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Commentaires

A Wall Street, une bulle contre une autre ?

Il fallait le dire, et c'est dit: les médias US en font des louches, avec le mouvement "Occupy Wall Street".

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Hô, notre Daniel matinal voit déjà ses rêves réenchantés. L'effet Hollande ;o))
Surmédiatisation??

Comme c'est étrange que vous repreniez, DS, l'angle de vue de la correspondante du Monde! Ce journal aurait il retrouvé grace à vos yeux, alors que vous le villipendez habituellement?
Pourquoi ne pas se poser la question de l'emploi de ce mot, plutôt que de le reprendre comme état de fait, et d'y ajouter un questionnement sur le pourquoi?

Bien étrange, et je ne perçois aucune ironie (parfois savemment cachée) pour sauver votre billet quotidien.


Les médias ne font ils pas que parler pour une fois (?) de ce qui intéresse les gens? L'Etat fédéral, La Californie, Le Missouri, Harrisburg ( symbolique forte, ville de l'indépendance US, des pères fondateurs, oubliée au profit de sa grande voisine Philadelphie) en cessation de payement; les plans de retraite anéantis, des vies d'économie passées à la trappe, un chômage historique, une reprise flaimarde... Et Bank of America et ses 7 milliards $ de bénèf trimestriels... JP Morgan au zénith....
Tout ça, dont beaucoup de choses que nous ne vivons pas ici, ça intéresse diablement les citoyens US!

Alors il y aurait peu de monde dans les 150 villes mobilisées. C'est oublié la répression policière qui ont arrêté des centaines de manifestants. Comme élément mobilisateur, il y a mieux, surtout que quoi qu'on en dise la police US ne fait jamais dans la tendresse, et une arrestation avec entrée dans le cycle judiciaire US, y a de quoi en effrayer plus d'un!!

Mais ils sont là, pour l'automne américain!! Passée la désilusion des Teas Parties, le regroupement se fait ailleurs.
Surmédiatisation, que néni!! Effet des prolifiques médias US, qui même orientés ne se laissent pas compter fleurette pour Passer sous silence un mouvement de fond!

Qu'en dit notre John Steewart, l'impertinent engagé qui partcipa à sa manière à ce mouvement, peut être même l'initia...?
Heum ! C'est surtout que les Indignés, c'est tout bon pour le système médiatique : ça fait des images, ça occupe les rubriques des journaux ! C'est original, ça plaît à la génération des baby boomers, et spécialement des soixante-huitards, qui s'est bien intégrée entretemps, qui est devenue très société de consommation, et à qui ça rappelle sa folle jeunesse. Et l'avantage, c'est que ça fait une petite catharsis pour tout le monde.
Et, comme on l'a vu en Espagne, l'indignation, ça ne mange pas de pain.

