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Angot-Rousseau : et la détresse des présentateurs ?

Ne jamais désespérer. Près d'une semaine après l'enregistrement

Derniers commentaires

La seule morale à tirer de cette petite histoire "médiatique" est la suivante:

On ne peut pas transformer un-e artiste en animateur TV ou en faire-valoir médiatique!

Ce sont des "éco-systèmes" non éco-compatibles! :)
Désolé Daniel, padacor pour le coup.

Qu’on attaque Ruquier sur le dispositif, sur la mise en place de cette séquence qui ne pouvait que mal tourner, oui, mille fois oui.

Mais qu’on lui reproche de ne pas avoir bien "modéré" la situation, c’est se tromper de combat. Une fois que le mal était fait, il ne pouvait plus faire grande chose, et lui reprocher son inaction est non-seulement inepte, mais contreproductif.

Il faut s’attaquer aux causes, pas aux effets ...

Édit : Dit plus simplement, le coupable, ce n’est pas le Ruquier présentateur, c’est le Ruquier producteur.
Marre de cette histoire!
D'abord je ne vais pas m'identifier à Angot puisqu'elle dit qu'elle se débrouille toute seule. Je ne vais pas aller lui tendre la main - psychologiquement parlant - pour me faire engueuler ensuite que c'est con et débile, que les mots de réconfort, ça s'apprend pas etc etc

Il y a des gens qui cultivent des moments horribles et veulent en garder la possession intime. On a tous notre jardin secret, même si les moments horribles que nous faisons germer en permanence sont loin d'être aussi terrifiants que ceux que Angot a vécu

Par contre il est certain que j'ai plus de facilité à accorder de la compassion, de l'empathie à ceux qui sont en détresse et qui le sont encore plus quand d'autres sous prétexte de leur copyright dans ce domaine leur enjoignent de se taire en établissant d'ailleurs une espèce d'échelle d'importance dans le drame qu'elles ont l'une et l'autre vécu

Ceci dit pendant ce temps-là Trump jette des rouleaux de PQ comme si c'était des bonbons ou la jarretière d'une mariée aux gens de Puerto Rico venus chercher des produits de première nécessité. Y a-t-il une limite à la crétinerie de Trump ou bien est-ce un puits sans fond...L'avantage avec Trump, c'est que plus il en fait, plus il se rapproche du singe, plus nous nous rapprochons d'Einstein : c'est cela la théorie de la relativité sous l'influence des grandeurs
Après Angot, Rousseau, Ruquier, le billet de demain sera t-il le 4e sur ONPC, cette émission de m..., et consacré à Catherine Barma?.
Et moi je m'identifie à la fois à SR et à CA. Leur détresse crevait l'écran. La veulerie de l'animateur et de tous les autres hommes présents sur le plateau aussi.
Je n'oublie pas qu'il y a eu coupage et montage, c’est juste ce que je vois de l’émission.
DS n'a rien à dire sur les propos de macron. Apparemment ses tombées de L'ARMOIRE sont a géométrie variable.
@DS

Pour reprendre votre formule de la semaine derniere sur Lidl/Free

[quote=DS]"Mais un seul client de Lidl va-t-il boycotter les magasins ? Un seul abonné de Free va-t-il se désabonner, après cette émission ? Il serait tellement confortable de le croire."

Mais allez vous cesser, Daniel, de regarder cette émission de tele-poubelle? Les invités vont ils cesser d'assister - et par la même cautionner - ce genre d'emission? Il serait tellement confortable de le croire.
@DanielSchneiderman
Pour une fois je suis en profond désaccord avec vous
J'imagine bien que Laurent Ruquier est au courant du parcours de Christine Ango
et j'ai beaucoup apprécié la mise en perspective de votre précédent 9h15 sur le sujet
[quote=D. Scheidermann]Ils disent sensiblement la même chose. Oui, Sandrine Rousseau a souffert, mais Christine Angot aussi. Souffrance contre souffrance. Que n'ont-elles réussi à se parler !

