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Commentaires

Alice Zeniter, la colère et Facebook, d@ns le texte

Au début de l'existence du site, on me demandait souvent :

Derniers commentaires

super emission encore une fois,
ça fait un bien fou de sentir sa parole exister pour une fois, de voir des jeunes gens à la télé qui sont entendu et respectés

bon par contre j'ai tourvé le ton un peu pompeux comme si vous aviez besoin de prouver que vous pouviez avoir l'air aussi pompeux que dans une émission litteraire classique, c'est fort dommage, parler de litterature n'engendre pas de se prendre au sérieux, c vraiment l'inverse...
Très contente d'avoir pu voter trois fois de suite sans qu'on me réponde "déjà voté aujourd'hui"...J'ai adoré cette émission, retrouvant dans les phrases de ce jeune auteur, l'esprit de ma fille du même âge qui fait partie aussi de ce clan des jeunes "cools de gauche"...C'est vrai que leur engagement se double d'une lucidité que nous n'avions pas mais cela ne les empêche pas d'avancer...
Bonne idée d'avoir invité cette jeune auteure. J'ai trouvé que l'émission démarrait bien, mais qu'elle s'essoufflait un peu dans le dernier tiers avant de repartir sur une idée intéressante, malheureusement arrêtée par l'heure : l'impossibilité de se sentir totalement investi, ou honnêtement investi, dans une action, une démarche politique, parce qu'on évolue désormais sans cesse dans une galerie des glaces nombriliste. Mes ces images renvoyées sont forcément déformées/mal informées/incomplètes et multiples. Si on est habité par un vrai désir d'engagement ou un vrai souffle créateur, on apprend tôt ou tard à ne pas se laisser piéger/enfermer. On brise les miroirs pour créer d'autres images. Notre époque nous force à voir ce que nous n'avons pas su voir pendant des millénaires : tout n'est qu'images - mouvantes ou figées, créatrices ou destructrices, vivantes ou mortes. Au vivant à ne pas se laisser piéger dans les labyrinthes !
Emission très intéressante, je cours chercher le livre !
Hey, je viens d'entendre dire Taddeï que le "Ce soir ou jamais" de demain opposera Badiou à Finkielkraut... au sujet de quoi, je sais plus vraiment, j'ai dû me remettre du choc de cette annonce aussi réjouissante qu'horripilante.
J'ai lu, que dis-je? J'ai dévoré le roman d'Alice Zeniter!
Un vrai talent, rare. Une écriture intelligente. Du bon et beau travail.
Avant même de commencer l'émission (je m'apprête à la lancer), je salue le nouveau lien pour télécharger le fichier vidéo et le lire depuis un lecteur externe. Flash est trop lourd et bloque les utilisateurs qui ne peuvent/veulent pas l'utiliser. Ce serait vraiment bien si le principe était généralisé à toutes les vidéos suivantes...
Rien de très original par rapport à ce qui a déjà été écrit dans ce forum, mais bon :
- DS, merci pour votre texte introduisant l'émission, cela fait du bien à lire, on se sent un peu moins seule
- Merci pour l'émission
Alors là... vous avez fait très fort ! Mais d'où elle sort cette petite jeunette de 23 ans !
Incroyable d'intelligence et de naturelle.
Merci beaucoup pour cette émission. Encore une fois géniale.
Et je me précipite pour acheter le livre et faire de la pub autour de moi pour que le maximum de personne écoute et entende Alice Zeniter.
Bravo encore

