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Commentaires

Achtung déficit !

Achtung ! crie Merkel à la France, à la Une de

Derniers commentaires

Quand on parle de germanophobie faut pas confondre les méchants, très à droite (CDU, CSU; FDP),
les ex-assez gentils qui sont devenus néo-assez méchants (SPD), et les gentils. ,-))))
En ce moment, Merkel est en visite à Lisbonne, reçue par les collabos du gouvernement portugais et huée par les résistants descendus dans la rue, avec des pancartes affichant notamment : Merkel assassin !
A croire que cette "tentation de jouer avec les vieux ressorts de la germanophobie" est en train de gagner tous les pays européens.
A quoi les journalistes font-ils allusion quand ils parlent de "vieux ressorts de la germanophobie" ? A la Première ou à la Seconde guerre mondiale ?
"Josef Joffe, qui rappelle que l'Allemagne ne recherche nullement l'hégémonie en Europe. "Si c’était le cas, ce serait plutôt pour des raisons économiques. La vérité est que les Allemands ont peur d’exercer le pouvoir. On n’est plus à l’époque de l’empereur Guillaume ou de Hitler ! L’Allemagne a été par deux fois tentée par l’hégémonie en Europe et a connu par deux fois un échec cuisant… "

C'est vraiment ce qui est écrit ou c'est un gag ???

L'Allemagne ne chercherait pas le pouvoir mais seulement la domination économique. ... ah bein elle est bonne celle-là.

C'est absolument énorme comme déclaration.
Toi est Germain, vous faîtes la paire...
gamma
[quote=Daniel Schneidermann]Achtung ! crie Merkel à la France, à la Une de Libé. "Achtung", (attention !) comme hurlaient les hauts-parleurs, dans les gares, dans les films des années 60 sur l'Occupation.(...)Mais faut-il pour autant céder à la tentation de jouer avec les vieux ressorts de la germanophobie ? Bientôt, comme sur les pancartes des manifs grecques, on dessinera Merkel en officier SS ?

Peut-être faut-il être affecté par une certaine germanité pour éprouver non sans douleur, mais avec reconnaissance, ce 9:15 de qui ne s'appelle peut-être pas pour rien: "prophétiquement" Daniel, mais germaniquement aussi Schneidermann (: "tailleur"). Ce partage qui fit le succès de l'emblématique slogan de mai 68: "Nous sommes tous des juifs allemands !" figure la dualité, sinon la contradiction, à laquelle notre histoire est ordonnée. La détermination "juive" symbolise, par sa référence à l'"orient", ce qu'il y a en elle d'inaugural, de matinal, et la détermination germanique, symbolise à l'opposé l'"occident", le vespéral, autrement dit ce qui débouche en la nuit... Nuit qui toutefois pourrait bien elle-même promettre un nouveau matin. Sous quelle forme celui-ci ? Bien malin qui s'aventurerait à le préciser. La prévision du futur est le péché par "excellence" de l'humanité auquel seuls les Hébreux auraient échappé: Hébreux à devoir historiquement distinguer des juifs qui, bien qu'en étant les descendants, ne le furent pas sans scission d'avec la majorité des tribus composant la primitive hébraïque nation. Quant aux "germains" descendants, eux, des grecs inventeurs de la philosophie, de la science et de la démocratie (excusez du peu), ils en ont gâté l'héritage par la démesure (l'hubris) dont le personnage de Créon dans l'Antigone de Sophocle figure la politique imposture. Nous avons appris depuis qu'elle dérivait de ce que faussement nous appelons économie: que les grecs nommaient, eux justement, chrématistique. L'imposture dans les deux cas s'exprime dans ce que nous appelons, toujours aussi faussement "prophétie": soit prétention d'ordonner l'avenir par des prédictions. Ainsi ne prenons-nous pas garde, ne faisons-nous pas attention, ne respectons-nous pas la limite en laquelle devoir nous contenir et usurpons-nous le pouvoir de la divinité. Ce que font aussi bien les dévots que les athées. Il serait temps ainsi de se souvenir qu'Achtung signifie respect aussi: Kant nous a même appris que le respect est l'essence de l'attention, et Simone Weil précisé que l'attention est toujours attention à autrui. C'est de ce côté-là qu'il faudrait aller voir: et non prévoir.
Mais oui, c'est bien sûr !

Pourquoi pas une chaise roulante de chez Vuitton, un urinal de chez Dior, des couches de chez Lacoste et une Télé-alarme de chez Bouygues ?