Yann Barthès dit simplement que dans ce combat entre 2 souffrances il est possiblement difficile d'intervenir
et je perçois personnellement l'incapacité à intervenir dans ce type d'échange
Je ne parle pas d'un débat sur le viol mais un pugilat sur la souffrance de chacune et dans ce qu'elles en font après.

Donc que Yann Barthès émette l'hypothèse que ce soit pas si facile d'intervenir, n'est vraiment pas victimiser Laurent Ruquier
Juste donner une explication plausible à une réelle défaillance.

Mais de là à motiver ce 9h15
Mise à part des comptes à régler, je ne vois toujours pas bien le fondement de votre propos
"Yann Barthès dit simplement que dans ce combat entre 2 souffrances il est possiblement difficile d'intervenir
et je perçois personnellement l'incapacité à intervenir dans ce type d'échange"

Heu.... mais enfin c'est son rôle à Ruquier, de modérer la situation !! La situation est sans doute délicate, mais c'est sa responsabilité ! Il touche du biff pour ça après tout.
Je conseille de regarder l'intervention de Sonia Devillers sur Càvous. Son analyse du dispositif de l'émission et des responsabilités de chacun est éclairante : https://www.youtube.com/watch?v=RBq8QGKauuo
Tu m'auras mal lu ou je n'ai pas été assez clair
"Juste donner une explication plausible à une réelle défaillance. "
Donc oui il a merdé mais pas forcément si facile de faire mieux

et le fond n'est pas de juger Ruquier
mais d'exprimer la distorsion ressentie entre les propos de Yann Barthès (dont je ne suis pourtant pas fan) et le 9h15 Daniel Schneidermann
Je trouve en l’occurrence le procès fallacieux

Je pense que le mieux c'est d'écouter Mme Rousseau lors de l'interview de M. Bathès
C'est surement la mieux placée pour juger et réagir à ce qui s'est passé
Oui c'est plus clair. je ne t'avais pas bien lu.
Je pense que le mieux c'est d'écouter Mme Rousseau lors de l'interview de M. Bathès
En effet, et visiblement dans la prochaine émission d'@si
Le style de modération de Ruquier, c'est au travers de clash, de petite phrases cinglantes ou d'humour bonhomme. Au vu de la situation c'est peut-être une bonne chose qu'il se soit abstenu.
En ce qui me concerne, je ne connaissais Angot que de nom, et j'ignorais d'autant plus l'inceste que lui a infligé son père durant des années. C'est bien l'écoeurement et l'incompréhension qui m'ont saisi samedi soir. Le rôle de Ruquier était de contextualiser cet "entretien" pour me donner une chance de comprendre ce qui était à l'oeuvre.

Comme l'a dit Rousseau ces derniers jours à la radio, cette séquence montre avant tout combien il est difficile de parler des violences sexuelles. Et il me faudra probablement plus d'une semaine pour le comprendre. Mais en l'état et au moment de sa diffusion, en l'absence de contextualisation et manipulé par la scénarisation volontaire de l'entretien inhérente au montage qui reste de l'unique responsabilité de l'équipe de production, Barma en tête, je n'avais d'autre choix, en tant que spectateur moyen, que de considérer Angot comme "folle furieuse".

Double peine pour Rousseau de qui Moix et Angot -qui partagent la tragédie d'avoir eu un parent violent et maltraitant- confisquent la parole. Double peine pour Angot qui se voit devenir une "hystérique folle furieuse" pour 5 millions de téléspectateur. Avec l'image du commissariat complaisant face aux agressions sexuelles ça donnerait pour Rousseau: "vous vous trompez sur ce que vous appelez agression", et pour Angot: "oh ça va l'hystérique, y'a pas mort d'homme non plus."

Angot qui a aussi prononcé ses mots importants lors de cette séquence: "à votre de tour d'entendre, je vous demande de m'écouter s'il vous plait". Ses quelques mots n'ont plus la même signification pour moi, une fois le contexte posé. Alors bien sûr, on peut chercher à déplacer la culpabilité apparente d'Angot, vers une autre, plus pernicieuse: celle du dispositif médiatique et du montage de Barma, et de l'absence de contexte de la part de Ruquier. Mais je vais enfoncer une porte ouverte parce-que ça va toujours mieux en le disant, la culpabilité est surtout celle de Baupin et du père d'Angot.

