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Ceci n'est pas une chatte

Musée d'Orsay, jeudi 29 mai. Une jeune femme s'assied par terre devant L'Origine du monde de Courbet, écarte les cuisses et expose son sexe nu au vu de tous pendant qu'un complice filme la scène. S'agit-il d'une performance artistique ? Pourquoi les médias ont-ils publié une image extraite de la vidéo où le sexe de la dame a été flouté ?

Derniers commentaires

Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger,

En quoi elle "incite des mineurs a se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger " ?
Cette article de loi ne semble pas approprié mais doit y avoir de quoi trouver en cherchant vers l'exhibitionnisme ...
Il y a quelques temps ils nous avaient retrouvée une fausse tête pour cette Origine du monde

http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/07/origine-du-monde-courbet-visage-paris-match-decouverte_n_2636642.html

Maintenant ça permet de mettre un vrai visage dessus.
C'est ballot: en faisant pipi, elle aurait pu faire d'une pierre deux coups puisqu'elle aurait évoqué en même temps La Source de la Loue, réunissant deux tableaux en un. Et non seulement elle attirait l'attention sur la raréfaction du gynécologue en France, mais en se débrouillant pour colorer ses urines en vert, elle dénonçait la pollution de la Loue par les nitrates; elle aurait pu aussi montrer que le site a été un peu défiguré par les aménagements faits pour permettre au touriste lambda d'y accéder confortablement et pour permettre aussi à certaines entreprises de faire de bonnes affaires car ça a coûté bonbon. Comment aurait-elle pu montrer que le site a été abîmé? En se scarifiant? Si vous avez d'autres idées...
En fin de compte si, c'est plutôt réussi cette performance. Car ce que ça révèle, sans aucun doute, c'est que ce qui donne au tableau de Courbet sa force — érotique, émotionnelle — c'est moins ce sexe nu et ces cuisses écartées que cette posture, cet abandon, qu'on imagine "d'après l'amour", livré au regard du peintre, qu'on imagine amant comblé, ébloui. L'impudeur des amants après le plaisir, voilà ce que ce tableau donne à voir, à ressentir, à se remémorer. Bien loin de la vision d'un sexe impavide écartelé d'une main indifférente...
Bonjour, est-ce ici l'exposition féline ? Ou sont les minettes ? Mr Korkos nous aurait menti à l'insu de son plein gré ? Bon allez je vous en ligne une "vraie chatte" digne de ce nom : celle ci rare sous nos climats, sans poils : Lynxette !


N'oubliez pas de vous rincer l'oeil les gars d'a@i là .merci qui ?
L'argument du temps d'élaboration, de murissement, pour un projet aussi maigrichon, dans le sens où on pourrait l'avoir pensé cinq minutes avant de le faire, montre une certaine défaillance.

Sa pose, exprimant très bien le malaise et l'inconfort intellectuel de la jeune femme, nous donne l'impression qu'elle est la première choquée par l'impudeur du tableau de Courbet et cela montre une défaillance certaine.
Pas tellement en communion avec son oeuvre, l'artiste.

Il s'en faut d'un rien pour que ça dépasse l'anecdote. Mais la robe en dorure. Mais la gêne. Mais la similitude absente. Mais l'attente faite pour provoquer les pauvres gardiens, cherchant des gardiennes pour l'occasion, qui ramène l'artiste aux moultes cas psychiatriques qui occupent l'agent de sécurité. Je ne suis pas certaine que tout ça n'est pas un brin défaillant.

Voilà quelqu'un l'a fait une fois, c'est complètement raté. Tant pis, tant mieux.
Ras le cul de cet art con!
Je peux faire la même chose avec mon nez ! Mais bizarrement, ça ne fera pas de buzz...
Courbet avait eu la délicatesse d'installer son modèle dans une position lascivement confortable; il ( le modèle, pas Courbet) a peut-être même pu faire un petit somme. Alors que cette pauvre femme est raide comme la justice. En plus on ne voit même pas ses seins. Bref: peut mieux faire; devra progresser.
En 2008 a eu lieu au musée Fabre de Montpellier une expo Courbet où l'Origine du Monde était présente. La Gazette de Montpellier a publié une photo du tableau dans un article sur l'évènement, dans le numéro suivant ils ont publié une flopée de lettres indignées arguant du fait que quand même, il peut y avoir des enfants qui lisent ce canard, quel scandale, choquigne ! pfff.
Bon allez, y'a pas que le sexe dans la vie, y'a aussi le sport http://www.dailymotion.com/video/x18umq_queen-bicycle-race_music
J'espère qu'elle n'est pas restée trop longtemps dans cette position, c'est la sciatique où le lumbago à tous les coups. Elle n'a pas besoin de ça en plus de ses ennuis gynécologiques. Heureusement qu'elle est jeune, à sa place j'en aurais pour six mois à m'en remettre.
N'ayant pas réussi à obtenir de rendez-vous chez son ou sa gynécologue avant de nombreux mois, elle s'est installée sous l'Origine du monde, pensant qu'ils devaient être nombreux à venir voir ce tableau, à des fins non pas artistiques mais professionnelles et espérant ainsi avoir enfin une consultation. Il serait intéressant de savoir si elle a réussi dans son entreprise.
C'est une règle humaine semble t'il, tout ce qui est odorant devient obscène. Le sexe chez les uns, les pieds chez les autres, voire la bouche, ou les aisselles.
Une chose est sûre, floutée ou pas, c'est une vraie brune.
Gazon ou friche ?
Impossible de me déterminer...je ne comprends pas.
Art: Il y aura des ânes pour s'esbaudir, et d'autre pour s'offusquer. Le reste s'interrogera ... ou pas.

