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Causette et causeur, match nul

Supposons que vous êtes un mensuel. Vous voulez faire parler du nouveau numéro

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Pour parler du billet on est d'accord les deux sont plutôt nul, c'est pas avec ça que nous allons faire avancer le débat de fond.

Aujourd'hui le fait est que la lutte sur la prostitution va continuer dans la répression et pour l'aide aux victimes on verra plus tard (ou alors ce n'est pas mis en avant)....La droite à l'immigration pour nous faire peur, la gauche nous sort la prostitution pour nous faire pleurer mais le problème que je vois derrière c'est le chômage ou pour être plus radical le droit à l'accès à une vie décente dans l'un des pays les plus riches du monde.....

Pour l'hypocrisie de cette lutte la prostitution sur le sur site d'abolition 2012 on affirme : "Parce qu’en plaçant le corps humain et la sexualité dans le champ du marché, la prostitution porte atteinte au principe fondamental de respect de la dignité de la personne et de son intégrité physique et psychique", d'accord alors dans ce cas que fait-on pour la pornographie ? (Pornographie d'aujourd'hui qui fait bien son boulot de dévalorisation de la femme)
Et juste pour rire dans ce groupe pour l'abolition il y a au moins 3 anciennes ministres des sports, sport qui au nom du spectacle et de la grandeur de la France n'hésite pas à briser des corps (certains sports pratiqués à haut niveau laissent pas mal de séquelles) mais là je m'égare, le sport c'est formidable.


Pour ce qui est de l'argument que personne ne veut que son enfant ne se prostitue (ou en tout cas le savoir), c'est peut être notre héritage culturel qui nous incline à penser ainsi. De l'antiquité à la renaissance européenne il y avait des métiers vils qui excluaient les gens faisant ces métiers et leur descendance de la bonne société. On est élevé à considérer la prostitution est son utilisation comme une activité de paria, de victime. Dans le monde d'aujourd'hui spéculer sur les matière premières, vendre à des gens des produits dont ils n'ont pas besoin ou qu'ils ne peuvent pas se permettre, les jeux d'argent, trouver des moyens d'échapper à l'impôt sont des activités normales et même parfois souhaitées par les parents pour leurs enfants....Un petit lien sur les métiers vils
"Laurence Noëlle est formatrice professionnelle d’adultes diplômée, spécialisée en relations humaines et prévention des violences. Elle est l’auteure du livre Renaître de ses hontes (Le Passeur éditeur), qui aborde son passage par la prostitution."
caca+virgule, j'ai un problème avec ma petite enfance à régler ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, j'en ai mis une couche là :)
quel rapport avec la sexualité des non scato ?
rien ne vaut le sexe et l'argent n'a pas de prix alors ...
eva, je pense que vous avez sinon "tout dit", du moins donné, à travers des exemples précis, de très nombreux arguments et très convaincants, montrant en effet que si la prostitution n'est pas "un métier comme les autres", c'est surtout parce qu'on refuse leur dignité à ceux qui le pratiquent.
La prostitution n est pas un métier comme les autres mais les prostitué(e)s sont des humains comme les autres " Thierry Schaffauser: Imaginez que vous ayez le droit de travailler mais que tous les moyens pour exercer votre travail soient interdits. Imaginez que vous ne puissiez pas louer un bureau ou un local où travailler.

Imaginez que votre propriétaire risque la prison pour le simple fait de vous loger. Imaginez que vous ne puissiez faire aucune transaction économique pour organiser et améliorer vos conditions de travail, à partir des revenus tirés de votre travail. Imaginez que vous n’ayez pas le droit de vous associer avec un collègue et que vous deviez travailler dans l’isolement le plus complet.

Imaginez que vous ne puissiez pas passer de petites annonces ou faire la publicité de votre travail, ni même d’en faire une communication de manière favorable.

Imaginez que vous n'ayez pas le droit aux prud’hommes, que vous ne puissiez pas vous appuyer sur le code du travail pour vous défendre, ou que tout acte de solidarité ou d’entraide entre vous et vos collègues dans le cadre de votre travail soit puni.

Imaginez que vous n’ayez pas droit à l’assurance chômage, que les mutuelles pour la santé vous refusent et que votre droit à la retraite soit difficile à faire valoir.

Imaginez que vos efforts syndicaux soient ignorés, moqués, diffamés, amalgamés à la défense du viol, de l’esclavage et de la torture de femmes et d’enfants. Imaginez que vos dépôts de plaintes pour agression ne soient ni enregistrés ni suivis d’enquête.

Imaginez que votre témoignage en justice n’ait aucune valeur et soit retourné contre vous ou les personnes en faveur de qui vous témoignez. Imaginez que votre véhicule soit constamment envoyé à la fourrière et jamais celui de vos voisins garés au même endroit parce qu’ils ne font pas le même travail que vous.

Imaginez que votre conjoint puisse être emprisonné s’il ne peut justifier de revenus supérieurs aux vôtres. Imaginez que certains travailleurs sociaux tentent de vous retirer la garde vos enfants.
Menteuse, manipulée, traumatisée

Imaginez que la seule reconnaissance de votre travail soit le fait d’être soumis à l’impôt. Imaginez que vous soyez régulièrement puni d’amendes et risquiez la prison pour le simple fait d’être visible dans l’espace public. Imaginez que vous deviez passer des nuits en garde à vue, que vous soyez soumis à des fouilles au corps, insulté et méprisé par la police.

Imaginez que pour votre bien, l’Etat veuille vous empêcher d’avoir des rapports sexuels avec qui vous voulez. Imaginez que l’Etat vous considère comme un inadapté social, une personne mineure et incapable, dont la parole n’est pas fiable car menteuse, manipulée, ou traumatisée.

