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Biberons et tétines toxiques : histoire d'une médiatisation à étapes

Une ancienne membre de jury d’une émission de M6 et un spécialiste des gaz de schiste, c’est le curieux attelage à l’origine du nouveau scandale sanitaire : les tétines empoisonnées. Le sujet a fait l'objet de deux reportages aux 20 heures de TF1 et France 2 cette semaine. Dans un communiqué, le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a annoncé jeudi 17 novembre "l'ouverture d'une enquête" après avoir été alerté que des tétines et des biberons utilisés dans des maternités seraient stérilisés avec un gaz toxique, considéré comme cancérogène depuis 1994 : l'oxyde d'éthylène.

Derniers commentaires

ASI a longtemps insisté sur l'importance de la présentation des personnes. Aujourd'hui elle a le même défaut : Nicolino se retrouve présenté comme un spécialiste des gaz de schiste. Cela me surprend car il devrait alors aussi être présenté comme un spécialiste des produits phytosanitaires, de la viande, du nucléaire, des biocarburants etc.
Nicolino doit donc être présenté plutôt comme un écologiste polémiste et non comme un spécialiste. Ensuite qu'il donne l'impression d'avoir bien travaillé ses sujets, soit. Mais en faire un spécialiste alors qu'il aborde tous les sujets avec la même orientation, c'est un peu gros.
"Xavier BERTRAND veut également aller au bout de l’enquête et en tirer toutes les conséquences en termes de responsabilités.
Il faut noter que, face à des produits cancérogènes, la dangerosité dépend généralement de la durée et la fréquence d’exposition". Voici ce qu'on peut lire sur le site du ministre de " la santé" (?)
Fabrice Nicolino, invité de l'émission "la tête au carré", sur France Inter, de ce vendredi (18/11), a insisté sur le fait que "la première molécule est cancérigène"...
je suis toujours très curieux des raisons qui poussent les industriels a conserver un produit à risque (et on le voit même à risque pour leur propres affaires, une fois blédina bien marqué par l'image d'empoisonneur de bébé, ça va pas les servir).

Mon hypothèse: personne veut prendre la responsabilité. Celui qui touche le baton merdeux devient le responsable, et personne ne veut se sacrifier. et tout le monde dira, si toi tu sais que c'est mal, pourquoi t'as rien fait avant ? salaud.

Du coup plus le problème est grave, plus la résistance à le corriger est grande. Ca serait un suicide professionnel. Il faut attendre que ça sorte, et qu'on puisse dire que c'est la faute à pas de chance.

vous en pensez quoi ?
Est-ce qu'il y en a qui doutent encore sincèrement du niveau de folie absolu atteint par nos sociétés et leur système ?
Heureusement que nous avons à la tête de l'Etat un spécialiste de l'allaitement...
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