheur de l'autre ; aucun effort pour penser l'articulation de l'amour comme couple et l'amour comme famille [enfants +couple] ; aucun effort pour penser l'inscription de la rencontre amoureuse dans la durée : il ne voit que le début - j'ai envie de te faire l'amour et il ne voit pas la fin : pour quoi je n'ai plus envie d'être avec toi. Simple : tu ne me fais plus bander.

Or donc l'impératif absolu cespédésien à l'égard de l'amour serait celui-ci : "Tu séduiras et tenteras de faire l'amour avec tout humain [femme et/ou homme] qui te fait bander et tu cesseras tout commerce avec celui-ci dès qu'il ne ne te feras plus bander."
Je trouve beaucoup de coms assez durs envers Cespedes !

Si je ne suis pas d'accord sur tout (la vision uniquement "barbake" du porno, et son lien supposé systématique à l'"encouplement"... ), j'ai trouvé pas mal de vérité des deux côtés. Ce qui me semble le plus important, cette notion d'"encouplement", est valable chez beaucoup de gens malheureusement, je l'ai toujours pensé, et aujourd'hui plus que jamais. Le seul petit reproche que je ferais à Cespedes est sa façon de s'approprier des concepts existant comme s'il les avait inventés ;) Ceci dit on entend pas souvent ce type de discours -et pour cause, la majorité est encouplée ou cherche à l'être- donc ça fait vraiment du bien d'entendre autre chose.

J'ai passé un très bon moment,scotché une bonne partie de l'émission merci beaucoup !!
Intéressante émission. Judith Bernard a démontré une fois de plus qu'elle ne dépasse guère le cercle des ses relations parisiennes du monde culturel. Les ventes de grosses bagnoles et de 4x4 dans tous les milieux sociaux, le culte de la bagnole - encore plus surprenant et fort dans le Sud du pays - pour ne prendre que cet exemple anecdotique du prolongement phallique, ne sont pas en train de disparaître comme les dinosaures chez les hommes, bien au contraire...
L'idéologie de l'amour libre est un peu au sexe ce que le libéralisme est à l'argent. Comme le font les libéraux en politique, les libertins reprochent aux "encouplés" leur archaisme idéologique, leur peur du risque et de l'aventure, l'attachement à leurs acquis… Si Cespedes n'était pas ce bel homme séduisant, mais une quinquagénaire ridée et délaissée par un mari possédé par le démon de minuit, il chanterait moins la grandeur d'une "vie pleine de souffrances et de plaisirs". Comme avec l'argent, on est d'autant plus libre qu'on a des atouts en poche. Nul doute que lorsque Cespedes invite à draguer "la seule nana potable du wagon", il est confiant quant à sa capacité à être libre.
Ouah! Quel débit!

Mais au moins quelle preuve de l'absolue nécessité de "D@ns le Texte"!!

"Dans la rencontre amoureuse il y a un appel à l'éternité" (qui a vraiment ressenti ça?)
je retrouve plus le message mais je tiens à dire avant que tout le monde ne sex cite ;) dessus que la jeune femme qui apparait masquée dans le reportage d'Arte sur le X, est une comédienne à laquelle la prod a demandé de monter la sauce et de faire une petite interviews bien provoc', sachant que par ailleurs, son ITW a été démontée et remontée dans le sens qui arrangeait le "documentaire" et sa réalisatrice/productrice.

http://www.youtube.com/watch?v=iLzEslYuLWM

celle de ce lien.
Sur la notion de "l'encouplement " comme modèle petit bourgeois, je ne suis pas d'accord.
Se mettre en couple lorsque l'on est smicard permet de prendre un apart' et de vivre un peu mieux (car deux smic valent mieux qu'un)

Je ne dis pas que les smicards se mettent en couple par intérêt (loin de là) mais que si l'idée d'"encouplement" a si bien pris dans les classes populaires c'est aussi parce qu'il permet de mieux vivre matériellement.
Par son titre, "l'homme expliqué aux femmes", on aurait pu croire que Cespedes aborde une thématique queer qu'il n'effleure même pas. Au passage, son analyse sur le porno n'intègre même pas le porno gay. Tout ce que dit Cespedes n'est pas faux, mais son travail de réflexion semble bien avoir été bâclé, n'allant pas en profondeur jusqu'aux concepts fondateurs qu'il aurait dû travailler davantage, comme l'a fait notre ami Lordon. Je pense également à Rilke qui, dans ses "lettres à un jeune poète", avait une critique de l'"encouplement" (et plus généralement des normes) bien plus avisée et toujours d'actualité.
C'est vrai que cette émission est l'une des meilleures que l'on aie vue sur @si.
Pour revenir à la pornographie ou à la prostitution,je pense qu'il s'agit d'un esclavage et que les maquereaux mériteraient des sanctions très sévères
C'était une super émission, la meilleure même. Bravo à tous les deux.
Le couple, résolument binaire, sur le modèle d'une division homme/femme strictement genrée, paraît dépassé au philosophe ?
Ma foi je pense aussi que d'autres schémas sont possibles… mais je ne vois dans sa posture, fondamentalement hétérosexuelle – cf. le titre –, qu'un conservatisme qui ne s'attaque qu'à ce qui le fait débander, lui. Comme si la vocation de L'homme expliqué aux femmes (z'y va le Don Juan) était de ramener à lui celles que son alter ego, Zemmour, n'aura pas su séduire.
L'idée qu'il puisse oser, comme il l'a prétendu, compléter les manques – soulignés par Judith – dans un autre opuscule (intitulé "La femme expliquée aux hommes" ?) me fait frémir d'avance.
Cet échange m'a passionné. Judith fait un travail que peu de gens sont capables d'effectuer.
1. Elle a lu très attentivement le livre écrit par l'auteur qu'elle reçoit.
2. Elle ne "sert pas la soupe " à l'auteur et ne dissimule ni ses accords ni ses désaccords avec le texte.
3. aussi nous demeurons libres d'apprécier, en fonction de notre propre expérience , les moments d'affrontements qui éclairent crûment les problématiques de l'auteur.
Merci à Judith de réinventer une émission de service public, nourrissante et dense où le contenu n'est pas absorbé ni par des décors inutiles, ni par des mouvements d'appareils étrangers au teste.
On croit rêver et retrouver la sobriété de ces gens modestes trop tôt disparus qui ne s'intéressaient qu'aux textes, aux regards furtifs et aux gestes fugaces qui ponctuaient une rencontre authentique dont nous pouvions être spectateurs et complices.
Avec toute mon admiration et ma reconnaissance.

Un mec pas tout jeune ... Vous l'aviez deviné !
Toujours le sexe,il n'y a pas que ça qui est remis en question dans le couple,on peut vouloir connaitre d'autres personnes,faire d'autres expériences.Mon fils de 26 ans s'est mis plusieurs fois en couple et quand ça ne marchait plus,il s'est séparé,ça lui est arrivé de souffrir,peut-etre de faire souffrir,mais jamais sans haine tout en restant ami.Une séparation ne doit pas etre vécue comme un drame mais comme une fin naturelle.Qu'on le veuille ou non,le grand amour ne rime pas avec toujours:c'est comme ça,on n'y peut rien,il faut accepter notre part animale en chacun de nous,je ne parle pas seulement de sexe,nous avons besoin de construire,puis de construire à nouveau.Biensur que c'est la morale bourgeoise qui veut cela surtout pour le peuple.Faites ce que je dis,ne faites pas ce que je fais.Couple,donc,pater familias,donc,chef,donc,société bien gérée c'est à dire qu'il y a une pyramide où l'on respecte son supérieur hiérarchique.Les femmes ont tout à perdre avec ça,tant que cette mentalité durera,la femme sera dominée et les travailleurs aussi:quand on est bien muselé on obéit mieux,on réfléchit moins.De toute façon,de nos jours,le couple va mal dans nos sociétés,et on veut malgré tout le maintenir en l'état,et comme dit C.,ce sont les enfants qui souffrent.
Bravo à Judith !
Bravo à son émission.
Jamais elle ne déçoit.
Nul doute, c'est bien Judith qui tient ce site et qui lui permet de se tenir encore debout : talent et aptitude naturelle dans l’exécution – implication et flair ; on ne peut regretter qu'une chose : c'est que ce talent soit le plus souvent absent partout ailleurs sur ce site aux programmes conduits sans aptitude particulière, le plus souvent insipides, soporifiques, poussifs, sans relief, sans inspiration, routiniers dans leur exécution...
La contradiction est frappante !
Encore un D@ns le texte où je cumule plusieurs handicaps pour réagir de façon un tant soit peu intéressante sur le forum : l'émission est en ligne depuis le 3/11 (on est le 6), de nombreux commentateurs ont d'ores et déjà dit plein de choses, aussi diverses que contradictoires, mais toutes intéressantes, je n'ai pas lu le livre ni rien d'autre de M. Cespédes et pour finir, je suis un sexa encouplé depuis 21 ans, après de longues années de "célibertariat".

Bref, soyons bref, autant que faire se peut. Quoi qu'on puisse penser de cet écrivain-philosophe, de ce qu'il dit et de sa façon de défendre ce qu'il écrit, l'émission offre à elle seule une bonne raison de se réjouir ! Vincent versus Judith... quel beau couple... de débatteurs ! J'ai entendu Cespédes "vendre" son livre sur france-inter le 4 novembre dernier, l'absence de répartie face à son oralité foisonnante finissait par faire mal aux oreilles, ici Judith renvoie les balles et monte même au filet. Du coup c'est bien plus équilibré et les échanges donnent à penser.
Encore une petite remarque pour finir. Le jeune adulte "célibertaire" que j'étais à la fin des années soixante a lu un livre de Suzanne Lilar qui s'intitulait "Le couple". Une chose m'avait marqué à l'époque c'est que l'auteur définissait le couple par la durée "Le couple c'est la durée". Or, à 20 ans, lorsqu'on est dans une relation amoureuse, ce qu'on désire ce n'est pas la durée c'est juste aimer et être aimé. Et la difficulté, qui peut devenir souffrance, c'est qu'on a évidemment envie que ça dure... jusqu'au moment où ça s'arrête. J'ai retrouvé des références de ce livre sur le Net et notamment cette présentation succincte qui ne me semble pas évoquer un contenu complètement désuet :

"Aucun problème n'est plus discuté aujourd'hui que celui du couple. Suzanne Lilar remet ici en question le rapport conjugal, et, abolissant le malentendu des sexes, réhabilite l'amour comme fondement de toute union.

Déjà un Teilhard de Chardin ou un Denis de Rougemont s'étaient efforcés de surmonter l'antique incompatibilité entre la passion et la durée, entre l'amour et le mariage. Faisant état de leurs travaux, aussi bien que de ceux de Freud, de Jung, de Rostand, ou des livres de Guitton et de Simone de Beauvoir, Suzanne Lilar nous donne un ouvrage qui vaut autant par l'étendue et la sûreté des connaissances que par la puissance et l'originalité de la réflexion.

Grâce à une série d'exemples, de portraits, de récits, qui vont de Rubens à Hugo et d'Abélard à Roger Vailland, ce livre reste d'un bout à l'autre d'une lecture aussi attrayante que celle d'un roman, et nous apporte une réponse positive et « révolutionnaire » à l'une des questions les plus pressantes de notre temps."


