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BFM a-t-elle mis en danger la vie des otages de l'Hyper cacher ?

BFM TV a-t-elle mis en danger la vie des otages du magasin casher de la Porte de Vincennes ? C'est l'accusation portée par la femme d'un des otages, interrogée en direct sur la chaîne d'information samedi 10 janvier. Deux heures avant l'assaut, l'un des journalistes de la chaîne d'info continue, Dominique Rizet, avait évoqué la présence d'une otage, cachée dans la chambre froide. Une information qui aurait pu faire courir un grave risque aux personnes effectivement cachées si le preneur d'otages, Amedy Coulibaly, avait regardé la télévision à ce moment-là ? Hervé Béroud, directeur de l'information de BFM TV, s'en est défendu à plusieurs reprises. Retour sur la chronologie.

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D’autres nouvelles de BFMTV et Rizet :

En Haute-Savoie, BFMTV et Le Parisien devant la justice pour la diffusion de photos de la tuerie de Chevaline.

«Les directeurs de publication de BFMTV et du Parisien, ainsi que le journaliste Dominique Rizet seront jugés en correctionnelle à Annecy pour la diffusion
de photos de la scène de crime de la tuerie de Chevaline, a indiqué vendredi le parquet à l’AFP.

Les deux organes de presse et le journaliste sont cités à comparaître le vendredi 27 février 2015 à 14h devant le tribunal correctionnel d’Annecy
pour recel de violation du secret de l'instruction, atteinte à l'intégrité d'un cadavre et reproduction des circonstances d'un crime
Mal placé
Je continue mes petits commentaires ici.

Un rédacteur en chef de France 3, Régis Poullain, sera amené à occuper d’autres fonctions pour avoir «manqué de réactivité le 7 janvier dernier, jour de l’attentat contre Charlie Hebdo».

Ma question à 100 euros est :
faut-il vraiment modifier les programmes quand un attentat se déroule ?
A-t-on besoin de montrer le vif au moment où il se passe ?

Pour l’anecdote, le jour de l’attentat contre Charlie Hebdo, j’ai annoncé à mon collègue de travail de juste à côté :

«- Charlie Hebdo vient de subir une attaque terroriste (je venais de l’apprendre de l’autre côté du couloir).
Lui : - je ne regarderai pas les infos, ils ne sauront rien.»

Ça m’a ASItée tout net.
J'ai aussi entendu a la radio vers midi lors de la prise d'otage de l'imprimerie qu'un autre otage était caché... pas mal quand meme... il a eu de la chance de s' en sortir !!!
J'espère que les ministres et députés, manifestement très motivés pour repenser la sécurité, ne négligeront pas la réflexion sur le rôle des médias dans ce genre de situation.
Le droit d'informer n'aurait-il pas, lui aussi, des limites ?
Je n’ai pas le temps d’écrire un long message, mais n’est-ce pas nouveau, cette manière de suivre l’actualité en temps réel, comme si nous y étions ?
Aussi loin que je me souvienne, ça a débuté avec les courses-poursuites de la police américaine qui choquaient notre vieux continent.
Il y avait des chaines spécialisées dans ces «spectacles» en temps réel, non ?

Au moment de tous ces événements terroristes, beaucoup de mes collègues étaient branchés sur les sites d’info en continu.
Moi, je ne voulais pas être distraite en travaillant.

Pendant l’heure de pause, j’ai vu sur un site une photo d’un individu lambada :
il avait pris sa photo de l’intérieur d’un café à proximité de l’Hyper Cacher, juste derrière des policiers qui étaient dehors, cachés.
Je me suis dit : «ça va pas bien, la tête, de faire cette photo et de la diffuser ?».
On se croyait dans la série Black Mirror.

Pour dire vrai, je me demande si la très forte adhésion à un message tel que «je suis Charlie» ne provient pas en grande partie de cette nouveauté.
Nous vivons les choses comme si nous y étions, c’est du présentiel à haute dose.
Donc, de l’émotion à autre dose. De l’adhésion à haute dose.

Et qu’en est-il, pour ceux qui s’identifieraient aux terroristes ?
S’tait casher dans la chambre froide ?