François Olivier

PS : Au fait à quand un prochain "d@ns le film", la première sur Avatar m'a enthousiasmée.
Impressionné par cette invitée dont je n'ai rien lu. Si son écriture est du niveau de son phrasé, ça promet.
Limpidité, richesse du vocabulaire,rigueur de la pensée,sincérité,choix des mots, tout y est ....
Chapeau bas et belle leçon aux déçus de le jeunesse !
Merci pour ce bon moment...
J'ai fini Jusque dans nos bras hier. (Je n'avais pas repéré la citation de la marseillaise : j'espère qu'Hortefeux ne traîne pas par là!) )
Ce n'est pas ce que je lis d'habitude. J'ai été enchantée. L'usage du "tu" que souligne Judith est en effet habile. Un peu déconcertant au début, mais il représente bien cette lucidité acide et parfois cruelle qui se dissocie du "je" insouciant, pris dans les événements, un "je" qui aimerait vivre avec spontanéité et simplicité un monde dont "tu" devine puis connaît les hostilités embusquées que "je" voudrais continuer d'ignorer.
Je me suis sentie dans un élément complètement familier, à une ou deux tirades près, en suivant ce je, qui restitue avec justesse l'univers de l'enfance, de l'adolescence, empêché et parfois protégé par ce tu, spectateur critique et sévère. Familière de ces glissements pronominaux, mais aussi de ces superpositions des mondes d'enfance et d'adolescence qui déguisent un réel ingrat, dépourvu d'imagination. Evocations qui ne sont pas les miennes, qui ne sont pas pour autant étrangères, c'est réconfortant (pour l'universel et pour mes 40 ans, ;-) ). Si j'ai décroché sur des tirades de Mad, c'est seulement avec le sentiment qu'il était vain de reprendre le passage, parce que Mad, à ces moments, aligne les mots pour diluer sa colère, et aussi parce qu'il y a dans ce livre des frontières d'intimité imperceptibles. On est en terrain connu, on avance et à une ligne près quelque chose nous échappe qui appartient à ces amis d'enfance, et qu'il n'est pas du tout nécessaire d'éclairer davantage. En terme d'écriture, cette approche de l'intimité de l'entre deux personnes m'a parue délicate, au coeur d'un roman d'introspection sans fausses pudeurs ni fausse modestie.
Contente de l'avoir découverte grâce à cette émission.
C'est sympa cette émission, effectivement Alice Zeniter est brillante. Elle a fait des plateaux télés?
Mon impression personnelle: ça m'a rappelé certains de mes rendez-vous avec mes directeurs de thèse. Ils sont deux (un homme, une femme), ils donnent leur avis sur mon travail, et parfois échangent entre eux. Et moi j'ai la place de l'étudiant, moins expérimenté (et moins brillant que A. Zeniter qui plus est), justifiant certains choix. Je sais pas si on peut tirer de cet avis quelque chose sur la forme de l'émission.
Mais il est tard, peut-être aurais-je creusé la reflexion demain...
NB : Désolé pour ces considérations techniques brutes dans ce forum plein de douces choses.

Bref,

Les vidéos à télécharger, d'ASI et D@ns le Texte, fonctionnent toutes deux parfaitement sur mon ordi avec VLC 1.0.2. Samedi le serveur dl.free.fr avait du mal à suivre mais avec tout de même près de 100Ko/s, presque de quoi regarder en live ... avec une URL qui convienne. Ce dimanche c'était du 800Ko/s.

Je vous confirme avoir eu des problèmes pour regarder samedi 8 mai l'émission (ASI je crois) du fait d'un manque de bande passante de DailyMotion (saccadé : genre 2 secondes regardées pour au moins autant d'attente). Les autres vidéos de DailyMotion avaient aussi ce genre de problème, c'est rentré dans l'ordre en fin de journée.

En outre, systématiquement, je n'arrive plus à regarder correctement vos émissions en plein écran, même en SD où cela donne quelque chose comme 5 images/seconde. C'est idem directement sur le site de DailyMotion avec leurs propres vidéos. Sur YouTube je continue à voir les vidéos de manière fluide comme encore il y a peu sur ASI et DailyMotion.

Ma config. : Ordi : Portable HP (sur secteur), SE : XP Pro SP3, Nav. FireFox 3.6.3, Mem : 756Mo, Proc. : 1400Mhz (1 cœur), Ecran : 1024x768 (x32)

PS : La plupart du temps j'utilise FireBug pour "piquer" l'adresse du flux vidéo et la coller dans VLC. Pas cool, mais c'est le prix du confort !!!
Emission surprenante, du fait du choix de l'invitée, mais aussi parce que le sujet de l'engagement, qui revient régulièrement dans les forums voire dans les chroniques pro domo de DS, est abordé frontalement. Enfin...

J'ai, à un an près, l'âge d'Alice Zeniter, mais je n'ai jamais compris, ressenti, vécu, cette idée d'appartenance à une génération donnée. Je butte contre une représentation du collectif à laquelle je ne m'identifie absolument pas, même si, pris un à un, les éléments d'une identification virtuelle sont présents. En revanche, j'ai trouvé très intéressante la singularité qui surgit dans cette émission, celle d'Alice Zeniter, qui, en parlant (de façon peut-être trop véhémente) de génération, donne à entendre (et sans doute bientôt à lire) une individualité passionnante. J'aime son aspiration à la hauteur, qui est refus de la médiocrité et croyance en la perfectibilité de l'être humain. J'aime ses contradictions, parce qu'elles sont miennes en partie, et parce qu'elles sont très simplement avouées, très intelligemment sondées. J'ai croisé là quelqu'un qui, je l'espère, ne sera jamais cynique. Ses mots non dénués d'élégance (réenchanter le monde ?) refusent cependant la facilité qui ferait d'elle une stylisticienne avertie, intouchable et invulnérable sans doute, mais morte au monde et à l'étonnement. La distinction est évidemment un peu forte, mais je lui fais gré d'avoir clairement énoncé de quel côté elle se souhaitait.

