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Semences paysannes : "Cash Investigation" face aux critiques

Cash Investigation (France 2) a été critiqué pour avoir donné la parole à l'association Kokopelli, qui résiste aux lobbys agro-industriels en vendant illégalement des semences paysannes. En cause ? Les positions antisémites et complotistes de son fondateur, mais aussi des pratiques commerciales et managériales épinglées par d'anciens employés. Cash répond aux critiques.

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Hitler ne mangeait pas de viande, donc tous ceux qui ne mangent pas de viande seraient un peu nazi quelque part? ridicule ! On n'écarte pas un bon argument parce qu'il est soutenu par quelqu'un qui a des positions dingues sur d'autres sujets par aill(...)

Si vous voulez des graines de légume paysan et que les dérapages de Kokopéli vous chiffonnent, il existe d'autre sites de vente en ligne, perso j'ai déjà acheté avec satisfaction chez "Germinance" 


il y a aussi le "potager de vie" de pascal poot (...)

Oui nous sachions que Kokopelli sont des tarés, et  oui nous sachions également qu'il y d'autre vendeur de semences paysannes mais on s'en balek, notre truc à nous à Cash investigation c'est de dénoncer lélobbys très méchant c'est ça  qui f(...)

Derniers commentaires

En tout cas, on peut remarquer que les journaux à la gauche de la gauche n'ont pas attendu cette affaire pour relayer les informations sur le fondateur et les pratiques commerciales et managériales de Kokopelli (Paris-Lutte.info, Reporterre, CQFD). Les autres semblent ne s'y intéresser que parce que ça permet d'attaquer Cash Investigation.

les pauvre " fabricants de purin de prêle et d'ortie... " peuvent toujours compter sur Stefane Foucart ( Le Monde ) pour répandre la bonne parole : "L’alimentation bio réduit significativement les risques de cancer"

 Parfois ça coince :"aucune différence entre les risques de cancer chez les femmes qui avaient déclaré ne jamais consommer des produits bio et celles qui en consommaient parfois ou toujours "

Pour stefane Foucart ( Le Monde ) le coupable est tout trouvé  "en matière de santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse " allez, trois granules de sucre et au lit ça ira mieux demain

Un jour, ils vont mettre des droits d'usage (copyright en bas-breton) sur les mots que nous employons.

Sur le marché, "buzz", bullshit" et "impacter" sont en vedette.


Merci à l"approximatif chimiste et à février de nous rappeler que nous n'avons pas besoin de ces rapaces.

On ne sait pas qui est le plus ridicule dans cette affaire, le plus coupable, plus précisément : Cash, qui a bâclé cette séquence, qui a raté le truc, totalement, ou la cohorte des habituels cornichons en défense du pouvoir que ne leur tombent dessus que parce qu'il faut éliminer Cash Investigation.

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage, qui veut noyer le débat dégaine l'antisémitisme et les vaccins !

Hitler ne mangeait pas de viande, donc tous ceux qui ne mangent pas de viande seraient un peu nazi quelque part? ridicule ! On n'écarte pas un bon argument parce qu'il est soutenu par quelqu'un qui a des positions dingues sur d'autres sujets par ailleurs (cf le RIC et son militant le plus connu). Ceux qui fouillent dans la vie privée ou les positions idéologiques de quelqu'un pour écarter un argument gênant prouvent simplement qu'ils n'arrivent pas à démolir  "de face" l'argument qu'ils veulent faire tomber. . On a jamais vu un scientifique dire "je ne retiens pas telle démonstration parce qu'elle a été faite par un salopard". Il serait temps d'écarter du débat ce genre de stratégie malsaine. Il y a des questions intéressantes soulevés parfois par des gens malsains par ailleurs. garder la question intéressante n'implique pas du tout garder toutes les idées de son auteur. Il devrait être obligatoire dans un débat de rester centrer sur la question disputée. Tout le reste relève de stratégies de diversions grossières. Malheureusement, on peut faire ça dans les médias aujourd'hui. 