(pardon… je ne le referai plus)
et si c etait la police qui avait demandé qu on diffuse cette info pour tendre une embuscade au preneur d otages?
"Surtout : la thèse selon laquelle les otages de la chambre froide "n'étaient plus en danger" car Coulibaly allait forcément passer devant les policiers du Raid pour s'y rendre, ne tient pas. Et pour cause : le preneur d'otages ne s'est jamais déplacé lui-même dans les chambres froides. Il a toujours envoyé un des otages pour aller vérifier si ces chambres froides étaient vides."

Il me semble au contraire que la thèse tient parfaitement, bien qu'elle ne soit pas confirmée avec certitude.

1/ Personne ne semble se demander pourquoi "une employée du magasin est descendue" et a prévenu les otages que s'ils ne montaient pas, "le terroriste allait tuer tous les gens qui restaient là-haut", et surtout comment elle aurait pu descendre à l'insu du terroriste.

Selon BFM citant Lassana Bathily - l'employé du magasin qui a protégé les otages dans la chambre froide, c'est en réalisant que des clients étaient cachés, que le preneur d'otages a envoyé la collègue de Lassana Bathily les chercher en menaçant de faire davantage de morts. Encore une fois cette information n'est pas confirmée mais elle devrait constituer la principale ligne de défense de BFM : le preneur d'otage n'aurait pas eu besoin de la chaîne pour connaitre l'existence des otages "cachés".

2/ Selon RFI, citant toujours Lassana Bathily, ce dernier, d'abord présent dans la chambre froide, s'est ensuite échappé par la sortie de secours, a rejoint les policiers, leur a remis les clés du store du magasin et founi "des renseignements précieux en vue de l'assaut". D'après BFM, cette sortie de secours était accessible par un monte-charge.

Cette sortie de secours est-elle présente sur le schéma du Parisien ? Pourquoi celui-ci serait-il complet ? En tout état de cause, il est donc possible que les forces de l'ordre aient pu rejoindre la chambre froide en empreintant de chemin inverse de celui parcouru par Lassana Bathily, sans être remarquées par le terroriste. Dans ce cas, peu importe qu'il soit desendu lui-même ou ait envoyé une autre personne dans la chambre froide : les forces de l'ordre pouvaient s'y trouver.

Quoi qu'il en soit, si l'on en croit BFM, Amedy Coulibaly aurait été conscient de la présence des otages dans la chambre froide avant même la sortie de Lassana Bathily, puisqu'il aurait envoyé l'employée les chercher avant. Dans ce cas il n'aurait pas eu besoin des informations de Dominique Rizet pour le savoir.

3/ Les déclarations de l'otage cité par Libération me semblent aller dans ce sens. Celui-ci a manifestement rejoint, avec sa compagne, le terroriste et les autres otages juste après la visite de l'employée, au moment où Lassana Bathily décidait, lui, de sortir par le monte charge. Comment imaginer que le preneur d'otages ne se soit pas étonné de voir apparaitre subitement de nouveaux otages s'il ignorait leur existence ?
Les infos à la télé: des gens riches, qui paient des gens riches pour dire au classes moyennes de blâmer les pauvres...

(edit: source inconnue)

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Tu parles, ils ont fait leur travail ? BFM TV en tête mais tous les médias n'ont pas arrêté de divulguer des infos qui normalement relevaient du secret de l'instruction et ont donc totalement contribué à rendre l'issue fatale, en plus de mettre en danger la vie des policiers et des otages.
Puisqu’on en est à parlé de BFM et de leur impératif d’audimat avant tout autre valeur y compris professionnelle, je suis surpris que personne n’ai fait état des mêmes débordements de la part d’RMC. Par franchissement de ligne identique je fais références aux auditeurs qui postés à proximité des lieux d’intervention des forces de police communique en directe live des éléments tout aussi scandaleux.
• Nombre de policiers en place et positionnement très précis (toit , bâtiment adjacent…)
• Description des équipements (type d’armes / protection / moyens de communication…)
• Mouvement précis des forces d’intervention en directe
• Description des moyens matériels en place
Et le bon père BOURDIN par soucis de proximité avec son brave peuple qui donne la parole à celui-ci sans aucun contrôle, puisque la vérité est là.
Aucun recadrage de l’état encore moins des confrères journalistes, qui ne voudraient pas se fermer d’éventuelles opportunités de carrière. Il faudra surement attendre un drame pour que cette mise en danger d’autrui soit requalifiée par une loi supplémentaire.
Pour se convaincre du dérapage les gens de BFMTV devraient regarder BFMTV.
Il ne devait pas être très fut-fut ce Coulibaly.

