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Cartes d'identité : Sinclair et Boccolini plus fortes que Ounoussou Guissé

Le sujet est au coeur des conversations depuis des semaines, les médias s'en sont saisis depuis longtemps... Mais François Fillon vient apparemment de le découvrir.

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C'est que maintenant que au fur et à mesure du renouvellement de la Carte d'Identité en "papier" à celle "informatisée" que les nombreux français ayant des "origines " diverses et variées" et ils sont plusieurs millions, que se révèle le "poison des Lois Pasqua-Debré" de 1993 et revues et corrigées en "plus emmerdant" pour "revoir le Code de la Nationalité" ! (mon mari né francais de parents d'origine Italienne "de la partie "ex-austro-hongrois" a dû rechercher des papiers dans le grenier de ces parents - OUF - datant juste après la guerre, pour ne pas être "considéré comme apatride " alors qu'il a travaillé a la Sncf pendant 35 ans, payé des impôts, voté, fait son service militaire, marié et des enfants qui j'espère "resteront francais " car à chaque renouvellement le "cirque" va reprendre : "prouvez nous que vous êtes Francais !)

Car du statut "issu de la Révolution francaise "de droit du sol (jus solis ) on est passé au statut de droit du sang (jus sanguinis) qui fait que les francais sont de "plusieurs catégories", ce qui ne choque personne quand il "s'agit des nord-africains ou subsahariens " mais quand il s'agit de nos braves citoyens "européens" ou des ex-colonies sont furax qu'on les "considère" comme les "'autres" ....

Voilà comment Mr Pasqua veux faire des francais des "citoyens assis sur un siège éjectables" ! C'est comme les gardes-à vue qui tant qu'elle ne concernent que les "étrangers" ou prétendu l'être (un noir des Dom Tom a le même faciès qu'un noir d'Afrique !) se révulsent quand "ils témoignent de leurs situations "perturbantes et humiliantes" le trouvaient normal quand c'est appliqué aux "autres" mais il suffit qu'un "citoyen " lambda" se fassent "piquer " selon les derniers critères du Ministre de l'Intérieur, pour qu"eux montent au créneau "pour témoigner " de ce qui est en fait appliqué TOUJOURS d'abord chez les "étrangers " et ensuite "mis en place " pour les braves francais moyens !

Dès qu'on touchent aux droits de l'homme "étranger" on finit TOUJOURS par toucher le citoyen "bonne souche" a la fin. ALors inutile de demander le durcissement des lois contre les "hommes en général" celà finira de toute façon, comme un boomerang, à vous revenir dans la figure. C'est une loi ETERNELLE ! Celà fait longtemps que cet Etat veux "refonder "le pays" sous de nouvelles bases, même si "de belles entorses à l'histoire et au Droits de l'Homme " sont faites "pour notre bien. et le fameux débat sur l'Identité est bien là pour dresser les francais de différentes catégories les uns contre les autres. Et le délire des "origines" reprends de plus belle car c'est chez nous un "créneau porteur et bon pour les élections.

La lepénisation des esprits "prends de belles formes " de Vichy comme modèle mais il ne faut pas le dire. Réécrire l'Histoire, nous enfermer dans un "carcan très franchouillard" et supporter les "iniquités" de nos Gouvernants, leur pédantisme, les cocoricos du grand pays gaulois, sont en train de transformer ce pays en "dictature sécuritaire" à l'instar des autres pays comme les USA et L'UK et bien d'autres soumis à l'UE !

Et on a pas finis car d'autres lois "ubuesques" et injustes sont concoctées "en silence " par ces "élites" qui eux ne pensent qu'a profiter de leurs places tant qu'ils y sont : a voir la façon dont les francais sont suivistes et moutonniers, on est pas près à ce que ca change; râler, rouspéter, mais accepter finalement on a le "pouvoir " que l'on mérite : à ne rien faire aujourd'hui, demain il sera trop tard !

Yèza
A quoi sert une identité nationale ?
In fine à faire la guerre, rien d'autre.
Qu'on aime sa ville, sa région, son pays, quoi de plus normal ?
Que l'on préfère la compagnie de ceux qui vous ressemblent ou de ceux qui paraissent si différents, c'est affaire de préférence.
A l'heure de la mondialisation (qu'elle soit financière, économique, communicationnelle, culturelle... à chacun de choisir) réveillez les vieux instincts chauvins ne peut que viser à exciter les oppositions réelles ou fantasmées. Et les antagonismes sur les questions nationales on sait comment cela commence et jamais comment cela fini, mais toujours mal.
Il semble, en tous les cas, que ça ne rende pas plus intelligent.
M. Kouchner (voir sa réponse à Verhofstad) en est la parfaite illustration.
La question n'est pas nouvelle. Ci-après, un texte relevé dans le Monde....
En 1985, pendant des mois, je m'étais évertué à persuader des fonctionnaires méfiants et courtois que je n'étais ni persan, ni huron. Un passeport en cours de validité ne les convainquait pas, ni un extrait de mon acte de naissance, qui prouvait que j'étais né à Paris des œuvres d'un père dont la profession exigeait qu'il fût français. Quand, à la longue, on daigna admettre que j'étais d'origine française, il me resta à démontrer que je n'avais pas perdu ma nationalité en cours de route. La grosse question était celle-ci : étais-je encore français, le jour de ma majorité ? Grâce à mon pauvre vieux livret militaire, je pus établir que deux mois avant cette fameuse majorité j'avais été mobilisé et deux mois après celle-ci nommé caporal. Oui, mais qu'avais-je bien pu faire dans l'intervalle ? Peut-être que du fond de ma caserne périgourdine, j'avais réussi à me faire naturaliser iroquois. Si cette ténébreuse affaire n'avait pas été publiée par "Le Monde" (11/07/1985), rien n'interdit de penser que j'en serais encore à rassembler des documents et à quêter des témoignages. Jacques Laurent Le Monde 16/01/1997
Précision : né à l'étranger de parents français nés en France, j'ai dû , pour prouver ma nationalité, recourir à ce que l'on appelait à l'époque le " Juge de Paix " pour obtenir mon certificat de nationalité. C'était en .....1956 !!! Pas grand chose de changé, non ?
Certains l'ont déjà dit, mais cette histoire date des tristement fameuses "lois pasqua". Un autre témoignage, qui date de 1995 :

Mon père, né à Paris de parents français d'origine lituanienne, veut faire renouveler sa carte d'identité. Evidemment, vous vous doutez du problème. L'ancienne carte d'identité ne convient pas, le passeport, le livret de famille non plus, pour "prouver" sa nationalité française.
Il faut le décret de naturatisation des parents.

Et là, tout se corse : figurez-vous que le décret, publié au BO avant la naissance de mon père, comportait... une faute d'orthographe dans le nom de famille !

"- Ah, mais ça ne va pas aller monsieur, il n'est pas valable ce certificat...
- Bon, mais qu'est-ce que je fais alors ?
- (intense réflexion de la dame en face du bureau, puis illumination) Vous pouvez peut-être faire changer votre nom, pour qu'il coïncide avec celui sur le décret...
- C'est ça. Et je fais aussi changer de nom à ma femme, mes enfants, mes petits-enfants, mon frère, mes neveux ?
- Heu... Bon, d'accord. Vous n'avez pas un autre moyen de prouver que vous êtes français ?
- Vous voulez dire, en dehors de ma carte d'identité, de mon passeport, de mon livret de famille, de ma carte d'électeur, du fait que ma femme est française et mes enfants aussi ?
- Il nous faut autre chose, du concret (sans rire).
- Ah oui bien sûr (commence à s'énerver). Par exemple le fait que j'ai toujours vécu en France, que j'y ai fait mon service militaire et que j'ai travaillé pour l'administration ? Le fait que j'ai déjà été élu, conseiller municipal ?
- (la femme, le plus sérieusement du monde). Non, non, ça ne compte pas. (autre illumination:) Je sais ! Vous n'auriez pas vos bulletins scolaires ?
-... QUOI ???
- Oui, vos bulletins, vous étiez scolarisé à Paris non?
-... Qu'est-ce que vous voulez foutre avec mes bulletins scolaires ?
- (a retrouvé son aplomb) C'est comme ça Monsieur, sans bulletins scolaires, je ne peux rien pour vous."


