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Berlin, 2019

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Je me demande si on n'a pas toujours un gros temps de retard sur toutes les dictatures, pour en dévoiler les horreurs. Dans les années soixante-dix, la dénonciation des Pinochet, Videla, Massera et autres galonnés de la politique avait eu pas mal de (...)

Oui les journalistes en ce moment sont par exemple un peu aveugles et sourds :

"internements massifs sans procès, tabassages de rue" on dirait bien que ça ressemble à des petites choses de chez nous non? (5000 interpellations dont l'essentiel gratuite(...)

Désolée de faire encore un hors sujet (quoique...), mais "notre" préz a juré qu'aucun mort en manif n'était le fait des policiers. Et Zineb Redouane? Je l'ai rêvée?


Du haut des pyramides égyptiennes, quarante siècles écoutent son mensonge. Et le silen(...)

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Dans La Libre Belgique, Daniel "franc tireur" de ce week end pour Berlin 33.


https://www.lalibre.be/debats/opinions/a-berlin-en-1933-les-journalistes-papotaient-avec-le-diable-5c547282d8ad5878f05b3c86


(N'étant pas abonnée, me faudra attendre demain pour lire le "Dossier réalisé par Clément Boileau"... )

Et en ce moment même, qui osera soutenir ce courageux député? : https://www.youtube.com/watch?v=ZaG2oXH1qzU

A cette occasion, je rappelle l'existence du livre paru en France en 1936, en langue allemande,  et traduit en 1938 en Français, "Le Peuple allemand accuse, Appel à la conscience du monde", écrit par un groupe d'exilés allemands et préfacé par Romain Rolland (Editions du Carrefour, Paris VI).

En 335 pages, il décrit les atrocités commises par le Reich, témoignages,  faits et preuves à l'appui.
Ce livre, diffusé à l'époque "sous le manteau", en particulier dans le milieu enseignant, mérite sa lecture.

Merci, cher Daniel, de prendre le temps de "plumer" depuis Berlin 1933. C'est si intéressant que je me permets dès à présent d'en attendre bien des suites.  Je note, si je ne m'abuse, que vous entamez dans ce billet un lien avec les GJ, que vous ne développez pas à ce stade. J'espère que ça viendra. Bien à vous. 

J'attends toujours de la "gauche" qu'elle s'excuse et fasse son mea culpa des crimes communistes toujours non dénoncés...

Je connais un paquet de négationnistes chez les gens de gauche.

Impossible d'avoir confiance dans des gens qui ne reconnaissent ni ne regrettent les totalitarismes, camps et massacres communistes.

C'est ce dont il est, entre autres, question dans le livre -coïncidence- que je finis juste là.


"Le Complot contre l'Amérique" de Philip Roth (Poche)


Résumé "bref": 1940, F.D.R est battu aux élections par Charles Lindbergh, admirateur du régime nazi et évidemement membre du Comité des isolationnistes "America First". Lors de sa campagne "Lindy" a tenu des propos antisémites... Arrivé au pouvoir, il signe un pacte de non agression avec Hitler. (à suivre...)



Oui les journalistes en ce moment sont par exemple un peu aveugles et sourds :

"internements massifs sans procès, tabassages de rue" on dirait bien que ça ressemble à des petites choses de chez nous non? (5000 interpellations dont l'essentiel gratuites, sans raisons, des centaines de blessés par tirs d'armes déclarées potentiellement létales à l'étranger). Si on regarde la future loi dite anti casseurs et les volontés de poursuites de notre ministre de l'intérieur on attend toujours une réaction des journalistes. Seuls les avocats sont vent debout, un air de déjà vu?

Je me demande si on n'a pas toujours un gros temps de retard sur toutes les dictatures, pour en dévoiler les horreurs. Dans les années soixante-dix, la dénonciation des Pinochet, Videla, Massera et autres galonnés de la politique avait eu pas mal de retard à l'allumage, et n'avait atteint un point culminant que dans les parages de la chute. (Certains journaux chez nous s'étant même scandalisés de l'arrestation de Pinochet en Grande-Bretagne).

Même phénomène en ce moment avec Bolsonaro : on attend de voir. Cette fois encore, on ne devrait pas être déçu !

Quelques uns sur ce forum ont-ils lu Berlin 1933 de DS ? Qu'en pensent-ils ?

Les journalistes, "cette profession dont la raison d'être justement est d'être un peu plus lucide que les autres". Voilà une vision bien idéaliste, irénique, de la profession. Serait-ce donc sa seule raison d'être ?


