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Bernard Stiegler, voyage éclair d@ns le texte

Pourquoi se le cacher ?

Derniers commentaires

Je n'arrive pas à télécharger l'émission, un probleme sur le serveur ? Par ailleurs excellente émission, à poursuivre !
Bon alors quand allez vous réinviter Brenard Steigler ?
Vous aviez dit que vous le referiez (lui et par exemple Emmanuel Todd et Frederic Lordon devraient être intronisés parains d'@si et devraient être invités, à ce titre, régulièrement, ce serait bien non ?)
Il est d'une suffisance ce type !!!
Bien contente aussi qu'on me rappelle que je suis pas une crétine, au cas où j'aurais des doutes. Et lasse d'entendre ce Mr énumérer ses titres de gloire... Bien le bonsoir ! Catherine
apres cet entretien il ne me reste qu'à creuser excellent !!c'est une nourriture ce type je ne m'en lasserai pas !!
je me suis farci toute l'éùission avec l'attente de ce qu'il dirait de melenchon qui était au programma (suite à tous les politiques qu'ila dézingués c'eût iété intéressant d'avoir son avis sur l'homme politique et surtout sur son action ;
Pour le reste, l'émission était vraiment passionnante même si je n'ai pas tout à fait tout compris;;;

j'aurais bien besooin d'une séance de rattrapage pour que tous les concepts s'inscrustent dans ma tête;
Je n'ai vu l'émission qu'aujourd'hui. Et je n'ai qu'une chose à dire : on réinvite, si toutefois, il veut bien revenir :-)
Excellente émission,mes recherches sont basé sur des constats très proches proches des celle de Stiegler alors que je suis économiste , discipline assez éloignée de la sienne. J'ai trouvé le voyage éclaire passionnant et très synthétique. Finalement les idées phares d'un intellectuel doivent pouvoir se résumer en 55 minute.
J'ai décroché au bout de 5 minutes.

Retour sur la campagne présidentielle de 2007. Stiegler dixit : "Royal et Sarkozy ont été sélectionnés par les médias...l'UMP et le PS ont choisi les candidats choisis par le système médiatique." Nous sommes en télécratie et non en démocratie.

Les formulations stiegeriennes sont grossières.

S'il est évident qu'aucun homme (femme) politique ne peut accéder au statut de candidat à la présidence de la République si les médias (radios-télévision-presse) n'en parlent pas, du tout !!!!! il est tout aussi évident que les médias n'ont pas le pouvoir de transformer n'importe qui en personnage ayant toutes les capacités souhaitées par les citoyens pour tenir le rôle, quelle que soit leur appartenance partisane.

Notre philosophe agite des tigres de papier pour amuser les gogos.
Très révélateur, ce documentaire de Pierre Carles, avec des pointes où Demorand comprend sur le tard qu'il a affaire à une sale gauchiste, tout comme Aphatie. Son délire sur les petits candidats et courants divers, et le numéro qu'il sort face à Arthaud sont sans appel.
TF1 ne devrait pas tarder à tenter de racheter tous les droits.
J'ai décroché au bout de 5 minutes.
.....
Notre philosophe agite des tigres de papier pour amuser les gogos.

au moins avec toi, ça traîne pas, il te suffit de 5 minutes ! A ce niveau là, ce n'est même plus du talent, c'est du génie ! en foot on appelle ça "la vista" je crois !

Citation:J'ai décroché au bout de 5 minutes. ..... Notre philosophe agite des tigres de papier pour amuser les gogos.au moins avec toi, ça traîne pas, il te suffit de 5 minutes ! A ce niveau là, ce n'est même plus du talent, c'est du génie ! en foot on appelle ça "la vista" je crois !


Bon, j'ai repris l'émission jusqu'à la fin du premier quart d'heure.

Et là, pouf, je tombe sur "le capitalisme exploite les pulsions". Ce meussieu ré-invente l'eau chaude. Cela fait au moins 150 ans que l'on sait que le système capitaliste, comme mode de propriété du capital et mode de production et de distribution des biens économiques, fonctionne en vue de faire de l'argent en satisfaisant les besoins-désirs-pulsions des travailleurs-consommateurs.

Et alors ?

Les travailleurs-consommateurs, citoyens, tant par l'action revendicative de la lutte des classes et tant par l'action politique produite par les élections n'ont jamais supprimé ce système ; ils se sont contentés de le corriger en inventant la social-démocratie.

Et pourquoi n'ont-ils pas supprimé ce "capitalisme exploiteur des pulsions", corrigé par le réformisme social-démocrate ?

Et bin parce que, jusqu'à présent, ce système apporte suffisamment de jouissance et de satisfaction à la grande majorité de ceux qui en font partie.
Et bin parce que, jusqu'à présent, ce système apporte suffisamment de jouissance et de satisfaction à la grande majorité de ceux qui en font partie.

et tant pis pour les 7 millions de pauvres en France
et puis tant pis pour les peuples des pays pauvres que nous exploitons afin d'assurer notre jouissance et notre satisfaction

Citation:Et bin parce que, jusqu'à présent, ce système apporte suffisamment de jouissance et de satisfaction à la grande majorité de ceux qui en font partie.et tant pis pour les 7 millions de pauvres en France et puis tant pis pour les peuples des pays pauvres que nous exploitons afin d'assurer notre jouissance et notre satisfaction


En France, il y a (dernieres stats. INSEE 2009) 8,2 millions de pauvres. Pour l'INSEE et Eurostat, est pauvre un individu, ou un ménage dont le revenu mensuel est inférieur à 60% du revenu médian, soit 954 E. en 2009. Cette définition monétaire de la pauvreté est relative et non absolue. Elle ne détermine pas le coût d'un "panier" de biens et services considéré comme étant le minimum dont doit disposer un individu pour vivre décemment. Elle sert essentiellement à décrire l'évolution sur plusieurs années de la répartition des revenus dans la population totale et à donner un ordre de grandeur du volume de la population qui doit être l'objet privilégié des politiques de redistribution.

L'ONU (et la FAO) définisse la pauvreté ainsi :
-extrême pauvreté : revenu inférieur à 37,5$ par mois
-pauvreté : revenu inférieur à 60 $ par mois
Selon ces définitions, il y a avait 2,5 milliards de pauvres en 2009.


Comparons les définitions INSEE-France et ONU-monde: au taux de change euro-dollar au 22 avril 2012, le taux ONU valait 45,38 Euros. Et donc le taux INSEE-France représentait 21 fois le taux ONU. C'est considérable.

La conséquence évidente de cette différence est la très forte aspiration des pauvres non-européens et spécialement africains à s'installer en France, comme en Europe.

Car un africain pauvre devient un africain riche s'il parvient à être un Français pauvre.
Si j'ai bien compris, aider les pauvres revient à élever le seuil de pauvreté, donc à augmenter le nombre de pauvres ? Et en plus quand on leur donne le doigt, ils bouffent jusqu'à l'épaule ?