Imaginez que l’Etat subventionne des gens dont le travail est de vous «réinsérer» socialement, tel un ancien détenu. Imaginez que des dames patronnesses pleines de pitié vous offrent leur charité pour mieux vous refuser des droits.

Imaginez que la majorité des gens vous perçoivent comme quelqu’un se dégradant, trop bête ou trop fainéant pour faire un «vrai» travail. Imaginez que la plupart des mots pour vous désigner soient des insultes. Imaginez que même vos enfants soient le sujet d’une des insultes les plus populaires de la langue française.

La liste pourrait être plus longue encore mais si vous parvenez à imaginer tout cela, vous pouvez déjà vous faire une petite idée de ce que vivent les travailleurs du sexe."
J'aimerais ici défendre Elizabeth Lévy, une grande journaliste courageuse que l'on entend malheureusement pas assez censurée par les médias dominants aux mains des antisionistes bolcheviques . Elle a toujours fait preuve de mesure et elle sait mener des raisonnements construits et fondés sur les grands débats de société.
Retrouver dans la liste des pétitionnaires des artistes , des animateurs , des humoristes d'une grande humilité prouvent également le bien fondé de ce texte qui participe à l'émancipation des femmes qui dans nos belles villes de France décorent de manière charnelle et délicieuse nos rues et nos parcs, sans parler de ces magnifiques petites caravanes qui apportent une touche pittoresque à nos périphériques.
Je note avec plaisir la présence comme signataire de Richard Malka, grand avocat , défenseur de firmes comme Clearstream injustement attaquée par de petits scribouillards en mal de notoriété comme ce pitoyable Denis Robert qui ferait bien de prendre des cours de déontologie avec un autre illustre signataire qu'est Eric Zemmour, un éditorialiste proche des réalités de Français et que l'on entend plus guère aussi boycotté par la pensée dominante.
Je rejoins les avis de GracchusBab et Guillaume Kormann

Il va falloir vous plonger d'un peu plus près dans la lecture de Causette.
A lire, une lettre à Beigbeider... http://www.rue89.com/2013/10/31/cher-fred-beigbeder-filles-seront-elles-putes-comme-les-autres-247107
Trouvé sur le site du Strass, pour une contestation moins beauf des projets liberticides et infantilisants du gouvernement.

Manifeste contre la pénalisation des prostituées et de leurs clients
September 16th, 2013
Quelles que soient nos opinions sur la prostitution, nos organisations sont unanimes pour affirmer que les prostituées ne doivent pas être pénalisées. Pour cela, le délit de racolage public doit être abrogé au plus vite et sans conditions.

Nous sommes également unanimes à considérer que la pénalisation des clients ne fera pas disparaitre la prostitution, mais accentuera la précarisation des prostituées en les forçant à davantage de clandestinité, et en les éloignant des associations de soutien et de santé communautaire, et des structures de soins, de dépistage et de prévention.

Isolé-es les un-es des autres, les prostitué-es seront davantage exposé-es à des risques de violences, d’exploitation, et à des contaminations au VIH sida et IST. Cette mesure va renforcer le statut d’inadapté-e social-e des prostitué-es, statut stigmatisant qui doit être supprimé. Considérer que les prostitué-es doivent être traité-es comme des mineur-es sans capacité d’exprimer leur consentement, les place dans une catégorie de citoyen-nes à part, favorise le stigma et les pratiques de discriminations. Au contraire, nous voulons qu’elles et ils soient protégés par le droit commun.

Nous, organisations signataires de ce manifeste, demandons l’abrogation immédiate du délit de racolage public et nous opposons à toute pénalisation des clients des prostitué-es, sous quelque forme qu’elle soit.
Bedos vient de s'exprimer.Il regrette d'avoir signé le machin.
Rien de tout ça.Et vous au fait,quel but poursuivez-vous ? Pour Rioufol,d'accord ,peut -être j'aurais juste dû dire que je l'avais trop vu du temps de Sarkozy. Mais pour Zemmour et Lévy,je maintiens.D'ailleurs je ne suis pas la seule à les tacler. Je suis étonnée(sans plus)de votre jugement.Si je ne suis pas d'accord avec ce que je lis,je la ferme. Alors n'est-ce pas vous qui trépignez,julio?
Le misogyne patenté Zemmour,pas étonnant.Rioufol du Figaro,une nécessité.Moche comme il est,il n'a que cette solution. Mais Bedos,le fils de mon humoriste préféré! Quant à la dame Lévy la brune à grande gueule (la blonde,on voit qui c'est),l'odieuse,pas étonnant non plus de trouver cette saloperie chez elle.
DS : "Avant même sa parution, le "manifeste" est dénoncé dans une tribune du Monde, et évidemment, par Najat Vallaud-Belkacem, laquelle, après l'affaire Choper une fille en trois questions, ne saurait manquer une occasion de donner un coup de main à un effroi promotionnel."

Je sais pas si Najat Vallaud-Belkacem a des talents en promo mais son : "Les 343 salopes réclamaient en leur temps de pouvoir disposer librement de leur corps. Les 343 salauds réclament le droit de disposer du corps des autres. Je crois que cela n'appelle aucun autre commentaire" est bien troussé, et a, pour le coup plutôt des allures de "fermez le ban".
Chapeau Daniel : le gars, y provoque le bazar sur le forum avec un bon gros sujet à la c..., (bien vu quand même, ça permet par ex. d'en coller une bonne au passage à l'autre énervée du bocal E. Levy) et hop, y se tire en W.E!
[quote=Le Matinaute]détournant habilement le "manifeste des 343 salopes" pour l'avortement

Habilement... ma foi, je trouve l'affirmation hasardeuse. Cette récupération est plus crapuleuse que "habile". Personnellement, je la considère comme une insulte aux 343 femmes courageuses, qui ont sauvé de la honte, du désespoir et de la mort nombre de leurs semblables, apportant une contribution majeure à l'abrogation d'une loi scélérate.