En théorie, sans doute. Dans la pratique et singulièrement dans les époques troublées ( Gilets Jaunes, démentez-moi !...) la profession a tant d'autres raisons d'être, qui contredisent souvent celle-ci,  bien plus prégnantes pour ces pauvres et démunis acteurs du grand cirque de l'actualité.


Quelques unes de ces missions qui passent au laminoir la théorique lucidité. Caisse de résonance des pouvoirs en place et des puissances réelles. C'est la plus fréquente, hélas.. Haut-parleur des protagonistes:: il faut bien choisir son camp, c'est souvent un impératif et une élémentaire prudence. Réminiscence des idéologies sous-jacentes, dont chacun est, malgré soi, imprégné. J'en passe...


Le journaliste n'est qu'un tout petit acteur, sans pouvoir réel, tiré vers son gagne-pain et ses quelques possibilités de promotion. Ceux qui persistent à penser que leur raison d'être est d'être plus lucide, ce sont souvent les marginaux, les solitaires, les inaudibles. C'est la loi du genre. 


Avez-vous souvent observé ces meutes ou troupeaux de journalistes couvrant un événement, une conférence de presse? Comme le grégarisme en est le signe le plus évident. On pourrait, avec un bon ordinateur, tracer leurs parcours, formuler par avance leurs questions:  tout est inscrit dans le collectif. Celui qui fera le bon article, le plus lucide, le plus talentueux, si l'on veut, c'est le solitaire, l'invisible, le marginal.


J'imagine qu'avant guerre, il en était de même. Pas forcément ni pire, ni mieux. Même les esprits supérieurs qui s'exerçaient au journalisme n'y coupaient pas. La règle du grégarisme s'imposait à eux. 


La solitude était l'exception. Gide parvenait à sortir de l'extase communiste au prix d'une méritoire introspection. .Mais tant d'autres continuaient à s'y aveugler. ll fallait l'un des plus grands solitaires, Georges Suarès, pour comprendre un peu mieux. Bernanos, sans doute aussi,  pour l'Espagne en tout cas. 


C'est si compliqué, savoir regarder. Simplement voir ce qui est là.. Voyez combien il fallut d'effort et de temps pour percevoir le monde comme les impressionnistes, comme les cubistes.


Pauvres journalistes, englués dans les mot de la tribu: un peu plus lucides que les autres, croyez-vous vraiment ? 

je rappellerai qu'un certain nombre d'intellectuels communistes, dont Trotsky, avaient précisément diagnostiqué le phénomène nazi.

Désolée de faire encore un hors sujet (quoique...), mais "notre" préz a juré qu'aucun mort en manif n'était le fait des policiers. Et Zineb Redouane? Je l'ai rêvée?


Du haut des pyramides égyptiennes, quarante siècles écoutent son mensonge. Et le silence de "nos" radios" qui ne mouftent pas et répètent complaisamment.

Tandis que Daniel Schneidermann était à Berlin pour parler de son irritant livre, l'irritation est d'autant plus grande que le sujet est atteint des mêmes indispositions, Simone Polak présentait son ouvrage à la librairie Kleber de Strasbourg.

Simone Polak est une jeune dame de nonante années dont la mémoire est précise et factuelle : en 1940 à Saverne où vivait sa famille, le maire convoqua toute la population Juive dans la cour de la mairie pour lui signifiait que le nouveau Land Allemand devait être pur de Juifs, car les plus belles avancées de la science médicale des XIXe et XXe siècles avaient été détournées pour constituer une base solide facilement compréhensible à ce public Allemand de l'époque, l'un des plus avancés intellectuellement qui soit


La déportation des Juifs Alsaciens se fit donc et Simone et sa famille aboutirent dans un petit village du Jura, prélude à une autre déportation suite à une dénonciation vers Drancy


Ce n'est qu'arrivés devant les wagons à bestiaux que ces Juifs Français comprirent les intentions finales de cette engeance dont on ne comprendra jamais vraiment la méthodicité jusque dans la cruauté ordinaire


Lors de cette rencontre à la librairie Kleber, la présentatrice raconta la venue du représentant de la Croix-Rouge Suisse au camp de Bergen-Belsen : il visita le camp et ne vit rien, ni ne sentit rien d'anormal, ni ne supputa rien d'anormal

Et son compte-rendu exempta les SS qui l'avaient accueilli, c'était en 1944.


Voici un lien, celui des excuses présentées par la Croix Rouge Néerlandaise


et comme il ne sert à rien de parler du passé si c'est pour ne pas voir le présent, on lira aussi ceci

Gaffe, tu commence à prendre le melon.

Désolé du commentaire acerbe, mais c'est ce que l'on ressent.


On a besoin de toi complétement lucide pour avoir des jugements clairs et éclairants.