Alors, si Alice Zeniter se veut porte-voix (avec sourdine littéraire, dit-elle...) d'une génération, tant mieux : je l'écouterai, elle, parce que sa voix se détache d'un brouhaha qui m'assomme, et que pourtant elle l'élève à peine.
Emission très intéressante comme la précédente.Le militantisme comme la charité est à double tranchant on le fait par altruisme et par égoisme et ça sera toujours ainsi quelque soit l'age et l'époque.Cette jeune fille est réaliste tout simplement;mais il y a là égoisme positif!(au contaire des traders ou banquiers cf l'autre émission).
J'ai lu sur les posts que beaucoup d'entre les @sinautes n'arrivaient à suivre les émissions.Que nenni pour moi!C'est une des rares fois où j'ai pu suivre sans problèmes!
Encore un délice d'émission... Comment il peut en être autrement avec Alice, Judith et Hubert !?
Pas une once de médiocrité, on creuse, on réfléchit, on doute. On se pose toujours les bonnes questions :
Et si à force de se regarder agir on n'agissait pas vraiment ?

Non, vraiment, j'adore !
Depuis ce matin, je me promène dans l'appartement en méditant sur la question : " Tu vois finalement, tes envies de faire des choses, d'écrire que tu veux faire des choses, ou même écrire que tu fais des choses, n'est-il pas en train de masquer ton inaction constante ? "
Facebook est une image de cette réflexion, on change de statut le plus souvent possible pour exister sur le "mur", et si l'on disparaît au pied de celui-ci, hop, on en remet une couche ! Aussitôt publié, aussitôt oublié...
Décidément, je n'ai pas fini de méditer sur cette fin d'émission...

PS : Je ne commencerai pas la lecture du livre aujourd'hui, mon libraire ne l'avait plus en stock ! Je suis reparti bredouille, avec dans la poche le petit bon de commande du livre... disponible mardi après-midi dans le meilleur des cas.
La génération 68 fut certes très active, mais 68 fut également le résultat d'une effusion collective à laquelle il est toujours agréable (et plus facile) de participer...

Pour la première fois, je regarde ma génération d'un œil nouveau. Certains l'ont mentionné, quel plaisir et quel soulagement de ne pas s'apercevoir encore comme l'objet d'une satire ou d'une caricature (génération loft story, geek jusqu'aux oreilles, apolitique et mauvaise en orthographe = c'est affreux y'a plus de jeunesse...).

Au risque de déplaire aux éternels nostalgiques qui voient dans les travers de notre génération le déclin de la société toute entière, ce militantisme "autocritique" que nous conte Alice peut-être une bonne nouvelle, voire à long terme une forme de militantisme plus constructive que la précédente (laissez-moi y croire). En effet Judith, pourquoi l'engagement devrait-il nécessairement « supposé une part de mauvaise fois, d'implication absolutiste dans une cause, en mettant de côté toute cette honnêteté, cette exigence critique sur la vérité de son parcours ». Être radical aujourd'hui, n'est-ce pas aussi remettre en question la violence de notre conditionnement et l'absurde existence d'une quelconque Vérité? Et pour ce faire, ne doit-on pas en permanence remettre en cause ses propres perceptions?
Un des problèmes du militantisme des années 60 a peut-être été d'affirmer qu'il détenait une vérité immuable. On trouve éventuellement ici une des raisons pour laquelle tant de soixante-huitards ont retourné leur veste si facilement...

Nos doutes ne rendent pas notre combat moins juste et n'enlève pas de crédit à notre colère, même s'il est vrai qu'il semble pourtant nous paralyser, lui et la violence du sentiment d'impuissance qui nous accable face à l'institutionnalisation de la haine à laquelle nous assistons avec terreur... Une chose n'a pas changé, nos convictions sont toujours plus fortes que leurs intérêts. Croyons en nous, relançons les cartes et inventons la suite...