Et ainsi de suite. L'épopée a quand même duré plus d'un an, de service en bureau, changeant de fonctionnaire (comme quoi, il ne s'agit pas d'abus isolés de fonctionnaires trop zélés), et a fini par se résoudre suite à des courriers envoyés jusqu'au ministère de l'Intérieur. Oui, il a quand même fallu que le ministre de l'intérieur s'en mêle. Comme disait mon père :

" Ah ça, ils s'en foutaient, quand ils voulaient m'envoyer au casse-pipe en Algérie, de prouver que j'étais français, hein ! "

Un jour, mon père, complètement lassé, déprimé de cette histoire qui n'en finissait pas, a demandé à l'un de ses interlocuteurs :
"- Ce n'est pas possible de continuer comme ça. Je ferais aussi bien de faire une demande de naturalisation, non ?
- Mais... ce n'est pas possible, Monsieur, vous n'avez pas d'autre nationalité !
- Ah bon, mais qu'est-ce que je suis, alors ?
- Vous n'êtes rien, Monsieur. Vous n'avez pas de patrie, là."

Vous n'êtes rien...

Autre anecdote, plus légère cette fois : mon oncle maternel a voulu faire renouveler sa carte un an plus tard. De ce côté, pas de soucis, pour des bretons depuis des générations... Oui mais non, parce qu'il était né à... Kergloff, petit village de la Bretagne profonde, qui n'avait pas une consonnance suffisamment française pour les esprits lumineux de la préfecture. Il a fallu montrer les extraits de naissance des parents et même je crois des grand-parents, pour que ces intelligences éclatantes se rendent compte qu'il ne s'agissait effectivement pas d'un bizarre bled d'Europe de l'Est, mais d'un village bien de chez nous...
Une histoire banale:

Je vous raconte une simple sur deux cousins. Rien d’spectaculaire et malgré que tout soit bien fini, il serait peut être une erreur d’en déduire, comme le veut le dicton populaire, que tout est bien…
Les pères de ce deux garçons sont frères, canadien d’origine roumaine l’un, américain d’origine roumaine l’autre. Les deux mères sont françaises. Les deux garçons sont nés en France.
Ce deux garçons ont dû renouveler leur passeports. Par hasard, cela s’est passé à peu prés à la même époque et dans la même préfecture. Et c’est la où l’une des mamans découvre que les documents demandés aux petits garçons n’étaient pas les mêmes...
Car l’administration considère que tous les français ne se valent pas. Il semblerait qu’il y a « les vrais » et « les moins vrais » (où ai-je entendu des concepts semblables ?).
En effet, une des mamans est née en France ; l’autre, née à l’étranger, est devenue française par choix, bien avant la naissance de son enfant. Pour la première, la présentation de sa carte d’identité a suffit à prouver la nationalité du petit, pour l’autre non.
Apres des délais, et la présentation d’autres documents (décret de naturalisation, carte d’électeur, etc.), le petit a obtenu son passeport in extremis. On peut donc interpréter cette histoire comme une petite tracasserie administrative. Cependant, ça laisse un goût très amer pour ce qui signifie vis-à-vis de l’intégration des immigrés (oups ! cela me rappelle aussi quelque chose…).
Il est utile de préciser que la femme en question, qui a une formation scientifique, après avoir suivi le chemin traditionnel de tout étudiant français en thèse, est devenue enseignant-chercheur. C’est à partir de cette position, se sentant très engagée dans la construction et la transmission des savoirs à nos jeunes, qu’elle a choisi de demander sa naturalisation. Additionnaient, elle est blanche et issue d’un pays qui n’a pas d’histoire compliquée avec la France. En somme, l’immigrant idéal, c'est-à-dire : invisible.
Mais malgré ce bagage culturel et sa position confortable que lui a permis de faire face à sa déception, quelque chose s’est brisée dans le sentiment qu’elle avait pour son pays d’adoption. Elle a compris que son enfant ne serait pas à l’abri du premier sous-fifre du Besson de service qui passe. Que reste-t-il pour les milliers de personnes qui n’ont pas la bonne couleur de peau, ni la bonne origine (ou celui de ses parents, grands-parents, etc.), ni le bon diplôme. Comment espérer qu’ils se sentent partie d’une société qui constamment envoie des signes de rejet ? Et non pas seulement dans la bouche des extrémistes qui existent en toute société, mais bien ancrés dans les lois, les règlements, les soi-disant débats de société ou bien cachés dans des commentaires qui se veulent décentes et bien vaillants.
Pour ceux qui ont eu la patience de lire jusqu’ici, je m’excuse pour la longueur et parce que je m’aperçois que ce commentaire est un peu à cheval sur différents forums…
"Il faut que le sujet, enfin lesté d'une charge "people" suffisante par Sinclair, Naulleau, et Boccolini, soit repris par une émission politique, pour trouver le chemin de l'oreille primo-ministérielle."

ha la magie de la télé ! je crois qu'on peut définir une nouvelle réalité moderne: "tout ce qui ne passe pas à la télé, n'existe pas".
En principe particulièrement concerné par le sujet, Éric Besson est aussi ignorant que son premier ministre.

La preuve : cet aveu lors de son passage dans la matinale de France Inter, le 8 février. Je vous retranscris fidèlement l’échange qui a eu lieu aux alentours de 8h45 dans la séquence Inter Activ (qu’on peut encore réécouter sur le site du 6h30 – 10h ; le début de la séquence est à environ 2 heures et 16 minutes du début).

Un auditeur s’étonne qu’une personne née en France il y a 70 ans de parents d’origine polonaise doive prouver que lesdits parents étaient français.

É. Besson : Les préfectures ont eu des instructions pour ne pas faire de tracasseries à des Français nés à l’étranger (…)
On voit qu’il n’a pas écouté (ou compris) la question.

Relance de Bernard Guetta : Comment se fait-il qu’on puisse demander aujourd’hui à des personnes nées en France (donc françaises par le droit du sol) de prouver que leurs parents étaient français ?

É. Besson : En la circonstance, ce n’est pas le droit du sol puisqu’il s’agit de Français nés à l’étranger.
Décidément, il est bouché !

Guetta repart à la charge : Non, dans certaines préfectures, on demande à des personnes nées en France de prouver leur origine française.

É. Besson : Moi, je ne connais pas ce type de cas. J’en ai entendu parler pour des français nés à l’étranger. Les cas que vous citez, je ne les connais pas.

Guetta fait alors référence au réalisateur Daniel Karlin, lui-même concerné (né en France de parents d’origine ukrainienne), aujourd’hui à la pointe du combat dans ce domaine.

É. Besson : « Je croyais qu’il était né à l’étranger ».

Ensuite, il botte piteusement en touche en renvoyant pour ces questions - trop complexes pour lui - au ministre de l’intérieur.
Voilà, c’est clair et consternant : après plusieurs affaires fortement médiatisées (Anne Sinclair, Daniel Karlin…), des paquets d’articles de presse et de reportages radio-TV, le ministre de l’identité nationale n’a entendu parler de rien et – surtout- révèle son ignorance totale des règlements et procédures qui touchent directement à son ministère.

Le lien de téléchargement (dépéchez-vous avant qu’ils n’effacent les preuves) :
rtsp://son.radio-france.fr/chaines/itema/10761/10761_08022010_2010F10761S0039.rm
(il faut le Real Player)
Personne ne prétend ni ne suppose qu'il y a un premier sinistre en France.

Il y a un occupant à Matignon, c'est un peu différent,

Généralement atteint de douloureuses lombalgies psychosomatiques calées sur la façon dont sa miniscule idole le regarde.

C'est dire qu'il est égrottant l'essentiel du temps !

Ce type est atteint d'autisme à un point rarement égalé.

J'ajoute que j'ai dans ma famille un exemple particulièremet répugnant de ces tracasseries parfaitement volontaires et organisées par de mauvais Français comme Brice Hortefeux - volontier suivi par les fonctionnaires, trop souvent prêts aux pires infâmies dès qu'on leur suggère de les commettre - qu'il conviendra de traiter comme il le mérite à la première occasion !

Ici Saïgon, le JT quotidien, les photos et les vidéos

***
Oui, c'est une bonne chose de remettre cela à plat ...la surdité,volontaire, des politiciens est terrible !

Il y a des régles,réglements, directives - il en faut un peu - mais, il y a le fond et la forme, l'esprit et la lettre ...la soumission - encouragée par la non-réflexion -, ou l'envie de dire "là, pas d'accord ! la limite est dépassée ! Je vais agir autrement; je vais faciliter,contourner l'obstacle, transgresser un peu ! "...
C'est la différence entre travail prescrit ( j'obéis aux ordres venus d'en haut. Point Barre =) c'est pas moi, c'est le chef; je ne me sens pas engagée , ni responsable en tant que personne = je me considère donc comme un objet, un instrument ) et travail réel : je mets mon intelligence humaine dans la balance; et, là évidement, tout change; la vie est plus agréable et douce à tous. Mais là,on n'est plus dans le quantifiable, mais dans le qualitatif ....Là, on agit en tant que Sujet. Avec une prise de responsabilité ...
Ou, si je suis un sujet, l'autre aussi...et vice versa ...
Si je me prends pour un objet, l'autre le sera également.
Nous sommes dans une période trés dangeureuse actuellement. Car l'hyper-consommation,entre autre, nous "objetise".