Si j'ai bien compris, aider les pauvres revient à élever le seuil de pauvreté, donc à augmenter le nombre de pauvres ? Et en plus quand on leur donne le doigt, ils bouffent jusqu'à l'épaule ?





Mais oui, délicieux Marquis, vous avez tout compris.
mon cher, tu t'écartes lourdement du propos initial car l'africain dont tu parles dans ton hors sujet, vit lui aussi dans le système capitaliste, tu sais "ce système apporte suffisamment de jouissance et de satisfaction à la grande majorité de ceux qui en font partie."
alors si le système dans lequel il vit lui "apporte suffisamment de jouissance et de satisfaction" en quoi le fait que ce "africain pauvre devient un africain riche s'il parvient à être un Français pauvre" démontre-t-il que le dit système "apporte suffisamment de jouissance et de satisfaction à la grande majorité de ceux qui en font partie." ?

sinon, juste comme ça, as-tu vu "let's make money"?
Après avoir vu "let's make money", il pourrait se plonger dans la "modeste proposition" de Jonathan Swift où ses interrogations existentielles sur la pauvreté trouveraient une réponse sadienne, radicale et définitive.
vit lui aussi dans le système capitaliste



Non.

Il vit dans un système tribal.
"Car un africain pauvre devient un africain riche s'il parvient à être un Français pauvre. "
"Il vit dans un système tribal."
Nadine Morano, c'est vous ?
Quand je pense que j'ai failli vous confondre Frédéric Lefebvre, mais à ma décharge, vous m'aviez bien fait rire il y a longtemps dans le forum de Didier Porte.
Sans parler de vos arguments qui entretiennent la confusion.
t'as entendu parler de capitalisme mondialisé? de libre circulation des capitaux et des marchandises? de main invisible des marchés qui régule l'économie mondiale? de paradis fiscaux? de multinationales qui exploitent les ressources naturelles des pays d'Afrique ? Des enfants qui travaillent dans les mines de minerai précieux en Afrique? du coton OGM de Monsanto au Burkina? etc etc
tu vis dans quel monde????

t'as entendu parler de capitalisme mondialisé? de libre circulation des capitaux et des marchandises? de main invisible des marchés qui régule l'économie mondiale? de paradis fiscaux? de multinationales qui exploitent les ressources naturelles des pays d'Afrique ? Des enfants qui travaillent dans les mines de minerai précieux en Afrique? du coton OGM de Monsanto au Burkina? etc etc tu vis dans quel monde????



Pour ce qui est de l'Afrique, et sans tenir compte des différences non négligeables entre les pays, les raisons essentielles des difficultés actuelles tiennent dans l'absence d'Etats de droit et démocratiques, d'une part, et d'autre part dans l'absence de bourgeoisies capitalistes nationales dont nous savons - depuis K.Marx, que ce sont elles qui sont le moteur du développement économique.
Nous savons, depuis M.Weber ("Wirstchaft und Gesellschaft"-1921) qu'un Etat n'existe que s'il détient le monopole de la violence légitime sur son territoire.Ce n'est hélas pas le cas dans de nombreux pays d'Afrique, déchirés par des guerres qui s'originent dans des spécificités tribales. On peut aisément comprendre que ces guerres endémiques ne sont pas propices au développement économique et à la constitution de sociétés disposant de droits sociaux.
[je me permets d'attirer votre attention sur le fait que cette analyse n'est pas seulement le propre de votre serviteur que vous pourriez être tenté de classer parmi les serviteurs zélés du néo-colonalisme et de l'impérialisme mondial capitaliste, mais aussi d'intellectuels africains]
"Nous savons, depuis M.Weber ("Wirstchaft und Gesellschaft"-1921) qu'un Etat n'existe que s'il détient le monopole de la violence légitime sur son territoire "
Non, désolé, nous ne le savons pas.
Et vous non plus, vous ne le savez pas: vous le croyez.
Méfiez-vous donc des généralités, qui vous amènent à croire ce que j'ai cité ci-dessus.
C'est vrai pour certains, c'est faux pour d'autres, et ce, dont nombre de pays autres que sur le continent Africain.
Donc, ce que vous dites est faux "en général".

Pas de quoi.
Je suis époustouflé par la puissance et la profondeur de votre pensée.




Pas de quoi.
Tout le monde n'a pas les mêmes lectures. Vous avez lu Weber, certes. Mais ce que vous racontez sur la pauvreté me laisse supposer que vous pourriez bien être aussi bismarckien que lui.
Je vous avais fait une réponse très circonstanciée relative à Weber et Bismarck, mais je constate qu'elle est passée à la trappe.

Mystère Internet !
C'est le jeu des conclusions-miroirs ?
Pourtant, l'imagination semble fertile chez vous. "Les Africains tous en tribus, l'Africain-riche = Français pauvre"... bref tout ça.
J'ai comme l'impression que vous êtes à mi-chemin.
et voici ce que nous savons depuis le 24/11/2010, depuis Justine Brabant :
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3553

je te conseille également d'aller voir du côté des Himbas, une véritable vie tribale, authentique !!!!! sauf que....ils vont au supermarché et cachent leur téléphone portable....
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2737

mais de toutes façons, à mon sens, ton erreur fondamentale c'est de ramener la question à qui détient le pouvoir, alors que la question c'est dans quelle direction roule celui qui détient le pouvoir. On pourrait donc vivre dans une monarchie, dans une démocratie, dans une dictature ou dans un système tribal tout en étant dans ces 4 cas dans un système capitaliste. Tu confonds système politique et système économique.
Certes nous sommes quelques uns, crème de la crème, avec toi pour phare, à savoir depuis "au moins 150 ans" (ça ne nous rajeunit pas) ce qu'est le capitalisme. Force est de constater que nous n'en tirons toujours pas les mêmes enseignements et conclusions (la social-démocratie n'a pas été "inventée pour le corriger", elle lui est consubstantielle, avec quelques dérivés plus musclés en cas de besoin), ce qui ne facilite pas particulièrement la possibilité de partager et de généraliser l'action "révolutionnaire" (la "revendication" fait partie du système) nécessaire pour mettre à bas l'exploitation de l'homme par l'homme (c'est le travail non payé de l'ouvrier qui est la base du capitalisme, pas l'argent).
Un texte un peu plus mesuré.


En conscientisation comme en art:

"Avant donc que d'écrire, apprenez à penser
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.
Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.
Il n'est point de serpent ni de monstre odieux,
Qui par l'art imité ne puisse plaire aux yeux,
D'un pinceau délicat l'artifice agréable
Du plus affreux objet fait un objet aimable.
Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli
Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli.
Soyez plutôt maçon, si c'est votre talent."

Nicolas Boileau De L'Art poétique (1674)
Arrivé à ce point, il conviendrait d'engager une réflexion théorique de haut niveau (sic) consacrée aux types possibles, et historiquement réalisés, de systèmes économiques. On y causerait "autogestion", "capitalisme d'Etat", "exploitation mutuelle", "planification centralisée" etc.

Je me contente de constater que, en France, les salariés, qui constituent sans doute 85% de la population, n'ont jamais choisi la solution révolutionnaire "marxiste", tant par l'action revendicative que par l'action politique et ce depuis 60 ans.