NB : Vincent Cespédes a-t-il lu "Le couple" de Suzanne Lilar (1966) ? Peut-être est-il référencé dans son propre livre.
Merci pour cette émission passionnante qui arrive à point nommé me concernant !
Sur le sexe
Moi j'aimais le sexe. Libertin et coureur, j'ai laissé ma queue décider de ma vie. Jeune ado stupide, mon dépucelage hantait mes rêves et je croyais que cet acte puissant me faisait rentrer dans la maturité. Jeune adulte triomphant, j'appliquais le théorème de Pitoyable, pensant qu'il fallait sacrifier à toutes les modes pour additionner les vagins, les expériences sordides, les MST et les gueules de bois pour mériter sa place dans la tribus des grands mâles dominants. Que de temps perdu, que de paroles stupides, que de rencontres pathétiques, que d'argent gaspillé, que de sentiments inachevés, que d'histoires bâclées, pour finir dans le ruisseau sentimental, seul, triste, désabusé,.. vide. L'amour m'a sauvé. Pas celui de la belle qui arrive page 143 du scénario, mais l'amour de moi-même et du bien que je me devais. J'ai dégueulé une bonne fois pour toutes ces schémas stupides qui nous entrainent dans la consommation excessive de tout comme si une vie n'avait d'autre usage que d'exploiter ad nauseam ce qu'il y a de plus primitif dans nos cerveaux reptiliens. Je ne voulais plus être le jouet de cette comédie de l'instinct. Le manipulé d'une société qui magnifie chaque jour un peu plus ce qu'il y a de plus attardé en nous : Le besoin d'intégration sociale, l'avidité sexuelle, la consommation no limit et l'abus des autres, seulement là que pour donner un sens à notre course névrotique dans la conquête d'un bout de barreau sur l'échelle des creuvards.
Je viens de voir l'émission de Judith,et,et je dois dire que je me retrouve dans tout ce que vient de dire Cespedes.J'ai 59 ans ex soixantehuitarde(et fière de l'etre)je défendais à 20 ans ces principes.La vie en a voulu autrement et me voilà embringuée dans un mariage depuis plus de 30 ans;et,c'est le cauchemar,pourquoi est-ce que je ne divorce pas?lacheté,habitude,fatalisme,peur du lendemain?que sais-je?Je connais le grand amour ailleurs,mais si pour une raison ou une autre,je pouvais vivre avec le monsieur en question,je m'y refuserais pour ne pas recommencer les erreurs passées.
Je n'ai pas lu tous les envois des @sinautes,c'était trop,mais seulement quelques-uns,j'ai remarqué que la plupart parlait sexe.Je ne crois que C. pense seulement à ça comme le prétendent certains,la connaissance de l'autre va au-delà du zizi.Le grand Amour ne dure pas et il serait mieux pour la société d'etre libre dans nos relations que de passer par cette morale bourgeoise qui est réductrice,qui détruit l'etre humain.Cette morale amène le patriarcat,le chef et étouffe toute création.
Pornographie et sexe-shop sont les mamelles de la société qui canalisent les forces masculines,on baise ou pas hors de la maison(marre de bobonne)et on rentre content(?) et on ne pense pas!Les femmes,elles,sont là pour assouvir les besoins des hommes et n'ont à avoir aucun désir.C'est cela,la morale bourgeoise!La mort de l'individu pour que règne l'argent!
[quote=M(me) poisson]… ça va être bretzel à la noix de coco sauce ketchup, un peu bizarre...

C'est le passage le plus drôlatique que je tire de la lecture de votre contribution ( la seule — parce que dernière à cette heure — que je me donne la peine de lire tout au long de ce fil dédié à un sujet brûlant… de peur de m'y engouffrer ? Pas tellement envie de dézinguer à mon tour le fringant et bouillant Cespédès… ) et puis, complicité générationnelle (?) , j'aime bien le dégoût de [ la philo-fourrant-son-nez-partout ] qu'elle affiche, mais n'est-il pas légèrement réducteur et franchement audacieux de donner la vélocipédie en exemple de la "mémoire procédurale" de la vaste palette de nos pratiques sexuelles, seulement transmissible selon vos dires par observation-imitation?

Quand je repense comment mon papa m'apprit à faire du vélo, ou comment moi-même j'allais encourager mon fils de 4 ans sur son tricycle, j'ai soudain la vision effarée d'une société hyper-dissolue, où serait passé dans les mœurs éducatives le quasi-inceste (…homosexuel ?… en tout cas difficilement modulable sur cette palette des "pratiques de l'oreiller"!… ou alors, faudrait-il que les "éducat/eur/rices" soient par avance tou/te/s des champions de l'humaine perversité polymorphe??… ou rétrograderait-on à l'inverse à un pur fonctionnalisme reproducteur?! ) puisque tout cela devrait se substituer à la pornographie peu ou prou dévoilée à l'adolescence, ou aux confidences et autres «jeux dangereux» entre pré-pubères, pour éveiller ceux-ci à leurs instincts phylogénétiques… Mais je m'égare sans doute, poussé par vos propres réflexions à élucubrer dans mon coin?…
Je ne comprends pas très bien le sens de tout ça. C'est pourquoi faire?

- Je n'ai pas trop envie d'avoir une "conception" du couple. Car qui oserait affirmer par exemple qu'il a eu plusieurs conjoints successifs parce qu'il avait décidé par avance que sa conception du couple était ainsi faite et prévue, suite à un choix raisonné de modèle de couple?

- Je ne crois pas que l'étude sociologique des couples peut aider à se définir par rapport à une catégorie et à mieux vivre en couple. Surtout que ne sont jamais répertoriés les couples non passés devant un maire, toute conclusion est bidon.

- Je n'ai pas trop envie d'être éduqué à la sexualité, ni qu'on nous pose une norme dans ce petit espace de liberté qu'offre une simple clause de confidentialité, de confiance réciproque, de complicité active à se foutre pas mal de ce que dirait la société de ce qu'on fait entre nous, même momentanément complices, faut bien l'être un peu.
En dehors d'être informés question contraception, hygiène, pour le reste non merci, ça ira. Si c'est un truc immanquable, une religion du "à tous les coups l'on gagne", une loterie truquée, si un livre de recette est suffisant, ça se saurait et où serait le charme? Je n'ose pas dire où serait l'intérêt, mais presque je le pense.
Quand j'entends des donneurs de leçon, vendeurs de manuel de savoir-faire, l'air désolé, plaignant les pauvres gens passant à côté de tout, ceux qu'ils estampillent du label misère sexuelle, et disant que leur but est d'aider avant tout, je pense que les sus-nommés pauvres gens, si ils sont andouille, c'est d'acheter ces livres. Et que ceux qui les écrivent ne se sont pas tant que ça préoccupés de comprendre et connaitre la question dont ils parlent, et sont un peu beaucoup andouilles eux aussi.

Chez les zanimaux comme nous il y a la mémoire d'espèce, elle est ridicule chez l'humain ok (c'est lié à la présence du langage). Alors que les araignées savent quasiment tout en naissant, tisser leur toile, manger leur époux, etc, l'homme a très peu de mémoire d'espèce: tout à apprendre, tout individualisé, pas de fond commun réparti à tous les individus sans société qui le gère, pfff.
Mais quand même, il y a un peu de mémoire d'espèce, des trucs qu'on n'a pas besoin d'apprendre, on les sait, téter, bailler, sourire, rire, pleurer. Je crois bien qu'un petit peu de la sexualité est inclus dans cette mémoire d'espèce, donc il y des chances qu'on en sache assez pour débuter.
Mais admettons qu'il faut apprendre individuellement aussi, pas que notre cerveau reptilien d'homme préhistorique des cavernes.
Dans tous les trucs qu'il faut apprendre, c'est à dire mémoriser, il y a soit la mémoire déclarative (elle peut être racontée par le langage), soit la mémoire procédurale (inconsciente, automatique, exemple: faire du vélo). À votre avis, la sexualité vous la rangeriez où? Bah ouais procédurale. Donc je cite (livre de vulgarisation d'un neurobiologiste, je sais plus..) : "le fait que le contenu d'une mémoire procédurale ne peut être rappelé d'une façon déclarative rend impossible la transmission des savoirs techniques d'un individu à l'autre par la voix du langage. Cette transmission ne peut être assurée que par l'observation et l'imitation" (la pratique). On peut aussi bien garder le même vélo ou en changer, on améliorera sa technique de pédalage, sans les mains et tout, dans tous les cas. À quoi bon en faire un questionnement philosophique de savoir si on va changer de vélo?

C'est sûr qu'un débutant qui aborde la pratique en essayant d'imiter un porno à la mode violence domination & haute voltige, avec un partenaire débutant-débutant, ça va être bretzel à la noix de coco sauce ketchup, un peu bizarre... Mais quoi, faut pas trop s'inquiéter et garder espoir, malgré tous ces petits ados au visuel pollué de porno.. C'est pas pire que "délivrance", " l'épouvantail", les rapports homme/femme et les travestis à la sauce "films de Belmondo pas de Godard" qui n'étaient pas non plus luxe, calme et volupté, même si plus diffus, ça nous imprégnait la rétine et l'âme.

Les tentatives de se mêler de tout, philosophe ou pas, c'est un peu déposséder les gens d'eux-même, sauf à avancer à tâtons, avec prudence et circonspection, (mais dire le porno c'est le fascisme !??!! hein?).
Oui Cespedes projète dans le couple son incapacité à ressentir ce qu'il y a de merveilleux à construire une relation sur la confiance, la tendresse, le partage, toutes ces choses simples, que l'immaturité refuse de considérer comme exaltantes. Il oublie la dimension affective qui se construit dans une relation avec des parents aimants et respectueux qui vous donnent les moyens de vivre heureux et confiant. Parler de ces couples qui se déchirent comme d'une explication à l'inutilité du lien est encore un signe de grande immaturité. Il ne discerne pas ce qui peut y avoir de factice dans de nombreuses unions où la passion, l'inexpérience, le besoin d'intégration sociale ou encore la paresse suffisent à faire prendre des engagements dont la portée n'est pas maitrisée. Le couple demande une grande maturité et une grande solidité. Perdre son avidité de séduire, considérer que la fidélité n'est pas un sacrifice, que la sexualité n'est pas un besoin d'affirmation personnelle ou sociale, que le sentiment d'aimer et d'être aimé n'est pas une douleur mais un sentiment diffus de plénitude qui s'exprime à chaque seconde, que nous sommes là pour l'autre et pour demain, que le bonheur que l'on donne par des attentions de chaque jour vaut plus que tous les coïts du monde et que la joie de retrouver les traits de l'aimé(e) dans ces petits êtres que l'on élève ensemble et qui illuminent nos vies sont une occasion inespérée de transmettre ce bonheur et de participer, dans l'anonymat d'une existence discrète et assumée, à construire un monde plus heureux.
(moi aussi, je veux épouser l'intelligente, spirituelle et belle Judith :-)

A l'époque de Nixon, de riches puritains voulurent interdire la pornographie aux USA. Mais comme il fallait y mettre les formes, si l'on peut dire, l'on créa une commission avec quelques savants et experts a priori contre cette interdiction, encore pour la forme, mais avec une majorité qui ne laissait aucun doute sur l'issue.

Comme il fallait bien s'appuyer sur des enquêtes et des chiffres, on en produit beaucoup. Le résultat renversa tous les espoirs des puritains : la grande majorité des hommes, et des plus rares femmes, qui fréquentaient les cinémas pornos, achetaient des revues, etc. étaient des personnes qui n'avaient eu aucune éducation sexuelle, ou fort peu. Ces images la remplacent. Défoulements, violences, etc. ? Du tout. Interdire et éduquer ? les puritains ne pouvaient y consentir. De ce dont on ne peut parler en public, mieux vaut le laisser voir en cachette.

Des adultes jouent avec leurs organes génitaux. Et alors ? Et on le montre ? Et alors ? Y attacher la honte, l'obscénité et maintenant le fascisme (pour un philosophe prétendu, il n'approndit pas plus ses concepts que ses relations avec une femme aimée !), repousser, quoique ce soit de plus en plus difficile, le porno dans les bas-fonds, le marquer au fer rouge, ce n'est pas l'effacer, c'est en faire un objet de profit pour les mafieux et contribuer à l'esclavagisme parfois réel, des hommes et des femmes.

Tous les mafieux sont contre le porno et la prostitution, la drogue et les armes. Ils se rappellent que la fin de la prohibition (de l'alcool) aux USA firent plonger les énormes profits qu'ils retiraient de ce marché interdit, clandestin et honteux. Etc.

Ce serait intéressant que vous receviez un jour Molinié, professeur de rhétorique à la Sorbonne (qui a écrit sur ce sujet un dictionnaire clair et passionnant). Je l'avais entendu un jour dans un séminaire quasi public, exprimer ses positions, passez-moi l'expression, sur le sujet, dans ses rapports à l'image.

Du coq à la poule, dernière position, donc : Oui, le Kama Sutra est sûrement un encoupleur de première. C'est pour Ça que c'est moi que Judith épousera ;-))

Docteur Valentin Duchmoll,
le seul homme au monde qui sache tout :-)

cliquer ici pour d'autres réflexions absurdes et variées sur mon site en images, aussi ;-)
Mais c'est quoi tout ce monde sur ce forum, lààààà ! Z'avez pas entendu le monsieur et la madame ?

Sortez de chez vous ! Viveeeeeez en vraaiiii !

....

Y'a quelqu'un qui veut jouer au scrabble ?

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Merci beaucoup à Judith et à son invité pour cette excellente émission ; en voyant le thème, je m'étais dis : boaf, pas folichon. Et bien je suis heureux de m'être trompé. (Se) Tromper est parfois bon.
Un nietzchéen interviewé par une amatrice de Spinoza, passionnant!
Merci à toute l'équipe

Ju
Si avec ça l'émission ne fonctionne pas...
"Dans le Livre de l'Ethique, Spinoza avait tenté de décrire la couleur, la texture ou le goût que pouvait prendre toute chose par le concept générique d'affect. Il en distinguait deux catégories. Il y a d'une part, disait-il, les affects tristes ; et d'autre part les affects joyeux. Les premiers comprennent tout ce qui diminue notre puissance d'agir ; tandis que les seconds, au contraire, comprennent tout ce qui l'augmente. Pour Spinoza, rechercher ces derniers permet, en augmentant notre puissance d'agir, d'augmenter aussi la perfection de notre être. Les affects joyeux, expliquait-il, nous rendent plus grands."