Et je lirai Alice.
non et non

anti sarkozysme primaire


vous connaissez des gens de gauche dites vous moi aussi et des tres hauts

et croyez moi, ils sont aussi tueurs, menteurs, et j'en passe que sarko

la droite et surtout sarko , je/on n'en attend rien, ceux qui attendaient sont des c..........

comme ceux ou et celles qui en 2002 ont fait voter chirac....... merci DS,, plenel, libe etc.......

la gauche elle, nous attendions peut etre trop?!, quoique qu'il en soit, elle n'est pas pret de revenir au chateau,


et enfin, le peu que j'ai vu , vous légitimez quelque part les mariages blanc.


ça c'est bien pas pour l'amour ,
A 26 ans, je me retrouve tant dans la rage d'Alice Zeniter que dans le recul critique de cette rage. Cela me touche d'autant que cette colère, légitime ou non, est un ensemble de regards complexes sur un monde auquel nous (cette génération) sommes forcés de nous raccrocher au risque de perdre le fil.

Je vais lire ce livre, aimant autant la colère que la tendresse enfantine qui semble s'en écouler.

Merci pour cette émission, pour cette invitée, et pour la curiosité qui perce des chroniqueurs.
Ou bien encore : Alice au pays du roman...

J'adore ce prénom féminin "Alice" ; d'ailleurs si j'avais eu une 3e fille ... ;-) Et moi aussi j'ai aimé la prestation de cette tout jeune fille. Ça refile un coup de jeune, justement, (et surtout d'espoir) à un vieux schnoque comme moi, de voir une jeunesse aussi intelligente, sincère, clairvoyante et courageusement engagée dans et face au monde. Quoi qu'elle en dise elle-même.

Même si c'est convenu, j'ose le compliment : il y a un agréable vent frais qui souffle sur ce numéro de D@ns le texte. Et ça donne envie de faire le détour par le livre.


+ Il y a un autre détour que je me permets de conseiller à ceux que le sujet des clandestins intéresse. C'est le livre de Fabrizio Gatti, "Bilal sur la route des clandestins" titre français pour l'édition traduite de 2008.
++ sur le thème de la jeunesse, on peut aussi faire un détour par le travail de Bégaudeau/Sorman dont télérama rend compte cette semaine.
Pas encore vu l'émission... mais rien que le lancement, D.S., me fait du bien. On se sent moins seul, tout d'un coup.
Je me garde le visionnage pour demain, tranquillement...
[quote=Daniel Schneidermann]L'an dernier, sur le plateau de Taddei, je me suis trouvé à quelques centimètres de Jean-François Copé, assez proche pour plonger dans ses yeux pendant que je faisais mon numéro. Je voyais son faciès de robot braqué vers moi, pendant que je bafouillais des trucs sur Bouygues, Lagardère et je ne sais plus quoi, et je peux vous le révéler : ils viennent d'ailleurs, ces gens-là. Il est extrêmement difficile de trouver un langage commun avec eux.

Tout à fait d'accord. Ces gens ne sont pas humains, ce sont des Vs. Pour un peu, ils seraient capables de casser les jambes de leurs enfants pour mieux pouvoir accuser... les jeunes, les vieux, les arabes, les noirs, les étrangers, les journalistes, les objecteurs de conscience, la liste reste ouverte.
Très bonne émission, qui donne envie de lire (chouette) un auteur dont je n'avais jamais entendu parler.
(je me demande en fait si le meilleur moyen de trouver des bons romans n'est pas à la fois de lire Ovaldé et de lire les livres qu'elle édite...)

L'auteur est impressionnante par sa lucidité et sa sincérité, et donne à réfléchir non seulement sur la nature de l'engagement, ses directions et orientations, mais aussi sur les possibilités de l'engagement.
Elle dit en quelque sorte quelque chose que Bentham a écrit sous une autre forme, c'est qu'il n'y a pas d'actions purement altruistes.
Que le propos soit pertinent je ne le nie pas. Je pense en effet que si nous tenons la porte à quelqu'un c'est dans l'espoir de s'entendre dire merci, et que si mille personnes ne le faisaient jamais ou nous claquaient la porte sur la gueule, nous cesserions illico de nous acquitter d'une politesse devenue inutile parce que non reçue comme telle.

Il en va de même dans l'engagement : on s'engage certainement pour autre chose que pour autrui, que l'on se rêve en martyr, en héros romanesque ou en incarnation du bien, il y a souvent là quelque chose qui relève de la culture de l'égo.