Evidement, ce faux-débat sur l'identité n'est pas innocent ...
Je ne comprends pas toutes ces tracasseries. Les fonctionnaires s'emmerdent-ils tant que cela? Je ne vois pas pourquoi une personne qui a toujours eu la nationalité devrait se la voir retirer ou devrait avoir à prouver à chaque renouvellement qu'elle est bien française. D'autant que que la possession d'état de français dispense de certificat de nationalité.
Ces pratiques existent depuis longtemps.

Je les ai vécues en 2000-2001 en Ile-de-France. Mon fils, Français né à Hambourg, disposant depuis sa plus petite enfance d'une carte d'identité après avoir été sur mon passeport, inscrit dans le livret de famille délivré par le consultat de Hambourg, après inscription au registre des Français nés à l'étranger à Nantes - ce qui dure un temps infini - s'est vu refouler par la mairie de Lagny-sur-Marne lorsqu'il a voulu s'inscrire pour la journée civile nationale qui remplace le service militaire.

On lui demandait de fournir un certificat de nationalité française qui s'obtenait par une demande auprès du Tribunal de Grande Instance en présentant non seulement les extraits de naissance de la mère française, mais aussi des parents de celle-ci, à demander auprès de la mairie du lieu de naissance des grands-parents...

Et en outre, on lui demandait différents documents, comme une facture d'EDF etc...

J'ai appelé la mairie pour demander si ce n'était pas une mauvaise plaisanterie et ai demandé son nom à l'employée de mairie qui a refusé de me le donner. Je lui ai demandé si les fonctionnaires français travaillant au Consulat de Hambourg étaient de moins bons fonctionnaires que ceux résidant sur le territoire français. Elle m'a répondu qu'ils pouvaient se tromper. Ceux de France non... Terrible confiance...

Vivant en Allemagne depuis 1973, où le citoyen est respecté par toutes les administrations, j'étais habituée à avoir un interlocuteur public qui me donne son nom, prénom, son numéro de téléphone direct, les heures d'ouverture de son bureau, avec le numéro de l'étage et de la porte, sur toutes ses correspondances - signées personnellement. En France, en 2000, je me suis heurtée à un refus catégorique de la part de tous les fonctionnaires, territoriaux ou d'Etat, de donner leur nom. Le mien, par contre, leur était connu. Donc deux traitements différents pour des citoyens apparemment différents.

Je suis donc allée sur le site officiel de de la fonction publique et ai envoyé le même mail aux 16 personnes qui s'y trouvaient, espérant qu'au moins l'une d'entre elles répondrait.

Et le lendemain matin, c'était début 2001, je reçois au bureau un appel du Chargé de mission de la Réforme de l'Etat qui était à l'époque Monsieur Simonot. Il me déclarait que la présentation de sa carte d'identité avec son adresse actuelle suffisait et qu'il n'avait pas besoin de présenter tous ces papiers et il m'a indiqué qu'un décret avait été publié au journal officiel qui indiquait que "Chaque agent public traitant le dossier d'une personne devait pouvoir être identifié avec son nom, son prénom et son service". Ce qui est la moindre des choses. Il a fallu un décret officiel pour obliger les agents publics à faire une chose absolument normale dans une démocratie. Il m'a donné les références, noms et numéros de téléphone.

La semaine qui a suivi, j'ai reçu une lettre de Monsieur Michel Sapin, qui était à l'époque en charge de la fonction publique qui m'écrivait qu'il avait donné des instructions à la préfecture de Meaux pour que le dossier de mon fils soit traité correctement par la mairie de Lagny.

Inutile de dire que mon fils est retourné à la mairie muni de cette lettre et des textes de loi et a obtenu ses papiers sans autre forme de procès.
J'ai appelé "l'agent public" de la mairie peu avant en lui disant qu'il arrivait avec une lettre du ministre et les textes de loi et j'ai pris plaisir à lui faire épeler son nom...

On a vraiment l'impression d'être en monarchie, lorsqu'on vit en France. Le problème, c'est que les gens y sont tellement habitués qu'ils ne le voient même pas et acceptent l'inacceptable... tout en râlant dans leur barbe... sans plus...

A ce rythme, cela prendra des siècles avant que les choses ne changent...
Non, tous ceux qui ont vécu ça hurlent au scandale depuis des années. Cela dit s'il faut choisir entre le merdier français et le droit allemand pour la nationalité, je choisis sans hésiter un seul instant, le droit français.

Les Gastarbeiter, le jus sanguinis et le Einbürgerungsrichtlinien, non merci.

« L'octroi de la nationalité allemande ne peut être envisagé que si un oeffentliches Interesse [intérêt public/intérêt de l'État] existe, exigeant la naturalisation. [...] Les souhaits personnels ainsi que les intérêts économiques du candidat ne peuvent constituer un élément décisif. »

Il faut attendre le milieu des années 90 pour que soit ébauchée la prémisse d'un droit à la naturalisation. Dont les termes sont bien plus restrictifs qu'en France :
À ainsi droit à l'intégration dans la nationalité allemande, l'étranger qui le demande et qui réside sur le sol allemand depuis au moins quinze ans, qui n'a jamais été condamné pour un délit ou un crime, qui abandonne sa nationalité d'origine (afin de ne pas tomber dans les cas de double nationalité) et qui n'a recours ni aux allocations de chômage ni aux aides sociales pour subvenir aux besoins de sa famille.

Ensuite, en 2000, je vous laisse mesurer le progrès considérable :
La réforme, telle qu'elle est entrée en vigueur au 1er janvier 2000, prévoit ainsi que la nationalité allemande est automatiquement accordée, dès la naissance, aux enfants de la deuxième génération de l'immigration, dont les parents sont eux-mêmes nés à l'étranger, à condition que ces derniers aient depuis au moins huit ans leur résidence habituelle en Allemagne et disposent d'un titre de séjour permanent.

Le candidat à la naturalisation doit en outre :
offrir la garantie qu'il adhère « à l'ordre constitutionnel » (freiheitlich-demokratische Grundordnung, « ordre fondamental démocratique et de liberté », désignant les bases de l'ordre politique et social actuel en Allemagne), et ne doit donc pas militer dans des mouvements considérés comme contraires à cet ordre-là.

Directement visés : les militants du PKK réfugiés en Allemagne.

Faites vous donc naturaliser allemande et vous nous raconterez ensuite à quel point l'administration allemande est agréable.
Vous déviez totalement du sujet ...

Mais pour vous répondre sur ce terrain où vous avez de graves lacunes, juste une information. Il est possible de demander la nationalité allemande sans aucun problème après 5 passés sur le territoire, à condition d'en parler la langue - il y a des cours dispensés pour cela - et de passer un test concernant la structure de l'Etat, les droits et devoirs civiques.

Je trouve que c'est la moindre des choses. Ma belle-fille polonaise l'a passé le mois dernier, c'était plié en 5 minutes.

Vous racontez vraiment n'importe quoi...

En France, par manque de gestion de l'immigration et de donner les outils essentiels à l'intégration que sont la langue et la connaissance du pays, des millions de gens sont marginalisés, parqués en "banlieues" - ce mot est intraduisible parce que ce "phénomène" n'existe pas en Allemagne, les immigrés sont dans les villes et ont accès à tous les services d'une ville, transports inclus, ils n'ont pas besoin de payer un prix exorbitant pour se rendre en centre-ville, comme c'est le cas en banlieue parisienne.

Dans le métro de Hambourg, sans portillons ni grilles, les contrôles étaient effectués régulièrement dans les trains, au moins une fois par semaine, et tout le monde était contrôlé, sans discrimination au faciès, cela se passait le plus naturellement du monde. Pas de grilles ni portillons aux métros, les contrôles ne se font pas au faciès, comme à Paris.

J'ai vécu 2 ans à Paris et ai pris le métro tous les jours. Gare de l'Est, après l'escalier qui mène aux différentes lignes, au détour d'un couloir, ils étaient 5 ou 6 à "coincer" l'étranger au faciès peu "européen" pour le contrôler. Moi, ils me laissaient passer sans contrôle. Cela s'est reproduit des dizaines de fois, le matin en allant au boulot. A Paris, j'ai été contrôlée DEUX fois en 2 ans dans le métro...