Extrait, p.14, de Pornostars, fragment d'une métaphysique du X de Laurent de Sutter (La Musardine, 2007).

yG
N'ayant pas lu le bouquin de Vincent Cespedes, j'ignore l'importance des points d'interrogation dans son texte.

Par contre, dans l'émission, ce sont surtout des points d'exclamation qu'il m'a semblé entendre de sa part...
Ceux qui aiment entendre parler de zizis sans chichis écouteront avec intérêt l'Interview de Catherine Millet par Laure Adler (Hors champs, France Culture, 29 octobre 2010).
Impression étrange : à la fois attiré par le discours de Cespedes (notamment sur l'obligation "encouplementale" du discours ambiant ou la différence entre "puissance" et "pouvoir")… et au fur et à mesure de l'entretien, gagné par un agacement de sentir ce jeune type porté par sa volonté un tantinet autoritaire d'avoir raison à tout prix, travaillé sans doute par de malencontreuses expériences personnelles et un manque de rigueur conceptuelle patent. Quant à son discours sur "l'incommunication" dans le métro, heu, c'est un peu lège et ressassé, pour un "philosophe" d'avant-garde. Au moins, cette émission fait gigoter le neurones, merci Judith.
Je n'arrive pas à imaginer une quelconque relation, même passagère sans contraintes et donc compromis.

Le compromis, ce Grand Mal pour monsieur Cespedes qui est la base de la vie en société et qui s'insinue dans les moindres détails du quotidien. Même sous le feu de la passion et sans aucune "contrainte" en début d'une relation choisir un restau est un compromis à moins qu'on ait exactement les même goûts !

Le compromis est toute action allant à l'encontre de notre désir primaire. Il est donc vital ! Entre le désir fondamental ou bestial et l'acte potentiel il n'y a que le compromis qui rende le second possible. A moins d'être un bourreau ou un tyran.

Bon après, je trouve ce qu'il dit sur la puissance et le pouvoir intéressant mais sa vision du couple ou l'encouplement me laisse un peu perplexe (non pas que j'idéalise le concept mais on peut y trouver selon moi une grande beauté, un enrichissement et un cheminement voir une transcendance inégalable dans une relation poly-amours).
Quant aux névroses des enfants issus de l'encouplement qui a mal tourné (mais de toute évidence pour lui l'encouplement ne peut que mal tourner, c'est même un synonyme), elles sont sans nul doute réelles, aussi réelles que celles des enfants issus de "familles" libres aux membres interchangeables qui manquent de repères.

Je pense que nous avons tous (ou presque) besoins de repères et d'une certaine stabilité. Enfin bon..Il y a beaucoup de choses à dire.

PS: et merci, très bonne émission :)
tiens ils en parle là http://www.fdesouche.com/148746-vincent-cespedes-la-pornographie-cest-fasciste-et-reactionnaire#comments
Un grand Bravo à Judith qui vient de réaliser deux brillantes émission.
Elle a su trouver une posture remarquable entre décryptage et écoute de l'autre... Une progression fulgurante qui me fait oublier mes critiques antérieures sur son manque de questions ouvertes. ;

Un grand bravo pour ces émissions qui ouvrent de beaux champs réflexifs.

un encouplé heureux depuis 25 ans qui, lorsqu'il "monte" à Paris, est toujours bluffé par ces visages rencontrés dans le métro et veut y voir une expérience d'altérité et de rencontre lévinassienne....
j'ai trouvé l'émission très intéressante, merci, par contre là où je ne suis pas d'accord avec cespedes, c'est quand il dit que les couilles sont seules dans le corps à rester molles, je suis peut-être l'exception qui confirme la règle, mais moi elles durcissent avec tout le reste, dois-je consulter docteur? ( de plus ma copine n'est pas vraiment une couille, elle est relativement tonique et ferme )
Une émission qui, lors des premières minutes, ne m'avait pas donné envie de continuer.
Je m'y suis remis presque par hasard, du ménage à faire dans mon studio et c'était l'occasion d'écouter un truc intéressant en même temps : grand bien m'en a fait.

Une émission très intéressantes, pas mal de sujets abordés, un invité qui a donné beaucoup de pistes intéressantes, une présentatrice qui a parfaitement joué son rôle, mais malheureusement quelques conclusions faciles de M. Cespedes à base de "vous voyez, c'est bien la preuve" ou "vous voyez, vous aussi, vous vous êtes fait avoir".

Bref, un bilan extrêmement positif de cette émission, passionnante en vérité.

Merci Judith, donc.
Félicitations à Judith, les meilleures émissions du site depuis la rentrée sont les siennes. Son implication dans chaque entretien fait plaisir à voir, sa posture est idéale: grâce à sa curiosité exigeante, entêtée, généreuse, les invités (je parle des derniers, Despentes, Lordon, Cespedes) sont systématiquement plus intéressants, et plus vrais, au terme de l'émission, qu'ils ne l'étaient au début. Entre temps, de belles choses sont dites, souvent stimulantes. "Dans le texte" est devenu un lieu d'échanges d'idée vraiment précieux. Et Judith, une intervieweuse géniale, une bobo supportable, bref, une perle rare.
Ps: le recentrage idées/socio de l'émission est pleinement justifié par la qualité des émissions.
pss: il faut au moins deux émissions par mois, please.
Bravo Judith pour le boulot abattu et ceci peu de temps après l'entretien avec Lordon !

Vu l'investissement de la représentante de "@rrêt sur images" c'est autant une émission sur Cespedes que sur Judith Bernard et tant mieux !

(le jour où ce sera Chomsky ou Badiou l'invité ce sera mieux de se muer en grande oreille s'occupant uniquement de relancer, mais là pour cette émission cette sorte de dialogue un peu contradictoire c'est très bien)

Dans l'ensemble ça m'a pas paru spécialement convainquant ce que raconte Cespedes mais enfin le gars est sympa c'est le principal.
J'ai zappé la partie centrale sur le porno, je vois pas ce que l'on peut dire d'intéressant là dessus tellement c'est limpide.

PS. Pour la première fois j'ai visionné l'émission sur écran télé via une clé USB avec le fichier téléchargé dessus, c'est beaucoup mieux que sur écran d'ordi.

PS. Les choses intéressantes et originales (peu connues) sur l'amour, c'est du côté de la "synchronicité" signalée à un moment par Judith, qu'il faut les chercher.
J'attends d'un philosophe autre chose qu'une référence à sa propre expérience, à son entourage... Tout du moins la dépasser... Surtout quand on en tire une généralité... Merci beaucoup à Judith d'apporter une critique extrêmement argumentée... Mais alors pourquoi le choix de cette invitation??? Du reste l'échange a été intéressant pour ma propre réflexion mais je n'achèterai pas le bouquin...
Déjà lu ici et là sur le forum : Monsieur Cespedes semble en fait avoir une image très capitaliste du couple. Sans le dire il le pense en terme de possession obligatoire contrainte et non d'échange et d'apport mutuel. Confondre couple et sexualité restreinte est aussi bien navrant...

Pour élargir "l'expérience " de Monsieur Cespedes qui m'apparaît bien pauvre :
Nous sommes en couple depuis 21 ans par amour et ... Et je ne me sens pas "encouplé"... Nous nous aimons toujours avec une fidélité et une complicité intellectuelle, militante jamais démentie... Et la plupart des couples amis (mariés ou non) nous semblent parfaitement épanouis.. Nos soirées ne sont pas tristes...
Nos deux filles ne semblent pas névrosées...
Et pourtant (ou de surcroît) notre couple libertine depuis 6 ans de façon sporadique... Non pas pour reproduire des images pornographiques que nous ne regardons jamais... mais pour échanger plaisirs, sensualités ou expériences insolites... Nos rencontres sont loin d'être glauques, normalisées ou tristes. J'aimerais un jour que tous les commentaires faits sur monde de l'échangisme sortent des poncifs... ou des jugements de valeurs...
"Des images pornographiques que nous ne regardons jamais"???... pas tout à fait... Nous regardons avec gourmandise celles que nous tournons de nos propres ébats échangistes pour nous remémorer ces moments intenses et excitant... mais que nous ne diffusons à personne...

Loin d'être majoritaires dans ce cas nous sommes pourtant nombreux...
Quel beau couple ! :-)
Débat passionnant !
Je ne suis pas d'accord avec tout ce que dit l'invité, ni avec tout ce que dit Judith Bernard, mais le passage sur le porno, ce que dit l'invité sur le porno, me parait très intéressant.

Il y a a des jeunes hommes qui ont créé un site pour échanger sur ce que le porno leur faisait et comment cela pouvait les perturber profondément.
http://www.antipornmen.org/

Il y a aussi un article du Guardian qui parle d'eux et notamment il y a, à la fin de l'article, une phrase très intéressante, que personne dans notre société ne veut voir cela, notamment les femmes (ceci est pour Judith ;-) car même si il est très juste de dire que le porno nous confronte à certaines parties obscures de l'humain et qu'en cela il est intéressant, je pense qu'elle se raconte un peu des histoires sur les bienfaits des films pornos en général).
http://www.guardian.co.uk/culture/2010/oct/25/men-believe-porn-is-wrong
Le vrai point aveugle de cet entretien, c'est la personne. On n'y existe que dans la relation à l'autre, entendu comme relation sexuelle et plus si affinité, pour prendre le contre-pied de l'expression consacrée.
S'il faut comprendre l'homme, c'est pour mieux l'appréhender pour lui mettre la main dessus ou se faire prendre par lui.
Enfin, uniquement si vous êtes une femme, l'homme n'étant pas un mystère pour l'homme à en croire l'approche de Cespedes...
L'homme hors couple, libre ou endoctriné, n'est pas envisagé, il n'existe pas, ne doit pas être compris, lui, son affaire est réglé, c'est un "no life", "un frustré", un triste sir, en un mot, un inadapté. L'épanouissement passe par le sexe, in real life, voilà l'injonction normative ultra classique que nous délivre ce philosophe médiatique dont on se demande subrepticement pourquoi il n'écrit pas des romans au lieu de ce genre de pamphlet aussitôt lu aussitôt oublié, lui qui n'a guère de goût pour les œuvres formatées par l'université ?
Ne rechercherait-il pas une once du prestige académique sans avoir à en endosser la charge ?

yG
Vincent Cespedes le refus de vieillir rencontre Judith et la bienveillance porno et techno juxta-sociale.


Institut national d’études démographiques:

Sur la période 1995-2002 le nombre de divorce prononcé est de 38 à 39 pour 100 mariages, en 2005 ce pourcentage est monté à plus de 52 % à cause du raccourcissement des procédures de divorces par consentement mutuel. mais depuis 2007 le nombre se stabilise à 45%.

Globalement Le nombre de "demande" de divorce est sensiblement stable depuis dix ans env 175 000 /ans

Il y a une forte disparité démographique entre les régions, on divorce plus à Paris et en Méditerranée: 7,5 divorcés pour 1000 personnes mariées en Lozère contre 20,5 à Paris.
Je ne connaissais pas ce Cespedes, mais je le trouve très pertinent dans son discours sur la pornographie, facebook et le rapport au pouvoir....

Emission très très intéressante....

Merci bien
Les auteurs littéraires se font de plus en plus rares dans cette émission... Dommage.
Je ne connaissais pas le monsieur. Bon, à vrai dire ça ne m'a pas donné très envie d'en lire plus (tout comme Despentes, d'ailleurs il n'a rien de plus "philosophe" que la dame j'ai l'impression). Comme le disait un @sinaute, c'est ennuyeux de l'entendre dire que ses théories sont révolutionnaires toutes les minutes.

Concernant ses observations sur les couples trentenaires, je dois par contre avouer que j'ai un peu le même constat que lui, et j'étais assez surpris de vous voir contredire le fait que énormément de trentenaires aujourd'hui divorcent. Il me semble que c'est un fait. Le problème c'est qu'il parle de ses propres observations, du coup vous lui rétorquez l'inverse par vos observations à vous, normal. Dommage, je pense qu'il pourrait s'appuyer sur des chiffres, et gagner un peu en rigueur.

Il a l'air d'un auteur très mineur en fait... Les "BADIOU CACA" et "ZEMMOUR PUCEAU" ne trompent personne, il veut attirer l'attention, se faire un peu de pub. Je vais vite l'oublier.

(mais merci pour l'émission !)
Erreur. Message déplacé.
Excellente émission, comme toujours avec Judith, mais il y a énormément de contradictions dans ce que je viens d'entendre.