La conclusion de Judith est néanmoins très juste, salutaire, et pertinente, mais pose la question de la capacité d'engagement à l'heure où nous nous regardons le nombril en permanence. Je ne vois pas comment cultiver le sentiment du politique dans une société ou les valeurs individuelles que nous chérissons tant - parce qu'elles sont aussi garantes de nos libertés - priment sur tout le reste. Exister dans les grandes latitudes n'est pas le meilleur moyen de s'oublier au nom de quelque chose de plus grand. Finalement le libéralisme politique semble être une grande machine à tuer ce même politique, en particulier lorsqu'il s'accouple aux technologies qui nous autorisent à nous mirer toute la journée.

Dommage que même les plus belles inventions conceptuelles de l'homme aient des conséquences imprévues. On s'en passerait bien.
Superbe émission - intelligente et sensible comme d'habitude. J'ai été touchée par la justesse et la maturité de cette jeune femme.
et bien sûr par le brio de Judith et Hubert .
Emission passionnante. Merci à Judith de nous avoir fait ce cadeau. Cela m'a fait un bien fou, et c'est bête, je me suis sentie moins seule ...
Du coup, ça gamberge dur dans les chaumières !

Comme on oublie vite ce que l'on était avant, et comment on pensait... Moi qui n'ai plus vingt ans, du coup, j'ai beaucoup appris, j'ai compris beaucoup de choses sur les "jeunes" d'aujourd'hui ... Moi qui ai un fils de 25 ans tout à fait dans ce créneau... :-))

Notamment ce besoin de rester enfant, de jouer à des jeux vidéo, où on est une princesse ou un super héros, pour ne pas voir le monde tel qu'il est, et que nous ont laissé nos parents : moche.

En revanche, Judith a fait une remarque qui m'a fait bondir, "quand on vieillit, on est usé par la lassitude, on se dit c'est comme ça on n'y peut rien." Moi, je suis toujours révoltée... Un reste d'enfance et d'idéalisme, sans doute. J'assume. Alice Zeniter a cité une phrase magnifique de Peter Broook "Ce n'est pas parce qu'on ne va pas changer le monde qu'on va arrêter d'essayer"...

L'analyse de "l'engagement" et du militantisme était intéressante aussi, pourquoi milite-on pour une cause ?
Est-ce juste pour se faire mousser ? Je ne crois pas, en tous cas, pas uniquement. Militer, manifester, c'est sans doute rechercher son "alter ego" dans un même groupe, ou clan, on ne peut pas faire "la révolution" tout seul, mais Il y a une chose dont je suis certaine, et dont je me souviens parfaitement, c'est que quand j'avais l'âge d'Alice, il y avait une chose qui m'était totalement et physiquement insupportable, c'était l'injustice. C'est encore vrai aujourd'hui. Et c'est surtout pour ça que j'ai toujours été "militante". Même si cela n'est plus "de bon ton" aujourd'hui dans les milieux branchouilles et "autorisés"... Qui appellent ça "de la bien pensance de gauche"...

Judith est à ce sujet ... ambigüe ? Elle qui est souvent "suffragette", révoltée (et c'est pour ça qu'on l'aime, hein) militante, osons le mot, sur des tas de sujets, présente le militantisme comme une simple recherche d'un partenaire ? Tout cela ne serait que "simulacre d'engagement" ?

Enfin, dernière remarque, Hubert, dont je n'aimais pas le "look", à priori, ce qui est totalement idiot, je le reconnais, est véritablement étonnant, d'humanité je dirais. Il a le ton et l'analyse juste. Mea culpa, ne jamais s'arrêter sur une première impression, qui n'est que le reflet de nos préjugés. Cela dit, qu'est-ce qu'il fiche sur tf1 ?

Quant à Alice Zaniter, quelle lucidité dans son regard sur elle-même, sur sa génération, sur le monde. Dommage qu'elle n'ait pu développer sa réflexion de la fin sur une nouvelle forme d'engagement. Car à mon avis, tout est là. Agir, faire quelque chose, faire autre chose...

En conclusion : je vais lire son livre, et VIVE LA JEUNESSE !

PS : j'ai téléchargé l'émission en 1 heure environ, en cliquant seulement sur le lien, et pourtant je n'ai que du 512 k en wifi...
Premier visionnage d'une émission "d@ns le texte" pour moi, jeune @sinaute, et je suis conquise.