Rien de ce genre chez ces 343 mecs, qui ne "sauvent" rien, et surtout pas leur dignité.
Débat confus et piégé, où l'on ne peut pas dire certaines choses sans être rangée dans un "camp".

J'ai pourtant envie de dire certains trucs: que l'abolitionnisme, dans une société violemment inégalitaire, est une monstrueuse hypocrisie qui ne peut que fragiliser encore plus les 80% de pauvres filles marchandisées, et priver de leur fierté les 20% qui arrivent à s'en sortir tant bien que mal (et ce n'est pas à nous de leur dire qu'elles s'égarent, qu'en savons-nous?) . Que stigmatiser les "clients" n'est pas malin à priori, mais finalement très instructif: ça fait sortir du bois (de charpente) plein de termites invisibles jusque là. Pouah, on aurait jamais cru, hein?
Je ne me prononcerai pas sur le débat sur l'abolition de la prostitution ici car ce n'est pas le sujet.
en revanche, je suis très déçue par votre billet, M. Schneidermann. J'ai failli prendre l'abonnement mensuel mais finalement j'ai joué petits bras et pris celui d'un euro... bien m'en a pris !
Je lis Causette et je suis loin d'approuver tous leurs articles ainsi que la ligne éditoriale en général. J'ai d'ailleurs écrit un mail poli de remarques critiques au sujet d'un article et n'ai pas été publiée.
Et effectivement, j'ai trouvé leur sorte d'argumentaire contre le recours à la prostitution très pauvre et peu efficace (d'ailleurs intitulé : résister à la tentation..tout un programme. Accroche très discutable à mon sens)
Je pense d'ailleurs que ce mensuel manque de fond sur des sujets où il devrait être plus exigeant.
Pour autant, mon problème en lisant votre billet et qu'en renvoyant dos à dos ces 2 mensuels, alors même qu'ils ne disposent effectivement pas de la diffusion, vous ne pouvez vous empêcher de montrer votre position sur le "débat" en cours. Et je trouve donc le procédé peu honnête.
Et ça c'est embêtant car c'est justement ce que je recherche dans votre site.
je n'aime pas Elisabeth Levy, ni Zemmour, ni Rioufol, mais pour le coup je trouve qu'ils sont dans le camp de la raison car l'abolitionnisme dans ce domaine est illusoire et dangereux. Dangereux car cette profession honteuse existera toujours quelque soit les lois et les sanctions et que les conditions de vie de ces pauvres femmes seront d'autant plus précaires que l'interdit sera fort.

Si l'intérêt porté à la prostitution par les féministes (dont je suis) n'est pas dicté par un confort moral égoïste mais bien par la défense des exploitées, alors il faut être pragmatique et non sectaire.
Merci pour le temps gagné grâce au Vite dit !!
parce que quitte à se taper une fille qui n'a pas envie...

... Autant se farcir sa femme... Il parait que c'est déjà la majorité des cas... Les pervers braconnent dans la famille...

Désolée de casser la joyeuse ambiance... le bien le mal et le reste.
"vous offre en 42 minutes chrono un rattrapage sur l'affaire de l'espionnage par la NSA si, trop accaparé par les controverses sur la prostitution, vous n'y avez rien compris jusqu'à présent."

Désolé Monsieur Schneiderman, mais il ne sert à rien d'un côté de s'indigner de (et donc de s'intérêsser à) la surveillance généralisée, si c'est pour permettre de l'autre côté aux gouvernants paternalistes de venir s'immiscer entre deux adultes consentants. Oui, je parle sciemment de consentement en matière de prostitution. Car, tout le monde sera d'accord pour s'opposer au proxénétisme et à la traite des blanches. La question de l'esclavage étant indépendante, quoi qu'en pensent les abolitionnistes, de celle de la prostitution.

Si Causeur et Causette s'y prennent tous les deux comme des pieds, un comble, pour défendre des points de vue opposés en matière de péripatétisme. Il n'en reste pas moins que le combat contre les abolistionnistes est primordial, car c'est là que se joue la véritable emprise des pouvoirs sur les personnes, c'est là que la surveillance généralisée « prend corps ».

Vous ne pouvez donc faire mine de vous intérêsser à l'un (la prostitution) pour mieux vendre l'autre (la surveillance), lorsque la surveillance n'est qu'un moyen pour mettre en pratique ce type de fin que nous propose ces paternalistes, se proclamant paradoxalement féministes, qui non content de vouloir penser à notre place... pensent au contraire comme des pieds.

yG
[quote="touche pas à ma pute".]
Ma pute ???!! Le « Ma » me dérange fortement mais qu’attendre d’hommes qui considèrent encore et toujours que le corps de la femme leur appartient. Rien que le titre de leur manifeste les discrédite ; ils ne sont pas pour la liberté mais pour la domination.

[quote=ce qu'il faut de grandes gueules de la télé (Zemmour, Bedos fils, Rioufol)]
Donc ces braves gars, opposés au mariage gay au nom de la famille, sont aussi partisans de la prostitution ? Toujours au nom de la famille je suppose ?
Vomir...
Comparer Causette et Causeur... Et attribuer un "match nul" digne d'un supporter beauf de foot...

Qui connait Causette ??? Peu de monde, et rares sont les citations ou les invitations sur les plateaux télés... Tout mâle que je suis, je le lis très régulièrement et j'apprécie le décalage constant... Seule une lecture "à la va vite" d'un éditorialiste blasé ne saura pas y détecter du second voire du troisième degré...

Qui ne connaît pas Causeur ? et sa furieuse rédactrice invitée partout, tout le temps... Aux idées ultra-réac et crypto-fascistes, toujours à la limite de la légalité, ça fait monter l'AUDIMAT même sur @si... Les poncifs éculés, les "idées" bestiales et la degré zéro du raisonnement trouvent toujours chez chacun de nous la part d'animalité qui obère toute humanité...