Voilà à quoi se limite la dangerosité du système :
Oh je suis indigné
Oh vous êtes indigné. Qu'est ce qui vous indigne ?
Heu ! He bien ! Je ne peux pas accéder à la société de consommation,
Oui ! Quoi d'autre ?
Je suis conscient que nous allons vers la faillite écologique.
Et ? (inutile de faire ressortir que la société de consommation entraîne la faillite écologique, le journaliste n'a aucun intérêt à le faire remarquer)
Je suis indigné par la couleur rouge de la cravate du présentateur de la Fox
Et.... Qu'allez-vous faire ?
Je... Je vais rester là pour réfléchir et faire réfléchir... Puis je vais me rendre au même endroit où sont allés les indignés espagnols, et je vais méditer.
Ah bon ! Je peux partir là, vous n'avez rien d'autre à me dire ?
Oui ! Vous pouvez y aller. Au revoir Monsieur/Madame
??????????????
Aaaaauuuuummm
N'empêche que ça cogne dur en Grèce.
Plus [s]rêve[/s] grève générale !
à quand nous autres ?
gamma
Je ne suis pas certain qu'il y ait surmédiatisation, cela serait le cas si les mouvements sociaux de 2011 se mesuraient comme ceux des années 60 : en nombre de grévistes, de manifestants réels. Les phénomènes sociaux actuels sont très différents, car les nouveaux mouvements sociaux se présentent je pense non plus comme une masse perceptible et quantifiable de façon aisée, mais comme un iceberg, avec une partie visible et l'autre pas : à la fois pour des raisons d'organisation sociale et technologique. Alors plutôt que de parler de surmédiatisation, je parlerais de difficulté à appréhender, à mesurer.
Les derniers sondages sur les intentions de vote témoignent de l'évolution de l'opinion des Américains :
Mélenchon 62 %, Obama 38 %
Un élément de réponse: la symbolique des lieux? "The Power of Place" où il est question de "the architecture of consciousness":
http://www.nytimes.com/2011/10/16/sunday-review/wall-street-protest-shows-power-of-place.html?scp=1&sq=power%20of%20places&st=Search
Justement, Zucotti Park (comme Paternoster Square à Londres) se trouvent en réalité être des lieux privés, pas des places publiques!
Que le mouvement des indignés s'explique par l'action d' "indigneurs" qui les auront déterminé à se manifester, tout comme les révolutions "populaires" s'expliquent par l'action de révolutionnaires intellectuels (sinon professionnels ainsi que Lénine en fit son parti), cela ne devrait plus guère nous étonner. Chacun se souvient de la réponse du neveu du "Guépard" dans le roman de Lampedusa, soit en substance: il faut que tout change afin que tout demeure comme auparavant. Mais si "tout le monde" ainsi s'en souvient, c'est que son cynisme n'est qu'apparent: sans s'en rendre compte forcément, chacun sent bien qu'elle recèle un sens "moral" autrement important. À savoir: que la réalité avec le rêve a plus d'affinité qu'on ne le croirait et qu'à bien y regarder "la vie est un songe". Cela: même lorsque "l'Histoire" nous apparaît comme "un cauchemar" dont, comme le Stephen d'Ulysse, nous tentons de nous "réveiller". Car il n'est de réveil, dans lequel le rêve encore ne veille: de manière révolutionnaire. Heureusement donc.
Malgré la meilleure volonté du monde et un certain sens critique,on est piégé. Pourtant il suffirait de retourner en arrière et de dégoter un truc qui nous a sursuroccupé pour s'apercevoir qu'on s'est laissé blouser.Dans le feu de l'actualité ,la lucidité est difficile .On n'est pas toujours capable d'avoir le recul salvateur.
Cette question de la sous puis surmédiatisation, ainsi que la sous médiatisation de certaines choses et de la surmédiatisation d'autres... tout ça me paraît au coeur de la raison d'être d'@si. Bientôt une émission là-dessus j'espère!
Cher Monsieur Schneidermann
Comme vous pouvez le penser, et je vous invite à le faire, je me contrefous de l’ « indignation » propagée par quelque vieillard à l’ego surdimensionné. Je vous imagine proposant d’être « indignés » à mes houzards que vous avez vus réunis en théâtre avec leur mirifique machine à compter les sous. Ce ne serait que rigolades et amusements naturalistes. La nouvelle de la naissance d’un enfant est autrement importante. Et ce parce que j’ai chargé mon ami Copé, le faucon de Meaux, d’étudier la réforme de la « loi Salique » qui interdit aux femmes de régner sur la France. Henri Gouano (son odeur suave) est parti à la recherche du berceau de l’Aiglone afin d’y promener ma petite Elvire dans les jardins de l’Elysée Beauharnais. Bien à vous et bonne continuation. Je veille sur vous.
Pcc. MORASSE
Rien à voir, mais moi, ça m'a fait rire :

Carlita vient de pondre une petite fille...
Elle s'appelle Elvire...

Et comme disait mon pote Asinus, ça fait cinq ans qu'on l'attendait...
Cette surmédiatisation va-t-elle réduire ce mouvement à du pittoresque inoffensif ? Ou l’aider ?

Je dis ça (ma deuxième question) en pensant à la sous-médiatisation de l’affaire Salah Hammouri, qui a abouti à ce que le bon Gérard Longuet ne fasse rien pour lui puisqu’il n’était pas informé, le bon Gérard ! Sans oublier le bon Copé et le bon Delahousse, le journaliste qui ne lit pas les journaux mais le Figassault !

A la sous-médiatisation de ce qui se passe à Mayotte, sous-médiatisation qu’on avait déjà vue aux Antilles françaises et qui avait amené l’État français à réagir trop tard, à être dépassé par les événements.

PS L'enrichissement des riches ne me gênerait pas s’il ne résultait de la paupérisation des pauvres. Voir comment les actionnaires grossissent quand le nombre de salariés maigrit comme le salaire de ceux qui restent.
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