Durant cette période, les luttes sociales et politiques menées par les salariés et leurs organisations ont été constamment orientées par un objectif réformiste : non pas détruire le système capitaliste, mais le corriger.

Et la présente élection présidentielle, avec la victoire probable de F.Hollande, va vérifier cette assertion.
Et... ?

Et... ?Modifié 1 fois. Dernière modification le 00:03 le 22/04/2012 par AA.
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Et J.L.Mélenchon ne sera pas président de la République.

Et F.Hollande, après la purge fiscale imposée aux plus riches...

...négociera, avec les patrons, avec les syndicats, avec A.Merkel,

...en tenant compte des rapports de force

...car la politique est l'art du possible
Il y a 23 millions de salariés en France ça fait 30% de la population et pas 85%

Il y a 23 millions de salariés en France ça fait 30% de la population et pas 85%



O.K., j'ai écrit trop vite " 85% de la population".

Le tableau INSEE consacré à la population active que vous citez donne : 23,859 millions de salariés et 2,382 millions de non salariés. Donc sur le total de la population active, les salariés représentent 90%. Les chômeurs, de l'ordre de 2-3 millions, sont agrégés par l'INSEE au bloc des salariés. Je n'en tiens pas compte ici.

Or donc, les agents économiques qui produisent les biens et services dont la valeur est agrégée dans ce que l'on nomme le P.I.B., et qui sont engagés les uns par rapport aux autres dans des actions de coopération-concurrence-conflit, sont constitués à 90% par des travailleurs salariés et par 10% de "patrons" - ou indépendants.
Boileau a peut-être croisé Pascal: "on nous reproche à nous autres penseurs notre manque de clarté, alors que nous en faisons profession". Pascal 1, Boileau 0.
réal madrid 2 barcelone 1
Tu gagnes des sous avec ta pensée toi?
Le " ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement" de Boileau est une des conneries les plus ravageuses de la pensée française. Elle me ferait presque regretter de n'être pas teuton.
Par honnêteté, j'ai mis toute la citation, mais dans le contexte ce n'est pas ça qui est l'essentiel (et je ne le cautionne pas plus que toi).
Ferais-tu dans le Caroline Fourest ?
"Le " ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement" de Boileau est une des conneries les plus ravageuses de la pensée française. ": albert-yves Denielou.

Si on prend cela comme un résultat devant être systématiquement obtenu, oui, cela l'est, mais pas si on en fait l'horizon vers lequel on doit tendre.

yG
Tout étonné de n'être pas balayé par AA et yannick G. Je préfère "l'obscure clarté" du poète au corset littéraire de l'immortel. Ce corset ressemble à tout sauf à un horizon. Quant à soeur Caroline, je lui reproche surtout de supporter Mimolette, "l'autre façon de battre la gauche". Ses thèses sur l'intégrisme m'intéressent assez peu, j'ai d'autres sources. En revanche, la violence de ses détracteurs me met la puce à l'oreille.
Simple précision: je n'évoquais pas ses thèses (dont je me fous royalement), mais ses procédés rhétoriques qu'elle partage avec beaucoup d'autres, il et vrai.
Tiens, moi qui suis toujours très à l'écoute.... (quand vous n'aurez rien d'autre à faire, hein, pas pressée, j'ai plein de trucs sur le feu...) :
Des précisions sur les procédés rhétoriques en question ?
Ça doit être frustrant d'interviewer une personne et de ne pas comprendre la moitié de ce qu'il dit. Mais on en sort moins bête comme on dit.
Je viens de voir l'émission - effectivement, le format n'est pas habituel, avec ce temps contracté mais je me suis régalé à suivre ce concentré de pensées et la joute entre votre journaliste (qui souffre mais s'en sort très bien!) et Stiegler - il faut le réinviter et poursuivre, cela déclenche un appétit d'ogre et un véritable appel à la pensée libre : revissons nos intelligences avec @si, encore et encore et vive la pharmacologie.... !!
Bonjour, serait-il possible d'avoir le mail de Bernard Stiegler ?
Merci de donner lieue à ma requête.
Le gars est passionnant, merci à @SI de donner la parole à des gens qui ont des choses intéressantes à dire, une bouffée d'air frais et d'intelligence grâce à laquelle on prend enfin un peu de recul sur le monde.
A ma grande honte je ne le connaissais pas du tout, je vais donc m'empresser de me pencher sur sa production !
Je viens de terminer d'écouter l'émission. Passionnante. Claire. Exigeante, oui, et pourquoi pas?

Des trucs que je savais déjà me sont revenues en plus clair, les pulsions "déliées" par rapport au désir qui les organise, l'exploitation des passions tristes. D'autres, je les ai découvertes: le neuro-marketing pour viser les zones les plus "basses" (les plus primitives?) de nos cerveaux. J'ai découvert avec plaisir que non, ça ne marche pas toujours, il y a des limites, le choc destiné à nous empêcher de penser finit par nous FAIRE penser.

Je souscris entièrement à "Ne pas prendre les gens pour des crétins". Si, aujourd'hui, tel ou tel discours dépasse mes possibilités de compréhension et de concentration, je peux me rabattre sur plus simple, mais je peux aussi lire, écouter, ce que je ne comprends que partiellement. Demain, peut être? Ou bien quelqu'un d'autre, plus futé que moi, va me l'expliquer, et je pourrai y revenir mieux armée. Pourquoi, sous prétexte que tout le monde n'a pas de bonnes dents, ou des mâchoires assez puissantes, vouloir donner de la bouillie pré-mâchée à tous, rendant ainsi les gens incapables de mastiquer? C'est en leur mettant des couches qu'on précipite les vieux dans l'incontinence. C'est en ôtant les cailloux devant les pas d'un enfant qu'on l'empêche d'apprendre à marcher sur un sol inégal.

Il faut aimer ce qui résiste, c'est par là qu'on se grandit.
Judith, je viens de vous voir dans CSOJ, je vous ai trouvée formidable . Ça fait du bien d'entendre de temps en temps, trop rarement dans les "grands" médias, quelqu'un exprimer clairement la position de nombreux "melenchonistes" et d'avoir parler de radicalité plutôt que d’extrémisme, de raison plutôt que d'affectif. Merci pour eux.
Et maintenant, je vais regarder @dans le texte.
Bravo pour l'éclairage sur le neuro marketing et le master sur le modèle criminelle pour développer les affaires.
Je n'ai rien á dire d'autre que super émission, Ah si peut être autre chose : encore bravo.
Surprise ! Judith Bernard est en ce moment-même chez Taddeï !
Juléjim :
« Cet homme est entier, radical (au sens où, à l'instar d'un Michéa, il aime gratter jusqu'à la racine, jusqu'à l'os), sa vision est généreuse. C'est un homme de bien qui tente de faire et dire le moins mal possible et qui se sait donc imparfait mais perfectible, comme tout un chacun. »

Galanga :
« Je crois qu'on tiens là un splendide spécimen d'enfumeur de haut-vol, qui enfile un agglomérat spaghettiens de lapalissades et termes savants sans grand sens pertinent au moment où ils les emploie, voire se rapportant à une philosophie plus que bancale (Freud, si tu me lis...). »


J’avoue qu’entre ces deux jugements, qui me semblent bien dits, il m’est impossible de choisir.