Ne tombe pas du coté obscure !


Pierre et le Loup ?



Ne vouliez-vous pas plutôt parler de l'histoire "le jeune homme qui criait au loup" (Esope, repris par bien d'autres ensuite) ? Avec le Frankenstein d'hier (vous avez fait l'erreur, très commune, de confondre le nom du créateur et la créature), heureusement que vous ne travaillez pas au canard enchainé, vous auriez du payer deux tournées !





"un phénomène d'accoutumance, a créé les conditions du déni planétaire "


je ne connaissais pas cette théorie, mais elle me semble effectivement intéressante à creuser, si elle est fondée sur des recherches précises.


D'ailleurs, elle s'applique à bien d'autres formes pour imposer, par force d' habitude, l'inacceptable...


Ya comme un biais: faute d'être entendus, on crie de plus en plus fort. En face, "on" refuse toujours d'entendre, et même on dit "ta gueule, tu nous casses les oreilles". Et après, quand il est trop tard, "on" s'obstine: "c'est ta faute, tu as pas su nous convaincre". 


Si je dis, redis et redis que la Méditerranée est en train de devenir un cimetière, si je le crie, ça va changer quoi? Il n'est pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. 


On peut agir à la marge. Beaucoup l'ont fait à cette époque. Mais à la marge seulement, ils ne faisaient pas partie des décideurs. Atténuer... est-ce suffisant? Et que faire d'autre?

 la Méditerranée est en train de devenir un cimetière      

un cimetière? non, même pas un charnier  charnier.


la comparaison n'est pas bonne.


On ne laisse pas mourir les gens volontairement dans un cimetière, c'est ce qu'on fait dans la  Méditerranée.


est-ce suffisant? Et que faire d'autre?


comprendre comme vous le faites que le système économique dans lequel on évolue oblige le plus grand nombre à défendre SES propres intérêts (si j'accueille des migrants, mon pouvoir d'achat va en prendre un coup etc..) au détriment des principes de solidarité et de fraternité de base.(si je mène une politique pro-migrant alors qu'on est en période de crise, mes électeurs vont penser que je ne prend pas en compte leurs propres problèmes).


Les journalistes jouent un rôle essentiel dans la fabrique du consentement nessecaire à ce fonctionnement -chacun pour sa gueule-.


La plupart le font inconsciemment, par conditionnement. 


https://www.youtube.com/watch?v=ofWsMe9u9ME

25 mn

Maxime Nicolle parle de l'extreme souffrance des gens qui en viennent à se tuer.


Ils lui répondent tous en coeur comme à la fin de  dans la chanson de Nino ferrer: c'est pas si mal....et c'est normal....c'est le progrès... 

la maison près de la fontaine



Apathi à le mot juste: (les morts, les suicides, la soufrantes sociale,) c'est la marche de toutes les sociétés.


Mounir Majhoubi ajoute (en gros) mais réjouissez vous d'être en France, c'est pire ailleurs!!!




"si je mène une politique pro-migrant alors qu'on est en période de crise, mes électeurs vont penser que je ne prend pas en compte leurs propres problèmes)."  


Je dirais plutôt "Si je traite dignement les migrants, ceux qui, dans ce pays, sont traités indignement (logements passoires, logements bûchers, logements indignes, absence de logement, reste à vivre minuscule, soins aléatoires) vont réclamer eux aussi d'être traités dignement.


Et puis quoi encore?

un responsable politique pense:

"les pauvres coutent un pognon de dingue"


et non 


" pour traiter dignement les gens il faut mettre les moyens nécessaires ."


pour eux comme pour Aphatie, ne pas avoir suffisamment de ressource pour vivre dignement fait parti des conséquences normales de la "marche des sociétés".

je ne me rappelle plus dans quelle manif, il y a quelques années, d'aucuns demandaient à être traités comme des chiens...

**je ne connaissais pas cette théorie, mais elle me semble effectivement intéressante à creuser, si elle est fondée sur des recherches précises. **

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C'est vraiment rigolo.

Il y a ce que le "bon sens" (càd l'appréciation du monde défini par nos 5 sens ET le 6e) nous indique; il y a ce que les écrits philosophiques et sociétaux nous racontent depuis 5000 ans (rien n'a changé dans le comportement humain) et puis il y a l'expérience, la notre et celle de nos ainés proches, mais pour que "un phénomène d'accoutumance, a créé les conditions du déni planétaire " soit jugé recevable, il faut tout de même que la "théorie" soit fondé sur des recherches PRÉCISES.

Si ce n'est pas précisément le comportement dont on parle, Je ne sais pas ce qu'il faut appeler déni. :-)


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