Alors de grâce pas de comparaison...

Quant au sujet de la prostitution, il faut être bien être un mâle obtu pour n'y voir qu'une antienne journalistique rebattue et sans intérêt... Le débat doit avancer sur cette pratique, quintessence du libéralisme et du capitalisme : posséder la force de travail de l'autre jusqu'à son corps lui même... tout en trouvant chez les exploités eux mêmes suffisamment de laudateurs zélés pour justifier l'injustifiable.
Et pas de pudibonderie de ma part... La sexualité débridée entre de multiples adultes consentants divers et variés peut très largement s'épanouir sans y mêler un rapport de domination par l'argent... Mais il faut pour cela un tant soit peu d'échanges intellectuels...et une empathie altruiste ce qui semblent manquer à ces "salopards" qui finalement portent bien leur nom.

Question subsidiaire pour ces "salopards" : si c'était un "métier comme un autre", conseilleraient ils à leur enfant de suivre un CAP, un Bac Pro ou un BTS Prostitution (suivant le degré de qualification le service et les conditions de travail ne seraient évidemment pas le même, le salaire non plus...) ?
Est-ce que les hebdos qui ont donné la parole aux "343 salopes" (que je ne remercierais jamais assez de m'avoir aidée à avorter dans de bonnes conditions tout en détruisant tous les tabous des années post-soixante-huitardes) se sont fait du blé avec leurs témoignages ?
Moi, à l'époque, je dévorais toutes ces pages d'hebdos qui laissaient parler des femmes meurtries (parce qu'on y trouvait aussi les récits d'avortements ratés de femmes inconnues et pauvres), pour ouvrir un chemin qui a fini par mener à la loi Veil.
Je ne crois pas... je n'ai pas envie d'ailleurs.
Mais je souhaiterais suggérer aux 343 salauds d'aller se prostituer avenue de Clichy par exemple, à Paris, de se soumettre à des réseaux maffieux chinois (beaucoup de Chinoises, les pauvres... tapinent vers le Monoprix), et de venir ensuite clamer sur un hebdo managé par une journaliste qui ne sait que hurler sa haine sur les plateaux télé de potes où elle est invité...
S'ils ont les moyens, ces (pour l'instant 19) salopards, de se payer des "escort" bien roulées et bien prop'sur elles, tant mieux pour eux... et pour elles. Mais si c'était après avoir été violés, tabassés, malmenés, emmenés à dash et pour se faire mettre par des gros cons bavouillants, brutaux, pathétiques... j'aimerais les y voir. Et copier ces femmes militantes pour justifier un commerce humain, là merdre ! C'est vraiment une bande de gros nuls.
Toutes les putes ne sont pas exploitées. Certaines sont à leur compte et ne changeraient pas leur situation pour un emploi d'esclave-ouvrière à la chaine.
Dommage que les initiateurs du mouvement des 343 salauds ne m'aient pas contacté. Nous serions 344. Je n'aime pas Elisabeth Levy. Mais pour le coup, refusant de hurler avec les louves, elle remonte d'un cran dans mon estime.
Encore une fois où pour légitimer la domination de certaines personnes par d'autres, on prend l'infime minorité qui s'en sort (celles qui ont choisi ce mode de vie) pour montrer que ce n'est pas si horrible, donc pourquoi s'en préocuper.

De quelqu'un qui prend le parallèle avec les "ouvrières-esclaves", je pensais que vous auriez plus de nuances et que vous ne vous cacheriez pas derrière l'arbre qui cache la forêt. Après tout, si on prend votre raisonnement, pourquoi se préocuper des ouvrières alors qu'il y a en a qui gagne correctement leur vie et ne sont pas esclaves de l'ultra-libéralisme.
jnpase, on n'interdit pas le travail salarié ou le désir de produits manufacturés sous couvert qu'il existe des esclaves et des personnes contraintes. On lutte (ou devrait se donner les moyens de lutter) au contraire contre les exploiteurs. Toute l'hypocrisie et/ou l'inconséquence des abolitionnistes est résumé dans l'amalgame que vous faites, hélas.

yG
Si vous avez lu cela, alors c'est que je me suis mal exprimé. Je n'ai rien contre les femmes qui choisissent de se prostituer et je suis d'accord qu'il faut lutter contre les exploiteurs et non contre les prostitués. Mais je pense que, certains de ces 343 salauds (Zemmour et toute sa clique), sont loin de penser au bien-être des prostitués.
c'est ce qu'on appelle communément faire un procès d'intention.
Mais je pense que, certains de ces 343 salauds (Zemmour et toute sa clique), sont loin de penser au bien-être des prostitués. jnpase
+
"c'est ce qu'on appelle communément faire un procès d'intention."
: palu

En l’occurrence, aucunement, puisque cette pétition des 343 salauds est ignoble, stupide et surtout, un comble, nuisible à la cause même des prostituté(e)s, car, elle aborde le problème selon le seul angle illégitime, celui du client.
Alors que seul vaut la perspective de celui/celle qui loue le service.

Signer donc cette pétition, c'est inverser les valeurs.
Ceux et celles qui l'ont fait ont donc aussi peu réfléchi que les abolitionnistes auxquels ils s'opposent.
Triste paradoxe. Criminel résultat.
Avec des « amis » comme ceux-là, les prostitués n'ont pas besoin « d'ennemis ».

yG
Il me semble que votre regard sur la prostitution est sale.
Ceux qui traitent de salopards les signataires du manifeste devraient, s'ils veulent être logiques, traiter de salopards les auteurs de films tels que Nationale 7 ou The Sessions, ainsi que les membres des jurys qui ont couvert de récompenses ces deux films.
Ceux qui traitent de salopards les signataires du manifeste devraient": Julot Iglézias.