En attendant, Devillers et Ruggierri expliquent dans C'est à vous la chausse-trappe médiatique mise en oeuvre dans ONPC: https://www.youtube.com/watch?v=RBq8QGKauuo
la culpabilité est surtout celle de Baupin et du père d'Angot.

Et encore... qui sait de quelles souffrances sont issus leurs méfaits?

Je ne fais pas du second degré, c'est une vraie question, pour avoir rencontré des parents maltraitants, et aussi des victimes adultes d'incestes anciens, j'ai compris à quel point ce pouvait être à la fois "héréditaire", et favorisé par un contexte qui perdure.)

Cette mère qui amenait chez un oncle incestueux ses deux fillettes, et qui se rappelait soudain "ah... j'avais oublié!" les abus anciens, par exemple, on aurait pu la considérer comme complice, non? Et cette femme, devenue soudain "méchante" avec mari et enfants, avec fantasme de jeter par la fenêtre un de ses enfants (elle était devenue phobique des fenêtres ouvertes), qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait, jusqu'à ce qu'elle fasse le lien avec sa mère, autrefois maltraitante, et qui, désormais malade et dépendante, revenait dans la région pour qu'elle puisse s'occuper d'elle (!!!).

C'est pour ça que, n'en déplaise à ceux qui trouvent qu'on exagère, je refuse de banaliser les atteintes "vénielles". Elles font partie du dispositif de banalisation qui permet les crimes.
Je ne suis pas sûr de comprendre votre message. Permettez-moi de le reformuler de la manière dont je le comprends afin de dissiper des malentendus éventuels.

Je comprends que selon vous, explicitement:
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L'examen de la culpabilité dans une catastrophe comme un inceste peut ne pas se contenter d'une seule et unique relation de causalité. En effet, on observe parfois/souvent qu'un violeur a lui même été violé. Et dès lors, puisqu'un violeur a été possiblement/probablement lui-même victime d'un viol, alors le viol qu'il a commis peut être considéré d'un certain point de vue non plus de sa seule culpabilité/responsabilité directe, mais le résultat de causalités en cascade. En d'autres termes, Pierre viole Jacques. Mais puisque Paul a violé Pierre, alors une partie de la culpabilité dans le viol subi par Jacques pourrait relever de la responsabilité Paul.

Cependant, la culpabilité de Pierre ne peut/ne doit être minimisée au seul motif que l'on pourrait remonter le fil des causalités à Paul. Car cette dilution des responsabilités de Pierre participerait à la minimisation de son propre crime. Et la culture du viol s'appuie précisément sur la minimisation du crime en lui-même. Dès lors, il convient de rester vigilant et attentif afin de condamner immédiatement tout ce qui participe directement à la minimisation du crime en lui-même, et ce qui participe directement à la minimisation des atteintes/destructions infligées aux victimes.
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Et je comprends que selon vous, implicitement:
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Les invectives d'Angot à l'encontre de Rousseau, indépendamment du fait que son père l'a violée, participent à la minimisation de l'agression de Baupin, à la minimisation des atteintes subies par Rousseau, et à sa double peine de victime d'agression sexuelle. Et dès lors, qu'il convient de condamner Angot pour sa participation à la culture du viol.
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Ma réponse:
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De mon point de vue, il m'apparaît déraisonnable d'accuser Angot de participer à la culture du viol.

A mon avis, ce n'est pas que "l'examen de la culpabilité dans une catastrophe comme un inceste peut ne pas se contenter d'une seule et unique relation de causalité", mais que "l'examen de la culpabilité dans une catastrophe comme un inceste doit ne pas se contenter d'une seule et unique relation de causalité". Et l'objectif n'est certainement pas de diluer les responsabilités, même si je suis attaché à la notion de "circonstances atténuantes" dans notre Droit, mais de trouver et de condamner toutes les responsabilités.