Alors, ne parlez pas des droits des immigrés en France, c'est de la pure ghettoïsation, sans parler des CV qui passent à la poubelle dès que le nom de famille n'est pas trop "français". J'ai vu des "Directeurs commerciaux monde" africains et arabes en Allemagne dans l'industrie. Je n'en ai rencontré AUCUN en France.

Voilà, c'est tout simple, il suffit de regarder les yeux ouverts... et pas juste avec un oeil aveugle de son propre côté. Vivant sur les deux pays depuis plus de 30 ans, j'ai eu tout loisir d'examiner et de comparer...
Vous ne saisissez visiblement pas la nuance entre un chose qu'il vous est permise de demander dans certaines conditions, et une qui vous est offerte automatiquement.

Le merdier actuel en France est du aux lois Pasqua de 1993, dans une tentative immonde de vérification des conditions d'attribution automatique de la nationalité française dans les périodes précédentes. Traduction administrative : il faut prouver que l'état ne s'est pas trompé en délivrant la nationalité française à vos aïeux. C'est méprisable, j'en conviens. D'ailleurs à l'époque je n'ai pas voté Jospin entre autres parce qu'il n'avait pas abrogé ces dispositifs scandaleux.
Je rajoute juste une anecdote significative concernant l'intégration des immigrés dans la société.

J'ai assisté en 2001 à Paris à une réunion politique qui traitait de l'immigration et du problème de la marginalisation de millions de personnes dans la société française depuis environ 30 ans.

J'ai pris la parole et demandé que les villes réintègrent ceux qui avaient été parqués dans des "banlieues" souvent tristes à mourir, avec des Ecoles indignes de la République où sont envoyés de jeunes profs sans expérience, les meilleurs pantouflant dans les grands lycées parisiens.

Belle égalité des chances. Juste sur le papier.

Un remous dans la salle... et une personne a dit à haute voix "Surtout pas!"

C'est tout...
J'abandonne, votre entêtement a ne voir QUE les aspects négatifs en France et QUE les aspects positifs en Allemagne rend toute conversation absolument stérile. Vous niez la réalité des textes de loi allemands sur la nationalité et d'un autre côté vous parlez de "on sait bien que la situation des immigrés en France blablalba". Bref vous êtes imperméable à toute argumentation.

On sait bien que les turcs sont mal accueillis par les allemands.
Les allemands sont tous corrompus : regardez les procès des dirigeants de VW ou de Siemens...
Les allemands réalisent leur idéal de domination des autres en se tournant vers l'export en en détruisant le tissu social français et italien... blablabla. Je vous offre le double négatif ici de votre "raisonnement".
Parce que vous trouvez que vos "arguments" sont positifs ???
Citez donc vos "références"... pour être crédible...
S'il vous plaît, Etoile 66, si vous pouviez vanter les mérites de l'Allemagne d'une façon moins agressive, vos contributions seraient plus utiles... ou moins contre-productives.

(Et c'est une tri-nationale qui vous dit ça ; j'ai aussi l'esprit de comparaison, mais vous lire ne donne pas du tout envie d'adhérer à votre germanophilie.)
Mon objectif n'est pas de faire adhérer à une quelconque "germanophilie" que je n'ai absolument pas, mais de faire enfin réveiller des concitoyens qui pensent que ce qu'ils vivent en France, c'est la normalité...

Dans toute l'Europe du Nord, Norvège, Suède, Finlande, Danemark, les relations humaines sont d'une tout autre qualité et la société a une plus grande cohésion sociale, une presse en tête du monde entier pour sa liberté et variété d'expression, la meilleure éducation au monde, etc...

Ce que vivent les Français qui ne comparent guère - je lis toute la presse depuis au moins 4 ans tous les jours sur le net et cela baigne dans un monde fermé, qui se renferme de plus en plus, notamment avec ce fameux "débat" sur l'identité NATIONALE - cela fait mal de le voir, d'autant plus que c'est le pays où je suis né et où vit toute ma famille...

Mais dans leur grande majorité, ils sont persuadés qu'ils sont les meilleurs, que la France est le plus beau pays qui réussit le mieux dans le monde, que tout le monde envie, qui a la meilleure cuisine, la plus belle mode, etc, etc...

Les livres scolaires sont pleins de mensonges surannés comme en 1ère S en Géographie, un chapitre dédié au "rayonnement de la France dans le monde" que les élèves apprennent sans sourciller, sans poser AUCUNE question en cours... Les années de prépa pour ce qu'ils appellent les futures "élites" sont un formatage total dans une pensée unique qui date et se perpétue dans un mépris total pour ceux qui n'en font pas partie. Il faut l'avoir vécu venant de l'extérieur pour le comprendre.

Dès la 1ère S, le prof principal dit à ses élèves "Il faut bien travailler, vous êtes la future élite du pays". Et ces jeunes regardent les autres dans la cour qui ne font pas S, les littéraires ou les "bacs pro" - le pire - comme des cons paresseux qu'ils dominent de haut. Et cela se cultive d'année en année...

Quand ces jeunes, ingénieurs ou sortis d'écoles de commerce, arrivent dans les sociétés, ils se positionnent en "cadres" - mot typiquement français dont le concept est assez intraduisible dans sa totalité - et méprisent les "ouvriers" et autres "non-cadres".

Dans les pays mentionnés plus haut, ainsi qu'en Allemagne, ce phénomène est totalement inconnu. Les gens grandissent dans l'entreprise, saluent les ouvriers par leur prénom, etc. Un ouvrier français, tourneur sur métal, arrivé en Allemagne dans une boîte d'intérim qui travaillait sur les Airbus a été stupéfait d'être invité avec sa femme chez son supérieur hiérarchique. Dans toute sa carrière en France, dans l'aéronautique et la construction navale, il n'avait jamais eu ce type de rapports humains.

Les ouvriers étaient récompensés quand ils proposaient des améliorations de leur poste de travail - c'était début des années 80 - il me disait qu'en France il n'avait jamais vu ça, pourtant il en avait fait des entreprises, travaillant toujours en intérim...

Voilà, c'est tout un monde, ce sont des relations sociales ouvertes, directes et humaines, une grande cohésion sociale dans tout le Nord de l'Europe que je ne trouve pas du tout en France, je trouve qu'il y fait froid humainement, que c'est du "chacun pour soi" dans la vie de tous les jours. Alors, bien sûr, les médias montent en épingle des associations caritatives, mais c'est une minorité, ce n'est pas la société qui est ainsi dans son ensemble.

Désolée de le souligner, j'espère juste que quelques-uns se réveilleront de ce sommeil léthargique où ils sont plongés, se considérant comme sur une île... le monde extérieur étant très loin...
Quel messianisme !

Eh bien bon courage, pour ma part, je m'endors sans culpabilité sur la certitude - apprise et confortée dans chacun des pays où j'ai vécu - qu'il n'existe pas de système économique et social parfait, pas à notre époque, en tout cas, et qu'il y a des idées à prendre dans presque tous, dont le français.
Voilà qui tombe bien Ellis : vous allez nous dire quoi prendre dans le modèle français :

- La classe politique incompétente, corrompue, arrogante et dépensière.
- L’administration pléthorique, tatillonne, inefficace et morgueuse.
- La sécurité sociale en déficit chronique qui prélève toujours plus et rembourse toujours moins.
- Le système scolaire-machine-à-fabriquer-des-cancres ou l’université qui produit essentiellement des petits crétins bardés de certitudes à deux balles
- L’industrie infoutue de fabriquer des produits attractifs aussi bien à l’étranger (exportation en berne) que sur le marché intérieur (importations massives) avec pour résultat un déficit du commerce extérieur de 48 milliards l’année dernière, le tout “géré” par Anne-Marie Idrac parfaite représentante d’une classe politique incompétente et dévoyée.

Merci de barrer les mentions inutiles (si vous n’avez pas assez d’encre courez chez l’épicier arabe du coin acheter un stylo Made in China, faites-le à pieds, autrement le temps que vous fassiez emplette du stylo un valeureux fonctionnaire aura trouvé le temps de verbaliser votre véhicule – c’est comme cela que l’administration appelle les bagnoles, et vous, pour eux vous êtes un contrevenant, quand ce n’est pas un prévenu !)

Haut les cœurs et vive la France pays des illusions, de l'auto-satisfaction et de la Belle au Bois Dormant !

