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Césars : Océanerosemarie, les blackous, et le babtou Delahousse

Aux Césars et aux Oscars, ne nous y trompons pas : ce ne sont pas comédiens et des comédiennes, qui ont été récompensés. Ce sont des Noirs, et des Noires. Voire des "blackous". C'est le petit nom affectueux donné par l'agent Dominique Besnehard à Oulaya Amamra, et Déborah Lukumuena, les deux comédiennes césarisées. Lesquelles ont ensuite été bombardées par Laurent Delahousse de cette question à haute valeur ajoutée artistique : "est-ce que la République ça veut dire quelque chose pour vous, aujourd'hui". Dire qu'Océanerosemarie a failli croire qu'il n'y avait plus de problème noir en France !

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En ce qui concerne le fond, on pourrait déjà analyser le film en question ("Divines"), c'est à dire en faire une critique, et se rendre compte que c'est une oeuvre misérabiliste au possible, véhiculant sans vergogne les pires clichés sur "les banlieues", inspirés par le 20heures de Pujadas sans doute. Comment dès lors s'étonner que les préjugés contenus dans ce film soient rebalancés au travers de la gueule des ces deux jeunes femmes pendant l'interview? Je suis désolé, à mon sens, ce film est non seulement un navet (mais ça ce n'est que mon opinion), mais en plus il fait beaucoup de mal à l'image des "quartiers" dont il est sensé être l'illustration. Rarement autant de clichés ont été concentrés sur une pellicule d'1h30, même un épisode "d'appels d'urgence" n'est pas à ce niveau. Peut-être notre chroniqueuse n'a-t-elle pas non plus vu le film dont il est question sur quasiment toute sa chronique? Ne pas vouloir voir que les Césars obtenus par "Divines" sont le fruit d'une discrimination positive condescendante et xénophobe, cela relève à mon sens de l'aveuglement idéologique. Présupposer de la neutralité politique de l'académie des Oscars et de Hollywood en général, désolé de le dire, mais c'est limite de la propagation de "fait alternatif"... c'est un coup à passer en orange sur decodex.

Au niveau de la forme, c'est quand même pas terrible, on ne va pas se mentir.Je lis qu'un autre abonné trouve que c'est la meilleure chronique que cette personne ait faite à ce jour. Désolé, mais je ne vais pas m'infliger les autres. Il y a plein de "blackos" sur youtube ou autres, qui ont bien plus de talent dans l'écriture, la présentation (ou interprétation), et le montage, et dont ce n'est pas le métier. La vraie discrimination raciale ne se situe-t-elle pas là ;) ?
En gros, cette chronique me dérange parce qu'elle se résume à la Nième personne qui nous balance son opinion (= ses préjugés, ou son "prêt-à-penser" comme disait notre cher Bourdieu) sans chercher à construire un minimum son point de vue. On n'est plus ici dans la critique des médias mais dans le billet d'humeur. Et des centaines et des centaines de youtubers le font bien mieux.

Voila globalement, c'est vraiment pas "pro" du tout, ça manque clairement de travail, ça n'est ni drôle ni vraiment pertinent. Désolé d'être dur mais là il le faut.
Bonjour,
Elle manque d'humour cette femme lol.
Son combat est juste mais il faudrait qu'elle ressorte sa féminité pour être plus drôle. Comme Muriel Robin quoi.
Bon, j'attends la suite pour me faire une idée plus précise et complète.
cdlt
La fonction existe sur la vidéo délivrée par You Tube.

Ne me remerciez pas, c'est juste pour rendre service à ceux qui trouvent qu'elle parle trop vite....
Excellent...

----------- Edit -------------

En réponse au lien de Caton l'Ancien. Me suis trompé d'endroit. Quoique la chronique d’Océane est également excellente.
Il y a environ 3 ans, Françoise Laborde posait la même question débile à Jamel Debbouze.

Il trouve d'ailleurs le moyen de la remettre en place, c'est vraiment hilarant :

https://youtu.be/Sq7a8asSSSY?t=273
Très bonne chronique, la meilleure à mon sens depuis le début. Très bien vu et très marrant.
Même chose dans le masque et la plume du 4 septembre sur Divines (18') :
https://www.franceinter.fr/emissions/le-masque-et-la-plume/le-masque-et-la-plume-04-septembre-2016
et excuses forcées dans l'émission successive (15 jours plus tard je crois).
Mouais, bon, je ne crois pas qu'on va s'en sortir si on abuse de la particularisation quand il s'agit d'un souci structurel. A force de chasser les "fautes" des uns et des autres, ça ressemble à une volonté de mise en conformité des esprits, rééducation forcée, avec des phénomènes de double contrainte où des gens ne savent plus ce qu'ils doivent dire pour complaire aux "commissaires" de la langue et des perceptions.
Une année il faudrait se plaindre qu'il n'y ait pas de noirs aux Oscars, l'année d'après il faudrait éviter de trop politiser le fait qu'il y en ait mais se plaindre que les acteurs aient disparus sous l'"affaire" de l'enveloppe, ça devient compliqué pour des gens qui ne sont pas sensibilisés à ces problématiques, ne savent tout simplement pas se placer dans des choses qui leur sont étrangères. Ils n'ont pas les réflexes de ceux vraiment sensibilisés, et au final peuvent finir dans le rejet de discours par trop accusateurs.
Besnehard perdu dans ses clichés, Delahousse en mission civilisatrice, les (sous-, sur-, non-)interprétations politiques de la victoire de Moonlight avec Trump etc., ça montre l'existence du problème mais je ne suis pas convaincu par cette manière de pointer les personnes.

Au passage, je n'ai pas regardé mais il se dit quoi aux USA sur la victoire de Moonlight dans les milieux militants ? On la prend sans rechigner comme outil politique face à Trump ou on préfère en rester à l'aspect artistique pour ne pas rabaisser sa valeur intrinsèque ? Spontanément, je dirais qu'il doit y avoir des deux avec le regret que le discours des auteurs n'ait pu être entendu aux Oscars à cause de l'affaire Bonnie & Clyde (oui, Faye Denaway et Warren Beatty, c'était ça).
Rappelons que le racisme a une histoire très différente aux états-unis et en europe; que delahousse est insupportable quand il fait les questions et les réponses, que ce soit face à cotillard ou à amamra et lukumuena; que le paternalisme de blackous n'aura échappé à personne, comme il n'aura échappé à personne que ces deux actrices font partie de la "diversité", c-à-d des classes populaires issues de l'immigration et qu'à ce titre la question sur leur rapport à la république n'est pas inintéressante, même si complètement hors sujet dans ce cas-ci.
Ce que je retiendrai surtout de la chronique, c'est la "parano" de voir du racisme partout, que le soupçon de discrimination positive est aussi grave que la discrimination tout court et qu'il est plus politiquement correcte d'appeler quelqu'un toubab-babtou qu'un autre, blackou-kebla, bien que ça ressorte du même schéma de penser: "ton appartenance ethnique fait ton identité".
En fait, il y a un problème blanc en France.
Bon oui qu'Inde !
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