Peut-être parce que j'ai le même âge qu'Alice, et que les mêmes questions me préoccupent. En tous cas, l'émission m'a passionnée, je n'ai qu'une hâte, c'est de pouvoir lire ce livre, et beaucoup d'autres d'ailleurs - vous m'avez redonné l'envie de lire de la littérature contemporaine, à moi qui depuis peu ne lis plus que des classiques, ou bien des essais et grandes théories sur le cul-de-sac où se précipite notre monde :-)

Je n'ai pas grand chose à dire de plus, par excès de "conscience de soi" peut-être, ou à cause d'une timidité à m'exprimer sur ces forums. Mais sachez que je suis absolument ravie d'avoir décidé de me réabonner à @si. Merci pour cette émission.
Bonne émission ouaip. La dernière remarque sur la vision panoptique permise par la diffusion des appareils photos numériques et d'internet m'as fait penser à un chapitre de Surveiller et punir de Foucault...
émission en court de téléchargement, merci pour cette initiative.

Serait-il possible d'avoir la version SD en téléchargement aussi car j'avoue m'attacher plus aux dialogues qu'à l'image et un fichier plus petit serait appréciable pour ma connexion ridicule :)
La discussion de la fin m'a fait penser à la fin de La dame de Shangaï, dans la galerie de miroirs, ou sa version comique plus ancienne dans Le cirque, de Chaplin. Dans les deux cas, en effet, les images démultipliées empêchent le contact réel.
J'aime cette émission.
Par contre, Judith, dorénavant, vous êtes interdites de "vach'ment"...
Je ne suis pas abonné à Free. Temps annoncé de téléchargement : 3 h 30 mn.

Je fais ma petite manip' habituelle avec Safari, Activité, Téléchargement, pomme+C, pomme+V : émission téléchargée en 8 minutes.

Donc procédure non adaptée pour moi.
Entre les abonnés à Free qui pourront télécharger en 15 min une émission et les autres, condamnés, via Orange ou autre, à attendre plus de 3 heures, ou bien continuer à utiliser « Firefox + DownloadHelper » ou plus simplement Safari ?

De plus, comment allez-vous gérer le problème des droits d'accès ? Car pour l'instant le lien http://dl.free.fr/getfile.pl?file=/L2y9TJlK/D@nsletexteAliceZeniter.mp4 est accessible sans être connecté au site @si. Un partenariat avec Free est-il prévu ?

Sinon je vais refaire mon rabat-joie mais les options d'encodage font que le fichier .mp4 téléchargé n'est toujours pas lisible directement sur un baladeur de la marque à la pomme. Peut-être qu'après le téléchargement cela fera l'objet d'une prochaine innovation technique du site ?

http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?4,1020089,1049296#msg-1049296

( je veux bien faire à ce sujet du conseil en consulting gratuitement, j'ai déjà commencé sur player@arretsurimages.net et en PM avec François Rose )

Idem, un @sinaute plus haut le demandait, oui ce serait pas mal d'offrir les émissions sous forme de fichier son mp3 ( même si à partir de la vidéo c'est assez simple de faire une conversion, ou simplement d'extraire la piste mp3 du .flv ou la piste AAC du .mp4, deux formats reconnus aujourd'hui par la grande majorité des baladeurs audio, toutes marques confondues ) mais c'est dommage de télécharger plus de 400 Mo pour n'en utiliser au final que moins du 1/4.

Bon, j'ai fini de râler, je télécharge et je regarde. Et merci pour le préambule DS, j'aurais aimé le dire ! et ça fait du bien ( là où ça fait mal ).
Grmbl....ca charge genre escargot, le bouzin m'annonce 3h30 pour ça....et effectivement en quasi une heure, j'en suis à 13% du fichier.
Le viméo proposé pour l'émission melanchon/touati était nettement plus rapide et pratique.
Bon je vais tenter de charger sur le site, ça peut pas être pire, de toute façon

Pour votre texte en préambule,DS, comme d'autres @sinautes, je vous en remercie.
Un vrai D@ns le Texte" comme on espère en revoir souvent.
Au début je n'avais pas l'impression d'avoir affaire à une véritable écrivaine, mais ses réponses aux questions qui visaient le coeur du travail d'écriture ont montré qu'elle l'avait fait de façon réfléchie. Merci de me l'avoir fait découvrir.
Je ne sais pas comment j'en aurais été capable. Non, je n'exagère pas. (...) Mais je ne vois pas comment je pourrais serrer la main de Hortefeux ou de Besson, de ceux qui, froidement, à coups d'objectifs chiffrés, ont construit le système qui a mené à cette réalité-là, celle que décrit le Mad de "Jusque dans vos bras".

Cette phrase, Daniel, me touche et m'étonne. Je n'aurais pas cru qu'un journaliste puisse prendre position aussi clairement, aussi radicalement. Vous m'impressionnez.
L'extrait que vous citez a fait fleurir un bouquet d'idées et d'envies qui me conduira dès que possible dans une librairie.