La vie serait ainsi plus belle pour ceux qui ne la vivent pas !
"Désigner" à la place de "dessiner", je suppose. Ça doit faire plus chic, sans doute !
Cette construction demandait un respect mutuel,une générosité.Rêve impossible eu égard à l'impérialisme économique d'un des signataires.
Bonjour
Pourquoi ne pas aussi dire aux germains Achtung car ils enfoncent le clou de l'explosion de l'Union Européenne.
La Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande sont à la dérive. La GB veut partir (bien leur en fasse). Ils se retrouveront tout seuls avec le Luxembourg et les Pays-Bas.
Un "rêve" est passé.
groupir, il faut rester groupir!!
Mais faut-il pour autant céder à la tentation de jouer avec les vieux ressorts de la germanophobie ? Bientôt, comme sur les pancartes des manifs grecques, on dessinera Merkel en officier SS ?
Moi non plus, je ne comprends pas ce ressentiment des Grecs vis à vis de la chancelière allemande. Ces caricatures ignobles, pour seules raisons qu'elle les écrase sous sa botte, les considère comme des sous-merdes, les affame et les pousse au suicide.
Euh!
Et si on essayait de raisonner autrement qu'avec des "pays" qui s'opposeraient les uns aux autres? Par exemple en considérant des classes sociales qui s'opposeraient? Est-ce que ce ne serait pas plus pertinent pour expliquer le monde actuel?
Nous aurions donc un tempérament léger,fantaisiste, laxiste même....Mais ce n'est pas nouveau! L'envers de la médaille est tellement plus interessant,inventif,généreux aussi.Ce qu'il y a de désespérant dans cette Europe-là,c'est ce besoin d'uniformiser ce qui est fondamentalement différent.Regardons ce qui en Allemagne est critiquable et critiquons...non,gardons -nous d'imiter.
Souhaitons à madame Merkel de très longues vacances pour bientôt.
Les déambulateurs de Starck seront très beaux, mais pas forcément très fonctionnels (rappelons nous de ses fauteuils qui incitaient fortement à rester debout).
Il faut s'attendre à ce que leurs futurs utilisateurs se gamellent plus souvent qu'à leur tour. Mais au moins, ça mettra un peu d'animation dans les maisons de retraite.
"Josef Joffe, qui rappelle que l'Allemagne ne recherche nullement l'hégémonie en Europe. "Si c’était le cas, ce serait plutôt pour des raisons économiques. La vérité est que les Allemands ont peur d’exercer le pouvoir. On n’est plus à l’époque de l’empereur Guillaume ou de Hitler ! L’Allemagne a été par deux fois tentée par l’hégémonie en Europe et a connu par deux fois un échec cuisant… ""

Tiens tiens ? Très inspiré Josef Josse ! L'Allemagne a été tentée DEUX FOIS par l'hégémonie en Europe ? Faut apprendre à compter. Alors... Othon 1er, Othon II et Othon III et le Saint-Empire Romain Germanique, c'était le conseil municipal d'un village de Bohême ? Charles Quint tiens, encerclant la France de François 1er en s'alliant à la couronne d'Angleterre et poussant le souverain Français à desserrer l'étau de l'hégémonie germanique en s'allient lui-même au grand Turc... non, c'était pas de l'impérialisme germanique ! Ben voyons... Quant à Bismark, c'est bien simple, c'était l'antiquité, n'en parlons plus.

Ca n'invalide pas forcément totalement l'argument selon lequel l'Allemagne ne recherche pas l'hégémonie en Europe.... mais réfléchissons. Ne pourrait-on pas rétorquer que finalement, si, il y a eu une volonté hégémonique allemande ces derniers temps... volonté qui s'est heurtée au dogme même de l'euro fort dans un cadre européen. Ca ne fonctionne juste PAS. Ca s'appelle se tirer une balle dans le pied, et l'échec de l'Allemagne aujourd'hui ne doit pas repeindre en rose la politique initiale de l'Allemagne au motif qu'elle est face à un échec cuisant, empêtrée, pieds et poings liés avec des partenaires européens pour qui cette politique était mortifère à terme... L'Allemagne n'est pas arrivée à ses fins, ça ne signifie pas que ses fins étaient originellement déniée de volonté réellement impérialistes : un pays qui impose à ses "partenaires" des conditions monétaires, économiques et commerciales qui lui sont bénéfiques (et ne sont bénéfiques qu'à lui, il n'est que de voir les différentes balances commerciales des membre de l'UE), c'est un pays aux visées impérialistes... ou alors, changeons les mots : il n'y a plus de "partenaires" européens, il y a... il y a.... il y a quoi exactement ? Que chacun trouve le mot qui lui convient.
Merkel cherche surtout à se faire réélire et ce sera peut-être bien le deuxième personnage politique à être réélu ayant traversé la période de crise, n'en déplaise à tous les grincheux umpistes.
Déficit verboten ? Réformes schnell ou raus Euro.
Avec Achtung, ce sont les trois autres mots d'allemand que j'ai appris en regardant la Grande Vadrouille.
Ah, le TGV est arrivé. Mais en retard.

Puis-je suggérer à ASI de supprimer le passage en gras ci-dessous :

Chaque matin à 9 heures 15, précis comme un TGV des meilleurs jours, Daniel Schneidermann publie un "vite dit" gratuit

Parce que ce roulement d'épaules fait un peu retape commerciale comme on en trouve dans tous les dépliants publicitaires. ASI, qui se veut un média différent, ferait bien de le prouver dans sa com'

Attention, je n'exige pas que cette chronique arrive pile à l'heure, à la différence d'un train son retard n'aura aucune incidence, genre correspondance ratée ou retard à la pointeuse. C'est juste qu'un peu de cohérence...

Entendu ce matin sur Inter Beytout faire ce que stigmatise Marianne ici :

http://www.marianne.net/Les-devots-de-La-pensee-mythique_a224121.html

Ça, le retard du TGV et le chat qui a fait ses griffes sur le cuir de mon canapé, la journée commençait mal ;-)
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