Teuteuteu, pas si vite. On peut tout à fait défendre le droit à se prostituer, comme je le fais, sans défendre Causeur et cet appel, qui rend service aux abolitionnistes, car, la prostitution doit être défendu en tant que principe, uniquement depuis la perspective de celui ou celle qui veut l'exercer, pas depuis celle du client.

Il n'y aurait personne souhaitant excercer cette profession, cela ne me dérangerait pas plus que s'il n'y avait personne pour vouloir être liftier. Mais tant qu'il y en aura, ne serait-ce qu'une, par principe, aucune des raisons avancées par les abolitionnistes n'est intellectuellement recevable. C'est pourquoi je les combats.

yG
Et le votre est idyllique.
Il semble qu'ils ne soient que 19 pour l'instant ;o))... et sachez que 80% des prostituées qui exercent en France sont des étrangères -immigration illégale- "apportées comme de la marchandise" par des réseaux...
Votre argumentaire est digne d'une beaufitude extrême...
Quand j'étais jeune, à des fins de reportage pour une émission télé défunte, nous étions allés (3 garçons et 2 filles) traîner du côté de Pigalle, Barbès etc... à l'époque, il y avait des "filles" qui faisaient de l'abattage... du côté de Barbès. Les garçons étaient allés dans la file d'attente se renseigner... ils étaient revenus quelque peu abattus... Durée d'une prestation, 5 mn pas plus... des centaines de mecs qui attendaient... Mettez-vous un instant à la place de la prostituée, Julot... et imaginez ce qu'elle ressent à avoir des rapports non consentis (parce que marchands où elle ne touche quasi rien).
En plus, vraiment, Beigbeider, beark beark beark... même payé des fortunes !
Votre besoin de voir de la saleté partout est étrange.
Et si vous pouviez faire un effort pour éviter de traiter de "beauf" les personnes qui ne partagent pas votre avis, vous paraitriez moins obtuse.
C'est à dire que vous y mettez tellement de cœur parfois...
C'est la faute à Cabu... son beauf était si ... proche de vous ;o))
[quote=Il semble qu'ils ne soient que 19 pour l'instant]

Il semble en effet que ce soit le cas. Sinon je m'attendais à plus de diversité dans ce manifeste mais visiblement les 19 (qui semblent avoir quelques problèmes pour se compter) se révélent être des bourgeois, mâles blancs hétéros!
19-1 Tweet
Le début de la débandade! lol
Ah, il remonte dans mon estime ;o)
Quand même, ya des conneries difficiles à effacer... même si les alcoolos ont des trous de mémoire, nous, pas.
Je le trouve au contraire fidèle à son papa, qui régulièrement, à la fin de ses sketches, s'entendait dire " ouais, qu'est-ce que tu leur as mis aux arabes!".
Il a effacé le tweet... et a pondu ça.
Dans "ELLE", rien que ça!
Lien intéressant, merci
Je relève dans le texte de Nicolas Bedos (à propos d'Elisabeth Levy) : "...nos points de vue ont convergé [...] lorsqu’elle brocarda – avec une vigueur assez revigorante – certaines dérives d’un féminisme dogmatique, aveugle et parano."
Il existe des femmes pour dénoncer les dérives d'un certain féminisme. Les traitresses ! Les salopes ! :o)
Mais bien sûr que oui... tout comme il existe des hommes non machos/gros beaufs ;o))
Ceci dit, il a raison, Nicolas Bedos...
Je ne fais pas partie des abolitionnistes là, dans l'instant... car je sais que le problème, c'est le trafic, ce sont ces salopards de mecs qui s'en mettent plein les poches avec le "travail forcé" de femmes qu'ils ne respectent pas (sans quoi ils ne les mettraient pas sur le trottoir, ne leur piqueraient pas 90% de ce qu'elles gagnent).
Il n'empêche que je continue à penser que ça n'est certainement pas joyeusement qu'elles partent au taff, ces prostituées... c'est sous les coups de leurs souteneurs, ou si indépendantes parce qu'elles ont des bouches à nourrir, des fins de mois à boucler, de la dope à s'acheter pour supporter ces quéquettes souvent pathétiques et leurs propriétaires infichus de penser avec l'organe qu'ils ont dans le crâne.
Donc je souhaiterais que, tôt ou tard, ces connards qui pensent que les femmes sont des trous à plaisir soient un peu plus ouverts aux autres que branchés sur leur entre-jambes. Je souhaiterais avant tout que ces trafics de femmes capturées et amenées de l'étranger cessent, que les salauds paient pour penser qu'une femme, c'est une marchandise.
Mais que diable, Mme Levy, avant de détourner un "manifeste" qui a débouché sur une loi servant les femmes à être maîtresses de leurs corps et de leurs utérus, prenez du recul... imaginez le rude combat que ces femmes, et les militantes du planning familial de l'époque, le courage qu'elles ont montré en osant affirmer qu'elles n'avaient pas respecté cette loi inique. Et surtout évitez de demander des signatures branchouillées de Parisiens-parisianistes, beaufs du parisianisme !
Comme on peut pas répondre direct sur le texte de Bedos sans s'inscrire à une saloperie de facebook ou de google, je réponds ici:

[quote=Moi]Bah, ce faux pas sera (pour moi) difficile à oublier. Juste un mot sur un sujet collatéral: belle liberté que celle de fumer, d'enfumer (les autres), lucrative liberté que celle des vendeurs de saloperie de piéger nos enfants, et maintenant ceux des pays pauvres... Chaque fois que je vois, sur les paquets que fument MES enfants, ces écriteaux morbides et dérisoires, je me dis que j'aurai peut être la chance de mourir avant eux... mais que c'est pas sûr.