Si vous voulez des graines de légume paysan et que les dérapages de Kokopéli vous chiffonnent, il existe d'autre sites de vente en ligne, perso j'ai déjà acheté avec satisfaction chez "Germinance" 


il y a aussi le "potager de vie" de pascal poot (dont le discours n'est pas très scientifique et est un peu complotiste sur les bord mais rien de rédhibitoire)


pour les belges il y a la petite association "les fraternités ouvrières" qui vend des centaines de légumes différents

(par ailleurs je recommande les vidéo youtube sur le jardin des fraternités ouvrières)


bon jardinage à tous

Oui nous sachions que Kokopelli sont des tarés, et  oui nous sachions également qu'il y d'autre vendeur de semences paysannes mais on s'en balek, notre truc à nous à Cash investigation c'est de dénoncer lélobbys très méchant c'est ça  qui fait de l'audience.

Mais je vous rassure, nous à Cash investigation on sait faire la différence entre les bons lobbys et lélobbys très méchant, je vous rappelle que notre super reportage sur les pesticides dans nos aliments ( 97 %) nous l'avons réalisé en partenariat  avec le gentil lobby des pesticides bio .






"Le gentil lobby des pesticides bio"

à côté des lobbyistes de chez Bayer-Monsanto, Dow-Dupont et autre, j'imagine la puissance de feu des fabricants de purin de prêle et d'ortie... 


(PS : le problème en agriculture bio c'est le sulfate de cuivre (bouillie bordelaise) qui serait bon de supprimer, maintenant, tous les cultivateurs bio n'en utilisent pas forcément mais il m'est, en effet, arrivé d'acheter des tomates bio auprès d'un producteur, elles étaient bleues) 

"j'imagine la puissance de feu des fabricants de purin de prêle et d'ortie...  "

 

Un peu foutage de gueule : les méchants costard-cravattes  de Bayer vs les gentil en peau de chèvre

Le sulfate de cuivre est produit de manière industriel, curieux de connaitre combien de tonnes sont vendus chaque année.


 "le problème en agriculture bio c'est le sulfate de cuivre  " 

le seul vous êtes sur ?  le spinosad ne pose aucun probleme ? même question pour l'utilisation du  pyrèthre : sans danger ?


Entendons nous bien : le bio c'est un marché ( et donc un moyen de se faire de l'argent) le probleme ici ce sont les lobbys bio dont les méthode sont tout autant détestable que cellles utilisés par le lobby des non-bio

Selon un doc de la Coordination Rural : 1500 tonnes de sulfate de cuivre en 2016, drôlement balèze les "fabricants de purin de prêle et d'ortie "


CA de Biocoop en 2018 : 1,200 M.€ ( ca rapporte l'avocat espagnole pas trop bio  )

le sulfate de cuivre est utilisé également en conventionnel parfois dans des préparations commerciales en mélange avec des phytos de synthèse. (de mémoire, je sais que Dupont avait (ou a toujours) une spécialité comme cela)


à quoi correspondent vos 1500 tonnes ?


consommation en France, en Europe ?


uniquement pour le bio ou bio+conventionnel ?


de plus, si le sulfate de Cu est autorisé, il n'est pas systématiquement utilisé par tous les producteurs bio


(je ne suis pas compétant sur le pyrèthre ou le spinosad, suis pas toutologue médiatique)


Biocoop fait un gros chiffre d'affaire, tant mieux, cela sera toujours ça de pris à Leclerc et Auchamp, et oui, nourrir le pays cela génère du CA, c'est pas une nouvelle


1500T utilisé en France évidemment . 

Le sulfate de cuivre est un pesticide vendu comme  bio-compatible, qu'il soit utilisé dans l'agriculture conventionnelle ou bio n'est pas important en soi. Sauf à penser que sa dangerosité varie en fonction de son utilisation bio/conventionnelle.


Vous n’êtes pas  "toutologue médiatique " mais vous écrivez quand même  "le problème en agriculture bio c'est le sulfate de cuivre " sous entendu le seul probleme.