Je me joins aux éloges tant sur l'émission que sur Alice Zeniter. Je trouve que Judith s'est montrée particulièrement exigeante avec cette jeune auteur en la questionnant avec insistance sur son engagement, son efficacité, sa sincérité, ses détournements. Mais j'admets que j'étais encore plus surprise par la qualité des réponses.

Quant à la légitimité des bons sentiments en littérature, elle n'est pas à démontrer, me semble-t-il. Quiconque a lu Les Misérables ne peut plus parler d'inévitable pauvreté, d'inéluctable obscurité. En parcourant le forum, j'ai lu des regrets de n'avoir pas préparé la nouvelle génération, en lui transmettant les valeurs universelles - qualifiées de bons sentiments aujourd'hui -, à affronter le cynisme. Sans cette universalité, où pourrait être leur espoir? La laideur du monde n'en serait-elle pas encore plus terrible. Réhabilitons l'idéal comme moteur de l'évolution, laissons le pragmatisme aux barbares de l'histoire.

Ces extraits, cette voix, m'emplissent de confiance en l'avenir. J'ai hâte d'en lire des passages à mes élèves. Des mots sur leur monde,sur la violence qu'on leur fait subir depuis trois ans, écrits par une jeune femme à peine plus âgée qu'eux, issue du même métissage et des mêmes déracinements. Essentiel.

PS: concernant le téléchargement, mon ordi cherche depuis environ une heure à se connecter à la page-lien... sans aucun résultat. Kesako?
La conscience de soi nuit-elle à l'action ?

C'est en gros la question que soulève Judith à la fin de l'émission, avec un a priori négatif, il semblerait que cela soit le cas, et Judith de le déplorer.

Mais est-ce une fatalité ?

S'il est couramment admis que la conscience freine l'action, que le doute suspend le geste, elle rend aussi celui-ci plus sûr de son fait une fois enclenchée.

Si cette trop forte conscience des enjeux cachés de l'engagement limite quantitativement le nombre de partisan de l'action, elle permet aussi de faire le tri. Ne reste alors que ceux qui ont pleinement conscience et assument leurs limites et font donc avec, au lieu de les nier, de les refouler, d'enjoliver leur action.

Je ne pense pas qu'il faille déplorer cette conscience accrue, omniprésente, au contraire.
Ce qu'on perd en nombre, en nouveaux cyniques, une fois encore, on le gagne en qualité, de véritables enragés, euh engagés qui eux ne s'apaisent pas, lorsque la puissance du feu de la jeunesse s'estompe, car, c'est à la lumière de la froide raison que s'alimente leur brasier.

yG
[quote=Daniel Schneidermann]L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Judith Bernard et réalisée par François Rose.

Il me semble, Capitaine, que vous oubliez de citer un des animateurs présents sur le plateau (et ce n'est pas la première fois...).
Pas encore vu l'émission, téléchargement actuel en cours.
Juste pour dire: double coup de chapeau.
D'abord pour le préambule de Daniel Schneidermann à l'émission, avec tout ce qui est impliqué dedans
Bon, le coup avec Copé, comme le dit galanga, c'était bien en 2008.
Je vous en avais "parlé" dans le forum à l'époque - >ICI<, en vous disant il y a un an et demi presqu'exactement ce que vous venez de formuler. Vous n'aviez pas donné suite, d'ailleurs.

Ensuite, pour le téléchargement externe.
Il est vrai, comme le signale Lou plus haut, que le téléchargement est un peu plus lent pour qui n'est pas chez Free - surtout pour les petites connections.
Le gros avantage, en revanche, par rapport au cache, c'est que l'on peut suspendre provisoirement le téléchargement.

alain b et JREM, au passage vous devez télécharger à quelque chose comme entre 400 et 500 ko/s :-) frimeurs
Merci au passage pour le media convert et à cyrilchp + pow wow pour le lien... je ne sais pas en revanche s'il fonctionne sous Windows 7.
Dans le même registre, je re-propose une nouvelle fois Format Factory, qui est un parfait tout-en-un.

Me reste plus qu'à regarder l'émission dès que possible.
Merci pour cette émission très intéressante.