Les défenseurs de cette illusoire liberté sont pour moi du même tonneau que ceux qui défendent leur liberté d'user du corps des autres.
Les défenseurs de cette illusoire liberté sont pour moi du même tonneau que ceux qui défendent leur liberté d'user du corps des autres.
Croyez-vous que les clients des prostitués peuvent être simplement définis comme "ceux qui utilisent le corps des autres" ? Ah! Les belles phrases !
Dans toute relation sexuelle, il y a utilisation du corps de l'autre.
Je ne suis pas certain que la relation de séduction, où le séducteur utilise son énergie et son savoir faire (voire sa ruse et ses mensonges) pour utiliser le corps de sa future proie, soit plus honnête que le relation client-prostitué, exemple de tout trucage, manipulation et autres abus d'autorité. Cette relation, parmi toutes celles dont dispose une personne en recherche de relations sexuelles, est probablement la seule qui soit exempte d'ambigüités.
Combien d'hommes quittent honteux le domicile de leur maîtresse et rentrent chez eux honteux de retrouver leur femme ? Il n'y a pas d'un côté l'horreur de la prostitution et de l'autre côté l'idyllique et pure relation gratuite.
"Combien d'hommes quittent honteux le domicile de leur maîtresse et rentrent chez eux honteux de retrouver leur femme ?"
Tss,tss, Julot, il y en a aussi beaucoup qui quittent heureux le domicile de leur maitresse (ils ont bien baisé) et rentrent chez eux heureux de retrouver leur femme (ils vont bien bouffer) !
:)
Plus sérieusement, si la loi en cours d'examen est votée, on pourra prendre six mois de prison pour une pipe. C'est dingue. Six mois de taule !
Elles sont devenues folles !

Voici un extrait d'un article de Frédéric Joignot sur son blog de Le Monde.fr :
Six mois de prison, c’est une sanction forte. C’est la peine à laquelle a été condamné le 7 octobre un habitant alcoolisé de La Flèche (Maine) après avoir gravement blessé de quatre coups de couteau un autre homme, puis avoir menacé une femme en lui mettant l’arme sous la gorge.

C’est la condamnation qu’a infligée le 4 octobre le tribunal de Montbéliard au propriétaire d’une mitraillette Kalachnikov qui avait montré l’arme sur Facebook.

C’est le tarif dont a écopé un ancien boxeur qui a roué de coups en juillet à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) un voisin inconnu, lui causant plusieurs traumatismes crâniens.

Pourquoi infliger une peine aussi lourde à un client payant les services offerts par une prostituée, sans montrer de violence, au cours d'une relation consentie par les deux, au cours d'une activité non réprimée par la loi ? Quel est le crime commis, méritant un tel châtiment – six mois de prison ?
citation de l'extrait d'article: Pourquoi infliger une peine aussi lourde? Ils avaient pensé à une fessée comme peine mais c'est bientôt interdit!, à une amende mais l'état encaissant directement de l'argent sur le dos d'une prostituée ça porte un nom, rappelez-moi?

Ce n'est pas la peine qui m'inquiète mais les preuves à établir par la police. Imaginons que l'interdit se révèle par inadvertance un bon coup markéting, l'interdit et le sexe ayant un pré-requis dont on se débarrasse à peine depuis quelques dizaines d'années, c'est envisageable. L'interdit crée vaguement une excitation sexuelle ou j'affabule?
Quel recours pour la mafia qui se fiche des lois, business is business? Oter le vêtement professionnel des prostituées, les fondre dans le paysage et établir le contact par des méthodes discrètes et modernes. Mobiliser les grands moyens d'écoutes et autres pour infliger 6 mois de prisons à un bougre, prisons pleines à ras bord, je sens que les policiers vont baisser les bras et manquer de motivation.
Le résultat si les policiers font au "jugé", à l'inverse, sans s'occuper de preuves comme je l'imaginais obligatoire, c'est l'interdiction du sexe libre pour les prostituées car si on les croit quand elles répondent qu'elles font ça gratos comment arrêter et condamner des clients?, et si on ne les croit pas c'est interdiction pour elles de faire ça à l'oeil. Et c'est l'interdiction du sexe hors de chez soi pour tous les autres.
Ce n'est pas d'outil juridique dont manquent les policiers, cette loi est débile. Pour qu'ils puissent coincer les "mac", qui ne se cachent pas pour récolter, dans leurs grosses voitures frime & co, les filles qu'ils ont déposées sur le bord de la nationale, et pour ainsi faire baisser la prostitution organisée, c'est de moyens humains.
Car la prostitution artisanale..., c'est un mythe ou pas loin?, y-a-t-il besoin de lutter contre?
[quote=poisson]Ce n'est pas d'outil juridique dont manquent les policiers, cette loi est débile

C'est ce que je pensais avant de la lire.
En fait, si on exclue le passage final sur la pénalisation des clients de prostitué-e-s majeur-e-s il n'est jamais inutile de rappeler que pour les mineur-e-s, c'est déjà interdit), il y a de fort bonnes choses dans ce texte: sur les aides pour celles-ceux qui veulent sortir de la prostitution/échapper à leur souteneur, notamment pour les étranger-e-s. Je crains hélas que l'on jette ces bonnes mesures avec l'eau du bain.
J'ai aussi changé d'avis, mais pas pour avoir lu la loi complète car c'est vrai que je ne la jugeai pas dans sa globalité. Je ne parlais que de la pénalisation des clients. Et la réaction d'hommes qui sous-entendent qu'on atteint à une de leur liberté fondamentale me fait penser que cette loi est nécessaire pour leur remettre les idées en place.
Mais son application...
Et quand même, les lois ne sont pas dans leur rôle stricte avec ses petits "extras" ajoutés subrepticement à un texte qui contient pleins de mesures autres (ce que vous dites après avoir lu l'ensemble du texte, je vous crois sur parole). L'état perd de son pouvoir et empiète sur des domaines douteux pour compenser. Ou est la lisibilité de "la loi" à laquelle on doit se référer dans nos actes, citoyen?
Le loi ne devrait pas faire d'amalgames douteux et irrationnels. Combattre l'esclavage sous toutes ses formes, et donc y compris sexuel, et le proxénétisme est une évidence, déjà pris en compte dans d'autres lois antérieures. Il est donc inutile d'y revenir.

