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Angolagate : un jugement dans l'entonnoir audiovisuel

Une fois passée dans l'entonnoir de l'audiovisuel

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A propos de l'angolagate : Pasqua a balance des noms hier dans le grand journal ( decidement, il s'est passe des trucs interessants dans cette emission hier )

Oui, on a envie de savoir qui est vraiment implique et oui le secret defense devrait etre leve ( et pour toutes les ventes d'armes, a mon avis ), mais je trouve lamentable qu'il ait fallu que Pasqua soit condamne pour qu'il parle : Il a attendu le resultat du proces, qui ne lui convenant pas, le fait parler. S'il avait ete acquite, il n;aurait rien dit. Allez parler d'interet general apres ca !?

Et tiens pendant qu'on parle de proces :

Ca vient de tomber : un autre proces, mais qui n'aura pas lieu :

Reuters, ici sur Yahoo news : Alerte info Une plainte contre trois chefs d'Etat africain jugée irrecevable Une plainte contre trois chefs d'Etat africain jugée irrecevable ><

Les dictateurs peuvent etre tranquiles : Sarkozy "combat" les paradis fiscaux etrangers, mais aide a faire de la France un beau Paradis pour eux, tout en lancant des discussions sur l'identite nationale, et en expulsant des hommes dans des pays en guerre
Petit round-up sur les relations entre Pasqua et Sarko... et le 92.

Les relations Sarkozy/Pasqua et les méthodes dites des Hauts-de-Seine...

Très tôt, le route du très ambitieux Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa a croisé celle de Charles Pasqua, petit-fils de berger corse, né en 1927, ancien représentant chez Ricard devenu un des piliers du mouvement crypto-gaulliste (UDR puis RPR) dans les années 1970 et 1980, puis, plus tard, ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995...

"Môssieu Charles possède à son actif quarante années de bons et loyaux services au sein du mouvement gaulliste. Quelques jours après le retour au pouvoir du général de Gaulle, le 13 mai 1958, Charles Pasqua s'enferme avec quelques militants gaullistes prêts à donner l'assaut à la préfecture. Avec un seul mot d'ordre : "Résurrection." Il n'est alors qu'un modeste vendeur de pastis dans la zone des abattoirs de Marseille. La même année, Pasqua est un des créateurs du Service d'action civique (SAC), cette police parallèle imprégnée de relents pétainistes et de valeurs nationalistes, le tout épicé d'un zeste d'activisme.
Lorsque éclate Mai-1968, le futur ministre de l'Intérieur fait distribuer des barres de chocolat aux CRS qui patientent dans leurs cars, boulevard Saint-Germain. C'est surtout un des organisateurs de la marche gaulliste du 30 mai sur les Champs-Elysées. Un triomphe. Dans la foulée, le vice-président du SAC est élu député à Clichy-Levallois, sous l'étiquette UDR et avec l'aide de quelques gros bras venus de Marseille, affublés de plaisants surnoms : "le Ramoneur" ou encore "Pierrot quatre canons".
Battu aux cantonales de 1976 à Clichy-Levallois, Charles ne doit son salut politique qu'au Corse René Tomasini, dit Toto, le roi du renvoi d'ascenseur et son véritable parrain en politique. Toto le propulse délégué à l'organisation de l'UDR, où Jacques Chirac découvre vite ses talents et en fait promptement son organisateur en chef pour la présidentielle de 1981. Avec le succès que l'on sait."

(Extrait de l'article "Charles Pasqua", in Manufacture française de candidats, Les dossiers du Canard Enchaîné N°83, avril 2002)