La seule chose dont je suis sûr, au sujet de cette émission, c’est qu’elle m’a intéressé.
Bon, ben, franchement pas convaincu par cet homme, j'ai arrêté de regarder à quelques minutes de la fin, mais l'ennui était là depuis un sacré moment.

Je crois qu'on tiens là un splendide spécimen d'enfumeur de haut-vol, qui enfile un agglomérat spaghettiens de lapalissades et termes savants sans grand sens pertinent au moment où ils les emploie, voire se rapportant à une philosophie plus que bancale (Freud, si tu me lis...).

Franchement, je ne vois pas ce que certains trouvent de si génial à la "pensée" de cet homme. Il me semble que c'est bien plus le sujet cible de son discours (internet, technologies) qui est la cause de son relatif succès auprès d'internautes et de geeks, que la réelle révélation d'une pensée enrichissante.
Et la réaction de Judith Bernard, qui semble ne pas contrôler l'émission me semble beaucoup moins dû à la courte durée de celle-ci qu'au fait qu'elle réalise très vite que le bonhomme en face d'elle est en train de tricoter du vent.
Et j'ai l'impression que ça l'a gavé vite fait, la Judith. Moi aussi, par la même occasion.
Jusqu'ici je n'ai fait qu'écouter B. Stiegler en radio et télé, plus quelques articles de presse (Le Monde, télérama), n'étant pas comme certains ici un expert en philo (juste amateur) j'ai sans doute moins d'exigence et de vigilance critique qu'eux (*) devant un discours dont la tonalité et le sens général me séduisent assez. Ceci pour dire que je vote aussi pour un "ENCORE" !

(*) merci à tous pour vos éclairages et échanges contradictoires et/ou complémentaires

********************************
L'évocation du passage par la case prison m'a surpris tout d'abord et puis, réflexion faite, je me suis dit que cela était plutôt cohérent avec l'impression générale que me donne le bonhomme. Stiegler semble brûler d'un feu intérieur, sa voix tremble légèrement quand il parle, ses développements sont longs et sinueux, sur le plateau il boit de l'eau à plusieurs reprises (sa bouche doit vite s'assécher sans doute ?). Cet homme est entier, radical (au sens où, à l'instar d'un Michéa, il aime gratter jusqu'à la racine, jusqu'à l'os), sa vision est généreuse. C'est un homme de bien qui tente de faire et dire le moins mal possible et qui se sait donc imparfait mais perfectible, comme tout un chacun.
Il faut que je fasse l'effort de le lire. Merci à @si pour cette petite heure exigeante mais fertile.
Mme Royal a été choisi certes par les médias mais surtout par des citoyens pour changer à gauche;
Mme Royal avait réussi à créer une énergie, un élan qui n'existent plus aujourd'hui;
tout changement dérange et en +, Mme Royal est une femme;
le changement et être une femme sont 2 choses que les français, de droite comme de gauche, n'arrivent
pas à assumer; cela génére d'ailleurs des blocages dans la société civile;
Bernard Stiegler a voté Ségo au 2ème tour avec réticence car il n'a pas compris la stratègie
de Ségo qui était de prendre des voix à la droite ...
maintenant prendre des voix à droite par la gauche géne moins, l'intégration de cette stratègie a été longue;
...
trop de chocs tue le choc;
un paumé peut se faire manipuler chaque seconde, c'est pourquoi le cas M a des zônes d'ombre ...
des sociétés criminelles, cela existe dans le monde du travail car l'expression c'est un "killer" est commune;
chauqe entreprise est un univers où chacun s'entretue et le public devient pareil;
bonne nouvelle: la télé qu'on connait actuellement va disparaitre !
et oui, l'enjeu numérique est capital pour la liberté d'expression et le savoir collectif: effectivement, ce thème
est complétement absent de la politique; je crois que Stiegler est très optimiste car en fait le fric est
en train de rationaliser le numérique pour hélas interdire la liberté de pensée et pour promouvoir le numérique
pour le fric ( achat en ligne, télémarketing, internet payant ... );
la démocratie participative, idée de Mme Royal, ce n'est pas du foutage de gueule;
c'est une valeur fondamentale de la démocratie, mr Stiegler:
il s'agit justement de parler "aux corps intermèdiaires" et que cette parole de la base arrive vers les instances de décision,
il s'agit que nous les citoyens nous prenons nos responsabilités et évitons de donner procuration
aux experts ou autres décideurs économiques et politiques;
au sein du PS, la démocratie participative c'était courtcircuiter l'appareil du PS, en tous les cas que
ce ne soit pas l'appareil qui a tout le pouvoir; cette idée de démocratie participative de Mme Royal a permis de
mettre en place l'idée de primaires et est à l'origine de la régle du non cumul des mandats;
cette idée de démocratie participative est d'ailleurs reprise sous d'autres formes par Mélenchon : "le pouvoir au
peuple";
Et bien moi, j'ai trouvé ça passionnant de bout en bout. Trop court, c'est vrai, trop dense, le format était contraint, mais j'ai perçu un ensemble d'idées et de logiques qui pour moi font sens en faisant "système".

Sur Internet à l'école : oui, mille fois oui ! Illustration d'une démission de l'Etat (une de plus), bien sur !! Et les volontés de contrôle des réseaux, Hadopi en tête, profondément réactionnaire (limpide analogie avec Luther). J'enrage aujourd'hui qu'un Hollande n'ait pas compris celà.
Populisme industriel : la formule est limpide.
Sur la nécessité du différé (même si le direct est intéressant) : encore une fois, c'est lumineux. Voir par exemple les tentatives foireuses de "fact checking" en direct.
Etc.

C'est pourquoi au cours de l'émission, je me suis demandé si, en fait, il n'était pas question ici de tracer les grandes lignes d'un vrai programme de travail d'une nouvelle émission d'@si, qui proposerait une réflexion philosophique sur les médias. Tant de points d'accroche entre la pensée de Stiegler et le projet éditorial d'@si !

A propos du format de l'émission, merci à Judith d'avoir réussi à trouver un équilibre entre l'exploration des très nombreuses propositions de l'invité et leur nécessaire discussion. Et merci aussi (et surtout) de m'avoir fait découvrir Stiegler.
Ce Monsieur parle de cerveau reptilien, je pense qu'il ne sait pas quoi il parle. Les scientifiques indiquent en effet de deux parties principales dans le cerveau le neocortex qui regroupe les fonctions de conscience et de calcul logique et le cerveau de émotions. Hors ce cerveau émotionnel qu'il qualifie de reptilien est tellement essentiel que certains auteurs ont défini à côté du QI un QE coefficient émotionnel et bien la réussite sociale est mieux corrélé avec le QE qu'avec le QI.
Bonjour,
Très bonne émission para-philosophique. Celle avec F. Lordon sur le capitalisme et Spinoza m'avait aussi vraiment intéressé.
Ce genre d'émission permet de constituer une assise théorique (à l'échelle individuelle) à des opinions qui partent dans tous les sens et deviennent in fine pulsionnelles.
Même si dans ce que dit le philosophe il y a à prendre et à laisser, il fait, comme il dit, des propositions. Ces propositions permettent d'éclairer l'amateur; étant donné que dans des contextes aussi complexes avec des domaines nombreux nous sommes tous des amateurs.