En cherchant je tombe sur cette liste   ( page 6 )  pensez à éloigner les animaux et les enfants quand vous utilisez le phosphate ferrique, je vous laisse déterminer si les autres produits présentent des risques





Biocoop sur son site  se vante de vendre  des  produits qui ne contiennent :"ni produits chimiques de synthèse, ni pesticides et est garanti sans OGM[...]Les fruits et légumes sont tous certifiés « AB » ou « en conversion "  et de "privilégier le local"


en conversion kesako ? c'est du pas encore bio, mais parce que demain il sera on le vend sans attendre


ni produit chimiques de synthèse


privilégier le local : dans quelle proportion ? mystère mais il y a de grande chance que le bio local ne couvre pas les besoins. Biocoop vend des bananes et des ananas, ce n'est pas très écolo mais c'est du bio


ps : Leclerc et Auchamp ont des rayons bio



au temps pour moi : le Ministère de l'Agriculture publie un document sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques  

page 30 tableau 2 : en 2016 c'est 13544 tonnes  de soufre et de cuivre," utilisés tant en agriculture biologique
que conventionnelle 
"



 


Hello, une ancienne employée de Biocoop ici, je me permets de répondre à vos affirmatives / questions.


1) "Entendons nous bien : le bio c'est un marché ( et donc un moyen de se faire de l'argent) ".

Oui, le bio est un marché, comme à peu près tout en fait. La question étant de savoir quel marché on préfère favoriser pour le bien commun. Et ce choix peut être fait à un niveau personnel et/ou politique.


2) "Selon un doc de la Coordination Rural : 1500 tonnes de sulfate de cuivre en 2016, drôlement balèze les "fabricants de purin de prêle et d'ortie ".
Puis : "Le sulfate de cuivre est un pesticide vendu comme  bio-compatible, qu'il soit utilisé dans l'agriculture conventionnelle ou bio n'est pas important en soi."

Soit. Dans ce cas n'utilisez pas ce nombre pour définir la terrrrible puissance des lobbys bio, puisqu'il est très probable que la majeure partie du sulfate de cuivre vendu soit en fait à destination de producteurs conventionnels.


3) "Le seul [problème] vous êtes sur ?  le spinosad ne pose aucun probleme ? même question pour l'utilisation du  pyrèthre : sans danger ?".
"Pensez à éloigner les animaux et les enfants quand vous utilisez le phosphate ferrique, je vous laisse déterminer si les autres produits présentent des risques".

Vous semblez accuser l'ensemble de la filière bio d'utiliser ces produits, comme s'il n'y avait qu'une seule manière de pratiquer le bio. Pourtant il existe de nombreuses appellations complémentaires : Nature & Progrès, Demeter, Bio Coherence sont les plus connues.

Il est vrai que si vous allez acheter votre bio à Carrefour, il est peu probable que vous ayez déjà croisé leurs logos. Les grands distributeurs, chez qui le bio constitue une part de marché de plus en plus importante, créent leurs propres gammes de produits, dont ils contrôlent totalement la production. Les produits bio issus de ces gammes respectent donc une logique industrielle : ils satisfont le strict minimum du cahier des charges bio, la chaine de production est gérée de bout en bout par l'entreprise de distribution, l'agriculteur devient un simple exécutant qui ne fixe pas ses prix et qui ne gère pas sa production comme il l'entend.
Cette logique industrielle décourage complètement l'innovation et l'expérimentation chez les agriculteurs, et elle est la première à dépendre de l'utilisation massive de pesticides pour assurer sa stabilité et ses prix bas.

En revanche les Biocoop - que vous aimez citer, se positionnent en tant que revendeurs, ils s'adaptent à leurs producteurs et peuvent négocier leurs tarifs, mais n'ont en aucun cas la main-mise sur l'activité de ces derniers. C'est la raison pour laquelle vous y trouverez des aliments produits de diverses manières, avec ou sans les pesticides que vous citiez ci-dessus. Voici leur cahier des charges si ca vous intéresse.

Donc si vous vouliez taper sur un distributeur bio en pointant du doigt son gros chiffre d'affaire et en criant sur tous les toits qu'il utilise des pesticides comme tout le monde, je crois que vous vous êtes trompé de cheval.