C'est vers la fin des années 1970 que les destins de Sarkozy et de Pasqua se rencontrent. Après avoir passé son enfance dans le XVIIe arrondissement de Paris, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa vit à Neuilly-sur-Seine, dans le très riche département des Hauts-de-Seine, dont le Produit Intérieur Brut (PIB) est équivalent à celui de la Belgique. Lorsqu'il entre en politique, Sarkozy se place sous le parrainage de Pasqua, qui est alors chargé, à l'UDR, de repérer les jeunes militants particulièrement volontaires, et donc susceptibles de servir au mieux la cause de la droite crypto-gaulliste, notamment dans les Hauts-de-Seine... C'est à cette époque que le futur présidentiable fait la connaissance de personnalités dont il est encore très proche aujourd'hui, comme Patrick Devedjian, passé par l'extrême-droite dans ses jeunes années, et Patrick Balkany, le futur député-maire de Levallois-Perret - condamné en 1996 pour avoir employé des agents municipaux de Levallois à son usage personnel -, lesquels font alors partie, comme Sarkozy, des jeunes "Pasqua boys" ou "Pasqualitos"... Déjà très soucieux de faire carrière, Sarkozy ne se contente pas du parrainage de Pasqua, et s'efforce également de se faire bien voir du député-maire de Neuilly de l'époque, Achille Peretti, président de l'Assemblée Nationale de 1969 à 1973, et d'origine corse, comme Pasqua. Peretti règne alors sur les Hauts-de-Seine, entouré de ses lieutenants Charles Ceccaldi-Reynaud, maire de Puteaux, et Emile Graziani, maire de Boulogne. Ces politiciens ont des méthodes que l'on a pu qualifier d'"insulaires", ce qui en dit long sur le niveau de qualité de la vie politique du département. Sarkozy semble s'y être fort bien adapté, d'autant plus qu'avec Pasqua comme parrain, il a alors beaucoup appris en matière de pratiques politiques : verrouillage clanique du pouvoir, menaces diverses, intimidations, débauchages, chantages à la réélection, clientélisme, financement occulte, prises illégales d'intérêts, abus de biens sociaux, trafic d'influence, corruption passive, magouilles politico-financières diverses, autant d'éléments qui caractérisent la droite des Hauts-de-Seine, et que tout apprenti-politicien engagé dans le département se doit d'assimiler au plus vite...

"Nicolas, c'est moi qui l'ai fait, qui lui ai tout appris."

(Charles Pasqua, à propos de Sarkozy, cité in Sarkozy, l'homme (trop) pressé, Les dossiers du Canard Enchaîné N°89, octobre 2003)
Je propose que l'on verse le texte du jugement de cette affaire au débat sur l'identité nationale.
Elle est bien votre chronique, Daniel, mais tout de même, vous pourriez éviter de mettre des photos cochonnes. Des gamins peuvent tomber dessus, enfin, quoi.
Deux remarques en passant:
1° Et si la condamnation de Môssieur Charles ouvrait la porte à celle de De Villepin ? Le match Sarkozie / Chiraquie n'est certainement pas terminé.
2° Il a raison Pasqua de demander la levée du secret défense. Mais alors chiche qu'on l'étende à toutes les affaires troubles des cinquante dernières années. Sueurs froides garanties dans le grand monde.
L'adage du jour...

Condamne Pasqua, au moins une fois dans sa vie. Si tu ne sais pas pourquoi, lui il le sait.
" D'ailleurs, tiens, devinette aux matinautes : sans regarder la solution, que lui reproche-t-on exactement, à Pasqua ? "
Daniel, le forum est extensible, mais quand même, faut pas pousser...
Moi je trouve qu'on nage en pleine science-fiction très mauvaise.
Pasqua condamné à un an ? Qu'il les fasse ou pas, c'est l'irruption sans préavis dans un monde parallèle complètement étranger à nos usages.

Alors oui, maintenant je le crois : nous ne sommes pas seuls dans l'univers.
Ou alors c'est que le juge n'a rien compris, et l'on va demander à ce que son jugement soit re-rendu parce que ce n'est pas possible ! C'est faux, ça n'existe pas ! Pasqua ne peut être inquiété, pas plus que Chirac enfin quoi ? Depuis ce matin, je me sens très mal.

Faudrait-il vraiment gober qu'un juge a osé condamner ce ripoux de première grandeur ? Et puis quoi encore ? Je suis le pape, peut-être ? Le Christ est resuscité, et Sarkozy articule des phrases correctes, sujet-verbe-complément ? En plus, on nous charcute les nerfs avec un autre ministre dont on apprend, sur tous les media, qu'il aurait été finalement suicidé ! Quelle belle découverte ! Bon sang j'en tombe du lit.