Ici Saïgon, le JT quotidien, les photos et les vidéos

Ici Saïgon, le JT quotidien, les photos et les vidéos

***
Avec une telle image de la France que ne demandez vous la nationalité
vietnamienne?
C'est curieux PG, parce ce que c'est justement en vivant à l'étranger qu'on arrive aussi à déceler les particularismes attachants de la France. Je ne parle pas des quelques journaux américains républicains qui la traitent régulièrement de pays communiste, non, il me suffit de constater que la Suisse romande est traditionnellement plus à gauche, plus sociale, et vote donc moins UDC que l'ensemble du pays, eu égard de l'influence historique des valeurs républicaines françaises, pour me réjouir qu'en France, même un gouvernement de droite libérale aussi odieux que celui de Sarkozy ne suffise pas à détruire cet héritage qui me convient, personnellement, parfaitement.

Entre autres. Mais je vous laisse à votre mauvaise foi, vous aurez sans doute de longs échanges passionnants avec elle.

Mais pour vous répondre sur ce terrain où vous avez de graves lacunes, juste une information. Il est possible de demander la nationalité allemande sans aucun problème après 5 passés sur le territoire, à condition d'en parler la langue - il y a des cours dispensés pour cela - et de passer un test concernant la structure de l'Etat, les droits et devoirs civiques.


Non, c'est plus compliqué que ça :
- Autorisation de séjour non limitée dans le temps
- Présence sur le territoire depuis 8 ans qui peuvent être réduits à 7 voire 6 si l'on peut justifier d'une bonne intégration (contre 5 réduisibles à 2 en France, il me semble)
- Revenus suffisants sans être bénéficiaire d'aides sociales ou de chômage longue durée, avec des exceptions toutefois
- Compétences linguistiques suffisantes (niveau européen B1) qu'il faut pouvoir justifier (certificat, Abitur, diplôme universitaire allemand, ...) avec également quelques exceptions
- Succès au questionnaire de naturalisation concernant la culture et la politique allemande (test toutefois très facile pour quelqu'un qui maîtrise la langue allemande)
- Pas de condamnation criminelle. Des condamnations mineures ne sont pas nécessairement un motif de rejet, mais peuvent l'être en cas de condamnations multiples.
- Déclaration écrite de respect des principes constitutionnels allemands. Ne pas représenter ou avoir représenté des convictions contraires à ces principes (à moins de justifier de manière crédible qu'on y a renoncé)
- Abandon de sa nationalité actuelle (avec exceptions, par exemple pour les européens).
[url]http://www.bundesregierung.de/Webs/Breg/DE/Bundesregierung/BeauftragtefuerIntegration/Einbuergerung/Anspruch/anspruchseinbuergerung.html__nnn=true[/url]

En mars 2009, les journaux berlinois avaient évoqué le cas d'une Turque de 49 ans menacée d'expulsion après presque 40 ans de vie en Allemagne. Son histoire est un peu compliqué et montre bien comme la loi peut être mal foutue.
Elle est arrivé en Allemagne vers 11 ans. En 1998, elle obtient la nationalité allemande et doit donc renoncer à sa nationalité turque. Elle effectue ensuite une demande pour récupérer sa nationalité turque (ce qui à l'époque n'était pas prévu par la loi allemande), demande qui aboutit en 2002. Malheureusement, en 2000, une réforme indique qu'un Allemand obtenant une autre nationalité sans avoir obtenu des autorités allemandes une dérogation, perd automatiquement la nationalité allemande. En 2005, elle se "dénonce" aux autorités et perd donc sa nationalité. Elle obtient en échange une autorisation de séjour... limitée à 3 ans car elle est sans emploi. Peu avant la fin de son autorisation, elle se rend en Turquie et y reste (sa fille étudie à Istanbul) 6 mois et 11 jours. 11 jours de trop, son autorisation de séjour est annulée. À son retour en Allemagne, elle était alors en séjour illégal et menacée d'expulsion. J'ignore la fin de l'histoire. [url]http://www.tagesspiegel.de/berlin/Staatsbuergerschaft-Abschiebung;art270,2757455[/url]
Totalement faux pour la France : il faut 5 ans pour demander la nationalité (en fait plus à cause des retards glissés par l’administration dans les étapes précédentes), puis un an d’instruction ce qui conduit à 6 et plutôt 7 ans.

Et encore en cas de mariage avec un Français, autrement c'est bien pire, voire impossible.

C’était 2 ans avant Sarkozy. Je vois donc que vous ne lisez pas quotidiennement des 300 pages de décrets et d’arrêtés publiés au Journal Officiel !

Que faites-vous donc de vos journées ? De plus vous oubliez que “Nul n’est censé ignorer la Loi”, c’est très imprudent, un de ces jours on vous traînera en prison au motif que vous portiez des chaussures noires, interdites par décret d’application d’une Loi la semaine précédente (couleur réservée au président, surtout les modèles avec talonnettes)

Allez, faites un effort, abonnez-vous, vous verrez c’est désopilant, et puis on comprend d’un seul coup pourquoi il nous faut autant de politiques et de fonctionnaire pour réfléchir à tous ces détails (et avec quelle pertinence !)

Pour vous faire une idée l’édition d’aujourd’hui (attention ce n’est que le sommaire, il faut déplier chaque ligne…)

Ici Saïgon, le JT quotidien, les photos et les vidéos

***
L'article 21-17 du code civil prévoit une « période de stage » (résidence sur le territoire) de 5 ans précédant la demande de naturalisation, avec les exceptions suivantes :
- réduction à 2 ans pour celui qui a accompli avec succès 2 années d'études supérieures ou a rendu (ou peut rendre en raison de ses compétences) des services importants à la France (21-18)
- pas de période de stage pour celui qui a servi dans l'armée française, présente un « intérêt exceptionnel » pour la France ou possède le statut de réfugié (21-19)
- pas de période de stage pour celui qui « appartient à l'entité culturelle ou linguistique française » (21-20)

Mais vous avez raison, cette période de stage doit précéder le dépôt de la demande, et il faut donc ensuite y ajouter le temps de traitement du dossier. Il semble qu'en Allemagne, au contraire, il faut pouvoir justifier de 8 ans de présence au moment de la décision des autorités. Dans la pratique, je suppose que déposer une demande un an trop tôt, c'est risquer de voir sa demande rejetée si les autorités, une fois n'est pas coutume (sic), traitent le dossier rapidement.

Et oui, je dois confesser, à ma grande honte, que le JO n'est pas ma lecture préférée !
Mais non, Fabien, Patrice est un patron qui travaille jour et nuit,
( et vlan ) et il a encore le temps de faire de magnifiques photos
( crac pommade )
égalité
gamma
Merci Gamma !

Ce que l'article 21-17 ne précise pas c'est si la période de stage est ramenée à un an pour ceux qui auraient trois bras et quatre jambes. L'avantage c'est que ça allongerait le texte sans faire courir de risque d'explosion des naturalisations !

Ici Saïgon, le JT quotidien, les photos et les vidéos

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c'est pour ça que t'es allé en asie? pour acheter un bras et 2 jambes? il parait que ça vaut rien là bas.
S'il pouvait aussi s'acheter un cerveau. Même usagé.
Ca vaudrait toujours mieux que celui d'origine.
En France, le droit du sol n'existe pas. Ce qui est en vigueur est le double droit du sol (être né en France de parents eux-mêmes nés en France).
Les US par contre applique stricto sensu le droit du sol. Est américain toute personne née sur le sol US. Pour les enfants américains nés hors du territoire, je crois savoir qu'ils doivent justifier de 10 années passées aux US s'ils veulent pouvoir transmettre la nationalité à leurs enfants.
Un parent né en France. Si vous être français, que vous épousez un(e) étranger(e), et que vous avez un enfant sur le sol français, il est automatiquement français.
Un parent né en Allemagne - sur le sol allemand ou ailleurs - épouse une étrangère et il a un enfant - né sur le sol allemand ou ailleurs - l'enfant est automatiquement allemand.

C'est le cas de mon fils qui est Français ET Allemand, né de mère française et de père allemand, comme des millions de bi-nationaux. Sa fille est Française, puisqu'il est Français, inscrite sur son livret de famille français, elle est Allemande, puisqu'il est Allemand, inscrite sur ses papiers allemands, et elle est aussi Polonaise, puisque sa maman est Polonaise et a des papier polonais. Elle parlera les trois langues sans problème... ce qui lui permettra d'en apprendre une 4ème et une 5ème sans aucune difficulté. Un enfant bilingue ou trilingue n'ayant aucun problème pour apprendre d'autres langues étrangères.

Je trouve cela génial, c'est l'Europe dans la pratique.

On arrivera un jour, je l'espère malgré la résurgence du nationalisme en France, à être citoyen européen, les pays prenant le rôle des régions en France. Un enfant né à Paris ou à Perpignan est Français, pourtant les cultures, coutumes et langues "régionales" (en Catalogne - Paris n'a plus de culture ni de langue régionale) sont tellement différentes...