4) "Privilégier le local : dans quelle proportion ? mystère mais il y a de grande chance que le bio local ne couvre pas les besoins. Biocoop vend des bananes et des ananas, ce n'est pas très écolo mais c'est du bio"

La part de produits "locaux" dans un Biocoop varie grandement selon les magasins (chaque patron.ne ayant sa propre politique). Certains Biocoop y sont très attentifs et ne proposent que des produits locaux dans leurs rayons fruits & légumes. D'autres veulent beaucoup (trop) de choix et se tournent vers la centrale d'achat de Biocoop. D'autres enfin sont juste mal positionnés et galèrent à être approvisionnés localement (en Île-de-France par exemple).
Les produits transformés doivent répondre à un double critère pour avoir l'étiquetage "local" : ils doivent être produits et transformés localement. Donc ils sont plutôt rares, et ils ne pourraient pas couvrir les besoins à eux seuls.
Selon les magasins, ce sont entre 50% et 85% des produits qui sont achetés auprès de la centrale d'achat Biocoop, le reste étant acheté en direct auprès des producteurs (locaux ou non).


5) "En conversion kesako ? c'est du pas encore bio, mais parce que demain il sera on le vend sans attendre"


"En conversion" signifie qu'un agriculteur conventionnel fait évoluer ses méthodes de production vers le bio. Comme le processus est lourd financièrement (même subventionné), l'agriculteur est souvent obligé d'augmenter ses prix lors de la période de transition, sans pour autant avoir de label bio. Il se retrouve donc dans une situation bâtarde et assez compliquée, de nombreux agriculteurs conventionnels ont peur de sauter le pas à cause de ça.
Donc Biocoop vend les produits de ces agriculteurs pour permettre à ces derniers de se trouver des clients, et obtient au passage des partenariats avec eux.

merci et bravo pour la précision et la qualité de votre post.


cela fait plaisir .

Merci pour votre réponse, beaucoup plus complète et détaillée que la mienne. Puisque vous êtes une ancienne de la maison, pouvez-vous m'expliquer pourquoi "mon" Biocoop vend des pâtes à tarte à l'huile de palme. 


Et me dire si je dois systématiquement vérifier les étiquettes de tous les produits composés au lieu de faire (bêtement) confiance.

 Bonjour Shamyase ( si vous êtes la même personne que sur la Confrérie des Traducteurs je double mon bonjour)


je passe votre 1 pour l'instant


2) Dans ce cas n'utilisez pas ce nombre pour définir la terrrrible puissance des lobbys bio, puisqu'il est très probable que la majeure partie du sulfate de cuivre vendu soit en fait à destination de producteurs conventionnels. 


encore une fois, peut importe de savoir qui et dans quelle proportion utilise le sulfate de cuivre, le fait qu'il soit bio compatible signifie que certains agriculteurs bio ont la possibilité d'en utiliser

Il est étonnant que le lobby bio si prompt à demander l'interdiction d'un pesticide parce que cancérogène probable laisse utiliser le cuivre ( toxique et à permanence élevés) dans sa filière.

Ce qui amène une autre question : pourquoi  les grosses boites du chimique sont qualifiées de marchand de mort  quand elle vendent du glyphosate mais pas quand elles commercialisent du sulfate de cuivre ?


3) Vous semblez accuser l'ensemble de la filière bio d'utiliser ces produits, comme s'il n'y avait qu'une seule manière de pratiquer le bio. Pourtant il existe de nombreuses appellations complémentaires : Nature & Progrès, Demeter, Bio Coherence sont les plus connues


Vous voyez pas le problème ? du bio, du bio plus bio, du bio un peu moins bio, du bio plus bio que le bio etc; Au final, vous payez plus cher un produit dont la qualité varie selon l'appellation


Certification AB

- l'aliment est composé d'au moins 95 % d'ingrédients issus d'un mode de production biologique 

- absence d'OGM ( avec une tolérance de 0.9%)

- certification sous le contrôle d'un organisme agréé par les pouvoirs publics 

- respect de la réglementation en vigueur en France


"Il est vrai que si vous allez acheter votre bio à Carrefour [...] jusqu’à

[...]je crois que vous vous êtes trompé de cheval "

  

Toutes les centrales d'achats négocient-durement- leurs prix avec les agriculteurs, Biocoop n’échappent pas à la règle 


4 et 5 )La part de produits "locaux" dans un Biocoop varie grandement [...]Selon les magasins, ce sont entre 50% et 85% des produits qui sont achetés auprès de la centrale d'achat Biocoop "

"En conversion" signifie  [...]partenariats avec eux "



Je ne dis pas autre chose, vous de manière plus détaillé, 



Mais ça reste de la comm et c'est Biocoop qui en donne la preuve 




Santé ! À l'occasion de la #SPAP 2019, les magasins Biocoop vous proposent un jus de pommes sans pesticides 🌱 Dont les bénéfices soutiendront les actions menées en faveur des alternatives aux #pesticides chimiques de synthèse @genefutures  


   @dgccrf : jus de pomme sans pesticides ?