Je ne voudrais pas opposer Justice et Prévention.
et oui ....
petit plaisir du jeudi , DS se paye ses "amis" du PAF ruquier+barthes. 20 ans après la rancune contre le système médiatique qui l'a rejeté sans égard est toujours tenace, mais du coup ce matin il rate le coche.

bon sinon, on tourne la page ? pas mal d'autres sujets d'actu avec de l'image et du bon son qui mériteraient l'éclairage avisé de DS.
Pardon, Daniel, mais il me semble que vous commettez là un sophisme de l'homme de paille.

À aucun moment Barthès ne prétend que "la victime principale de l'affaire, c'est son collègue Ruquier". Simplement, lorsque celui-ci est mis en cause, et qu'il est dit qu'il a manqué à son devoir de modérateur, il est pertinent de s'interroger sur ce qu'il aurait du faire pour bien faire. Et c'est vrai que, face à deux femmes, toutes deux victimes d'abus sexuels, s'ériger en arbitre alors qu'on ignore tout de cette expérience, non seulement c'est assez délicat, mais cela peut donner le sentiment d'une certaine insensibilité, voire d'une arrogance toute masculine forte de son privilège et de sa domination sociale, à un cheveu du mansplaining. Damned if you do, damned if you don't.

Donc oui, je conçois qu'il soit délicat de se mettre dans les chaussures de Ruquier et de prétendre qu'on aurait fait mieux à sa place. Parce que c'est de ça dont il était question à ce moment là, et non pas de prétendre que Ruquier était "la principale victime de l'affaire", ni même une victime tout court. Peut-être que justement, dire que ça n'était pas évident de se mettre à la place de Ruquier, c'était dire encore plus à quel point se mettre à la place de ces deux femmes était non seulement impossible, mais même à la limite de l'indécence.
Pour avoir suivi Quotidien ,il m'a semblé que Yann Barthès ne se contentait pas de s'imaginer à la place de Laurent Ruquier,mais qu'il tentait de rendre compte des différents points de vue.Et finalement donnait la parole de façon apaisée à MMe Rousseau.
Ce sujet,monté en épingle(je préfère une expression vieillotte)ne mérite pas un tel battage,me semble t-il.
ils ne doutent de rien, on leur fait croire a ces mâles qu'ils sont des héros, indispensable, mais fragiles ... quel honte pour eux.
le problème c'est :

est ce que notre culture sociétale assume son voyeurisme* malsain (pléonasme?) ou a elle l'intention de s'en défaire.

*seul condition à un bon score d'audimat, mais...quelle conséquence sur nos "façon de voir les choses", sur ce qui remplit la tête des gens que nous sommes?


à moins de Tatcherisé l'affaire par: il n'y a pas de société, que des individus .
Oui, attention avec l'ironie....Surtout que là ce n'est pas très clair.
Quant à la difficulté qu'il y à réagir le plus correctement possible dans ce type d'opposition de point de vue, sur un sujet aussi sensible pour chacune des deux intervenantes, ce n'est pas si évident que çà. Et Sandrine Rousseau à très certainement raison. C'est ça qu'il faut changer. Et surtout ne pas en faire un sujet quelconque de rire, car ONPC est d'abord une émission à vocation marrante ou divertissante, donc assez peu propice à aborder des sujets sérieux et sensible comme ça dans sous la forme d'un débat contradictoire. Soit il faut carrément en rire, l'aborder par l'absurde, par l'excès, comme l'aurait fait Coluche, soit l’aborder de façon sérieuse et bienveillante.
Je vous sens taquin aujourd’hui....
Ça doit être très compliqué de gérer ça, d'avoir deux personnes qui ont vécu des choses, des choses très dures, et ça doit être compliqué, étant un homme, de parler de ça".
C'est pas Ruquier qui choisit les invité(e)s? Il était pas déjà un homme quand il a préparé l'émission? Car Ruquier est bien plus qu'un simple présentateur, non?

Si tu craches en l'air, disait mon grand père, t'étonne pas que ça te retombe sur le nez (je comprenais pas, à l'époque, je savais pas cracher, et surtout pas en l'air).
Cette association pourrait s'intituler la Confédération Nationale des Présentateurs de Foutaises ( CNPF )
On sent votre ironie dans cette chronique. Mais vous même (en tant qu'ancien présentateur à la TV) où vous placez vous dans cette affaire?
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