Bref, merci et continuez.
Bon après réflexions, je pense que j'ai été un peu dur avec Stiegler.
Sa pensée tient quand même bien la route... même si il y a eu quelques raccourcis facile (concernant le "psychopathe")

Je change donc d'avis, et personnellement je serai pour qu'on l'invite a nouveau pour qu'il développe.

ne serait ce que pour savoir si in finé, sa pensée n'aboutit pas au fait que le néo-libéralisme pousse a remplacer le névrosé par le sadique, ce qui me paraît relativement clair.
l'état de névrose est un état de réflexion contrairement a celui de sadisme.
Mais cette volonté est voué a l’échec pour une raison : la mort.... qui pousse le reptilien a sortir de sa condition et faire œuvre de réflexion.
Y'a un côté Homme A Idée (HAI) caricatural façon Gotlib, ou disons un Christophe Lambert Wilson de la pensée: "Vous pensez bien que je maîtrise le sujet: la cousine de la voisine de ma nièce, c'est en plein ça! C'est dire si je suis expert!".

Je n'ai pas "regardé" l'émission: j'ai "laissé tourner le lecteur vidéo" pendant que je faisais autre chose...

Donc c'est un poil plus dense qu'une interview de C.Sarkozy autour d'une quenelle sur France Télé. Reste qu'à priori, y'a du pour et du contre. Cela dit, le bougre a la fâcheuse tendance à utiliser un vocabulaire avec des connotations toutes personnelles.

Il est indéniable que le bonhomme a mûrit sa réflexion. Donc ça va se laisser ré-écouter avec attention sans difficulté.

Quoiqu'il en soit, s'il ressort de cette émission le concept d'une "organisation sociale criminelle", y'aurait rien de nouveau: ça date au moins de Richard Ier. Là où il est débile, c'est qu'un crime "en bande organisée" a nécessairement une dimension "social". Donc c'est très con de sa part de batailler sur le terme "social".

Mais bon, j'ai saisi 1/10 de la teneur de l'entretien... Je serais bien avisé de regarder le "show" en étant attentif: y'a des chances que ce soit instructif.
Pardonnez-moi si je n'ai pas suivi mais l'émission de "Ce soir ou jamais" où apparait B. Stiegler est-elle bien celle du 28 février 2012 ? J'aimerais pouvoir la visionner.
Merci
Je sais que la vocation d'@si est plus de proposer une reflection sur l'actualité que de fouiller les archives INA.

Par contre [large]si vous navez pas d'idée d'émissions spéciales pour l'été 2013, 2014 ou 2015.[/large] Je vous suggère de revenir sur [large]les pépites de la TV de Papa[/large] pour lesquelles ont aurait tendance à se dire de nos jours [large]comment cela a pu être possible[/large] ? [large]Pourquoi ça ne l'est plus[/large] ?

Exemples:

[large]Que deviendront-ils (de la sociologie en prime time)
Les shadocks (un dessins animé très critique si l'en est)
Droit de réponse
Dim Dam Dom
Les vidéos de JC Averty
etc.[/large]
Stiegler, je le trouve passionnant j'ai l'impression d'être en phase totale avec sa manière de penser et qui fait qui s'agace à 2 reprises contre Judith, par exemple lorsqu'il est obligé de souligner ce qui à moi m'avait paru évident, on peut constater une dépravation sans penser pour autant qu'il y avait un age d'or avant que cette dépravation ne commence. Ce sont bien 2 propositions radicalement différentes, les confondre relève comme souvent d'une inversion entre condition nécessaire et condition suffisante,

en effet dans ce sens la proposition est exacte:
si on a connu un age d'or révolu alors c'est qu'il y a eu dépravation

mais si on inverse les propositions :
Si il y a eu dépravation alors c'est qu'on a connu un age d'or révolu

on inverse alors l'effet et la cause, on inverse l'hypothèse et la conclusion, on inverse condition nécessaire et condition suffisante.

C'est l'erreur logique par excellence qui va de pair avec la confusion entre implication et équivalence. C'est l'obstacle principal qui doit être franchi si on veut être à même de suivre correctement une argumentation.

Stiegler et moi nous pensons de la même manière, de façon logique, de façon mathématique, en tenant compte du principe du tiers exclus à chaque instant dès qu'il s'agit de développer une pensée construite.

Je me suis évertué dans un autre forum à expliquer des choses que Stiegler vient de dire aussi dans cette émission, notamment sur les automatismes et la simplification du discours, on encore sur l'exemple de ce père qui joue à la console avec son fils. L'antidote c'est la maitrise du tiers exclus et des rudiments de logique sous jacents au discours argumentatif et à la démonstration mathématique ou philosophique. C'est là que se situe la vérité mathématique (ce que Stiegler appelle l'évidence mathématique dans Pharmakon). Toucher cela du doigt, entrer en contact avec la vérité mathématique, c'est infiniment plus simple dans une situation mathématique que dans des problématiques des autres disciplines, car le monde mathématique est un monde abstrait qui est généralement construit de manière très élémentaire (pour ne pas dire simple), les règles sont donc assez faciles à mettre en oeuvre dans ce cadre là. Cette thématique est reprise dans l'acte 4 lorsqu'il dit qu'il ne faut pas prendre les jeunes (et aussi les élèves) pour des imbéciles, ils en ont marre qu'on les prenne pour des crétins en leur enseignant des choses trop simples, ils sont bien plus réceptif lorsque c'est intéressant, qu'il faut chercher, ils en ont marre des automatismes et on ne leur propose plus que ça (l'occasion pour moi d'évoquer à nouveau l'horreur absolue des livrets de compétences de ce point de vue là)

Stiegler comme moi dit qu'il faut réformer l'école en profondeur dans ses contenus et Stiegler rajoute "dans son interpénétration avec le monde numérique"

j'ai beaucoup aimé le passage sur le populisme, Mélenchon, le FN et le populisme industrialisé ( qui faut relier au moment où il parle de Pharmakon puis "d'exploitation des passions tristes"), tout comme le moment où il dit dans l'acte 4 que les "médias dominants défendent le système qui leur rapporte".
là encore j'étais 100% en phase avec lui, j'éprouve le même choc devant cette émission que lors de mon premier visionnage de Pharmakon, ce type a l'art de dire ce que je pense à un point tel que j'en suis déstabilisé. C'est l'être au monde avec lequel je me sens le plus en phase et qu'il m'ait été donné d'écouter, c'est même le seul.