Premièrement, on peut prôner l'amour libre, l'envie d'être avec l'autre sans entrave et sans exclusivité, mais ce discourt ne peut pas se tenir sans chercher à réaliser une désacralisation de la sexualité dans la société. Or, ce thème ne semble pas être abordé. La vérité c'est que la séduction telle que semble prôner l'auteur est de plus en plus vu dans la société comme une circonstance pouvant faire d'une relation sexuellement consentie un viol par manipulation au yeux des gens (et peut-être bientôt aux yeux de la loi) si celui-ci n'est pas constitutif d'une mise en relations sérieuse et durable.

Je suis d'accord avec lui quand il explique qu'il faudrait sortir de l'encouplement, mais ça ne peut pas être une réalité sans remettre en question la sacralité de la sexualité dans la société, car c'est avant tout à ça que sert le couple, justifier ce qui en dehors ne serait pas justifiable (une femme ayant une sexualité libre reste une salope dans sa dimension sociale, c'est surtout sur ce point qu'il faut réfléchir, ou alors on tombe dans le donjuanisme, ce que réfute l'auteur).

Et forcément, on ne peut pas critiquer d'un côté la pornographie et prôner la désacralisation sexuelle (à moins de critiquer la pornographie qu'avec des arguments anticapitalistes, qui toléreraient une pornographie fétichiste qui ne serait réalisé que par des amateurs, sans autre intérêt que celle guidé par le plaisir sexuel d'être réalisé, mais ça ne semble pas être l'unique propos de l'auteur).

Deuxièmement, en ce qui concerne la pornographie, ça fait longtemps que je réfléchie à l'idée qu'il pourrait exister une sorte de pornographie "d'état", un service publique de la masturbation, qui serait commandé par une instance d'état et ayant un cahier des charges très stricts concernant les mises en scène et les situations, cette pornographie "éthique" serait disponible gratuitement à toute personne en "besoin" sexuel, ce qui inclurait les adolescents qui n'ont le plus souvent pour se palucher qu'une pornographie stéréotypé, médiocre, codifié par le marcher des queutards masculins, entraînant les dérives misogynes des jeunes garçons.

Mais bien entendu, il est inconcevable d'imaginer ça sans la désacralisation de la sexualité dans la société. Mais le problème de la désacralisation de la sexualité, c'est que ça remet en question tout un tas de fondement que sont bien évidement le couple, mais également la prostitution ou voir même la pédophilie, qui sont des formes des répressions très utiles à l'ordre établi (les politiques de répression de la prostitution et la théatralisation de la traque des pédophiles sur internet en sont de bons exemples, permettant de justifier la surveillance des réseaux de communications, mais pas uniquement).

En fait, ça aurait pu se faire il y a 30 ans, mais je ne crois pas que cela ait une chance de se produire aujourd'hui.
Une émission qui appelle une chatte une chatte ... sorry, pas pu m'empêcher.
Excellente emission.

à regarder avec son ou sa conjoint(e) !
Excellente émission, Cespedes a le mérite de bien décrire les travers de la sexualité moderne, et Judith était là pour nuancer son propos parfois excessif.

Bravo.
Pour faire court, ce qu'il dit est intéressant, mais il faudrait un vrai philosophe pour développer, nuancer, globaliser son approche...
Il dit passer beaucoup de temps à relire et construire ses phrases, c'est assurément bien, mais passer du temps pour penser est également utile.
Comme l'a dit quelqu'un plus haut, il ferait un "bon" chroniqueur télé.
Je n'ai pas encore regardé l'émission....

Je me permets un petit message entre parenthèses non pornographiques pour conseiller à tout le monde d'aller voir le Cabaret Beau joueur de Judith !!

Où comment clouer le bec (enfin presque malheureusement...) à la Marseillaise de Mireille M. avec des rythme enlevés et des paroles ciselées. Mention spéciale aux deux derniers chants et aux bananes de Joséphine Baker revisitées en cravates. J'ai passé un très beau moment, le reste du public aussi. Merci à toute la troupe !

Bonne journée,
Camarlette
Je suis assez d'accord avec le passage sur le désir, la délicieuse et douloureuse attente...
Bonne émission, Judith, je me régale de plus en plus de vous écouter, notamment avec Despentes, Lordon et Zaniter.
Bonne continuation.
Aurélia
Illustration humoristique de l'utilisation dévoyée de notre "temps d'archencéphale disponible" :

Image
La magie "d@ns le texte" a encore agi, je sais très précisément que je ne lirai pas ce salmigondis bizarroïde qu'a pondu le sieur Cespedes. Après l'autofiction, l'autophilosophie. On n'arrête pas le progrès, apparemment.
Les conclusions et les aspirations de ce M. Cespedes semblent
passablement extrêmes et souvent limitées, mais alors sur les constats
je le trouve particulièrement percutant et véritablement intéressant !

Certes, ça ne fait peut-être pas du coup de lui un bon philosophe,
mais au minimum un observateur perspicace de certains pans de
notre société à n'en pas douter. Et c'est déjà beaucoup.

Excellente émission !
Excellente émission.... pour plein de raisons, je ne vais pas développer mais je tenais à le dire...(il est tard !)
De loin ça ne fait pas envie du tout. En lisant les commentaires, encore moins...
Ça vaut le coup de perdre un peu plus d'une heure, en ces temps assez occupés par une mobilisation sociale importante, des problèmes politiques graves, et des évolutions médiatiques très inquiétantes, pour voir ce monsieur causer de son zizi, des femmes, et des philosophes qu'il ne comprend pas ?
Ce que décrit Vincent Cespedes, n'est-ce pas ce qu'on appelle simplement la peur du « Qu'en dira-t-on? » ?
Putain de bordel de merde. Ça c'est de la confrontation. Ça fait du bien par là où ça passe.
Émission précieuse, remue-méninges délicieux, qui tranche un peu avec le titre racoleur du bouquin.

En cuistre désincarné (because l'Ordi et un pseudo rachitique) :

« Entre toutes choses, rien ne nous aide plus à conserver et maintenir notre puissance que le fait d'être aimés ; rien ne s'y oppose plus que le fait d'être craints. (…) La crainte est mauvaise gardienne de notre durée ; au contraire, la bienveillance est fidèle et va jusqu'à l'éternité. »

Cicéron

« La durée est, strictement parlant, une métaphore. »

in, La dialectique de la durée, G. Bachelard
En résumé, une seule chose à dire : bravo à Judith Bernard pour la façon dont a été mené cette émission et cet échange.

C’est assez rare que je regarde « d@ns le texte » (par manque de temps, ne pas frapper…), très vite captivé par l’émission ici.
Cespedes, sur lequel je partais sur un à priori positif, finit par devenir très vite qq peu inssupportable dans cette façon de décrire le monde à partir de ces qq relations personnelles, et à revenir dessus pour l’asséner comme « vérité » (?). Tout ça en lançant des caricatures à ses contradicteurs (pas mieux en réserve que la réf. aux magazines féminins pour Badiou ?)
J’avais juste envie de lui faire cette réponse très construite : « ben, euh, ben non ». Mais oui mon grand, ca existe les couples heureux, c’est peut-être rare, certes ce n'est peut-être pas mon idéal non plus -mais qui sait avec la vie...-, mais oui, il existe des gens qui s’aiment et s’amusent comme des gamins de 20 ans à 50 ou 60 ans. Et alors ? Pour ma part, je n’en tire nullement une position philosophique, puisque je serais plus proche des positions de Cespedes (et si) et Badiou (ah non, zut, ils se frappent dessus),… donc bon, disons de Judith qui a le mérite de ramener un peu de bon sens entre deux monolithes…

Petit détail pour Cespedes : me semble quand même que dans son analyse du rapport de l'homme à la sexualité, et la place de la pénétration, un pan entier de la population est laissé de côté concernant les homosexuels et les lesbiennes... Là encore c'est le genre de petit détail à me faire dire qu'il y a plus là-dedans de construction à partir de qq petits exemples personnels, qu'une véritable réflexion sur l'amour (c'est un à priori gratuit suite à l'émission, c'est peut-être faux), contrairement à Badiou, amha.

Au final, dans le fond sonore de la fin de l'émission et voix de Cespedes dans ses grands élans passionés avec des trémolo dans la voix ; un conseil : sur ce sujet, laissez tomber les philosophes qui s’étripent et laissez vous porter par « l’Ile » d’Huxley, vous verrez c'est autre chose et tout y était déjà.
Finalement, ils sont éclairés comment les pornos, Monsieur Cespedes ?

Par la crudité et la froideur des néons comme dans les abattoirs, lorsqu'il s'agit de dénoncer leur supposé fascisme ou avec un éclairage bien trop sophistiqué pour être reproduit dans l'alcôve de nos ébats domestiques, quand il s'agit de dénoncer l'incapacité dans laquelle ils nous mettent de copier leur esthétique ?

yG
Ca ressemble fort à une crise d'adolescence tardive cette logorrhée "libertaire" sur l'amour libre et hors couple.

Badiou n'a que faire de ces considérations pratiques sur la quantité de partenaires amoureux qu'il faut, Badiou expose comment l'amour est la promotion du Deux, expérience de la différence.

Ce qui est très différent d'une apologie de la conjugalité bourgeoise sauf pour un sophiste...
Sans dire que ses idées - d'une banalité extraordinaire et largement débattues dans la théorie queer - sont entièrement dénuées de vérité, je trouve frappant que tous les philosophes médiatiques français soient victimes de la terrible maladie de l'essayisme égocentrique, qui se manifeste par l'usage exclusif de ses expériences personnelles comme arguments pour fonder des théories universelles sur des sujets "sociétaux" donc vendeurs. En dépit de ses prétentions à la "rigueur", Cespedes ne s'est pas appuyé une seule fois sur des statistiques concrètes ou sur des résultats d'études scientifiques (sociologiques, psychologiques ou autres). On n'a entendu que les histoires de ses copines qui sont malheureuses de ne pas avoir de mec, de ses copains dragueurs qui sont ultra plus sympas que les mecs maqués, des gens qui passent leur temps sur leur portable dans le metro, etc. En fait, j'ai l'impression qu'il s'agit d'un bobo trentenaire qui écrit pour impressionner d'autres bobos trentenaires (désolé, pour une fois je fais du Zemmour, que je vomis par ailleurs) en universalisant son point de vue : celui d'un dominant sur le marché sexuel (relativement baisable, beau parleur, aura médiatique, statut social et économique apparemment enviable, largement "connecté" de par sa position dans le monde de l'édition) qui veut jouir sans culpabiliser et qui incite tout le monde à faire comme lui, sous-entendant au passage que ceux qui entretiennent une conjugalité exclusive sont tous des petits êtres mesquins, rabougris et lobotomisés par l'idéologie bourgeoise des magazines féminins. Bref, un élitisme libertin sous-nietzschéen à peine caché (quelqu'un d'autre a pensé à Michel Onfray ?).
Sinon, un talent assez rhétorique assez faible. Dès qu'il est vraiment mis en contradiction, il bafouille (par exemple lorsque Judith l'interroge sur les raisons de l'échec des expériences d'amour libre des années 70), bat en retraite (sur le porno, sur internet...) ou devient déplaisant ("vous êtes une encouplée !").
Bravo malgré tout à Judith, qui a à mon avis mis en évidence la vanité de cet ouvrage, et dont le sourire mutin est, bien plus que la pornographie industrielle, le meilleur remède à la déperdition du désir (Judith, tu veux bien m'épouser ?).
J'ai entamer l'écriture de ce long commentaire alors que rien n'était posté ; dans le fatras je dois répéter ce qui a été dit mais je crois qu'il y a assez de nouveauté pour pendre la peine de partager cela :

Pour commencer je n'ai rien contre la pensée de Cespedes et je crois beaucoup à son idée « d'intelligence connective » concernant internet qui me confirme juste qu'il y a donc aussi débilité connective, belle phase préliminaire à l'endoctrinement.

Bon, le début de l'émission est bien, Judith tient le match – car il y a match. Étant célibataire depuis la naissance, en gros, je ne sais pas quoi penser du couple ; je me souviens juste de Chesterton :  Poster une lettre et se marier comptent parmi les rares choses qui sont restées purement romantiques car pour qu’une chose soit purement romantique, elle doit être irrévocable.
Et d'Edgar Morin qui dit l'homme doit être sapiens-demens et que l'équilibre entre l'attachement et le désir renouvelé est l'excroissance amoureuse de cette condition de sage-dément. Mais bon ; j'y connais rien.