Que les journaux osent sortir, là encore, une telle bêtise, une telle impertinence, après avoir, pendant des générations, affirmé que l'assassinat était une hypothèse délirante, c'est se foutre tellement de notre poire que je préfère me dire que je rêve, et qu'il ne s'est rien passé.

Je déteste ces appels d'air, qui sont de la méchanceté pure.
Des clous : il va faire appel !

Et il va tirer dans les pattes de tout ce qui bouge !

C'était notre rubrique : fume c'est du Cubain !

Au fait à la place du grandébat on ne pourrait pas avoir de grands ébats ? Genre transports en commun...

Pour ce qui concerne ce bon Falcone, arrêté à l'audience pour aller purger six ans, peut-il faire appel, lui aussi, et si non pourquoi ? D'autre part l'appel est-il suspensif ou pas ?

Danette j'ai pas mal oublié mes cours de droit, au secours !

***
[quote=DS]"Sur ce sujet-là comme sur bien d'autres, le Net fait preuve de sa simple supériorité technique, sur les autres supports d'information."

Les pages de France inter sur l'affaire Boulin, mentionnées par Gilles Klein dans un vite-dit du jour (et auquel une rubrique "reportage" du 7-10 d'Inter du début de la semaine faisait logiquement référence) sont un modèle du genre !
J'aime bcp le "pour en savoir plus" après 3 pages de formats "textes" et "sons".
cf. http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1004
Daniel, est-ce exprès que vous avez choisi une photo « tabagiquement » incorrecte pour illustrer vos propos ?
Pourtant le choix est large !

Alain Korkos, analyserait cette image en montrant le coté subliminal voulant nous faire croire qu’il pue, parce qu’il put nous enfumer avec ses délires putatifs ?
Et madame Barouin, interrogeant Pasqua hier soir sur France 2, qui commence sa première question par : "vous avez été résistant dès l'âge de quinze ans..."
Merci pour les liens et pour la chronique Daniel. C'est vrai qu'hier je n'avais pu entendre que les 2 condamnations à 6 ans de prison et celle de Pasqua.
C'est bien de pouvoir aller y regarder de plus près.

Autre chose, j'ai été halluciné ce matin d'entendre Villepin dire en gros ce que je pense ce qu'est la politique.

C'est un travail de service tourné vers les autres et non sur soi.

Je ne sais pas s'il pense réellement ces mots, mais c'est à mon sens ce dont les politiciens doivent se souvenir, ils sont là pour servir le peuple et non l'inverse. C'est bon de l'entendre dire une fois de temps en temps, même si j'attendais plutôt cette phrase dans la bouche de quelqu'un d'autre.
J'ai fait un rêve, celui de voir Pasqua payer pour toutes les saloperies qu'il a faites.
Puis je me suis réveillé et Pasqua était condamné et je me sentais le cœur léger.
Puis j'ai compris qu'en fait c'était uniquement pour trafic d'influence, alors que Pasqua a trempé dans toutes sorte de trafic et pas que d'influence.
Puis j'ai appris qu'il avait 1 an ferme seulement et 2 ans de sursis pour une des pires pourritures que je connaisse.
Puis j'ai vu son plan de com' en ordre de marche: une invitation en direct sur France 2 avec les questions très très agressives de Marie Drucker.
Et alors je me suis dit que ce n'était pas un rêve mais un véritable cauchemar.
Oui, belle volée de bois vert, non, sec (il est encore plus dur) rapporté avec gourmandise par PRD/ Un bémol cependant dans ces attendus :

"Ce parcours d’humanitaire, dont il a, un temps, sacrifié les idéaux par appât du gain, continue cependant de plaider à sa faveur”.

Moi j'aurais décrété ceci :

"Ce parcours d’humanitaire, dont il a, un temps, sacrifié les idéaux par appât du gain, plaide en sa défaveur”.
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