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"Avez-vous été abusée sexuellement ?"

Etrange moment de reality show patriotique sur Europe 1, au matin du 11 juillet. Où l'on entend Elkabbach adjurer une Ingrid Betancourt "très fatiguée" de se rendre malgré tout au défilé du 14 juillet.

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Le monde de la violence (guerre, tortures, viols, égoïsme forcené, bling bling, mémoire courte ...) est orienté masculin : tout le contraire de ce que l'intelligence dans un monde civilisé "essaye d'éduquer", de "maîtriser".

De nos jours ni force physique, ni argent (dans nos pays riches) ne sont plus le gage du vivre mieux ; aujourd'hui c'est l'intelligence qui fait la différence : non pas la ruse ou la malignité qui ne conduisent qu'à un mieux être provisoire toujours en conflit.

L'intelligence qui nous est donnée à tous, celle qui nous incite à rechercher le monde meilleur que nous avions défini comme Libertaire, Égalitaire et Fraternel.

Si le monde que nous connaissons avait été géré en "bon père de famille" ,nous pourrions aujourd'hui l'appeler eden.
On ne refera pas l'histoire.

Changeons notre approche et essayons de gérer le monde en " bonne mère de famille".

Ceci est l'avis d'une Personne (... accessoirement de sexe masculin).
euh... en même tps... (bon, je me doute que je vais être traitée d'insensible, d'inhumaine, tout ce que vous voulez), ms elle en joue bien, l 'effet médiatique, toutes ces interviews, ces unes de journaux... elle est pas "obligée", non?? (un peu, ok, bien sûr, mais à ce point... merde alors...)
(ps : je rajoute qd même que la question était totalement déplacée et machiste, et qu'elle a très bien répondu... pour le reste...)
D'après un ami journaliste qui l'a intervewée pour des chaînes de télé sud-américaines, Ingrid va bien, dit à tout le monde qu'elle est fatiguée mais "gère" à fond ses interviews.
C'est un sacré personnage politique, ne l'oublions pas.

Pour moi, sa présence au défilé militaire avec notre président et ses dictateurs, serait une honte et le signe qu'elle n'a (encore) rien compris à ce qui se passe en France aujourd'hui.
poser cette question à laquelle sûrement beaucoup ont songé c'est déjà oser y répondre le faire lors d'une émission plutôt suivie c'est légitimer un aspect infect du voyeurisme humain c'est faire du pire un envisageable d'une pensée enfantine et montrueuse une norme... ce type réalise l'illustration de ce qui en a amené tant là où ils sont surtout ne pas éduquer et donc aider à un mieux et c'est acte d'un positionnement politique... c'est "propagande" implicite et c'est malsain... il y a là un positionnement sur ce que doit être le journalisme... on peux ne pas "aimer" les farcs on doit détester les larry clark... elle aurait dû ne pas venir, ou répondre à tout, la pauvre, ne pas dire c'est laisser faire les autres, les réponses silencieuses de chacun seront les pires et ces choses là sont essentielles..
Elle a été violée par toutes ces questions indiscrètes de ces journaleux, dégoulinant de sueur, les yeux sortant de leurs orbites à la moindre info, à la moindre faiblesse par tant de questions, fatiguée quelle est, par tant d'années de captivité, d'humiliation. La privation de liberté est déjà un viol !! monsieur le journaleux !! cherchez ailleurs vos vrais infos !! celles qui nous intéressent !! élèvent le débat !! faisant avancer le progrès social !!

Ces questions seraient elles posées à un homme ? la jouissance en serait elle la même ? vous vous dites Journalistes ?! regardez où se trouvent les vrais infos, ne distrayez pas le Peuple.

Non Ingrid, ne vous rendez pas au défilé du 14 juillet, par votre geste, vous dénoncerez ce qu'est devenue la France, celle que vous citez en exemple. Celle-ci n'est plus que l'ombre d'elle même, elle reçoit des dictateurs, des assassins, écoute de soit disant journalistes !!

Ingrid faites vous porter malade, nous vous devons bien ça, le Peuple de France !! le vrai !! attend ce geste de votre part, l'histoire vous en remerciera. Par ce geste symbolique, humaniste, paisible, fraternel, vous participerez au combat muet de tout un Peuple contre un dictateur en germe, aidé en cela par une chanteuse de gauche !! une classe Politique quasiment absente !! à l'exception de rares personnes lucides de dénoncer l'abime, vers lequel nous nous dirigeons.
Le privilège Monsieur Elkaboche (j'emprunte à Coluche) et les autres serait qu'Ingrid Bétancourt puisse se reconstruire tranquille loin de TOUS les médias.