Ce n'est pas parce que l’État ne se donne pas les moyens financiers et humains pour les faire appliquer, qu'une nouvelle loi changera cette triste réalité, concernant l'esclavage et le proxénétisme.

Les politiques et le citoyens qui défendent cette nouvelle loi ne font que jeter de la poudre aux yeux, et ajoutent aux miens, l’imbécillité et/ou l'hypocrisie. Soit, la vie politique dans ce qu'elle a de plus démagogique.
Gerbant de bout en bout.


yG
J'ajouterai que les intellectuels, pour la plupart, se font très discret sur cette question, alors qu'il n'est même pas nécessaire d'être un universitaire pour régler définitivement son compte aux abolitionnistes en deux-trois mouvements dialectiques.

Ce silence massif des intellectuels, personne ou presque (exception, voir le salutaire édito synthétique des Inrocks cette semaine) ne prend fait et cause pour les prostitués, est non seulement coupable, mais, hélas, probablement révélateur de la place que la société leur accorde. Tout porte à croire que pour certains, elles ne méritent pas qu'on se mouillent.

A quoi nous servent donc ces milliers de philosophes (pour ne prendre que ceux qui sont en théorie les plus à même de le faire) qui peuplent nos lycées et nos universités s'ils sont capables de fermer les yeux sur la parodie de réflexion que constitue le discours abolitionniste ?*

A désespérer de tout, de la démocratie (je l'étais déjà cela étant dit), comme des experts qui (en trop grand nombre) ne condescendent pas à s'engager, probablement par peur d'être éclaboussé. Pathétique.

yG

* Bon, vous me direz, il existe aussi des abrutis parmi les philosophes... mais, pas au point, je l'espère, d'expliquer ce criminel silence.
Il y a au moins quelques sociologues.

L’abolitionnisme est un des rares mouvement qui n’accorde aucun droit d’expression à celles et ceux qu’il prétend défendre, où les dominés ne se voient accorder aucun rôle dans le processus de leur propre émancipation. On ne peut pas imaginer un mouvement féministe composé uniquement d’hommes ou un mouvement anti-ségrégation composé seulement de Blancs, au motif que les femmes ou les Noirs sont trop soumis à leur propre domination pour pouvoir participer à leur propre émancipation. C’est pourtant ce que fait l’abolitionnisme actuel.
Un des rares?
Tournure de style pour faire croire qu'on dégrade les prostituées par notre regard et que ce n'est pas la prostitution en elle-même qui est dégradant pour leur personne.
Si j'imagine cela derrière cette tournure, c'est que ce n'est pas un cas rare du tout. C'est le lot commun, tous les gens qu'on prétend aider sont les derniers à qui on laisse le droit de décider pour eux-même et de s'exprimer: SDF, chômeurs, et j'en passe.
Je n'ai pas d'avis bien arrêté sur la question de la prostitution. Mais sur la malhonnêteté de ce Monsieur Joignot, si : il fait semblant de confondre la "peine encourue" et la peine réellement prononcée. La peine encourue est la peine maximum à laquelle on peut être condamné pour un délit ou un crime.
Ainsi, l'habitant alcoolisé de La Flèche (Maine) après avoir gravement blessé de quatre coups de couteau un autre homme s'est rendu coupable de "coups et blessures volontaires". La peine encourue est de 10 ans de prison et 150 000 € d'amende.
Voilà un argument irréfutable.
Il n'y a rien à ajouter.
Si ce n'est que je n'ajouterai rien.
[quote=Moi]ceux qui défendent leur liberté d'user du corps des autres.
Ça, c'est ce que j'ai écrit.

[quote=Vous]"ceux qui utilisent le corps des autres"
Ça, c'est ce que vous prétendez que j'ai écrit.

Je ne discute pas avec ceux qui pervertissent mes propos.
Y'a pas mort d'homme. Détendez-vous.
[quote=Julot Iglézias]Je ne suis pas certain que la relation de séduction, où le séducteur utilise son énergie et son savoir faire (voire sa ruse et ses mensonges) pour utiliser le corps de sa future proie, soit plus honnête que le relation client-prostitué, exemple de tout trucage, manipulation et autres abus d'autorité. Cette relation, parmi toutes celles dont dispose une personne en recherche de relations sexuelles, est probablement la seule qui soit exempte d'ambigüités. Cela ne me parait pas si simple...
Extrait de l'inverview d'une femme qui s'est prostituée :
S : Nombre de clients de la prostitution arguent que leur pratique de la prostitution est morale parce qu’ils disent n’avoir recours qu’aux « services » de prostituées majeures et non trafiquées. Est-il possible de faire cette distinction et avez vous rencontré des clients qui se sont souciés de le vérifier?

LN : Non, je n’ai pas rencontré de clients qui se souciaient de savoir qui ils avaient en face d’eux. De toute façon, si j’avais pu tomber sur un client soucieux, je lui aurais répondu que j’étais majeure et que tout allait super bien ; trop honte et trop peur de dire, trop peur d’être battue par mon proxénète …La prostitution est un monde d’illusion et de mensonge… (lien trouvé plus loin dans ce forum : http://www.isabelle-alonso.com/interview-laurence-noelle/ )
bravo : le recours à la prostitution pourrait devenir un délit :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/05/le-recours-a-la-prostitution-pourrait-devenir-un-delit_3508595_3224.html#xtor=AL-32280308
80% des prostituées qui exercent en France sont des étrangères -immigration illégale- "apportées comme de la marchandise" par des réseaux...
Pour avoir travaillé indirectement avec l'amicale du nid dans ma ville, je confirme largement tes propos, je rajoute qu'elles sont également très souvent mineures.
Elles pourraient l'être à 99,99 %, pour ne pas dire à 100%, esclaves et mineures, cela ne changerait rien au fait que la prostitution en soi n'est pas condamnable.