:)
Vous sembliez vous demander si c'était vraiment de l'art et il n'est pas si fréquent que ce genre de performances accèdent à tant de journaux généralistes et, du coup, je me suis demandé si il y avait eu une sorte de "plan média" autour de cette artiste.

Petite enquête : cet article du Figaro renvoie à celui d'un site nommé SecondSexe qui fait la description de la performance et qui connaissait déjà le travail de Deborah de Robertis. Le site en question a pour origine Sophie Bramly, productrice TV entre autres.
D'après ce site du Luxembourg : "Quelques personnes en avaient été informées par une invitation distribuée par l'artiste (...) Cette pièce résulte de la résidence d'artistes effectuée par Deborah de Robertis à la Cité internationale des arts de Paris entre septembre et novembre 2013".

A priori, c'est bien une démarche travaillée et personnellement je trouve l'idée assez forte, mais je me demande si la vidéo faisait vraiment le buzz, comme ils disent dans les articles, avant que les journaux ne disent que la vidéo faisait le buzz...
cet après-midi,
j'ai fit l'amour avec un garçon
qui m'avait offert un café en bas dans la rue.
Il faisait chaud, et derrière les volets, on entendait les discussions des clients en terrasse.
Quand il est parti, je suis restée un moment allongée sur le lit, la chatte encore un peu ouverte...
et j'ai pensé à toi..
Etant donné que je me contrefous de l'art et vu que cela attire un gros voyeur comme moi.
A la question est-ce de l'art ou de l'exhibitionnisme ? CQFD
De la merde en boîte, j'en ai vu plein le supermarché aujourd'hui !
En entendant parler la dame, je me suis dit : ceci n'est pas une voix !
Déborah de Robertis écrit plus précisément :

« Et c'est une démarche réfléchie sur la question de la censure aussi. Gustave Courbet a fait scandale avec L'Origine du monde à son époque (1866). Ces gardiennes qui tentent de me cacher, c'est comme voiler un tableau. »

Son propos est donc plutôt, me semble-t-il, sur le fait que L’origine du monde ait été caché, voilé, comme tu le décris longuement dans cette chronique.

Nion ?
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la vidéo de la performance au musée d'orsay,avec le ave-maria en fond sonore et les spectateurs qui applaudissent,courbet aurait beaucoup aimé,lacan aussi...
[quote=Alain Korkos]la peinture de Courbet n'est pas un sexe féminin mais une représentation de ce dernier, rien d'autre que de la peinture étalée sur une toile.

C'est vrai ! Mais ce con flouté n'est pas non plus un con, mais une image de ce con, rien d'autres que des pixels colorés sur mon écran. La représentation de la réalité fut-elle plus exacte, précise, voire, d'une certaine manière, scientifique, elle n'est et ne restera, en dernière analyse, toujours qu'une image, une représentation.
[quote=Alain Korkos]Car une oeuvre d'art, quelles que soient ses qualités, doit être homologuée

Alain,

Je ne comprends pas ce que vous entendez par "homologuée" ici. Est-ce que cela signifie qu'une oeuvre ne peut être qualifiée d'art qu'à partir du moment où elle est reconnue par une institution, estampillée par un sceau officiel ? Ou alors reconnue par suffisamment de personnes ? (à partir de combien?)
Ceci n'a pas l'érotisme émouvant de la femme abandonnée aux délices d'après l'amour ,
au moment où son sexe est le Centre du Monde .

Elle n'a rien compris , la soit-disant artiste , pour ne pas avoir pris la pose alanguie et repue .
Elle exibitionne


J'ajoute : ceci est mon avis , pas une critique .
Femme et chatte

Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.

Elle cachait - la scélérate ! -
Sous ses mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien ...

Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien,
Brillaient quatre points de phosphore.

Paul Verlaine
L'objet et sa représentation, question bien complexe en vérité: Falstaff s'y noyait déjà il y a plus de 400 ans, après avoir feint d'être déjà mort pour échapper au combat:

"Celui qui n’est que la contrefaçon d’un homme, c’est celui qui n’a pas la vie d’un homme. Mais demeurer en vie en contrefaisant la mort ce n’est pas être une contrefaçon mais l’image véridique et parfaite de la vie."
Dans la peinture ancienne, le mec- le satyre- a nettement le monopole de l'obscénité ( Suzanne au bain matée par les vieillards lubriques). Nous, modernes, savons grâce à la science que la zigounette n'est ni plus ni moins obscène que le pilou-pilou.
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