Quand j'écoute Lordon c'est différent j'ai l'impression d'écouter un prof, je bois ses paroles, j'apprends , j'enregistre, j'intègre et je répète. Avec Stiegler c'est différent, je n'ai qu'à l'écouter parler pour l'entendre formuler ce que je pense beaucoup mieux que je ne serai jamais capable de le faire.

Enfin il a parfaitement raison de refuser de participer à des émissions où il n'aura pas le droit de cité sur le montage, une précaution que devrait prendre tout intellectuel digne de ce nom invité à la télé.

Pour conclure je dirai que contrairement à la présentation de l'émission qui donne l'impression que ça part dans tous les sens, il y avait une cohérence globale dans le discours de Stiegler tout au long de l'émission, il y a un fil conducteur...

dans cet autre forum dont je viens de parler je cite également Galilée, lui cite Luther, puis Condorcet pour nous appeler finalement aujourd'hui à refonder un système d'éducation digne de ce nom qui continue de s'inscrire dans cette tradition. J'ai d'ailleurs invité les lecteurs à regarder Pharmakon, car ce que Stiegler dit dans Pharmakon sur la logique et les mathématiques c'est exactement ce que je me tue à expliquer à mes élèves et à tous les gens à qui je veux essayer de faire comprendre ce que sont les vraies mathématiques.

Bref Stiegler m'a fait plaisir, le plaisir que pourrait éprouver un homme qui ère dans un paysage hostile depuis plusieurs jours et qui croise enfin âme qui vive. Mon paysage hostile c'est la foule qui m'entoure et qui me rend toujours plus misanthrope de jour en jour. Mais quand j'entends Stiegler je me surprends à reprendre foi en l'humanité et j'ai perdu un petit bout de misanthropie ce soir grâce à lui, c'est bon à prendre, je prends, j'aime, j'en redemande.
Pourquoi Mr Stiegler est si discret sur assez long passage en prison....?
oui, pour une deuxième émission !
toujours bien de revenir sur, compléter, amender, nuancer...
et puis aussi pour mettre en place les conditions d'un réel dialogue
et non, comme il m'apparaît sur cette première rencontre, un monologue
(passionnant certes mais pas très à l'écoute de l'autre)
Je serais enchantée de le revoir, de préférence plus longtemps, sur @SI. C'est un philosophe intéressant qui a débordé sur la pensée politique.

Ne pourriez-vous pas lui demander ce qu'il pense à propos des motifs exacts de la réaction néo-libérale, à quoi elle est due exactement, puisqu'il a bien, dans cette émission, développé ses manifestations et ses objectifs sociaux. Par quoi a-t-elle été motivée au départ, et quels sont ses buts politiques ?
En fait, je voudrais savoir s'il pense comme moi, à savoir que ce sont des rapports éthologiques de domination qui ont poussé les ultra-libéraux : reconquérir le pouvoir sur les dominés, ou si je me fourvoie complètement.
après les interventions de Cohen, cette émission est des plus bénéfique : enfin de la réflexion !

je ne m'arrête pas à l'attitude de Bernard Stiegler parce que si le personnage est médiatisé, il n'en reste pas moins que ses faits et gestes ne sont pas "calculés" comme le sont ceux des politiques qui utilisent les services de conseillers pour parfaire leur gestuelle... et qui de se fait perdrent de leur humanité.
Cet homme est "humain"... et son attitude est a mettre en corrélation avec son discours. Ce monsieur éprouve des sentiments, se protège quand il se sent agressé ou incompris (cerveau réptilien) et son parcours attypique sort un peu du commun.

Je ne suis pas d'accord sur quelques points, notamment sur le fait que Mélenchon ne serait pas "populiste". Si je me réfère à la définition wikipédienne je lis : "Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple (d’où son nom), s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique".
Le pire est que Mélenchon incarne lui même le système qu'il critique (il suffit de regarder son parcours politique).
Mélenchon utilise également les pulsions "révolutionnaires" ... celles qui nous donnent envie de couper des têtes (référence aux guignols de l'info). Cet homme m'effraie : pas en raison de son discours... mais en raison de son attitude.
Je me méfie des hommes qui "soulèvent" les foules... mais ma méfiance est purement "réptilienne" et je l'assume :-)
La philosophie s'est depuis Platon toujours présentée de deux façons: "ésotérique" dans un cadre académique propre à son développement authentique, exotérique d'autre part sur la place ou dans le domaine public où elle se confronte à divers "rivaux": rhétorique et sophistique en son grec commencement, puis, après la longue parenthèse écclésiastique, où elle a survécu de manière ancillaire (servante de la théologie), en opposition avec "le sens commun": dans le cadre d'une République des lettres, d'abord (voir les correspondances de Descartes et de Leibniz), puis dans celui de débats publics (voir notamment celui sur les Lumières du temps de Kant) devenant peu à peu et de plus en plus "journalistiques" : c'est ainsi que le encore jeune Hegel avant d'être proviseur du gymnase de Nuremberg, dirigea le journal de Bamberg, et que, après sa mort, ses "disciples" critiques: "les jeunes hégéliens" - dont Marx - firent de la place publique le lieu de la mise en question politique de "la philosophie" demeurée, jusqu'à Hegel, intrinsèquement académique. Cette double existence apparaît moins en France où, après Descartes, il n'y eut plus de grands philosophes proprement dits, mais seulement des littérateurs (Voltaire) , discoureurs et essayistes (Rousseau) de génie, puis des Idéologues à succès jusqu'à l'apparition, avec le positivisme, de la bascule de la philosophie vers "les sciences humaines" et l'épistémologie. Non que la dimension académique de la philosophie ait disparu: au contraire, un enseignement secondaire de celle-ci y fut éclectiquement fondé par Victor Cousin et "son régiment" de professeurs. Mais l'essentiel du développement de la pensée se produisait, ou se trouvait validé hors du cadre strict de l'Université: Collège de France (Bergson, Merleau-Ponty, puis Foucault), École des Hautes Études, École Normale Supérieure à travers ses secrétaires ou "caïmans" (de Lucien Herr à Derrida et Althusser) quand ce n'était pas plus carrément hors cadre encore, dans l'édition "privée" (Gallimard pour Sartre) ou héroïquement personnelle (Péguy, en particulier). De cette histoire découle notre actuelle situation caractérisée par trois modes d'existence de la philosophie.
I. Médiatique et usurpativement dominant. C'est de celui-ci que relève Stiegler qui n'est pas le pire en l'espèce, laquelle apparut avec ce que l'on appela, à partir de 1972, "la nouvelle philosophie": Glucksmann, Lévy, puis dans la même lignée Renaut, Ferry, Finkielkraut, Bruckner, laquelle s'est désormais, notamment avec Onfray, "gauchèrement" renouvelée. Sous-espèce médiatique, moins régressivement marquée politiquement, les diverses publications de niveau intermédiaire et de nature mixte: épistémologico-moral ou politique, à laquelle Stiegler ressortit. Leur caractéristique est: d'un côté, l'exploitation de la grande tradition philosophique, ou la récupération des véritables avancées de la pensée de la politique à des fins libérales (ainsi Socialisme ou Barbarie, Castoriadis et Lefort par le premier "BHL"); et, d'un autre côté: le monnayage des apports scientifiques, épistémologiques, psychanalytiques, dans des essais à visée du public "moyen", au sens que Bourdieu donnait à cet adjectif. Ce qui signifie que ce mode d'existence dominant dépend, comme il le fut depuis toujours, de celui dont il usurpe l'autorité.
II. Car le mode d'existence ici envisagé en second est le véritablement premier, mais aujourd'hui serviteur du précédemment caractérisé. Que serait en effet celui-ci s'il n'avait bénéficié pour son "recrutement" de la formation académique: scolaire et universitaire, de la philosophie. La plupart sont des agrégés en la discipline, ce qui ne plaide pas pour le niveau du concours, mais leur sert étonnamment de garant "scientifique". Étonnamment car, 68 étant passé par là, avec sa "destruction" proclamée "de l'Université", on se serait attendu à autre chose qu'au maintien en vigueur, fût-il dissimulé, de la valeur, sinon de ses diplômes, du moins de ses concours. Non qu'il n'existe pas actuellement de travaux universitaires de qualité. Au contraire, ils abondent, mais s'inscrivent dans un ordre secondaire et se diffusent dans un milieu fermé: ainsi, d'une part, d'appréciables éditions ou commentaires de Platon à Hegel, Marx, Bergson..., et, d'autre part, des travaux de réflexion épistémologique, morale ou politique, démontrent qu'il existe de fort estimables "ouvriers de la philosophie", comme Nietzsche injustement qualifierait leurs auteurs. Mais rien n'y est véritablement novateur ou "créateur". De sorte que l'on peut considérer que longtemps après avoir été "servante de la théologie", la philosophie proprement exercée est, pour l'essentiel, secrètement devenue fournisseur de légitimité pour la médiacratie intellectuelle. Mais il reste maintenant à ajouter:
III. Le troisième mode d'existence de la philosophie: illustré par Merleau-Ponty et Lefort, en partie relayé par Derrida, il semble aujourd'hui quasiment "aux abonnés absents". La raison en devra en être fournie à une autre occasion. Qu'il suffise, ici, d'en indiquer la poétique portée. Car plus que d'une nouvelle doctrine, d'un nouveau "système" de vérité(s), c'est d'un mode inédit de manifestation, de recherche, d'interrogation de celle-ci dont nous manquons. L'oeuvre de Merleau-Ponty en est plus que la promesse, par Lefort politiquement illustrée. Quant au relais de Derrida, son examen relève de cette autre occasion à laquelle je viens de faire allusion...
Bonjour à tous