A suivre donc...

@Etoile66:
[...]Paris n'a plus de culture ni de langue régionale[...]


Ah bon, et le français c'est quoi d'après vous ?

--

Citation:
@Etoile66:

[...]Paris n'a plus de culture ni de langue régionale[...]



Ah bon, et le français c'est quoi d'après vous ?



--

tout à fait d'accord
c'est comme le toscan en Italie, le castillan en Espagne. En effet, le français, c'est du parisien .
Le vrai français se situe du côté de la Loire ( beau coin )
gamma
Le français, c'est la langue du pays ce n'est pas une langue régionale. Les langues régionales ancestrales ont toutes été tuées à coup de punitions - coups de règle sur les doigts, obligation de s'agenouiller sur une règle aux angles pointus, les mains sur la tête devant toute la classe, etc... Le "délit" ? L'enfant avait parlé SA langue régionale dans la cour de l'école...

C'est ainsi que presque toute culture régionale a été tuée par un Etat dont les dirigeants ne comprenaient pas ces langues et voulaient les exterminer. Il ne reste plus guère que l'Alsacien, parlé fièrement par les habitants des régions de l'Alsace, le Basque, le Béarnais et un peu le Breton dans certaines parties de la Bretagne.

Les langues régionales de toutes les autres régions ont été tuées, systématiquement.

Alors que dans les autres pays qui nous entourent, les dirigeants ont eu la sagesse de respecter la culture de leurs habitants, leurs coutumes, leur langue, leurs chants et traditions. Ils ont des émissions TV dans ces langues régionales, la presse a tous les jours des articles en langue régionale, les théâtres donnent des pièces en langue régionale. Il ne se passe pas un mois sans qu'une tradition ne soit pratiquée par les habitants qui se retrouvent ainsi à faire la fête, dans la conscience d'être profondément enracinés dans leurs territoires. Ce qui leur permet de s'ouvrir sur l'extérieur... ils n'ont pas besoin de "débat" pour trouver une hypothétique IDENTITE... comme le montre en France le débat sur l'identité "nationale"... vaste fumisterie.

La nation est le fait de guerres et de luttes de pouvoirs. Elle entraîne toujours des guerres, l'Histoire est sans appel à ce niveau-là.

L'identité puise ses racines dans l'Histoire et les coutumes transmises par les ancêtres, qui évoluent au fil du temps, mais en garde le souvenir vivant. Et cette identité permet de rencontrer l'autre, l'étranger, les pays étrangers, avec assurance et non dans la peur d'être "mangé", comme on le lit si souvent dans les commentaires sur l'Europe ou la mondialisation.

Cette "peur" est aussi une maladie française... car le pays cherche son "identité" après l'avoir détruite, car elle était plurielle, a force de violence de la part d'un Etat hypercentralisé qui a toujours voulu avoir raison...
Dans ce cas l'enfant est français certes par le sol mais aussi par le sang. Mais si vous êtes enfant de parents étrangers, vous n'obtenez la nationalité, par le droit du sol, qu'à la condition que l'un de vos parents (étranger) soit aussi né en France. Si tel n'est pas le cas, l'enfant étranger obtient la nationalité à ses 18 ans et à condition qu'il résidence en France depuis au moins 5 ans depuis ses 11 ans.
Florent pas toujours. Mon cas mère française à 100 % née en France, père algérien vivant en France. Je suis née en France et suis restée française depuis ma naissance. Juste après les lois Pasqua, je devais refaire ma carte d'identité périmée. Forte du raisonnement ci-dessus , je me dis droit du sol ou droit du sang, j'ai tout bon !!! et bien non. On m'a demandée de passer au tribunal pour prouver que ma mère n'avait jamais reniée sa nationalité. J’ai refusée et obtenue gain de cause après de belles engueulades à la préfecture . Mais cela veut dit que si ma mère majeure et vaccinée un jour devait renier sa nationalité pour un choix qui lui serait propre, et bien cela devrait remettre en question ma propre nationalité de femme de 43 ans ! On en parle aujourd’hui mais ces casses têtes ne sont pas nouveaux et des personnes d’origines italiennes, portugaises ou sénégalaises renoncent à faire renouveler leur papiers depuis longtemps. C’est exactement dans ces situations qu’on en prend un coup à son identité nationale. A savoir qu’il est parfois plus facile de renouveler ses papiers français en vivant à l’étranger. C’est mon cas depuis 5 ans et cela se passe mieux. Comme c’est étrange.
"Faites vous donc naturaliser allemande et vous nous raconterez ensuite à quel point l'administration allemande est agréable."
Pas besoin de naturalisation, je connais cette administration depuis 1973.

Elle respecte les citoyens et on a toujours un interlocuteur disponible - même en tant qu'étranger - qui donne nom, prénom, numéro de téléphone direct, qui signe ses courriers personnellement, qui indique sur son courrier l'adresse exacte de son bureau avec les heures d'ouverture, etc. etc...

Sans comparaison avec l'attitude hautaine et méprisante envers les citoyens vécue en Ile-de-France tant de la part de la mairie, caisse d'assurance maladie, caisse de retraite, SNCF, RATP, etc... On se croirait en monarchie... Les gens n'ayant pas de point de comparaison, trouvent peut-être cela normal, moi pas.
Les gens ne sont peut-être pas si bêtes et désinformés que vous le pensez... Je ne connais, personnellement, aucun Français qui ne se plaigne pas de notre administration...

En Suisse, pays dont j'ai la nationalité (parmi d'autres, donc), l'administration est certes moins tracassière, mais tout se paye, de la moindre attestation au permis plus complexe. Et cher : 15 francs suisses le papier, environ. Les Français jouissent au moins de la gratuité de presque tous les services administratifs, ce n'est vraiment pas rien.

Bref, vous êtes passablement méprisante envers ces idiots non réveillés restés au pays, sous couvert de propagation de la bonne parole expatriée...
"Je ne connais, personnellement, aucun Français qui ne se plaigne pas de notre administration... "

Eh bien, c'est bien cela le problème... Ils RÂLENT constamment, mais lorsqu'on essaie de les emmener pour protester effectivement, en laissant des traces écrites et en parlant aux responsables, là pratiquement TOUS se dégonflent en disant:

"De toute façon cela ne sert à rien.".

Je l'ai vécu pendant deux ans à Paris, et à de nombreuses reprises, où l'inacceptable pour un citoyen membre d'une démocratie avait été atteint, j'ai essayé d'entraîner des gens à protester - non pas dans leur barbe, ce qui ne sert à rien - mais effectivement auprès des personnes RESPONSABLES - dont il était d'ailleurs très, très difficile d'obtenir le nom.

J'ai constaté un esprit de résignation que je n'ai vu nulle part ailleurs, une lassitude, les gens se courbent devant l'autorité, en fin de compte, dans leur immense majorité. Ils sont éduqués ainsi par l'Etat qui - par l'intermédiaire de l'Education nationale, leur apprend à "respecter l'autorité", il y a même une "appréciation" par les enseignants du primaire sur cet "acquis" !!!

Je pourrais vous citer des exemples pratiques à bien des niveaux, SNCF, administrations, etc. Et quand on s'affirme en tant que citoyen et refuse d'accepter l'inacceptable, cela fait effet et les "responsables" prennent des mesures. Je suis allée jusqu'aux ministères et directeur de la SNCF... et ai toujours obtenu ce qui me semblait évident pour un citoyen vivant en démocratie.

Axel J., qui a vécu à Helsinki pendant plus de 10 ans écrivait sur Mediapart quelque chose de très vrai, que j'ai également constaté à des centaines de reprises en 2 ans à Paris et que je constate en lisant de nombreux commentaires sur ce site et ailleurs:

"Chère Etoile,
comment ne pas reconnaître dans cet exemple si souvent partagé, le sentiment décourageant qu'on ressent avec ceux qui semblent si loin, si profondément dans la condition de l'esclave pour qui la seule perspective d'amélioration de sa condition, c'est la qualité de la chaîne qu'il a au cou?


Mais ces "esclaves revendiqués" qui semblent refuser de prendre leur propre vie en main, certes ont une part de responsabilité dans tout le processus
(si dans l'exemple des médias décadents il y a "l'offre", ils sont "la demande"...),
mais on doit leur reconnaiitre les excuses de se faire mener en bateau par plus malin et plus fort qu'eux, notamment par les politiciens professionnels.


La carrière politique ne devrait s'apprehender qu'en termes de parenthèse provisoire, quelques années utiles dans une vie autrement remplie d'autres multiples expériences professionnelles et autres.
Les Français considèrent la politique comme un métier qu'on peut exercer toute sa vie, et par extension, considèrent normal tout ce qui est carriérisme, c'est-à-dire tout faire pour rester en place, pour avantager la logique de parti, pour faire des calculs politiciens etc, même en faisant passer l'intérêt général et celui du pays, au second plan.