Et puis le mot pornographie arrive. Et là je me sens concerné. Car, entre nous, j'en suis friand...
D'abord il y a cette histoire de désir où le philosophe répond à Despentes que voir une gonzesse se faire sodomiser par trente mecs sous un éclairage d'abattoir ne contribue pas à l'apprentissage de la sexualité.
Premièrement les scènes se déroulent souvent dans de grand appartement avec des baies vitrées et un soleil magnifique.
Deuxièmement l'homme est complexe. Et ça l'industrie du porno l'a saisi ; il y a ceux qui aiment les escarpins trempés dans du miel, ceux qui aiment les scènes qui se déroulent dans les buissons, ceux qui aiment les tenues en latex spécialement trouées à un endroit précis, ceux qui aiment les femmes murs (MILF : Mother I'd Like to Fuck pour les novices), ceux qui aiment les ménages à trois, ceux qui sont bi, ceux qui aiment voir des aliments (carotte ou poireau), ceux qui ne veulent pas voir la femme nue, ceux qui veulent des scènes préliminaires de 45 minutes, ceux qui ne veulent pas de scènes préliminaires et j'en passe !
Et ceux là ils faut les contenter. Le capitalisme s'en charge, certes c'est mal ; c'est le capitalisme et le capitalisme c'est mal. Mais enfin ! Il a tout récupéré ; c'est dans sa fonction, et les images cochonnes et l'art de la cordonnerie, alors passons.

Ensuite il lie la défense de la pornographie à la défense de l'encouplement. Car le porno servirait de cathéter de survie au couple foireux. Chacun dans son coin avec son désir machinique et virtuel.
Mais le virtuel reste du virtuel et je n'ai jamais trainé mes quelques compagnes par une laisse pour les balancer dans une piscine de lubrifiant où attendent mes trente meilleurs amis l'arme au poing.
Pourquoi? Premièrement je n'en ai pas les moyens, moraux et matériels.
Deuxièmement j'avais affaire à un être humain et pas à la représentation graphique réaliste de mon désir instantanée, c'est autre chose. Je n'ai pas cliqué pour l'avoir, j'ai du raconté un tas d'énormes mensonges qui me mettaient mal à l'aise car il y avait une présence, un corps.
Mais revenons à la masturbation, qui a ses pratiques. Personnellement c'est une pratique de la tension, de la retenue pour amplifier la finalité, pas juste un truc vite fait comme ça en deux minutes. Et le désir, plus vivace que le cyprès, ne meurt pas, ne meurt jamais par définition. Car l'homme est complexe il peut désirer du réel et du virtuel et les compartimenter. Mais non ! Selon Cespedes on se masturbe pour ne pas baiser. Voyons ; comme on ne peut pas, en vrai, se faire six filles sur un bar, et qu'en virtuel on ne peut pas sentir le parfum légèrement vanillé qui frétille sur l'épaule de Laura et comme les deux sont rigolos on fait avec sans forcément tomber dans le panneau.

Puis mon dernier et plus important point, dans ce bazar, car je suis menuisier pas universitaire donc c'est pas mon truc les raisonnements par points. Dernier point : la femme objet.

Alors là paie ton mythe j'ai envie de dire! Mis à part les films porno où le jeu est celui de la domination la femme n'est pas du tout objet, pas du tout interchangeable ; la preuve est que le porno a ses stars. Ce qui est interchangeable ce sont les hommes, sauf Peter North, Lexington Steele et Rocco Siffredi les acteurs sont des inconnus. Pourquoi? Car ce qui intéresse chez eux c'est le kiki, et les kikis se ressemblent (à part ceux des acteurs précédemment cités qui, dimensionnellement, se distinguent). Il n'y a qu'à voir le bande-dessinée pornographique japonaise ( à but masturbatoire) dit hentai où les mecs sont carrément teints en noir ; des ombres à queue.
Alors que pour les actrices l'intégralité du corps à son importance ainsi que le talent -ou performance physique, comme on veut. Donc Tory Lane a plus de succès que Kayla Carrera. Et je conseille à Vincent Cespedes de regarder Tory Lane en action pour voir que c'est elle qui mène la danse ; c'est elle qui veut, l'homme est là pour la servir. Il n'a rien à demander ou ordonner : elle donne tout d'avance. Et c'est elle que l'on veut, pas un bout de sein ou de sa fesse. Elle a sa voix, son visage et son caractère. Son style. Pour paraphraser Bourdieu je crois : Son écart individuel des normes pornographiques. Car pour le coup je suis d'accord ; il y a bien des normes : buccal/vaginal/annal/facial. Mais dans une concurrence folle comme celle du marché du porno il n'est pas bon de ne s'en tenir qu'à ça.

Une anecdote avant la conclusion : Durant une émission de Laurent Ruquier où Katsuni était interrogé Yann Moix, invité lui aussi, remarquait que l'éjaculation faciale pratiquée jadis dans le porno étaient due au fait que dans un film il faut montrer ce qui dans la réalité se passe à l'intérieur et que les couples doucement s'y mettaient. Et Zemmour (qui est partout il faut croire) cita le bon Boileau : La nature imite l'art. Ce qui revient à la notion de dépornographier de Cespedes.
Mais je le répète : on ne tombe pas forcément dans le panneau.
Et la vérité c'est que l'inverse se produit et que l'art imite la nature parce que l'éjac interne est de retour. Je pense que c'est parce que l'externe donne une sensation d'inaboutissement de l'acte par un subterfuge certes misogyne (car on peut éjaculer dehors ailleurs que sur le visage).

Concluons donc sur la mysoginie.
Le porno féminin existe. On peut croire que c'est tout rose et passionné mais ce n'est pas vrai non-plus : Il y a peut-être la collection IfeelMyself (pornographie du sentiment) qui parle d'elle même dirigée par une femme sinon il faut voir, mais il faut voir car j'ai trouvé ça incroyable : il faut voir le nombres de femmes non-actrices qui participent à la création d'un porno normal (voire les normes ci-dessus) ou plus trash encore! J'ai un jour cherché sur mon moteur de recherche : behind the scene et j'ai vu cela : des femmes partout ; aux caméras, au maquillage, à la finance... partout! Et des hommes aussi ; dans un rapport de respect mutuel avec la fille comme on en imaginait pas. D'où la transition d'une rare violence quand le mot action est hurlé...
En écrivant ce que j'ai écris je n'oublie ni que le plus grand producteur est un homme ni la destruction psychologique qu'implique le fait d'entrer dans le porno ni la destruction sociale qu'implique le fait d'en sortir ni les rapports malsains qui s'établissent dans ce milieu ni l'exploitation, l'esclavagisme même puisque des filles font Budapest-Chicago pour une scène payée à 10 dollars, ni que la sodomie sans préparation est une torture.
Mais nous ne pouvons pas cracher sur une pratique multi-séculaire ni sur ces pratiquants en disant qu'il ne comprennent rien au plaisir ; il faut penser à ceux dont la timidité est maladive au lieu de leur dire que ce sont des losers pas capables de draguer les filles dans la rue. Nous ne pouvons pas manquer de nuance au point d'ignorer la complexité des êtres : oui c'est possible d'être célibataire et de défendre le mariage, oui c'est possible de défendre le porno et la vraie relation, c'est possible de les vivre. Nous ne pouvons pas traiter Badiou de sophiste sous prétexte qu'il pense autrement, pareil pour Despentes. Nous ne pouvons pas être dogmatique tout simplement.

Voilà ma réponse ; je suis rarement outré mais là, en tant que branleur, j'ai beaucoup souffert. Pour que les asinautes ne pensent pas que je passe mon temps à me tirer sur la tige et à réagir dès qu'on m'en fait le reproche je donne ici l'adresse de mon blog ; un genre de poésie surréaliste. Car je m'intéresse plus à Robert Desnos qu'à Tory Lane, rassurez vous.

Hippocampe.noir.overblog.fr

Merci pour cette émission formidable comme toujours de la part d'ASI (sauf celle avec Elisabeth Levy qui m'a fait pleurer) et au plaisir d'un nouveau C'est dans le texte.
Et merci de me laisser raconter mes bêtises.
L'émission aura au moins permis d'accoucher de ce billet, merci à vous, Léo Chabrier, autant pour votre style que pour votre audace et votre sincérité.

yG

ps: Pour la sodomie sans préparation, si elle est effectivement une torture qu'il faut condamner, elle ne constitue pas la règle dans le porno. Il ne faut pas confondre ce qu'on voit à l'écran et ce qui se passe sur le plateau, nombre de plan de coupe ont lieu préalablement, ainsi que diverses préparations et nettoyages intimes à base de lait... le contraire aurait tendance à briser l'élan. Comme dans le cinéma d'action, les câbles de sécurité, les matelas, cartons et autres échauffements, étirements, repérages, répétitions ont lieu en amont. Ne faites donc pas cela chez vous... à froid, je parle des cascades, comme du reste. Cela reste de la mise en scène, pas un reportage uncut.

Pour l'éjaculation faciale, encore une fois, elle n'est pas plus une marque de domination que la levrette (encore considérée ainsi par beaucoup de religieux...) ou la sodomie, c'est juste qu'elle symbolise "au plus près" ce qu'elle veut représenter, l'éjaculation buccale d'une fellation menée à terme.
Il parait même que les filles qui sont filmées, adorent ce qu'elles font / subissent.Ce n'est pas du travail mais du plaisir! Exactement comme les petites chinoises. Celles qui vivent dans les villes usines et fabriquent les précieux ayephones.

-_-;
Et quant aux petites chinoises qui font du porno, je ne vous dis pas, c'est tellement
bien pour elles, que ce sont elles qui payent!
Bonjour,

C'est très très sympa ce que vous nous décrivez là en attendant ce n'est qu'une toute petite partie du porno.
L'autre côté du mastodonte est facilement accessible à tous, bon marché, glauque à souhait, violent jusque derrière la caméra.

Alors on peut aussi se dire: oui mais moi j'achète don bon, je finance celui où on viole pas les filles (ou les gars), on les fait pas boire (ou prendre autre chose) pour qu'elles supportent mieux la douleur donc on s'y retrouve sans complexes.
Un peu comme acheter un bon camembert AOC et même bio pour ne pas engraisser les industriels et manger un produit de qualité.

Perso j'ai l'impression que pour certaines personnes le porno bien fait sert d'arbre pour cacher la misère du porno en général.
Parce que bon, la matière première du camembert est le lait alors que celle du porno est l'être humain.
Oui Senjin je sais tout ça, un jour où ça me motivera je décrirai le parcours d'une actrice lambda de porno "bien-fait" et vous verrez que ça ressemble plus à la naissance d'une épave que d'une star. Je peux aussi faire la liste des drogues dites " du violeur". Et oui... je m'inquiète pour mes filles adorées. Et je sais la violence inhérente à ce millieu. Vous vous faîtes une fausse impression.
Je voulais pas répondre pour la sodomie stipulée par Yannick G pour ne pas transformer ASI en site de boules mais puisque nous y sommes : Les producteurs devraient mettre un message preventif comme pour Jackass du genre " ceci est fait par des professionnels ne vous amusez pas à etc..." car en fait une préparation correcte, à la mesure de la scène, peut durer plus longtemps que cette dernière.
Et je réponds aussi pour les chinoises de Jf ci-dessus : personne n'aime faire du porno. Si on regarde les biographies on voit que ça tombe sur les filles comme la misère sur le monde et qu'elles ne peuvent plus y échapper ; si elles disent qu'elles aiment ça s'appelle de la com -du marketting- tout simplement.
Si on regarde les biographies on voit que ça tombe sur les filles comme la misère sur le monde et qu'elles ne peuvent plus y échapper ; si elles disent qu'elles aiment ça s'appelle de la com -du marketting- tout simplement.

Et cela, cela s'appelle un poncif Léo Chabrier.

En effet, rares sont les filles de milliardaires s'adonnant dans des vidéos à des ébats torrides, sauf Paris H., mais c'est oublier que nombre de profession ne sont guère plus avenantes sur ce point, que l'obligation économique reste la norme en matière d'emploi et que l'épanouissement au et par le boulot est loin de faire partie du code du travail. C'est triste, mais cette réalité-là, si elle doit changer, et elle le doit, elle doit changer pour tous, partout et ne pas servir à condamner une pratique, un domaine plus qu'un autre, c'est juste une question d'équité. C'est là qu'il y a hiatus dans votre raisonnement.

Autre problème de votre approche, puisque vous qualifiez de plan communication toute autre vision que misérabiliste des acteurs de cette industrie vous disqualifiez a priori tout contre exemple et rendez de facto les vôtres inutiles (puisque n'acceptant pas la contradiction).

Si la plupart des "making of" sont des plans com', une seule conclusion s'impose... les acteurs et actrices qu'on y voit sont les meilleurs acteurs du monde, et les réalisateurs parmi les plus grand, habiles cinéastes, téléphonez donc d'urgence à la comédie Française, il y a matière à recruter. Car, une Sasha Grey, cette américaine ultra-hard qui participe entre autre chose à des groupes de musique indé, qui a eu le rôle principal du film du réalisateur indépendant Steven Soderbergh (Girlfriend expérience) sans pour autant arrêter sa carrière dans le X, suffit à invalider votre a priori.