Je suis très surpris de constater qu'arrêt sur image a invité Stiegler, qui est sans doute un des seuls philosophes médiatisés dont le travail a actuellement une signification dans le domaine de la recherche. Le résultat sur le forum n'est pas étonnant : il y a les pour (souvent déjà informés sur ce que vaut Stiegler dans le domaine) et ceux qui n'aiment pas la philosophie.


Je souhaiterais simplement poser un certain nombre de choses :


- Judith, je crois qu'une autre émission avec Bernard Stiegler est une bonne idée. Ne serait-ce que pour l'inciter à expliquer un peu plus les notions et les pensées que suppose son oeuvre (notamment l'influence de Gilbert Simondon, à qui on doit les concepts d'individuation et de transindividualité ; l'inviter à préciser pourrait sans doute fermer le clapé de ceux qui se convainquent qu'un mot incompris est un mot insignifiant).


- Stiegler a une façon de procéder, quand il présente ses idées, qui peut paraître tout à fait horripilante, en tant qu'il fait semblant de jouer au messie. Cependant il ne faut pas se laisser prendre, il est très bien informé et se fonde toujours sur des sources bien précises quand il soutient quelque chose. Cela ne signifie pas qu'il faut le croire sur parole, mais au moins qu'il faut se renseigner un minimum sur les raisons pour lesquelles il soutient ceci ou cela avant de prétendre pouvoir le jeter aux orties. Par conséquent, si parmi les @sinautes il y a des grinceurs de dents, grand bien leur en fasse. Leurs complaintes ne doivent pas orienter le choix de l'émission, à partir du moment où Judith a encore des questions à poser.


- Cette émission menée tambours battant peut donner la sensation au spectateur d'une sorte d'agressivité, et sans doute Stiegler a-t-il dû se sentir malmené à un moment donné. Sa défense a consisté à renvoyer systématiquement à ses textes disséminés. C'était certes gonflant. Mais ça ne signifie pas qu'il n'a rien d'intéressant à dire. Par conséquent l'attaquer là-dessus ne mène à rien.


- Je ne suis pas d'accord avec Stiegler. Mais il faudrait qu'il soit plus entendu et mieux compris, car sa parole a de la valeur, et des chercheurs du monde entier l'ont bien compris. Qu'arrêt sur image permette de dépasser la coupure entre le monde universitaire et le monde médiatique, en osant inviter de telles personnalités, c'est un signe très encourageant, expérience qu'il faut réitérer d'urgence.
Je vote pour qu'il revienne. S'il n'y a rien a en tirer, on en aura le coeur net.
A vous de me dire : en redemandez-vous, du Stiegler, pour qu'on prenne le temps de nuancer, d'approfondir - ou bien on s'en tient là, considérant qu'on touche les limites de l'exercice ?
Après avoir lu les commentaires... pas sûr d'avoir envie d'écouter Monsieur Stiegler.

J'aime bien comprendre ce qu'on me dit.

J'aime pas bien les mandarins, sauf quand ils volent. Ou qu'ils ont une natte presque aussi longue que leur robe.
Désagréable personnage.
Sur le fond, on est dans un discours néo-reac assez banal ou je me trompe ?
Raaah, trop court.
Et étonnamment (quoique...) (même si Stiegler est déjà intervenu ailleurs à ce propos), aucune mention de Jacques Ellul...
Au fait, à quand une grande émission, genre table ronde, spéciale crise (ayant pour thème : "la crise, et après ?" par exemple) avec Todd, Mélenchon, Lordon, et Stiegler... l'Historien, l'Homme politique, l'Économiste et le Philosophe (tel le titre d'une fable de La Fontaine !).
Et bien sûr, prévoir 4 heures d'émission... oh, ce serait tout simplement intense ! ;) ^^
Merci Daniel, Judith et tous les autres. Même si le niveau n'est pas toujours constant, heureusement que vous êtes là !
Je vous félicite, Judith, vous avez réussi à sortir quelque chose d'intelligible de Stiegler.
Ses livres me sont toujours tombés des mains.

Vous l'avez obligé, par vos questions, à expliciter son propos, à le résumer, à le vulgariser de façon intéressante.

On aurait aimé que ça dure, mais faire court, c'est très bien aussi, on va pouvoir cogiter.
Merci pour cette effectivement trop courte émission.