Allez, une petite vanne, quand même, passque sinon, hein :
"Est-ce que commenter un livre sur l'engagement fera changer le monde d'une quelconque manière ?"
(c'est une vanne, hé, c'est une vanne...)
Je suis de la même génération qu'Alice et me reconnais entièrement dans le portrait qu'elle fait de nous.
Très intéressante la réflexion de fin.
Amicalement
Excellente émission, avec une invité exceptionnelle. Cette émission parcoure "l'air de rien" bien des sujets passionnants autant pour le travail de littérature que pour l'analyse du temps présent.

Je rêve d'une émission apothéose où cette fascinante Mlle Zeniter discuterait avec M. Debray.

Qui sera Prix Nobel de littérature quelque part vers 2040 ? J'ai la réponse.
Superbe émission

Ca fait plaisir de voir des jeunes écrivains !
Téléchargée en 16 minutes.
Un plus certain, on peut emmener l'émission avez soi dans une clef USB sans transporter son
ordinateur.
vous allés être redirigé

Aïe ! ça fait mal aux yeux !

Amicalement,

Gohar.
cette émissions me passionne, judith a toute ma confiance, mais je ne supporte plus ce tic de language qui consiste a placer le mot "juste" un peu partout. je ne sais pas pourquoi mais ca me rend fou, nous sommes a 17:53 et alice zeniter en a deja envoyé 4 ou 5. je suis obligé de faire ce que je ne peux pas ne pas faire, et donc je vais compter les "justes" haha héhé hoho.

merci pour vos idées d'émissions!
Je vais bientôt regarder cette émission qui m'a l'air bien prometteuse, j'ai juste une pinaille à mentionner:
[quote=DS]L'an dernier, sur le plateau de Taddei, je me suis trouvé à quelques centimètres de Jean-François Copé,

Cette émission était en 2008, pas en 2009... On ne voit pas le temps passer, n'est-ce pas capitaine ?
Bonjour, tout d'abord bravo pour cette émission, je cours acheter le livre dés demain !

Enfin une analyse de ma génération (ou plutôt du clan générationnel ) au quel j'appartiens. J'ai exactement le même age qu'Alice Zeniter et je suis heureux d'avoir pu assister a cette émission qui est la première fois que je vois ma génération a l'écran. J'ai fait comme elle, j'ai fait les manifs contre cette élection imposé, plus tard j'ai aussi fait les manifs contre le CPE.

Notre génération n'a pas eu encore accès réellement aux mass-médias qui composent notre environnement médiatique mais je crois que c'est en train de venir, nous sommes au début d'une nouvelle ére ou cette génération (ou ce clan générationnel) commence a donner de la voix. En cherchant, en fouillant un petit peu on la voit apparaitre. Donc ici avec cet auteur, mais aussi dans des courts métrages qui, a mon gout, n'ont pas assez d'espace. Je pense notamment a deux courts-métrages :

Le feu le sang les étoiles de Carolines deruas mais aussi
C’est gratuit pour les filles de Marie Amachoukeli et Claire Burger

Si on cherche, comme Judith, a s'intéresser a cette notion de regard porté en permanence, sur nos choix, sur nos action le second explicite trés bien quel forme il peut prendre, et surtout les limites de ce regard

Très belle émission, je vous en remercie !!

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

"Je voyais son faciès de robot braqué vers moi, pendant que je bafouillais des trucs sur Bouygues, Lagardère et je ne sais plus quoi, et je peux vous le révéler : ils viennent d'ailleurs, ces gens-là. Il est extrêmement difficile de trouver un langage commun avec eux."

Dans mes pensées, vous lisez, ou je rêve?...
Super, Génial.
Je connaissais pas Alice Zeniter, j'ai adoré cette émission.
On part du singulier, d'Alice Zeniter, de son livre, on élargit à l'écriture (l'écrivain) puis à la littérature, on passe au clan, à la génération et aux générations, à la société, à la politique.
Vraiment chouette et un propos intelligent.

Reste un peu de jalousie face à la justesse et la clairvoyance d'une si jeune femme, qui pense comme nous mais en mieux et en plus elle est jeune et belle.

Manque qu'un H a son nom pour m'achever.
Superbe texte DS
et merci pour la nouveauté du téléchargement.
Je viens de télécharger l'émission et je dois reconnaitre que c'est bien plus agréable, pouvoir la voir où on le veut, comme on le veut. S'il vous plait, maintenez cette option voire même étendez la aux anciennes émissions.
Pas encore vu l'émission (et pour cause) mais merci pour le téléchargement direct, ça va plus vite que de "pirater" Dailymotion (en ce qui me concerne je regarde rarement dans une fenêtre de navigateur, ma machine se fait vieille et j'essaye de la ménager).
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