33
Commentaires

Bio et cancer : la grande confusion des titres de presse

Relayant une étude sur les liens entre alimentation bio et réduction des risques de cancer, de nombreux médias ont semé la confusion. Au point que la co-autrice de cette étude s'est dit "outrée" par le traitement médiatique.

Commentaires préférés des abonnés

Très bon article : merci !

Titre. Le bio permet la survie de l'humanité


Une étude du prestigieux Institut de santé Grolandais, dont le président vient de nous quitter, apporte une preuve irréfutable sur les bienfaits de la nutrition bio. L'étude a été menée sur l'ensemble de la(...)

Les pesticides et l'agriculture industrielle sont responsables de l'effondrement de la biodiversité ...

Lees perturbateur endoctrinien modifient les gènes, ...

L'agriculture industrielle participe pour une bonne part au réchauffement climatique et aux (...)

Derniers commentaires

franchement et mm si tout est vrai combien de cancer declaré en plus ...6 pour 1000 , on est loin tres loin de l'hecatombe. PAr contre la Dipakine elle a fait une hecatombe , 30 000 cas asuré d'autisme a cause de ce medicament, proces tenu deja, mais Sanofi va pas payer... , et ou sont les vegan, les anti vaccins, les vegetariens, les bobos, la ..il ne reste que les mamans de ces enfants,  Ruffin et la FI qui se battent pour obtenir reparation. L'art des bobos blanc, se battre pour l'industrie agro alimentaire en cryant n'importe quoi, la science ca se lit. Ces journaleux  valident les conneries americaine, comme y'a plus de "vitamine dans les fruits, faut pas manger gras, mais sucré et avec complement alimentaire, enlevons les proteines animale, et mangeons des cereales"," ho merde ca fait gonfler les cereales", "ho vite enlevons le gluten (ca fait une nouvelle gamme de produits)".  Tout ce qu'ils avalent ..heureuement ils se fatiguent guerre physiquement. 

En l'occurrence ci-après, "occurrence" prend deux "r" : "En l'occurence, le journaliste se montre donc plus affirmatif ". N'y a-t-il pas de correcteur d'orthographe chez  @si  :-)   ?

Si j'ai bien compris, une étude montrant qu'une fraction de la population mangeant plutôt "bio" ou du moins sainement, vraisemblablement moins exposée aux travaux pénibles,  susceptible d'avoir en tout point une meilleure hygiène de vie, aurait significativement moins de chance de développer un cancer.

Je suis prêt à parier ma prime annuelle que les mêmes auraient aussi moins de diabète, de cholestérol, et de maladies cardio-vasculaires :-)


Les journalistes ne sont pas souvent des scientifiques et... les scientifiques ne sont pas souvent des journalistes. L'auteure se dit outrée par "le traitement médiatique" (on se demande un peu ce que c'est que ça mais bon, admettons que ça existe). Elle est bien gentille mais peut-être un peu hypocrite. Qu'espérait-elle ? Le silence total sur son étude ? Ce serait étonnant de discrétion. Une reprise intégrale de son article dans un quotidien ? Peu réaliste. J'y suis, elle aurait préféré un papier titré : "d'après des chercheuses manger bio ou pas a peut-être un rapport avec le risque de cancer mais peut-être pas, faut voir". Sûr que le lecteur allait plonger là-dedans avec délectation.

Les pesticides et l'agriculture industrielle sont responsables de l'effondrement de la biodiversité ...

Lees perturbateur endoctrinien modifient les gènes, ...

L'agriculture industrielle participe pour une bonne part au réchauffement climatique et aux problèmes d'eau, ...


Finalement, tout cela on s'en moque, ce qui compte c'est de savoir si notre probabilité d'avoir le cancer est plus ou moins grande ! Et si finalement le round up n'était pas cancérigène, on pourrait continuer à détruire la biodiversité ?

Titre. Le bio permet la survie de l'humanité


Une étude du prestigieux Institut de santé Grolandais, dont le président vient de nous quitter, apporte une preuve irréfutable sur les bienfaits de la nutrition bio. L'étude a été menée sur l'ensemble de la population. Un élément préalable est à connaître : la loi interdit toute commercialisation de nourriture non bio. En ce qui concerne l'étude, l'ensemble de la population a été divisée en deux groupes. Le premier groupe ne mangeait que bio. Le deuxième groupe ne mangeait rien. Les résultats ont été très concluants : le premier groupe se porte bien. Le second, moins bien, il est mort. Simon


Belle illustration du caractère trop souvent réducteurs des titres de presse. 

Reste que l'usage du bio expose moins que le non  bio aux pesticides,  et que les effets délétères de ces derniers sur la santé humaine (notamment...) ne sont plus à démontrer; hormis pour ceux, naturellement, qui sont au coeur de ce business...   

grand classique de mal traitement journalistique d'une étude scientifique, on déforme jusqu'au mensonge ("le vin réduit le risque de cancer", "le chocolat rend plus intelligent"). Pleins de croyances naissent de ces articles de presse putassier ("y parait que... , oui je l'ai lu"). L'étude en question semble relativement sérieuse, mais il y a justement tellement d'autres facteurs qui rentrent en compte qu'il est difficile d'en tirer la moindre conclusion pertinente, comment ils peuvent évaluer avec justesse leurs facteurs de pondérations pour des situations tellement différentes?

La seule chose qu'on peut dire avec certitude c'est que les gens qui font attention à ce qu'ils mangent, qui ont le temps et le capital culturel pour s'informer sur ce qu'ils mangent (et cuisiner), et les ressources pour pour acheter des produits de qualité supérieure (parmi lesquels on retrouve typiquement les consomatteurs de bio) ont moins de risques de cancer.  c'est bien maigre comme certitude.

Il est très dommage en tout cas que tant de gens reprennent ça sur le ton du "bien sur c'est une évidence" parce que ça valide leur système de croyances.

Merci pour l'article. 

Ça semble montrer que le journaliste du monde fait dire une chose absente de l'expérience d'origine afin de promouvoir ses préjugés. On ne  serait pas à la limite de la fake news ?

Le monde aurait changé le titre de l'article qui était au départ encore plus catégorique. Je ne retrouve plus la source de mon affirmation..

"De nombreux lecteurs se contentent de limiter leur lecture au titre et à l'introduction d'un article."


Je dirais même plus: même les lecteurs les plus assidus ne peuvent pas tout lire, et donc les titres et le chapeau ont une très grande importance. Et peuvent, mal choisis, induire en erreur.

Très bon article : merci !

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.