Il ne s'agit pas de jouer à la guéguerre, qui aura le plus de témoignage dans un sens ou dans l'autre, sans mauvais jeu de mot, (surtout que les témoignages à charge en tout domaine sont toujours plus vendeur que les autres), mais de souligner que la disqualification a priori que vous faites de la parole qui ne vous sied pas rend caduque votre argumentaire sur ce point en particulier.

Ce genre de rhétorique sert autant aux pornophobes, que pourtant vous n'êtes pas, qu'aux abolitionnistes concernant la prostitution. Elle sert à priver de la parole ceux qu'elle est censé écouter (par exemple la prostituée Grisélidis Réal), parce que dans le flot de témoignage existe aussi ceux qu'elle ne veut surtout pas entendre et qui lui donnent tort dans son approche globale, monolithique, unilatérale. Elle sert enfin à refuser toute amélioration des conditions de travail, car, si cela est si horrible, si implacable, si systématique, une seule conclusion s'impose, l'interdiction... voilà l'hypocrisie de cette démarche uniquement victimisante, elle prive toute possibilité d'amélioration et condamne donc au pire qu'elle a beau jeu de dénoncer par la suite.

yG
Oui c'est un poncif radical. Qu'a-t-il ce mec à defendre le porno et à dire la seconde d'après que devenir actrice là dedans c'est comme mourir ; ça nous tombe dessus comme ça puis tout est fini ?
Il est fou. Mais tout-de-même le millieu de la pornographie ne se pratique pas comme la vente en supermarché. Ca peut demander des modifications corporelles irreversibles. Vous m'objecterez peut-être que les modifications psychologique subies par un opérateur téléphonique peuvent être plus ou moins du même acabit. Seulement là le corps, d'une manière on ne peut plus directe est touché en plus des autres "aliénations" (Lordon nuance avec Spinoza). Ce domaine mérite peut-être un traitement de faveur étant un tantinet cru, délicat et complexe. Puis je n'ai pas inventé le dirty talking.

Non en fait j'étais offusqué par cette histoire de chinoises (pourquoi des chinoises?) et j'ai répondu du tac au tac, un peu brutalement avec un "personne" qui, en effet, contredisait juste tout mon commentaire précédent. Mais c'est la vie que voulez-vous ?
Tombons d'accord sur le fait que 100% des actrices disent aimer ce qu'elles font et qu'il peut arriver que certaines sont là plus par le jeu du destin que par une volonté déterminée par elles seules. Donc faire en sorte d'éviter ces cas là et que des Sasha Grey puissent s'auto produire, ou que des Heather Brooke - contre-exemple flagrant de mon raisonnement qui n'en était pas un-, puissent s'épanouir comme une petite fleur libidineuse : voici mon voeu du nouvel an.

Ai-je botté en touche ? Non je demande parce que j'en ai l'impression. Mais la vie... la vie...
Ce qu'il faut indéniablement, c'est que l'on puisse aussi dans ce(s) domaine(s) professionnel(s) avoir les mêmes droits et les mêmes protections qu'ailleurs, au minimum.

Et puisqu'il y a des abus dans toutes les professions provenant de législation moins ferme que la nôtre (et déjà avec la nôtre également), il n'est pas surprenant d'en voir dans cette activité là non plus.

Mais ne confondons pas tout, l'activité et les conditions de son exercice. Dans certains pays, même le métier le plus cool peut s'apparenter à de l'esclavagisme. Ne nous trompons donc pas d'ennemi et ne suivons pas les pornophobes qui font régulièrement ce genre de grossier amalgame histoire de tout jeter en même temps...

yG
Tout à fait d'accord de bas en haut. Mais est-ce que ce metier ne cristalise pas quelques vices ou crimes que connaissent les autres, pas du fait de la pornographie (l'activité) mais de la machine et de son rapport avec elle (les conditions) ? Est-ce que la mise en place de certaines conditions peut être faciltée dans certains domaines plutôt que d'autres?
Sans omettre la relation entre les conditions et carectirisques des metiers dits normaux, ou non-marginalisés et les metiers du sexe selon le pays. Qui peuvent être considérés de manière équivalente si l'on veut mais j'ai un peu de mal. Pas dans le sens où les métiers du sexe craignent plus que le reste mais parce qu'ils sont extraodirnaires avec leur fonction d'apport de jouissance, d'état-second et d'oubli de la mort et que leur traitement ne se fait pas souvent dans cette direction.
Je ne les mets pas mille crans en dessous mais un cran au-dessus, un peu comme les arts. Pourtant la matiêre sur laquelle il travaille et dénaturée par le fric. Je ne dirais pas comme Cespedes que ça va avec mais que ça va au delà du capitalisme donc que les moyens mis en place par celui ci sont forcément douteux. Là je sépare la condition et l'activité.

D'ailleurs il n'y a peut-être aucun métier qui aille complétement avec le capitalisme sinon les métiers de la bulle de fric ; trader par exemple.
Bref je ne jette pas tout en même temps ; je jette l'application d'un modèle économique quelconque sur ces métiers tout comme je le fais pour l'art. Vous dites les mêmes droits et les mêmes protections qu'ailleurs, au minimum. Je garderais le minimum et tout comme un professeur représente l'éducation et l'état et qu'un policier représente la loi et l'état, choses plutôt transcendantales, une prostitué ou une pornstar représente le sexe donc elles méritent des privilèges (ou différences, dans les contrats, les salaires etc) à l'instar des deux fonctionnaires cités précèdemment.
En plus elles peuvent jouer la fliquette ou la prof en manque donc elles en méritent doublement.

Je ne pense pas tomber là dans l'argumentaire du pornophobe typique.
Par oubli de la mort j'entends conjuration et par application d'un modèle economique j'entends exogène, bien sûr. Sinon c'est le bordel.
Badiou a deux femmes depuis des années. De même, il a eu des maitresses toutes sa vie. Alors la stabilité ...
Ses femmes s'y sont faites, disent-elles...
Un tout petit mot pour vous dire que ce commentaire est excellent! Bravo!
Merci, je sais pas si ça s'adresse à moi mais merci quand même. Je réagis rarement (plutôt de l'école de Cioran) donc je suis content que ça plaise.
Cher Vincent Cespedes,

Votre propos me semblait extrêmement agréable et pertinent, à moi qui suis également défenseur de valeurs libertaires et pourfendeur des tutelles morales invisibles. Vous m’étiez donc sympathique, tout comme votre concept, après tout, d’ « encouplement », jusqu’à ce que vous prétendiez être, sinon le premier du moins « le seul » à défendre de telles idées sur la scène philosophique française.

J’y vois là une singulière prétention de votre part. Car vous semblez oublier cette vérité pourtant essentielle en philosophie : nous ne sommes jamais les premiers à discuter d’une chose, et un livre d’idées, bien souvent, annonce moins une époque qu’il n’est déjà pétri des idées qui occupent la sienne. En d’autres termes, et malgré vos revendications soi-disant avant-gardistes, vous exprimez non seulement votre époque, mais, circonstance aggravante, la mode philosophique du moment. Cette mode a mes sympathies, aussi aimerais-je pouvoir parler de « courant philosophique », mais restons prudents. En effet, la musique de votre discours s’entend déjà dans les écrits de ceux que l’on pourrait appeler les « Nouveaux nouveaux philosophes », tant il est vrai que les « Nouveaux philosophes » au sens strict commencent à se faire anciens.

Parmi ces philosophes deux fois nouveaux et extrêmement visibles, il y a par exemple Michel Onfray ou Raphaël Enthoven. Avec le premier, vous partagez les références à Nietzsche, à Chamfort, aux expérimentations sexuelles et égoïstes au sens noble des années 1970, le souci d’un hédonisme et d’une sagesse tragique, un certain vocabulaire parfois quand vous parlez d’ « individus solaires », enfin le rejet de l’idéalisme allemand, que vous admettez du bout des lèvres, comme s’il était encore sulfureux. Seulement, après plus de cinquante ouvrages, Michel Onfray en est déjà à parachever son système…

J’ajoute que votre amour pour Nietzsche vous rapproche aussi de Clément Rosset. Evidemment, Nietzsche est un penseur génial, et ce n’est pas faire offense à sa dimension révolutionnaire que de rappeler cette vérité mal aperçue : ces dernières années, et pour le plus grand bien du débat philosophique, ce sont des nietzschéens que les grandes chaînes médiatisent. Je vous jette simplement la pierre dans la mesure où vous avez prétendu être seul en piste.

Avec le second, vous partagez une même conception du mariage, exprimée par lui dans son ouvrage Un jeu d’enfant, la philosophie, où les noces sont comparées à des « funérailles en blanc ». Si vous me répondez que celui-ci s’est pourtant marié à un moment de sa vie, je vous renvoie à Onfray.

Si l’on ajoute que ces deux philosophes sont, dans un style très différent il est vrai, non pas les plus révolutionnaires mais bien les plus médiatiques qui soient aujourd’hui, on mesure déjà la nouveauté relative de vos idées. Vous êtes bien plutôt le produit d’un discours à la mode.

Après avoir sondé la fraîcheur de vos idées, venons-en à leur teneur. Je rappelle que je ne vous ai pas lu et que ce sont bien vos propos, non vos écrits, que je discute. J’ai déjà dit que la petite musique que vous nous jouiez me convenait, à savoir l’appel au souci des plaisirs en dehors de tout contrat trop rigide. Mais il est dommage que vos « positions » en matière de pornographie vous conduisent, au nom d’une éthique libertaire, à la même condamnation que la droite conservatrice. Je résume votre cheminement : le couple frustre, et cette frustration est ce qui entretient une « demande » de porno dans la société.

En la matière, les postures de Michel Onfray me semblent plus conséquentes. Elles considèrent moins la pornographie actuelle comme le symptôme d’une « demande » que celui d’une « offre ». Une offre sculptée par les modes de production capitalistes dominants. Voilà une formulation différente de mêmes idéaux : par anti-capitalisme, Onfray défend le rêve d’une pornographie positive, là où vous défendez sa caducité dans une société où aurait triomphé le souci des plaisirs. D’un côté, la défense hédoniste de ce qui pourrait être un art s’il était libéré des impératifs de profits qui le gouvernent ; du vôtre, une condamnation paradoxalement puritaine, comme si la pornographie était mauvaise en soi. D’un côté, la prise en compte de la pornographie dans la construction d’un imaginaire et d’une identité sexuelle ; du vôtre, une culpabilisation inattendue des individus qui y recourent. D’un côté, une critique constructive de l’offre actuelle ; du vôtre, une négation en bloc de la demande, sans véritable psychologie, dans la perspective, non pas de mettre de la vie dans la pornographie, mais une once de pornographie dans la vie.

A ce propos, le nietzschéen que vous êtes acceptera bien cette critique « généalogique ». Pensez-vous sincèrement que vous tiendriez le même propos si vous n’étiez pas belle gueule, habile rhétoriqueur et disposant d’une certaine aura médiatique ? Vous me répondrez qu’il y eut des dandys pas franchement gâtés par la nature : Sartre ou Gainsbourg, par exemple. Mais il n’empêche qu’il y a quelque chose d’extraordinairement violent à inciter les individus à se faire dandy quand on en a soi-même les prédispositions.

Par ailleurs, vous insistez sur l’aspect « fadissime » de ces gens « encouplées », pour reprendre votre gracieux néologisme. Certes, le couple peut souvent être inhibant et brider les individualités les plus flamboyantes. Mais on trouve également, si ce n’est davantage, des séducteurs, des hommes à femmes, des soi-disant dandys absolument « fadissimes » eux aussi. Auto-alimentés par leur ego et en perpétuelle représentation, leurs frasques en soirées sont, je vous l’assure, bien plus insupportables que la discrétion des « encouplés ».

Par leur promotion, vous devenez finalement l’agent servile et secret d’une injonction propre à notre modernité connectée : « sois génial, atypique, excentrique ; en un mot, sois fun et surtout, ne sois pas chiant. » Eclate-toi, et exit le temps de la contemplation. Par un étrange retour de manivelle, vous condamnez le désir au nom du seul plaisir, alors que vous prétendiez sauvegarder les deux.
Je vois au moins un mérite aux envolées de Cespedes : nous rappeler notre jeunesse. Pas un de ses « nouveaux concepts » qui n’ai été débité sur le mode du défi lors des années 70.

La vie se chargera sans doute de l’aider à les dépasser. Pour le meilleur…

Un vieux con heureusement enccouplé.
Je vois au moins un mérite aux envolées de Cespedes : nous rappeler notre jeunesse. Pas un de ses « nouveaux concepts » qui n’ai été débité sur le mode du défi lors des années 70.