      Biocoop@            En réponse à @juliennorth @genefutures @dgccrf

                Bonjour, le jus de pomme militant est garanti sans pesticides chimiques de synthèse.


rq :       Biocoop commercialisa pendant qq années de l'huile de palme bio               






retour à votre 1                              

      " Oui, le bio est un marché, comme à peu près tout en fait La question étant de savoir quel marché on préfère favoriser pour le bien commun "


L'industrie agro-alimentaire bio se soucie autant du bien commun que l'industrie alimentaire non bio.

Au jour d’aujourd’hui, excepté sur les petites surfaces, il est quasi impossible de se passer de pesticides, c'est là qu'est l'entourloupe du lobby bio faire croire que le bio serait forcement moins dommageable pour les personnes et l'environement.


je vous redonne le lien LISTE DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES AUTORISÉS EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE SUR CULTURES MARAÎCHÈRES ET FRAISE 


"Le  Délai  de  Rentrée désigne  la  durée  pendant  laquelle  il  est  interdit  aux  personnes  de pénétrer sur ou dans les lieux (champs, locaux fermés tels que serres) où a été appliqué un produit phytosanitaire en pulvérisation ou en poudrage sur une végétation en place. Il  vise  à préserver  la  santé  des  travailleurs  et  des  personnes ayant  accès  aux  zones traitées. "



  

   

  le bio c'est pas forcement écolo


    

  




Le bio c'est pas forcement écolo

certes, mais l'agriculture intensive ne l'est jamais.


"Le bio c'est pas forcement écolo

certes, mais l'agriculture intensive ne l'est jamais"


l’agriculture ne se résume pas à intensive vs bio

l’agriculture ne se résume pas à intensive vs bio

Et pourtant, quand vous traversez la France vous ne voyez quasiment que des espaces agricoles dédiés à l'agriculture intensive., et vous, à longueur de post, vous tapez sur les dérives et arnaques du bio, pointez les défauts du bio qui est une alaternative à une situation désastreuse que vous épargnez de vos critiques. 

Fallait bien que ça arrive : si vous critiquez le bio c'est que vous êtes forcement pour l'agriculture intensive, bien la peine d'avoir écrit "l’agriculture ne se résume pas à intensive vs bio "


"Et pourtant, quand vous traversez la France vous ne voyez quasiment que des espaces agricoles dédiés à l'agriculture intensive"

C'est le cas  si vous traversez la France uniquement en TGV,  par les autoroutes ou les routes nationales.  


"à longueur de post, vous tapez sur les dérives et arnaques du bio "

Appelé également  Totem d'Immunité Koh-Lanta 


le"bio qui est une alternative à une situation désastreuse "

Soyez précis de quelle situation parlez vous ?


quand bien même toute l'agriculture serait bio (dans  sa définition d’aujourd’hui  ) la "situation" serait tout aussi désastreuse  en raison de la démographie





Si vous décriviez ce qui vous semble être une agriculture de qualité, je comprendrais mieux votre critique du bio.

Pour l'instant je vous vois réduire le concept du bio a ces dérives.



« L'agriculture biologique est un système de production qui maintient la santé des sols, des écosystèmes et des personnes. Elle s'appuie sur des processus écologiques, sur la biodiversité et sur des cycles adaptés aux conditions locales, plutôt que sur l'utilisation d'intrants ayant des effets néfastes. L'agriculture biologique allie la tradition, l'innovation et la science au bénéfice de l'environnement commun [...] »

International Federation of Organic Agriculture Movements7

« La production biologique est un système global de gestion agricole et de production alimentaire qui allie les meilleures pratiques environnementales, un haut degré de biodiversité, la préservation des ressources naturelles, l'application de normes élevées en matière de bien-être animal et une méthode de production respectant la préférence de certains consommateurs à l’égard des produits obtenus grâce à des substances et des procédés naturels. »

— Règlement (CE) no 834/2007 du Conseil de l'Union européenne8


Quel méthode qui ne rentre pas dans ces définition prônez vous?