Ingrid vous ne devez rien à personne, votre vie ne se monnaie pas sur le trône des curiosités malsaines, restez loin de ces indécentes questions. Ne soyez pas l'otage des médias qui se servent de vous, de votre vulnérabilité pour tenter d'écrire le feuilleton de l'été.

Marre de cet étalage répugnant.
La question se posait obligatoirement, Ingrid est quand même plutôt jolie et elle est restée à la merci d'une bande de grossiers guérilleros pendant des années... Comment supposer qu'ils n'en aient jamais profité pour se conduire comme des porcs ? On peut seulement espérer que non mais l'espoir est mince, il faut l'avouer !

A mon avis dans le viol il y a la violence et la honte, la violence peut laisser des traces très longtemps, la honte aussi mais beaucoup moins si personne ne sait ce qui s'est passé, c'est d'ailleurs pourquoi tant de victimes de viol préfèrent se taire :

Pour éviter de subir le deuxième viol, souvent pire que le premier, celui des voyeurs !

Bravo à Emilie pour son exemple très éclairant.

Le tôle des médias dans ce genre d'affaire est souvent totalement ignoble et irresponsable, de lourdes condamnations devraient être prévues pour ceux qui publient des informations (ou même supposition) de ce style sans l'accord écrit de la victime et de sa famille. Allant jusqu'à la fermeture définitive.

Enfin c'est mon avis mais je pense que nos parlementaires s'intéressent davantage à la création de nouvelles infractions routières et à l'augmentation des sanctions pour les infractions réelles ou imaginaires déjà listées.

C'est plus amusant et surtout plus lucratif

Et il y a même des politiques qui se consacrent à faire foutre hors de lémédias ceux qui ont l'impudence de les contrarier personnellement (Genestar, Poivre et bientôt Carolis) c'est dire quelles sont leurs priorités...

"À ces gens-là"

***
même si je suis un fana de feu Reiser, la question de larry King ne m'avait jamais effleurée l'esprit comme à peu près celui de tout le monde j'imagine.

par contre, peu de gens savent que les journalistes de télé ou bien les animateurs de télé ou encore les chauffeurs d'émissions télé ont été gravement abusés, on leur a mis dans l'oreille un toy dégeulasse, et les abuseurs ils leur disent des trucs dégueulasses dans l'oreille qu'ils doivent répéter à leur corps défendant.

alors larry king, vous pensez s'il se sent proche d'une victime comme IB.
Pourvu qu'elle ne passe pas chez Ardisson.
C'était avant la mise en service du TGV Paris Lyon (donc la préhistoire) un français travaillant à New York ,me racontait qu'aux USA une mère de famille était attendue devant son immeuble où ses enfants étaient morts "croustillés comme du bacon" par une meute de "journalistes".
Si les taux d'audience et les ventes n'étaient pas si mirifiques...........
Effectivement, JPE a été lamentable ce matin et je n'ai de ce fait pas écouté la fin de l'ITW préférant éteindre la radio (déjà qu'avant, il m'avait fallu supporter Catherine Nay !..)
J'ai entendu une personne fatiguée qui en avait marre qu'on lui pose toujours les mêmes questions avec maintenant des questions trop personnelles.
Fouttons la paix à cette dame, laissons-là se reposer auprès de sa famille.

Et messieurs les journalistes, j'espère que vous n'utiliserez plus le mot "otages" à tord et à travers : au moindre mouvement social, on prend les gens "en otages".
Ellis
"ses représentants ont fini par penser cette femme leur appartient".
Que c'est dit avec justesse .C'est choquant de voir les médias se jeter sur elle comme sur une proie .Je pense que dans l'euphorie de sa libération , elle ne s'est pas rendue compte dans quel engrenage elle mettait sa main .Il est temps de la laisser tranquille .
Libre de ne pas se rendre au défilé? On dirait que non...

Libre de se préserver de la curiosité malsaine de journalistes en mal de détails sordides? On dirait que non...

Le monde a du bien changer en 7 ans, le crime sexuel est devenu un sujet très recherché, où les victimes sont présentées sur la place publique, double peine ignoble.
Pendant toutes ces années, combien de fois les médias ont dit à propos des grèves, "les usagers sont pris en otage"?