C'est une mentalité de serfs héritée du temps de la monarchie absolue.
Le roi est remplacé par des "représentants élus", mais le système n'a pas changé, et surtout pas l'inconsciente soumission de serf, d'esclave.

Penser, c'est "difficile, interdit et puni" dans une telle mentalité.

Et pour se soulager, en guise de soupape de décompression, il y a "le jour des fous" ou "le bouffon du roi" ou "les guignols": ça dépend de la culture et de l'endroit du monde où on se trouve.

06/08/2008
"

C'est exact, quand on observe le rôle du Canard enchaîné ou des Guignols, ils font effet de "soupape" et le bon peuple se réjouit de "taquiner" le pouvoir, ce qui ne lui fait absolument en rien changer de pratiques.

Et quant à la carrière politique, la France fait effet de monarchie avec ses 85% de cumul des mandats, alors que les démocraties qui nous entourent tournent autour de 10% - pour l'Allemagne - à 16% pour l'Italie... Preuve que la respiration démocratique est possible.
http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2007/02/21/le-cumul-des-mandats-en-france_870233_3224.html

Les citoyens français vont-ils un jour se réveiller pour sortir de cette quasi-monarchie que les "élus" leur vantent sans cesse ???


Et ce "réflexe" français de devenir agressif quand on leur montre ce qui ne marche pas de toute évidence, je ne le connais pas du tout dans le Nord de l'Europe. Là, immédiatement, les gens vont voir ce qui ne marche pas, vont voir comment cela marche "ailleurs" et essaient de s'améliorer, ils en discutent entre eux, jusqu'à ce qui ne "marche pas" soit résolu. Ce n'est qu'ainsi qu'un pays peut avancer, à mon avis, s'il se prend en main et non pas en faisant confiance à un Etat-super-papa qui va tout régler...

Ce réflexe de défendre le système qui opprime les citoyens - comme les enseignants qui défendent LEUR système alors qu'ils en sont les premières victimes, totalement sous-payées par rapport à leurs collègues du Nord de l'Europe et ne jouissant pas du tout du respect de la population - cela me sidère chaque fois...
Nous ne sommes pas toujours des moutons,
Une voisine que son mari français avait divorcé,
a voulu "refaire ses papiers" refus des fonctionnaires ,
elle avait 3 enfants, une copine 2, moi 1,
tous des enfants de moins de 10 ans,
nous nous sommes rendu à la préfecture,
et suite au refus,
nous sommes partis, en laissant les enfants !
après ( bien entendu ) avoir prévenu qui de droit...
assoc, le répu ( journal unique de la Moselle ), mon député ( PS )
ben, ça pas trainé,
tout a été réglé dans la journée !
faut simplement être solidaire !
ce n'est pas dur, merde
foutre le bordel, et ils tremblent,
peureux, et pas de vagues;-)
je me suis bien marré
sans violence, et bon souvenir.
gamma
Bravo, mais cette "solidarité" et "action citoyenne" bien menée, est malheureusement une exception et une minorité dans la masse de la population docile et résignée...
Amen.
... ta semaine avec la mienne, cela fera une bonne quinzaine.
gamma
Genial Gamma, trop bien !

***
encore du star666 tout craché, un début de message intéressant (jusqu'à : "très difficile d'obtenir le nom.") et puis après, c'est l'instrumentalisation du début pour sa bonne vielle prêche avec des liens qu'elle a donné 30 fois en quelques jours. C'est vraiment une méthode type lavage de cerveau ou propagande, presque aussi bien que les homme politiques et les médias. venir utiliser cette méthode grossière, ici sur @si en espérant que ça peut marcher, c'est pathétique....
Il me semble que , actuellement , et en particulier avec les 3 derniers gouvernements de droite , "on" cherche à nous faire passer du droit français ("le droit du sol" et la possibilité de devenir français assez facilement) , au droit allemand ("le droit du sang" et la quasi impossibilité davoir une naturalisation).
Et , j'ai été effarée de lire qu'il est demandé aux personnes voulant renouveler leur carte d'identité de remonter jusqu'à leurs arrières grands parents; c'est une aberration, surtout dans un pays qui a connu autant de péripéties depuis 1789 : 2 guerres mondiales , la résistance de1940 à 1945,les guerres de Napoléon 1er , la guerre de 1870 , la colonisation et le peuplement de l'afrique noire , l'asie de sud est , l'afrique du nord , l'occupation militaire du liban, la déportation et l'extermination des juifs , des tsiganes , des noirs de 1940 à 1945 , les guerres de décolonisation en afrique noire , asie de sud est , afrique du nord ; cela rend très difficile de retrouver un passé que la plupart des gens ne connait pas , d'autant plus que des tas d'archives ont disparu tant en france qu'à l'étranger.. Et , il me parait totalement anormal de devoir prouver une nouvelle fois qu'on est français , alors qu'on a déjà une carte d'identité.
En ce qui concerne Fillon , je me demande ce qu'il fait de son temps de travail, à part remplacer les mauvais coups de Sarkosy, car il y a surement une revue de presse tous les matins à Matignon, et ce sujet a du y apparaitre.
Maintenant , je suis ravie de savoir que , jusqu'à nouvel ordre , la carte d'électeur permettra de valider la carte d'identité (c'est plutot l'inverse lorsqu'on va voter) ; il serait peut etre prudent de se présenter aux représentants de tous les partis politiques présents dans les bureaux de vote lors d'une élection quelconque , pour avoir plus tard des témoins de nationalité.
"au droit allemand ("le droit du sang" et la quasi impossibilité davoir une naturalisation"

Ce que vous écrivez là est de la pure intox ou un manque profond d'information.

Il est bien entendu possible d'obtenir la nationalité allemande, sans AUCUN problème, si un étranger réside depuis 5 ans dans le pays, parle la langue - il y a des cours offerts à cet effet aux immigrants - et s'il satisfait à un test portant sur la culture, les droits et devoirs du citoyen allemand. Je trouve cela tout à fait normal, si la France avait appliqué ces règles simples, il y aurait moins de problèmes.

Ma belle-fille est Polonaise, elle a passé ce test fin janvier dernier. Le tout était plié en 5 minutes.

Il y a des tas d'Allemands d'origine turque ou africaine qui parlent l'allemand avec l'accent de la région où ils vivent, ce que je trouve, personnellement très "amusant" et coloré... Comme s'ils étaient originaires de ces contrées depuis des générations.
Lors du renouvellement de mon passeport en 2004, je suis arrivé avec l'ancien, et
un justificatif de domicile, pas de problème, pourtant je suis né à l'étranger.
Le délai était de 15 jours. J'en avais besoin dans la semaine et avais pris la mauvaise habitude
de l'avoir dans la journée (à Paris), là j'étais en banlieue.
La charmante employée de mairie m'a demandé de lui faxer un ordre de mission de mon employeur
ce que je fis. (mission totalement imaginaire lui dis-je, pas grave il lui fallait ça pour la préfecture)
Le lendemain elle me téléphonait pour me dire que mon passeport était arrivé.
Il y a encore d'excellents fonctionnaires qui sont là pour rendre service.
C'était en 2004 , donc sous un gouvernement de gauche qui avait demandé aux fonctionnaires d'etre souples ; en 1994, avec les lois Pasqua toutes neuves , c'était bien plus difficile. Les français nés à l'étranger devaient s'adresser à Nantes , et quelques registres ont disparu.
Pour être honnête rien à voir avec la gauche et la droite, d'ailleurs en 2004, Raffarin n'tait pas de Gauche !

Le problème est apparu avec le passeport biométrique, donc 20054 ou 2006, où il a été décidé d'appliquer les mêmes règles que pour la Carte d'identité sécurisé en 1993 : il faut redémontrer sa nationalité même pour un renouvellement.
C'est faux, ce qu'écrit Chaiitoum est exact. Les Français de l'étranger un un "registre" à Nantes.

Et toutes les demandes de papiers officiels devaient passer par Nantes, ce qui entraîne des délais impensables dans une démocratie qui fonctionne normalement...