"Il est étonnant que le lobby bio si prompt à demander l'interdiction d'un pesticide parce que cancérogène probable laisse utiliser le cuivre ( toxique et à permanence élevés) dans sa filière."


Je crois que vous êtes mal informé: c'est de l'intérieur des partisans du bio que des remarques et réserves commencent à émerger concernant le sulfate de cuivre. Pas (encore?) contre son utilisation, mais contre son utilisation intensive, compte tenu de sa rémanence dans les sols. 


Ce qui est d'ailleurs logique, je vois mal les distributeurs de poison tous azimuts attaquer le sulfate de cuivre dont ils ont le plus grand besoin et tirent le plus grand profit. 


Je ne suis qu'une petite jardinière, mais je n'utilise les produits "bio" qu'en cas de nécessité absolue et de façon parcimonieuse, et beaucoup de paysans bio  font de même.

Pauvre bio obligés à l'insu de leur plein gré d'utiliser un poison qu'ils ont quand même pris le temps de certifier bio. Si poison interdisons le tout de suite ( au moins dans le bio )


"Je ne suis qu'une petite jardinière, mais je n'utilise les produits "bio" qu'en cas de nécessité absolue et de façon parcimonieuse, et beaucoup de paysans bio  font de même.  "

Petite jardinière vous n’êtes pas agricultrice, de votre cas particulier ne tirez pas une généralité

"en conversion kesako ? c'est du pas encore bio, mais parce que demain il sera on le vend sans attendre"


Ignorance de votre part: quand on se convertit en bio, on applique tout de suite le cahier des charges, contrôles compris. Mais on ne peut pas encore se prévaloir de l'étiquette, parce qu'on considère que les produits précédemment utilisés ont une rémanence forte. Il y a donc un délai à respecter pour remplacer le "en conversion" par "bio". 


Les gens qui achètent ces produits soit connaissent ces distinctions, soit peuvent se les faire expliquer. Noter que pour le producteur, cette période charnière est un manque à gagner important, qui peut dissuader les conversions de ceux qui sont trop justes en trésorerie.


où comment en 10 lignes confirmer ce que j'ai écrit en deux,mais  ici il n'est pas question des producteurs mais de Biocoop


"Mais on ne peut pas encore se prévaloir de l'étiquette, parce qu'on considère que les produits précédemment utilisés ont une rémanence forte. "


euh....


Bonjour,

Les effets néfastes du sulfate de cuivre sont connus depuis assez longtemps, , c'est utilisé comme fongicide simple, CuSO4 étant très soluble dans l'eau, le problème c'est qu'il se retrouve très vite dans le sol.   Les ions cuivres sont essentiels au métabolisme, mais l'excès de cuivre peut entrainer des maladies.

Les acétates de cuivre et les oxydes de cuivre sont toxiques , c'est pour ça qu'il faut éviter de cuisiner quotidiennement des produits acides dans des casseroles en cuivre.

Le sulfate de cuivre n'est que toléré en agriculture "bio", certains cahiers des charges l'interdisent. Mais comparer ce composé avec des pesticides tels les chlordécone, atrazine, néonicotinoïdes,  glyphosate et autres n'a aucun sens, ces derniers ont une durée de rémanence qui se comptent en années voire décennies pour certains.

Parmi les désherbants chimiques capables de brûler toute végétation en quelques jours, il y avait le chlorate de soude. Même ça est assez inoffensif après quelques semaines, c'est tellement réactif que ça se dégrade hyper rapidement, et après plusieurs semaines les plantes adventices repoussent. Par contre ingéré lors de la manipulation ou l'épandage, c'est très dangereux.