La vie se chargera sans doute de l’aider à les dépasser. Pour le meilleur…

Un vieux con heureusement encouplé.
Les premières minutes de l'entretien redites mot pour mot ce matin sur France Inter, la petite vanne sur Zemmour puceau et hop - donc dommage une émission pour rien, je ne regarderai pas.
Merci Judith (et les petites mains qui font l'émission et qu'on ne voit pas) !
Très intéressant, et beau match! Et ces silences qui en disaient long!...
Question sociologique genrée : les hommes s'expriment-ils plus sur le forum que d'habitude?

On se dit que Cespedes n'a pas tort de pointer certaines choses (définition puissance/pouvoir par exemple), qu'il se plante sur le porno. Puisqu'il est de bon goût aujourd'hui de citer son expérience personnelle (sous-titre du forum "tous pornophiles") : j'en regarde, et j'ai toujours été capable de me masturber sans, ça ne m'empêche (aaa)absolument pas d'aller vers d'autres [hommes en l'occurence, mais je ne suis pas sûr que cela joue ici] et surtout .... de faire la part des choses entre fantasme, souhaitable, réalisable, réalité ... mais je concède que pour un(e) ado le distinguo puisse être plus difficile à effectuer. Sur ce point, le problème ne serait-il pas plus globalement un problème de nécessaire éducation critique à l'image et aux médias dans un monde où ils me semblent plus incontournables qu'auparavant ?

On se dit aussi que peut-être il faudrait feuilleter son bouquin pour voir précisément ce que Cespedes critique dans le processus d'encouplement, et que "sa réalité sociale" est particulière (merci Joel Ficet!) On peut supposer que le Lumpen-prolétariat de la banlieue de Besac a d'autres contraintes pour pregnantes.

Onfray est plus nuancé, de souvenir. Je peux retrouver la citation, mais il doit dire quelque chose qui au final ressemble a "les érotiques solaires [des surhommes ? des "dominants sur le marché sexuel/affectif" ?] doivent être vécues discrètement, parce que sinon la foule des frustrés qui ne peut pas comprendre va nous tomber dessus"... Cespedes universalise beaucoup plus son point de vue/sa réalité...

"To go further" (en anglais, comme d'habitude, désolé), et parce que depuis Aristote, la classification c'est important, je propose une très jolie
carte conceptuelle trouvée hier sur le net, identifiant "tous" les types de relations hors "couple monogame exclusif".

http://www.obsidianfields.com/lj/nonmonogamy2.5.1.gif

On peut trouver des incohérences, mais l'idée est intéressante, non ?
j'appuie la référence à Michela Marzano dont la pensée de Vincent Cespédes me semble très proche. Mais pour la défendre! La Pornographie ou l'épuisement du désir est un livre très intéressant et la comparaison porno/fascisme ultra justifiée. Il faut rendre à césar ce qui est à césar mais peut-être que Cespèdes cite Marzano dans son livre. En tout cas cette philosophe italienne crée un lien entre l'imaginaire pornographique et celui de l'esthétique fasciste: la volonté de maîtrise totale du corps, le refus de l'altérité, de "ce qui échappe à notre contrôle" et comme le disait Cespédes, l'interchangeabilité des êtres, la fragmentation du corps en parties consommables. La pensée de ce philosophe me semble donc riche en nuances: libérer notre vision de l'amour, c'est loin d'être une vision libérale (au sens de "capitaliste"). Bravo à Cespédes ... et à Marzano!
C'est dingue comme on peut se cacher derrière des arguments , simplement pour défendre une morale que l'on veut imposer aux autres.
De quel côté se trouve le fascisme?
Si un Martien lit votre message, apprenant ainsi que le porno est fasciste - et qu'il refuse l'altérité, etc, etc. - il s'imaginera, dans la mesure où il comprendrait le terme de fascisme, que le porno envoie les pédés, les juifs, les déviants, etc., en déportation.
Dans les films porno, faut-il le rappeler, on doit trouver des blancs, des noirs, très certainement des juifs, des pédés et même ... des transexuelles : excusez-moi, mais pour le refus de l'altérité, il y a pire.

C'est sans doute ce que vous appelez une "pensée riche en nuances".
Voilà, pour moi, un épisode très stimulant de cette émission que je découvre après avoir vu celle avec l'économiste.
J'aurais quelques remarques à faire sur les paroles de chacun des deux protagonistes, j'espère avoir le temps d'y revenir ici plus tard.
En attendant bravo à "l'animatrice" qui fait ici je trouve un beau boulot et bien formidable.
C'est marrant de voir que dès qu'on attaque le Couple, beaucoup d'encouplés se réveillent et se sentent agressés ! lire ce commentaire me range dans la pensée de Cespedes, dont le discours, qui pourrait être perçu comme radical et extrême, est en fait beaucoup plus subtile qu'il n'y parait. Judith a formidablement joué son rôle, et ses arguments tiennent la route, car la question sociale de l'encouplement est, du point de vu de l'auteur, purement politique. Mais rien n'est simple dans le domaine des sentiments. Dénoncer une normalisation fascisante du couple fragilisent les individus qui vivent dans ce schéma. J'en fais moi même partie, et je me retrouvais dans certains détails décrits par ce texte. Sur beaucoup de point, Cespedes à raison. Choisir, c'est renoncer. Et renoncer, c'est difficile ! Et pour éviter la souffrance que ce renoncement implique, l'homme, mais aussi la femme, tente de se rassurer en défendant son modèle. Ca tombe bien en plus, ce modèle est dominant. Les couples peuvent se tenir les coudes et crier au loup contre un individu qui laisserait pénétrer l'idée que ce modèle, justement, n'est pas LE SEUL possible. Moi qui vie avec une femme que j'aime, et qui même, je confesse (pour ceux de mes chers asinaudes pratiquants, ou juste fesses, pour les autres...) que je regarde souvent avec gourmandises d'autres femmes qui réveillent en moi un véritable désir. Mais pour allez dans le sens de Judith, ces beautés croisées, je ne les "consomme" pas. Elles attisent en moi l'envie de prendre ma femme et que ma femme me prenne. Le couple n'est pas aussi naturel qu'il n'y parait. Il ne tient, dans mon cas, uniquement parce nous en avons fait le choix. Ayant vécu auparavant des "[s]centaines[/s]", non, soyons modeste... des "dixaines" d'expériences amoureusement sexuelles, je sais les limites qu'elles ont pu satisfaire en moi, comparés à ma relation actuelle, au quotidien, avec ma femme. Mais je ne peux pas dire où ce chemin commun nous mènera ? Nous avons convenu de faire en sorte qu'il nous apporte mutuellement du bonheur, c'est à dire le sentiment de vivre pleinement nos vies, mais aucun de nous n'est assuré d'y parvenir. Et c'est justement, parce que nous ne sommes pas assuré du résultat, que notre relation nous est bénéfique. C'est parce que Cespedes à raison que les propos de Judith sont juste, autant que son expérience personnelle. La vérité de la relation à l'Autre, passe par la fragilité de son édifice et la satisfaction a réussir à bâtir à deux, une vie cathédrale.
. Judith a formidablement joué son rôle, et ses arguments tiennent la route, car la question sociale de l'encouplement est, du point de vu de l'auteur, purement politique.

Il me semble que l'inverse l'est plus. La société du des médias et du divertissement (et Cespédès va dans ce sens) fait tout pour faire en sorte que les relations amoureuses ou sexuelles devienne une frustration qui découle sur un marché (et on voit tous le boom des sites de rencontre). Donc deux marchés liés, le marché de la "baise", et le marché de l'encouplement, où il est bien sur essentiel que ce dernier renvoie les consommateurs au premier, soit faire bien comprendre à tous que le couple est une illusion (ce qui est bien plus complexe en réalité). Donc le couple politique, je crois que Cespédès se plante totalement. Par contre que les gens se sentent un besoin obligatoire (et parfois relativement désespéré dans un encouplement mal assorti ça oui, et à mon sens le problème du couple "chiant" n'est pas le couple, mais la misère sexuelle relative qui pousse à s'en contenter.
@Laurent : merci pour ce message, proche de ce que je pense, et fort bien exprimé, ce qui ne gâche rien :)
Je n'ai pas lu le livre et je ne connais pas le propos de l'auteur car judtih, de mon point de vue, ne lui a pas permis de l'exposer.
Cespédès semble en permanence contraint de réfuter la lecture que judith a fait de son livre.
Je ne crois pas qu'il était venu pour débattre avec judith de son point de vue à elle sur son livre, mais pour débattre des idées que lui a exprimées.
Il n'était visiblement pas préparé à l'exercice que judith lui a imposé.
Au début, il tient sa barre et revient systématiquement sur le fait que sa critique de l'encouplement n'est pas une critique du couple et que son propos n'est pas celui du libertinage sexuel ; à mon avis, en cours de route, il se fait engluer à force de ne pas être entendu.
car judith n'est pas d'accord.
Elle estime que dans le livre la différence entre couple et encouplement n'apparait pas et elle reste tout au long de l'émission dans l'assimilation couple et encouplement.
Du coup, elle enferme la critique de l'encouplement dans la critique du couple lui même.
Et ce faisant le propos de l'auteur, qui ne me parait pas être la critique de la vie à deux, mais la critique de l'asservissement à autrui (encouplement qui dérive peut-être d'endoctrinement) le propos de l'auteur donc, devient dans la bouche de judith celui d'une revendication à la liberté sexuelle comprise comme la multiplication des partenaires.
Or, de mon point de vue, Cespédès dit bien qu'il n'a aucune hostilité à la fidélité.
Il dénonce le fait qu'un partenaire puisse exiger de vous, dans un rapport de pouvoir, de vous auto-contraindre à la fidélité.
Ce qui est très différent.

Il me semble que judith n'a pas permis à l'auteur de dérouler son propos.
Si le propos est développé cela pourrait être de dire que la fidélité d'un conjoint ne devrait pas relever de l'injonction formulée par l'autre, d'une demande de l'autre, d'un contrat moral que l'autre soumet à votre "signature", ou toute autre forme de contrainte, mais qu'elle soit un désir de soi pour soi même, ou pour l'amour de l'autre, que la fidélité soit un désir et non une obligation.
Et donc qu'un conjoint qui souhaiterait que l'autre lui soit fidèle doit aussi trouver les moyens de susciter l'envie de l'autre de rester fidèle, et du coup de ne pas faire de la fidélité le support du lien affectif.
Ce qui signifie que ce qui pourrait être avancé par l'auteur, ce ne serait pas nécessairement le désir d'avoir des relations sexuelles avec autrui, mais plutôt que dans sa relation avec autrui la fidélité se conçoive comme un désir, possible ou non, et jamais comme une obligation.
Et je comprends alors sa dénonciation du porno, pas de tous les rapports au porno, mais d'un certain mode de rapport au porno, c'est à dire celui qui permet aux hommes encouplés d'être fidèles car il ne baise ailleurs qu'en virtuel.

Et là ou judith de mon point de vue ne nous permet pas de savoir ce que l'auteur a dans le ventre, c'est que précisément elle ne l'interroge pas sur la réciprocité et le déséquilibre du désir, du désir de fidélité et du désir au partage plus généralement.
Et c'est là ou je vous rejoins.
Nous ne sommes pas égaux dans l'accès à la séduction, à la sexualité, à la capacité à partager et à donner.
Alors si la revendication personnelle à conserver sa liberté pour ne pas s'asservir à l'autre est légitime, comment la concilier avec la liberté de l'autre qui doit être équivalente à la votre qui n'est pourant pas votre égal.
Moi, je crois que l'auteur a raison de dénoncer l'encouplement comme processus où, pour aboutir à une conciliation entre deux individus libres et donc à une vie de couple, on en arrive à un asservissement réciproque ; c'est à dire que pour éviter que l'un soit plus libre que l'autre, les deux sont enchaînés.
En revanche, du fait que judtih n'a pas permis de faire la distinction entre encouplement et couple, on ne sait pas ce que l'auteur propose comme vision du couple, étant entendu qu'il me parait évident à l'entendre qu'il ne cesse de dire que la vie est un partage avec autrui et ne prône pas le célibat, mais qu'il ne me parait pas du tout non plus avancer l'idée du couple dit libre, celui des années 70, c'est à dire le couple encouplé sur tout, sauf sur la sexualité.

Donc, non, je ne crois pas que judith ait mis en lumière la vanité de l'ouvrage.
Je crois que judith a mis en lumière le fait qu'elle est très tracassée non pas par la question de la formation d'un couple et de la conciliation de deux libertés non égales dans ce couple, mais du seul sort réservé à la partie faible de ce couple et de la protection qu'une idéologie, ou qu'un projet moral, ou une philosophie ou une ambition humaniste peut accorder au faible contre le fort dans l'amour entre deux.