Un grand bonhomme, auquel il faudrait peut-être ajouter un micro de l'autre côté de sa veste s'il revient.
Entièrement d'accord sur son point de vue sur la société d'infantilisation, et sur les médias qui prennent les gens pour des crétins dans les émissions.
Moins d'accord sur sa vision du numérique, notamment sur la dissociation des rapports familiaux et/ou générationnels; et encore moins sur l'infantilisation générée par le numérique via - son exemple - les "jeux débiles", qu'il conviendrait de définir car je ne suis pas sûr que ce soit anecdotique pour tout le monde. Il me semble que sa pensée sur le sujet est toujours en cours de construction, et une seconde partie serait vraiment souhaitable ne serait-ce que pour développer sa vision d'une refonte industrialo-numérique.

Peut-être comme il dit aussi, lire ses livres passés sur le sujet outre le dernier, mais je ne sais pas quand, j'ai l'impression de lire tout le temps sauf quand je mange ou je bosse, je voudrais trouver un futur proche pour le faire, vraiment. Sur ce..

Ah, aussi (ça me revient) sur ce qu'il appelle la "pulsionnalisation", notamment industrielle. Celle des médias, je l'ai bien comprise je pense, dont ses parallèles avec le populisme selon sa propre définition.

La conclusion est une cerise sur le gâteau.

Merci encore madame Bernard, et vivement la suite !

Et pensez au micro supplémentaire, si possible.
auquel il fait maintes fois référence dans sa constante autopromotion.

Le Monde du 30 mars 2012 (encore tout chaud)

yG
Survoler Stielger? C'est vrai que ça se fait pas..Mais je vais quand même regarder.(Comme si j'avais le temps!!!)
je peux pas la voir maintenant mais j'en salive d'avance depuis que j'ai découvert Pharmakon.
Bon, puisqu'il paraît que je ne suis pas un crétin, comme tout le monde (sic), je vais commencer par un post sur ce qui m'a chauffé les oreilles.

Tout d'abord la fallacieuse distinction entre instinct et pulsion, c'est juste un reliquat d'une philosophie classique qui a passé des siècles à vouloir, dans la foulée des religions, distinguer l'homme des autres animaux. Pure foutaise qu'il serait bon une fois pour toute que les philosophes abandonnent, l'éthologie et la biologie évolutionniste devraient les y aider, à condition de ne pas prendre Freud pour parole divine.

Ensuite, il est un peu commode de ne voir dans la socialisation que ce qui nous accommode, c'est comme rejeter de l'humain ce qui dérogerait à sa part lumineuse, une classification plus artificielle que pertinente. Non, en bon dostoïevskien, le crime fait parti de la société, ce que ne nierai pas Stiegler, mais plus encore, il est un rapport à l'autre parmi d'autres, c'est bel et bien un projet comme le souligne Judith. En cela, le fait que l'on gère ses affaires ou cherche à le faire comme le ferait la mafia n'a rien de surprenant, c'est la même logique depuis plus d'un siècle que partagent ces deux entreprises légales et illégales, l'histoire américaine recèle nombre d'illustration de la collusion plus que factuelle entre criminalité et entreprise, management.

Autre élément qui m'a offusqué, c'est lorsqu'il rabroue pour la énième fois Judith, sous couvert qu'il n'y a pas eu d'âge d'or. C'est à croire qu'il fait semblant de ne pas comprendre sa remarque (ou pire), car, c'est pourtant ce qu'il démontre avec son exemple de la télévision sous De Gaule. Le fait même qu'il y ait eu des choses "mieux avant", c'est ça que visait la remarque de Judith et sa notion d'âge d'or. Sans compter que Stiegler ne peut tenir ce discourt du "c'était mieux avant" sur la télévision qu'à occulter ce qu'il y a de bien aujourd'hui à la télévision, ne serait-ce qu'arte, les chaînes cinéma qui permettent à ceux qui vivent loin du quartier latin des années 50-80 de découvrir la cinématographie mondiale, les chaînes documentaires, etc...

Et donc, que la télévision, c'est comme le reste, un outil dont il faut apprendre à se servir, et dont beaucoup ici notamment ont appris à se servir avec le temps. Comme le net aujourd'hui, net qui va lui succéder évidemment.

C'est en cela que le propos de Stiegler est effectivement intemporel, générique, valable hier comme aujourd'hui, pour les techniques du passé comme du présent et de l'avenir, mais, hélas, le discours de Stiegler lui est toujours pris dans sa formulation dans une forme alarmiste, régressive, dont la logique même veut que si c'est moins bien à l'instant t, cela ne pouvait qu'être mieux à l'instant t-1.

Il serait bon qu'il abandonne dans son discours cette ambivalence temporelle, à la fois le rapport à la technique qui est générique, atemporel et celui temporel, limite réactionnaire, qu'il ne peut s'empêcher (à tort) de mettre dans sa critique des bons et mauvais usages de telle ou telle technique. Car, cette dernière tendance décrédibilise son discours et le rend inaudible. Il a beau jeu d'en appeler à la vigilance du lecteur, c'est lui le premier responsable de son énonciation.

L'autre chose, est-ce dû à la posture défensive de Stiegler vis-à-vis des médias en général, mais il a passé une bonne part de son temps à ne pas dialoguer, à mettre en avant ses divers titres et arguments d'autorité (ses livres, articles, ses groupes de travail, avec 500 membres dedans et d'abord du beau monde, bien avant les chômeurs qui, aller savoir sont aussi des intellectuels comme les autres...), tout ce qui renvoie à l'ailleurs par rapport au dialogue qui tente de s'établir sur le plateau. C'est à la fois inélégant, cela dresse un rapport inégalitaire entre les deux locuteurs, "moi-je d'un côté, vous qui ne faite pas assez bien votre boulot de l'autre", tout en rejetant la faute du non dialogue sur autrui, alors qu'il peut s'expliquer, il en a le temps, à défaut du désir. Au moins, il aura eu raison sur un point, il peut se laisser aller à ses bas instincts, euh... bases pulsions dirait-il. Espérons qu'il se sentira mieux la prochaine fois qu'il reviendra et ne fera pas les procès d'intention (mauvaise lecture notamment) qu'il a pu faire pendant celle-ci.

yG

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Encore, encore, encore ! Formidable mais tellement frustrant : ce fut bien trop court ! Il faut absolument qu'il revienne, c'est tellement bon de ne pas être pris pour un "crétin" et ça change tellement — hors mis ici bien entendu ! — qu'on finirait presque par se croire intelligent ! ;)
Ouais, c'est un peu le massacre, là ? Pourquoi ne pas avoir tenu le fil de "La télécratie" d'un bout à l'autre ? Il y avait encore beaucoup à dire sur la situation d'aujourd'hui au regard des outils de ce bouquin.
Bref mais intense !
La deuxième, la deuxième, la deuxième !
Bon ben je regarderais demain, pour l'instant la vidéo se fige à la seconde près où M. Stiegler va s'exprimer pour la première fois...
les négociations avec Balbastre et Yannick Kegoat n'ont pas abouties? Ils demandaient des bilans sanguins complets et des extraits d'acte de naissance de moins de 3 mois ?
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