Le cas du refus d'accepter une carte d'identité française, établie par des fonctionnaires français, après longs "palabres" avec le registre de Nantes, date de 2001... comme je l'ai plusieurs fois écrit ici. Et en 2001, c'était Michel Sapin qui était Ministre de la fonction publique. J'ai même eu une lettre d'excuse de sa part pour ce que des fonctionnaires territoriaux se sont permis...
Pardon mais je sais lire et Chaiitoum a écrit :

"C'était en 2004 , donc sous un gouvernement de gauche "

D'autre part, quand j'écris ceci
"Le problème est apparu avec le passeport biométrique, donc 20054 ou 2006, où il a été décidé d'appliquer les mêmes règles que pour la Carte d'identité sécurisé en 1993 : il faut redémontrer sa nationalité même pour un renouvellement." (ave une belle coquille : 20054 :-) ), je n'émts pas de jugement si c'est bien ou mal, j'énonce un fait.
"Le problème est apparu avec le passeport biométrique, donc 20054 ou 2006, où il a été décidé d'appliquer les mêmes règles que pour la Carte d'identité sécurisé en 1993"

Le cas du refus d'accepter une carte d'identité française, établie par des fonctionnaires français, après longs "palabres" avec le registre de Nantes, date de 2001... comme je l'ai plusieurs fois écrit ici. Et en 2001, c'était Michel Sapin qui était Ministre de la fonction publique.
"Ça dépend comment elle est française"... il y a donc plusieurs types (je n'ose dire plusieurs classes" de citoyens français...

Comme psam, je me demande ce qu'il s'est passé, puisqu'il n'y a pas eu de nouvelles lois, pour qu'un simple renouvellement de papier devienne si compliqué.
Et puis, si on a eu la nationalité française (puisqu'on vient faire renouveler sa CNI, son passeport) pourquoi avoir besoin de la prouver à nouveau? Y a-t-il beaucoup de gens qui "perdent" la nationalité???
Mouais... je conserverai malgré tout précieusement mon certificat de nationalité, durement acquis, en remerciant mon oncle qui est allé en Allemagne retrouver, pour lui-même, les papiers qui m'ont épargné des complications encore plus humiliantes... Il y a une quinzaine d'années, avant les lois Pasqua, on avait pris à ma mère son certificat de nationalité, en lui disant qu'elle n'en aurait plus besoin, puisque la CNI faisait preuve de nationalité... on voit le résultat. Je me méfierai toujours.
Pour @si, merci de votre article,

J'aimerais bien comprendre pourquoi on en parle maintenant, alors que la mesure date de 1993 - 2005 ? Je crois qu'à l'époque il y a eu la même discussion, les mêmes constats, reportages, abérations et cas particuliers poignants ... et puis plus rien ?

Et quels avaient été les réactions de l'époque, les analyses d'@si et des médias, des politiques et des people ...
Mais ce n'est pas parce qu'il y a une circulaire que ça va changer, le droit a changé, donc le droit à être français a reculé, ce n'est pas qu'une question d'avoir eu un papier français un jour.

http://anthropia.blogg.org
[quote=De récits en témoignages, la machine médiatique est progressivement montée en puissance. Mais parvenir à accrocher l'oreille de François Fillon a pris du temps.]
ce que je me demande c'est à quoi ce monsieur (Fillon) passe ses journées; est il tellement débordé pour ne pas voir ce qui se passe, est -il sourd ou idiot ?
merci à radioscopic pour la copie de l'article de Mr Guy Verhofstadt; en voilà un au moins qui pourrait largement bien remplacer l'évanescent, l'inutile Mr Fillon ...
Heureusement que cette mesure s'est appliquée à des personnalités connues et médiatiques, sinon tous les français d'origine africaine ou asiatique seraient toujours dans la merde.

Je remercie les fonctionnaires qui ont appliqué cette mesure telle quelle à tout le monde...
Quelque chose m'échappe dans l'article. Si c'est cet épisode qui aurait fait prendre conscience à notre primo-ministre, alors une inconnue serait au contraire plus forte que les deux célébrités, non ?

Il est vrai que cette femme est particulièrement émouvante, parce qu'elle nous résume sa vie très difficile.

Après tout, Sinclair et Bocconlini finiront toujours par s'en sortir, elles ont des relations, de l'argent. Par contre, cette Antillaise fait exploser sa colère au moment où ça arrive, et elle a d'excellentes raisons pour cela.
Quant à ces bureaucrates qui font avec calme des réponses qui n'ont rien à voir avec ce qu'elle explique : pourquoi maintenant alors que j'ai eu le passeport il y a deux ans ? Comment je fais pour récupérer ces papiers alors que je ne connais pas mon père et très peu ma mère ?

Comme on répond aux enfants : Parce que.... C'est effectivement scandaleux, et dans cette même situation, on le vivrait très mal....
Ça c'est un p** d'article.
Merci à Guillaume Stoll et Dan Israel.
Finalement, c'est pas si mal que les fonctionnaires, ils "fassent du zèle"... c'est à dire qu'ils appliquent la loi à tout le monde de la même façon... Le comble. Qu'on appelle cela "faire du zèle".
Je suis étonné que ASI n'ait pas relevé cette attaque en regle faite par l'ex-premier ministre belge, Guy Verhofstadt,dans le le journal "Le monde" au sujet du débat sur l'identité nationale qui a lieu en France. En voici le texte, remarquable de franchise et d'intelligence:

"Pour ses voisins, la France a souvent été un modèle d'inspiration et d'admiration, par l'intensité et la portée universelle des débats intellectuels dont elle a le secret. Elle est source d'accablement pour ses amis qui la voient se perdre dans une polémique stérile sur l'identité nationale. L'opportunité politicienne de ce débat, sa conduite hésitante et ses finalités floues donnent en effet l'impression désastreuse que la France a peur d'elle-même. Il y a décidément quelque chose de pourri en République française.

Le séminaire, qui s'est déroulé en catimini le 9 février, témoigne du piège dans lequel s'est enferré le gouvernement. D'abord son opportunité lui échappe : censé contrer le Front national, le débat sur l'identité nationale a au contraire remis les thématiques d'extrême droite au premier plan. Ensuite, sa conduite a fait défaut : faute de consensus politique au sein même de la majorité présidentielle, ces discussions de sous-préfecture et le site dédié sont devenus un défouloir au remugle vichyste. Enfin, quelles sont les finalités de cette affaire ? Apprendre La Marseillaise à l'école ? L'absurde le dispute au grotesque.

Non pas qu'il faille avoir honte de son chant patriotique. Mais plutôt que de se lamenter sur le fait que les jeunes connaissent mieux les paroles d'un chanteur à la mode plutôt que celles de l'hymne national, les Français devraient plutôt être fiers de savoir que La Marseillaise est connue.

Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde. Tous les pays ont des problèmes d'immigration, les ex-pays coloniaux plus que les autres, mais nous savons bien que c'est moins l'islam qui pose problème que le manque de formation et le chômage.

Pour un voyou d'origine africaine ou un Maghrébin islamiste qui affuble sa femme d'une burqa, combien de jeunes issus de l'immigration parviennent à s'insérer et à vivre de leur travail dans nos sociétés ? L'immense majorité. Ce serait une insulte à l'avenir national si ce débat sur l'identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d'une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice.

Lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, je ne me souviens pas, bien au contraire, que les Français aient eu à se plaindre des capacités sportives que donnait à leur pays sa diversité ethnique et culturelle. C'est de cette France-là que l'Europe a besoin, un pays ouvert et solidaire, qui s'est forgée une identité plurielle et universelle. Deux concepts si bien mis en lumière par Amartya Sen et Karl Popper, dont j'ai repris et développé la pensée en 2006 dans un manifeste politique intitulé "Plaidoyer pour une société ouverte". Pour moi, l'essentiel en effet n'est pas d'où l'on vient mais où l'on va.

Au moment où l'on célèbre le 50e anniversaire de la mort de Camus, il serait paradoxal que la France s'abandonne à une posture étrangère à celle qui a fait sa réputation multiséculaire. Il existe certes une autre France, maurrassienne, chauvine qui ne s'est pas illustrée au mieux lors des grands chocs nationalistes du XXe siècle. Mais de la France qu'on aime et dont on a besoin, on attend des idées, des projets, et non pas le repli identitaire d'une vieille nation frileuse, plus occupée à ressasser les échecs du passé qu'à préparer ses succès de demain. Le légitime respect dont jouit toujours la France hors de ses frontières est un gage de reconnaissance précieux et un point d'appui pour redonner confiance aux Français. Un peuple confiant trouvera sa place dans l'Europe et le monde. Et ses gouvernants seraient bien inspirés d'en prendre conscience."





Source: http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/11/il-y-a-quelque-chose-de-pourri-en-republique-francaise-par-guy-verhofstadt_1304295_3232.html
Mouais, on va voir s'ils ont *vraiment* entendu ou simplement fait de la comm sur cette 'découverte'.. je dois faire renouveler ma CNI cette année...
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