Merci de votre mise au point. C'est important de faire la part des choses sur des infos fiables, sans se laisser contaminer par son désir que le bio soit tout beau ou tout laid.

bonjour Bistouille


"Mais comparer ce composé ( le sulfate de cuivre )  avec des pesticides[...] qui ont une durée de rémanence qui se comptent en années voire décennies pour certains"

c'est vous qui comparer, j’indique juste que le bio utilise aussi des pesticides,  que ceux ci posent aussi des problèmes et que l'argument  c'est "naturel" ne veut pas dire sans danger.


Peut on se passer du cuivre en agriculture biologique

En Europe, l’application quasi-ininterrompue de bouillie bordelaise pour lutter contre le mildiou a ainsi très fortement accru les teneurs en cuivre des sols viticoles , jusqu’à des valeurs pouvant atteindre 200 , voire 500 mg/kg. 


tirer de la conclusion :

Les opportunités et les freins au développement des méthodes et systèmes alternatifs à l’utilisation du cuivre en AB sont identiques à ceux relatifs aux alternatives aux pesticides de synthèse dans les autres formes d’agriculture .






Oui, je suis bien d'accord sur la faiblesse de l'argument "produit naturel".  

Privilégier une substance et banaliser son emploi car elle est produite "naturellement" n'a strictement aucun sens. La toxine botulique est extrêmement naturelle, mais c'est pas trop conseillé dans l'alimentation.

Remarquons que c'est un argument aussi fallacieux que son opposé: la mutation profonde du monde agricole dans les décennies suivant les années 50 (mécanisation, recours massifs aux intrants de synthèse, élevages industriels...)  était synonyme de progrès et de méthode scientifique.  Mes parents étaient moqués car il m'envoyaient encore chercher le lait à la ferme, plutôt qu'en pack au supermarché, les légumes en conserves étaient considérés comme de meilleure qualité que ceux du dernier maraîcher du village.

Dire désormais que "c'est bien car naturel" c'est donc aussi peu valable que  "c'est bien car synthétique" des années antérieures.


Dans le rapport INRA dont vous donnez le lien ci-dessus, il y a d'autres éléments fort intéressants parfois assez "amusants" voire loufoques (ou déprimants) qui sont décrits (dans la partie "croyances" :-) ), comme les "protéïdies" (en gros , de la musique qui est censée agir au niveau de la production de "défenses immunitaires" des plantes).

J'ai aimé aussi le point sur les molécules "potentiellement intéressantes" mais non-étudiée car non-brevetables.


Un des soucis du "Bio"  c'est que c'est un truc fourre-tout qui n'est en fait pas incompatible avec production industrielle intensive et destructrice. Si on produisait de l'huile de palme estampillée "Bio", il y a fort à parier que la planète n'y gagnerait rien.

On trouve donc derrière cette appellation ou ce qu'on y associe, des gens extrêmement vertueux et compétents (dont d'anciens chercheurs et ingés de l'INRA), des amateurs bienveillants, des illuminés limite sectaires, des opportunistes qui ont flairé un marché juteux (cf la dernière controverse sur l'autorisation des serres chauffées en agriculture estampillée "Bio"), et enfin, des agriculteurs de bonne foi, qui tentent de sortir du modèle actuel ne leur permettant plus de vivre!


Revenons au sulfate de cuivre, un truc au passage: c'est aussi utilisé assez "massivement" en élevage, dans les pédiluves pour soigner les pieds des bêtes, puis mélangé aux lisiers et épandus dans les champs...

Donc les états grand producteurs bovins/porcins interdisant le cuivre en agriculture biologique et/ou conventionnelle l'autorisent pour l'élevage. Malin!


Cependant, il est vrai qu'avec 6Kg de cuivre/an/ha pour la production d'abricots, les voleurs de métaux vont bientôt aller chercher de la terre dans les vergers :-(


"Si on produisait de l'huile de palme estampillée "Bio", il y a fort à parier que la planète n'y gagnerait rien."


Hélas, on produit bel et bien de l'huile de palme estampillée "bio". Conseil à tous ceux qui, comme moi, veulent acheter bio sans se laisser tromper par du bio de pacotille: continuez (ou recommencez) à lire attentivement les étiquettes, même en "bio". Et informez vous de toutes les dérives, elles sont nombreuses et vont le devenir plus encore maintenant que le bio est devenu rentable.

Excellent résumé, bravo !

Euh......2 minutes ! 

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