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Capitole : les médias US ajustent le vocabulaire

Alors que l'une des pages les plus sombres de l'histoire des États-Unis s'écrivait sous leurs yeux ce 6 janvier, les médias américains ont dû adapter leur vocabulaire aux événements. La prise du Capitole de Washington par des partisans pro-Trump était-elle une émeute, une tentative de sédition, un coup d'État ? Tout au long des événements, les rédactions en chef ont communiqué avec les journalistes pour ajuster le vocabulaire. Récit terminologique de l'émeute.

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Simplifions SVP. 

Voici le mode d'emploi:

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Noter que ça fonctionne aussi pour démarqué un forcené d'un terroriste.

(...)

mais pourquoi aucun des journalistes US n'emploie le terme d'extrème droite à propos des manifestants violents pro Trump ?

Tout ceci reste une lutte de pouvoir entre deux bourgeois (Biden et Trump) par partisans interposés.  Comme au temps du moyen âge, les médias racontent les exploits de nos deux lutteurs en y mettant de l'émotion et de la verve. Mais au final, ce(...)

Derniers commentaires

J'ai aussi vu passer le mot "breach" pour violation, c'est alors le caractère sacré du Capitole qui est évoqué.


L'attentat d'Oklahoma City, la persistance de la discrimination suffisent à se rappeler que les USA sont un pays violent - voir son attachement au port d'armes, le nombre de morts par arme à feu (40 000 par an), sa culture raciste (le KKK, le fichage des individus par race, ...), son appétence à la répression judiciaire (peine de mort, la proportion la plus élevée au monde de population incarcérée, ...).


Qui est aller semer la guerre en Afghanistan, en Irak, et veut la faire à l'Iran ? Les assassinats ciblés mis en place par Obama, la torture, Guantanamo, les prisons clandestines, ... L'opposition à la Cour pénale internationale (dès Clinton). Combien de vétérans ont envahi le Capitole ?


Leur conception du patriotisme les placent très à droite. Le serment de naturalisation est une déclaration de soumission, un assujétissement déraisonnable, dissuasif.


Cette république violente est aristocratique :


États-Unis, république des avocats, par Alan Audi


Quand les avocats d'affaires écrivent les lois, par Mathilde Goanec


Ne voir que Trump et ses activistes dans le tableau, c'est l'arbre qui cache la forêt. Réducteur.


Demandez à Erdogan son avis en matière de coup d'état... 

Tatanka à très bien qualifié cet événement. 

Biden avec son "it's a secession" (observation juste au niveau territorial) est aussi clownesque que Trump et son surréaliste "go home now, we love you". 

Macron inconsciemment sûrement a revivifie le "un-American" de la fameuse Commission de Mccarthy des années 50, le vieux monde qui s'invite dans la psyché présidentielle... 

Je suis mal à l'aise face à ces qualifications des manifestants. Les images que j'ai vues montrent que mis à part quelques personnes, la majorité ne fait que se balader sans violence, presque des touristes.


Est-ce que l'acte est grave ? oui indéniablement, c'est un problème d'agir ainsi dans une démocratie.

Est-ce que ces gens sont des terroristes, une foule hargneuse, violente, etc. ? non. 


Sinon il faudrait cautionner qu'on traite de la même manière les manifestants participant à des manifestations très violentes en France et ailleurs.

Je ne cautionne pas cette diabolisation, dans aucun des deux cas.


Ce qu'ils ont fait était mal et très grave.
Ca me suffit pour les condamner et je ne considérerai pas comme autre chose que des manifestants ceux qui auront juste cet évènement à leur actif.

 "Alors que l'une des pages les plus sombres de l'histoire des États-Unis s'écrivait sous leurs yeux ce 6 janvier " :     c'est pas un peu fort ?? L'esclavage, le meurtre de Kennedy, le 11 septembre, etc ... c'est moins sombre ? Il ne s'agit quand même que d'une bande de cinglés inorganisés incapables de faire un coup d'état. Qu'ils soient représentatifs d'une partie des américains n'en font pas des putschistes. C'est néanmoins un mouvement à surveiller. 