Ici, c'est le fait d'exploiter des personnes, de surcroît mineures, de les tenir en esclavage qui est condamnable, pas le principe de monnayer des services sexuels, n'en déplaisent aux abolitionnistes qui coupent allégrement dans le tas sans beaucoup réfléchir.

Or, puisque rien ne permet de défendre la condamnation de principe de la prostitution, hormis un salmigondis de morales religieuses, paternalistes, plus ou moins assumé, explicite, c'est autrement qu'il faut s'attaquer au crime organisé.

Il est aussi inconséquent de déclarer que le fait d'avoir recourt à la prostitution est illégal, sous couvert d'une exploitation réelle, que de déclarer tout travail est illégal sous couvert que tout aussi réellement, d'aucuns font travailler des clandestins et/ou des mineurs un peu partout sur la planète.

Ou dans le même genre de raisonnement absurde, c'est aussi con que de souhaiter interdire par exemple le sexe pour tous les adultes sous couvert que par définition, 100 % des pédophiles sont des adultes et s'attaquent à des mineurs. Tout le monde sait qu'il faut alors s'attaquer à la pédophilie et aux pédophiles, et à elle seule, et pas au sexe en tant que tel. Même les abolitionnistes ne vont pas jusque-là. Preuve qu'ils s'arrangent avec la logique la plus élémentaire comme ils le veulent.

N'inversons pas ce qui doit être notre moteur, ce n'est pas à nous de nous adapter à la « réalité », en stupide pragmatique, c'est à nos principes de l'y contraindre. Sans cela, nous ne ferons que nous gargariser d'un bon moralisme sans changer grand chose, bien au contraire, nous ne ferons qu'aggraver la situation pour ceux et celles qui sont exploités. Or, les abolitionnistes jouent (aussi mal) sur les deux tableaux, ils avancent des principes, sans pouvoir les établir, genre « la prostitution, c'est mal ». Ah bon et pourquoi messieurs, dames ? Et se transforment aussitôt en bon pragmatique, dès lors qu'on les acculent dans l'impasse dans laquelle ils se sont enfermés, genre : «Ben, regardez donc la réalité sur le terrain ».

Ben, ce que je vois, c'est d'abord une exploitation des mineurs et des adultes, bref, de l'esclavage, qui est déjà condamnable en soi, quoi que d'aucuns leur fassent subir alors, ce n'est pas plus admissible.

Il faut lutter contre le proxénétisme et la traite des blanches, le tout, c'est de le faire correctement, en s'en donnant les moyens, pas en nous cachant derrière une tabula rasa qui ne fonctionnera que pour nous, notre petite conscience, mais ne changera rien au pire, et qui de surcroît ouvrira en politique la porte un peu plus encore à une logique des plus absurdes dont nous n'avons pas fini de mesurer les conséquences néfastes.

yG
ne changeraient pas leur situation pour un emploi d'esclave-ouvrière à la chaine

D'ailleurs le pole emploi est heureux de recevoir vos offres d'emploi. Et quelques centaines de chomeuses en moins.
Mme Elisabeth LEVY ne serait-elle pas une spécialiste de cette " profession ".? J'allais plutôt écrire " une professionnelle ".

Par ailleurs, on peut admettre que deux catégories de personnes disent toujours " oui " : les politiciens et les prostituées. Peut-être, une troisième catégorie : certains journalistes.. J'ai beaucoup de respect pour une seule de ces catégories
En même, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, Elisabeth Levy, c'est la vulgarité poussée à son extrême. Une véritable catastrophe. Invitée dans une émission, impossible d'avoir un débat avec elle car mis à part gueuler elle ne sait rien faire d'autre.
Si elle subissait le centième du sort de ce qui est réservé aux prostituées, elle l'ouvrirait certainement moins ;o))
Je l'ai entendu ce matin s'en prendre aux féministes. Elles devraient au contraire les remercier car c'est grâce à aux féministes qu'elle peut l'ouvrir ainsi. A une autre époque, elle se serait pris des coups avec impossibilité de porter plainte pour violence. D'ailleurs si elle est tant opposée aux féministes, pourquoi exerce-t-elle un métier? Ne devrait-elle pas pousser sa logique jusqu'au bout, la fermer et se contenter de "pondre" des mômes et de nourrir son mec?
Votre abondante production de caricatures est grotesque.
Si vous croyez que c'est en balançant ces jugements à l'emporte-pièce que vous ferez avancer la cause des femmes ...
Une chose de sure, ce n'est certainement pas avec des types comme vous que la cause des femmes avancera!
La cause des Julots me paraît mal barrée. Moi, j'dis ça, j'dis rien.
Votre compassion me touche, Aloys.
Mais, rassurez-vous, grace à la protection qu'internet me procure, je n'ai pas besoin de sortir de mon tiroir mon protège-burnes en acier galvanisé.
n'oubliez pas le protège-cerveau, elles sont retorses.
vaut mieux pas penser et se taire... ( ce que je fais avec talent )
gamma
L'idéal serait que vous y arriviez à ne pas parler... sans le dire.
Car votre aveu ("je ne pense pas et je me tais") pourrait être considéré comme un acte hostile ... :o)
Je veux, mon neveu.
gamma
" ce que l'on ne peut dire doit être tu" ( Wittgenstein)
" pour avoir dit ça, il faut ne s'être pas tu" ( Blanchot)
pour avoir fait ce commentaire il faut n'avoir rien compris à Wittgenstein

" ce que l'on ne peut dire doit être tu" ( Wittgenstein)


Klossowski (un de vos copains, non ?) traduit : "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire."
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