Cespédès se vit peut-être comme la partie forte de ce couple, mais ses propos sur la différence entre pouvoir et puissance me laisse penser que sa proposition est plus fine et j'aurai aimé que judtih lui laisse développer son propos.
Comment vivre le couple sans s'encoupler tout en gardant une réciprocité évitant le rapport de force.
Le rayonnement me parait être la réponse de Céspèdes.
Le faible ne doit pas craindre le fort, dès lors que le fort renonce à son pouvoir pour n'exercer qu'une puissance, puissance qui se définit comme une richesse qui peut se partager par tous sans appauvrir personne, les rayons du soleil étant l'exemple type.
Dans une vie de couple, prolongée, le fort n'est pas toujours le même et en tout cas pas sur tous les domaines.
Accepter de recevoir la puissance de l'autre sans se sentir appauvri, diminué, humilié, inutile pourrait être une possibilité de vivre ensemble, à deux, longtemps.
Accepter que l'autre ait une sexualité avec d'autres, que ce soit ou non réciproque selon les personalités, sans se sentir dépossédé, trahi, inutile, humilé pourrait être une alternative à l'asservissement sexuel dans le couple (comme femme, je voudrais dire que les femmes devraient se rendre compte qu'imposer la fidélité à l'autre c'est s'obliger à la relation sexuelle non désirée, car il faudrait être d'une rare arrogance pour dire à l'autre : "je n'aurai avec toi que des relations librement consenties, et selon ma libido, et tu n'auras toi que des relations avec moi selon ma seule libido !!!!!!! ; et je crois que la plupart des hommes qui revendiquent d'être fidèles sont des hommes qui n'hésitent jamais à imposer une relation sexuelle à leur compagne, alors qu'il voit très bien que le coeur n'y est pas et qu'elles font "l'étoile de mer" comme quelqu'un a dit sur le forum)
Accepter de diffuser sa propre puissance à l'autre sans exclusivité, car l'exclusivité en matière de puissance n'apporte rien.
Autrement dit concevoir une réciprocité sans exclusivité, c'est à dire renoncer au pouvoir de contrainte que l'on peut avoir sur autrui pour partager réciproquement ses "puissances".
Donc le couple ne serait plus la mise en commun de contraintes individuelles réciproques au profit d'un tiers : le couple ; ce qui m'a semblé être la proposition de Badiou avec ces compromis pour faire couple ?
Comme dans le mariage sans contrat de mariage : les revenus et biens de chacun n'appartiennent à aucun des deux, ils appartiennent à une fiction juridique nommée : la communauté.
Le couple se serait, dans un monde plutot hostile, la réunion de deux individualités pour la mise en commun de leur puissances respectives.
Partageons ce que l'on a de meilleurs, et vivons seul ce que l'on a de pire, car personne n'est fait que de meilleurs.

Reste avant de dire que le livre est vaniteux, ou qu'il ne l'est pas, qu'il faut le lire !!!!
Et bien moi, j'aime bien ce que vous écrivez.

J'ai bien cette sorte de sentiment que la pensée de Cespedes est bien plus fine, bien plus nuancée que ce qui ressort de nombreuses réactions que j'ai lues jusqu'à maintenant.

Moi aussi il m'a semblé que Judith s'était avant tout confrontée à son invité, qu'elle ne lui avait pas permis de développer correctement sa pensée.

Cespedes, si je l'ai bien entendu, a un propos trés libertaire, sans moraline. Il condamne le couple, l'encouplement, dés lors qu'il est destructeur des libertés; il le condamne en tant qu'institution bourgeoise. Son discours rappelle effectivement ce qui se disait et se théorisait dans les années 1970. Et alors ?

Je ne peux m'empêcher de faire référence à l'emission récente d'@si consacrée à l'exposition de Larry Clark où Stéphanie Moisdon faisait remarquer qu'aujourd'hui les photos de David Hamilton pouvaient passer comme un éloge à la pédophilie... Quel rapport ? Simplement que nous vivons des temps d'extrême frilosité, de resserements hypocrites des corps et des esprits, tout simplement de délitement des libertés et d'un retour à la morale asséchante, le tout dans un contexte d'hyper-consommation. Cespedes ne dit rien d'autre.

La distinction entre puissance et pouvoir n'est pas nouvelle. C'est une idée typiquement nietzschéenne. Là, Cespedes n'invente rien puisque concept est la ligne directrice de la pensée anarchiste.

Vous dites : "Accepter de recevoir la puissance de l'autre sans se sentir appauvri, diminué, humilié, inutile pourrait être une possibilité de vivre ensemble". C'est exactement ce que je pense, mais combien de préjugés à vaincre, d'amour-propre et d'orgueil à vaincre...
Je partage chaque mot que vous utilisez pour decrire votre impression sur l'emission
Un vrai plaisir de suivre cette émission, même si l'invité n'y est pas pour grand chose.

Merci, continuez !
J'apprécie beaucoup Judith, mais je dois dire que sur cet entretien, ça m'a un peu gênée de sentir/savoir autant qu'elle est maquée. Je n'ai pas envie de le savoir ! Ça ne me regarde pas. Vincent Cespedes a fini par affirmer que lui ne l'était pas, mais je ne l'aurais pas deviné s'il ne l'avait pas dit ; je trouve que son discours tenait "tout seul", à l'opposé de "faites comme moi, je vous dis que c'est ça qui est bon". On a compris que l'homme de Judith se trouve grandi de passer des années avec elle… Je trouve cela très embarrassant. Je préfère la poétique des couilles. :)
Ah....je vois qu'il va être question de Badiou, j'espère que notre ami nietzschéen a les moyens de son audace.

Nous verrons...

Relevons une première incongruité, Cespèdes oppose l'esprit de Vincennes-Paris 8 à Badiou pourtant professeur dans cette université dès la création de son département de philosophie en 69 ( Badiou a même supervisé avec d'autres le recrutement pédagogique) ...

Pour ne rien dire du rayonnement international de ce département de philosophie dont Badiou a été avec Chatelêt, Lyotard ou Deleuze, un artisan remarquable.

La seconde suivante, notre ami dénonce bien cavalièrement le "formalisme à la Badiou", slogan creux et puéril de ceux qui voudraient se donner du génie à bon compte en crachant sur les mathématiques et la logique, il faut rapeller que Badiou avance que les mathématiques sont justement l'ontologie. Amour, sciences, arts et politique sont des procédures de vérités.

De nombreux textes de Badiou sont spécialement dédiés à ces affaires concrètes et essentielles (cf l'opuscule sur Sarkozy), mais c'est autrement plus formel que les "chattes" et les "vulves" semble nous dire Cespedes.

Voyons la suite...
Merci pour ce nouveau "dans le texte" ! Pas encore visionné, mais hâte d'y être. L'accroche est intéressante... une contre proposition à "l'éloge de l'amour", il semblerait ? Le terme contre-proposition n'est pas choisi au hasard : à quand Onfray sur le plateau, pour venir causer d'un de ses bouquins, avec une écoute judithienne plus intéressante que celle disponible sur certains plateaux télé. Ca serait bien goutu ! Merci d'avance
Ha enfin quelqu'un qui a vraiment quelque chose à dire. Vincent Cespedes est un vrai philosophe, quelqu'un qui s'interroge, qui interroge, qui bouscule les idées reçues ! Ouf je reprends plaisir à suivre @dans le texte.

Merci Madame.
Que ces propos sont donc légers sous le couvert d'une grande culture! Et vive Alain Badiou.
Je suis nouveau, je crée des concepts, je suis le seul à dire ça, je suis pas dans l'abstraction universitaire mais mon écriture est d'une très grande rigueur philosophique, par dessus le marché je suis un poète, Badiou c'est caca, c'est un sophiste, place aux jeunes..
Je dirais rien sur le fond du livre que je n'ai pas lu et qui est sans doute intéressant, mais un tel souci de se vendre, d'être l'impresario de soi-même, de célébrer le caractère tellement subversif de ce qu'on dit alors qu'il s'agit souvent de choses pas tellement nouvelles, d'une grande généralité, ça ne m'inspire pas confiance. Quel anticonformisme dans le thème de la masculinité et de sa crise, comme c'est pas formaté tout ça...En dépit de ces proclamations constantes qu'on va ici à contre courant, si je me fie uniquement à la présentation, j'ai au contraire la désagréable impression que le discours de Mr Cespédès se coule à merveille dans le moule de ce que la société et les médias peuvent accepter comme étant de la philosophie, qu'il répond parfaitement à leurs attentes en la matière, ce qui n'est pas forcément bon signe si comme le disait Nietzsche le discours philosophique devrait d'abord savoir être inactuel.
Le plus suspect pour moi: l'espèce d'idéalisation du sujet libre, le ton prédicateur invitant à la vie authentique, le phantasme d'une conscience parfaitement transparente à elle-même qu'on sent derrière tout ça, comme s'il existait une subjectivité sauvage qu'il ne s'agissait que de désaliéner. Mais je veux bien croire que le livre lui même démentirait cette impression.
A méditer : S'il n'y avait plus de "petits" couples aux soirées, les célibataires n'auraient plus suffisamment de repères pour s'y rendre et mettre leur grain de sel dans le secret espoir de marquer des points auprès de l'élément qu'ils perçoivent comme étant le plus libre du couple formé par les deux encouplés en question.

Je ne crois pas que les échangistes ou mélangistes lors de leurs ébats cherchent à reproduire l'esthétique outrancière des films X, c'est une autre sorte de pulsion qui est à l'œuvre, la différence se situant au niveau de l'obscénité à laquelle on prête des vertus désinhibantes dans le premier cas et émancipatrices (du désir tenu en berne par les convenances) dans le second.
Par contre, l'explosion des pratiques orales est probablement à mettre sur le compte de la maxime tacite "sucer n'est pas tromper", qui veut que certaines débutantes encouplées fixent cette limite aux producteurs auxquels elles s'adressent (ou alors de forniquer seulement avec leur attitré).

D'accord avec l'idée que Facebook est une usine à publier du rien (et à trafiquer du lien, dirons certains mais dans le sens de lien hypertexte avant tout, et accessoirement de lien social), à partir d'évènements pour la plupart rigoureusement insignifiants. D'ailleurs, certains humoristes se sont emparés avec succès du phénomène.

Pour finir, en ce qui me concerne, Cepedes tient plus du sociologue engagé que du philosophe,et pas seulement parce que ses capacités de conceptualisation et son savoir universitaire sont probablement inférieures à celles de Lordon. Je pense qu'il aurait pu rebondir sur la remarque de Judith et nous dire plus en détail ce qu'il pensait du livre de Zemmour traitant de ces problématiques hommes / femmes. Le titre du livre ne me gêne pas, c'est plus le propos qui me semble un peu fourre-tout.
Une fois de plus une émission "rencontre du 3e type" entendons rencontre avec un auteur inattendu et pas assez connu avec un sujet pas possible !

Bravo à Judith et à toute l'équipe pour l'originalité du sujet et de son invité.

Bravo à Vincent Cespedes pour ne pas s'en laisser compter et pour son opiniâtreté à défendre son point de vue.

On aimerait réaliser des cd de l'émission (et de quelques autres) et les distribuer au coin de la rue, à la sortie du Carrefour et de Lidle histoire de rendre l'humanité moins bête.
Oh pitié pas lui !!

Le même Cespedes qui faisait du Zemmour pour lancer sa carrière il y quelques années ! (Dans le style, je suis un petit prof en banlieue entouré de sauvageons...).

Maintenant qu'il est rentré au bercail, il glose sur les mêmes bêtises que ses compères philosophes.
Zemmour est un puceau fondamental? couillu de la langue Cespedes! sans blague.

Je retiens effectivement que les couples se forment sur des modes qui les renvoient au couple parental, forcement il n'y a pas d'école du couple ni d'école de l'amour et encore moins une école des parents.
Le risque c'est de consommé et de consumer le couple sur un model d'intérêt pour faire comme papa et maman, un encouplement de bienveillance pseudo-catho bourgeois des bonnes familles, pour faire bien...pour se rassurer?
Aujourd'hui le couple à besoin de liberté (sexuel et autre) et non de compromis pour que ça dure(comme on voudrait nous le faire croire) car qui dit compromis dit frustration qui dit frustration dit aliénation de la personne voir soumission de celle-ci. C'est sur ça fait un peu raccourci mon histoire, mais trop de couples finissent ainsi, et qui trinquent? les gosses.
Les couples qui durent, observez les, vous verrez qu'il n'y a pas de compromis. Personne n'est fait pour ce compromettre.

Cespedes, la voie de la sagesse.

T'chô.
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