Émotion populaire.

Voici ce qui c'est passé.

Rien d'autre.

Le Titanic coule normalement...

Pour Jimmy Fallon, il ne s'agissait pas en ce jour-là de patriotisme mais de terrorisme

Et pourquoi pas: coup d'état tribunitien sur le modèle de ce qui se passait au moment de la fin de la république romaine? 

Bonjour Pauline, merci pour l'article.

Peut-être pourriez-vous ajouter un lien vers un média alternatif qui a mis les point sur les i* ?


Chaîne TYT (the young turks), vidéo du 6 janvier :

Domestic Terrorists Storm U.S. Capitol Building, Congress Evacuated

"Right wing extremists break into Capitol bldg"


(* et ils n'ont pas attendu pour ce faire, j'ai vu la vidéo quasi en direct ce soir-là)



C’est un problème de niveau (comme le contrôle de niveaux - huile -liquide refroidissement - lookeed  -d’un moteur automobile) une lecture des niveaux de lecture.  En route :


Pauline Bock « lit » les lectures des événements intervenus dans les médias,  le « comment ils voient, interprètent, lisent »

Car le réel on ne sait jamais comment en rendre compte, il faut bien l’interpréter.


Les lecteurs  d’ASI lisent la lecture de Pauline Bock qui a lu ce que d’autres lecteurs professionnels ont lu des événements.



C’est l’histoire de la table (à 4 pieds) et  des philosophes : peu y ont échappé : la table que vous voyez est-elle la table qui existe réellement...


La réalité est réelle mais à quel niveau. ? En parler modifie-t-il ce réel ? OUI.  Heureusement, un réel qui ne serait que réel n’a aucun sens, il resterait réel pour lui-même, comme sur la planète frigo de Mars.


Deleuze dit : «  le sens n’existe pas, il faut le créer. « . 

Pour  créer du sens, on fait comment?  On réfléchit, on échange.


Deleuze encore : « Alice, au fur et à mesure qu’elle grandit, rapetissit. « Enorme, le et les sens bousculés dans Alice au pays des Merveilles de l’ami Lewis Carroll . Déni de sens, ce serait ça  le mensonge? Non le mensonge est une  création. une invention.  


Deleuze a raison : le sens et le non-sens c’est copain comme cochon ; Donc ? Donc j’en déduis, contrairement à Pauline Bock, que ces événements sont purement imaginaires,   nés dans le cerveau d’un fantaisiste nommé Trump. Et tout a fonctionné,  fake news la plus magnifique  à l’échelle planétaire. Beau travail..


Un lecteur nous dit : «  ce sont des bourgeois qui s’étripent. ; »

Mais la question posée ici est : que s’est-il passé, et comment les médias en rendent compte.

Faut-il dissocier les manifestants dans leurs intentions et  leurs « manipulateurs » Trump par exemple. Si Trump est bourgeois, alors les manifestants le sont aussi ?


Bon, j’ai mal à mon tête dit mon cerveau . 

" Les coups d'Etat se terminent toujours par des tas de coups "

mais pourquoi aucun des journalistes US n'emploie le terme d'extrème droite à propos des manifestants violents pro Trump ?

Simplifions SVP. 

Voici le mode d'emploi:

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Noter que ça fonctionne aussi pour démarqué un forcené d'un terroriste.

Votre  «Récit terminologique de l'émeute » est passionnant.

Tout ceci reste une lutte de pouvoir entre deux bourgeois (Biden et Trump) par partisans interposés.  Comme au temps du moyen âge, les médias racontent les exploits de nos deux lutteurs en y mettant de l'émotion et de la verve. Mais au final, ce sont les partisans qui paieront le prix fort de cette bataille (du sang, des larmes, des amendes et de la prison)

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