Taisez vous Elkabbach, CNN, et consorts. Faites du journalisme, ça vous changera.
L'implicite et le silence ne sont pas des infos, soit. N'empêche... Est-ce qu'il y a (sans doute pas, apparemment) dans les écoles où l'on forme les journalistes un cours portant sur "Accepter de ne pas poser une question, savoir se taire", etc.
Ce n'est pas tout à fait la même chose, OK, mais en lisant cette chronique je ne peux pas m'empêcher de repenser à cette affreuse histoire survenue l'année dernière, ce petit garçon qui a été enlevé à Roubaix (dans mon quartier, d'ailleurs) : quand on l'a retrouvé vivant, j'ai été soulagée, et je me suis dit "Les média nous ont informés, maintenant le volet médiatique de l'affaire est tourné, laissons cette famille se reconstruire en paix loin des inquisiteurs..." Et puis non : il fallait aller au fond des choses, presser l'info comme un citron jusqu'à la dernière goutte, sans doute histoire de vendre tout le papier possible sur le sujet, et quelques heures plus tard on nous apprenait en ouverture des journaux qu'il avait été sexuellement abusé. Et merde ! Qu'est-ce qu'on avait besoin de savoir ÇA ?! On n'avait pas besoin (et surtout pas cet enfant et sa famille) que les journalistes en rajoutent une couche du genre "L'affaire est résolue mais il fallait qu'on revienne vous dire : au fait, oui, comme vous pouvez tous l'imaginer, il a bel et bien été violé." Dès lors, tout le monde savait officiellement que cet enfant dont toute la France connaissait le prénom, le nom de famille, le visage (et si vous habitiez Roubaix, à l'époque, vous pouviez même connaître son adresse, l'école qu'il fréquentait...) avait non seulement connu le traumatisme de l'enlèvement, mais en plus celui de l'agression sexuelle. La page "info" aurait dû se fermer plus tôt : on l'a retrouvé, point. Le reste appartient à l'histoire de cette famille, de cet enfant.
En fait, c'est ça l'intitulé du cours qu'il faudrait dispenser dans les écoles de journalisme : "Savoir à quel moment les journalistes doivent arrêter de développer une info."
Si ça existe déjà (je n'en sais rien), je pense que ce n'est pas le cours qui a le plus gros coefficient aux examens, ou alors beaucoup de journalistes en exercice n'auraient jamais eu leur diplôme.
Je crois surtout que l'on ne sort jamais psychologiquement indemne de six ans de solitude dans la jungle, sans liberté aucune, dans un isolement personnel, physique et affectif total. Et je crains que passer brusquement de cette situation délirante d'enfermement aux feux de la rampe médiatique —avec toutes les indécences qu'ils engendrent— ne mette à jour les fragilités que la situation d'otage avait créées. Sa libération est certes réjouissante, mais dans l'histoire que les médias nous ont survendue à coups d'innombrables flashs spéciaux, unes et interviews exclusives, on a peu entendu parler de la situation psychologique que les conditions de vie d'otage n'ont pas manqué d'altérer lourdement —une psychothérapie est sans doute nécessaire. Mais c'est sûr que vu de ce point de vue, le mythe vivant de Sainte Ingrid resplendissante sauvée de l'Horreur que nous ont montré lémédias est un peu factice.
A croire qu'à force de s'entendre dire (par la principale concernée y compris) qu'ils ont joué un rôle essentiel dans la libération de Betancourt, le système médiatique et ses représentants ont fini par penser cette femme leur appartient. C'est donc à eux de décider pour elle de ce qu'elle doit dire et faire, même si ça ne lui plaît pas. Elle leur doit bien ça, à eux qui ont tant "travaillé" pour elle.

On a dit beaucoup de choses sur le talent de communicante d'Ingrid Betancourt (et pas que des louanges), mais elle me semble bien loin, maintenant, de toute velléité de contrôle de son image. J'espère sincèrement qu'elle retrouvera des forces pour prendre ses distances, je préfère de loin l'idée d'une politicienne se servant avec brio des médias qu'une rescapée traînant sa "dette médiatique" ad vitam aeternam.
Larry pose une deuxième question qui n'a pas été traduite dans cet article :

"
Larry: Avez vous été torturé physiquement et mentalement ?

Ingrid: Nous l'avons tous été... tous été.
"
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