A sa place,en entendant les info de BFMTV, je me serais dit que quelqu'un dans le supermarché renseignait les flics et j'aurai buté tout le monde.

Mais, bon, je suis sans doute vintage et peut-être devrais-je accrocher un badge au revers de mon veston :

Je suis « hard news ».
Le journaliste est droit dans ses bottes. La preuve, il menace dans sa réponse mentionnée par @si^^
"je fais une liste..." de cerveaux malades?
Les seuls non mis en cause ici et partout , c'est la DASS, c'est l'éducation de ses fous , s'ils avaient été élevé par leur parents, on aurait eu droit à toute la panoplie des accusations habituelles.
Schneiderman ne fait que parler des journalistes courageux ... Les héros ... On arrête là , les journalistes sont pour la plupart des jeteur d'huile sur le feux, qu'ils allument eux même , ils remercient le FN de les aider a faire le buzz . Aucun courage quand on laisse Zeimmour , Finkerlkraut , Sarko, Guéant et autre tête de gondole du racisme s'exprimer sans contradiction.
La liberté d'expression c'est pas de valoriser les journalistes , de sanctuariser leur travail, c'est d'exprimer ce qui cloche sans faire de différence . A quand un dessin à la charlie sur le foyer où ses mafieu ont été élevé . Quand ? Jamais parceque là c'est de nous dont il s'agit, de notre manière de traiter les enfants faibles parceque sans parents ... Se moquer de l'autre est tellement plus jouissif , se victimiser aussi , s'heroiser ca fait trop du bien, mais regarder comment nous laissons nos gosses et ceux des autres sans éducation, sans transmettre la capacité a analyser un discours et a le contrer, ca s'apprend, mais plus en France . On veut des exécutants fini la réflexion , l'école doit fournir des bons travailleurs soumis (au travail le dimanche , comme ca plus de manif) , le problème c'est qu'ils se soumettent à qui ils veulent et pas forcement aux patrons.
Le problème vient du fait que l'info en continue est devenue du simple voyeurisme.
Le principe de l'info en continue ne devrait pas être de diffuser en temps réel des faits divers sans aucun recul et sans aucune vérification.
A la base, l'info en continue est faite pour permettre à l'auditeur ou au téléspectateur d'allumer sa radio ou sa télé à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit en étant sûr d'avoir dans un délai maximum d'une demi-heure les principales infos de la journée.
Même si c'est frustrant pour les "journalistes", la seule information qui aurait du être donnée régulièrement était : "les prises d'otages sont toujours en cours au moment où nous vous parlons".
Puis, dès la fin des prises d'otages, interruption des programmes pour donner l'info.

Mais nous serions alors dans un pays avec des médias intelligants et ce n'est malheureusement pas le cas...
C'est quand même fou cette absence totale de remise en question, que ce soit de la part du directeur ou du journaliste. Même pas un début d'admission d'imprudence, pas de questionnement sur ce qui aurait pu mal tourner, rien... personne ne leur a soumis le témoignage à Libé de l'otage, pour leur demander s'ils pouvaient vraiment être sûr que Coulibaly n'aurait pas descendu l'employée du magasin s'il avait appris qu'il restait quelqu'un en bas?
Quid de l'otage caché dans l'imprimerie révélé apparament par l'interview de sa soeur ??
Si BFMTV avait une éthique, ça se saurait.

(Quand la dame s'est plainte à l'écran, je crois qu'elle a très vite été coupée. ASI peut-il confirmer ?)
Elle n'a pas été coupé mais disons qu'ils ne sont pas revenus dessus et sont passés à autre chose.
Dans "Piège de cristal", film réalisé par John McTiernan, sorti en 1989 (!), un journaliste prêt à tuer père et mère pour un scoop force la porte du domicile de John McClane et donne involontairement aux terroristes preneur d'otage des informations cruciales sur le policier planqué dans la tour.

Mais c'est une œuvre de fiction, qui se termine bien: le terroriste est tué, et le journaliste dument tancé peut encore sévir dans le film suivant.
Toute ressemblance etc, etc...
Pourvu qu'ils soient au moins acculés à la démission...

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