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A Versailles, ultime ( ?) bataille médiatique autour de Kerviel

Coup de théâtre dans l’affaire Jérôme Kerviel : après trois jours d’audience à la cour d’appel de Versailles, l’avocat général, considérant que la Société générale était responsable, a requis le 17 juin le rejet de la demande de dommages et intérêts de 4,9 milliards d'euros formulée par la banque à l’encontre de son ancien trader. Cette issue, (si elle est confirmée lors du prononcé de l'arrêt le 23 septembre), signe-t-elle (aussi) la fin du bras de fer médiatique entre les chroniqueurs judiciaires anti-Kerviel et les journalistes qui ont soutenu le trader ?

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Un autre éclairage sur l'article
https://laplumedaliocha.wordpress.com/2016/06/19/la-mecanique-perverse-de-laffaire-kerviel/
"Le Monde bon joueur, Le Figaro mauvais perdant"
Les lecteurs que nous sommes (plus) attendent peut-être (plus) des médias qu'ils ne soient ni joueurs, ni gagnants/perdants (quoi au fait?)
Une pensée pour le journalisme indépendant...
L'essentiel des leçons à tirer de cette histoire, c'est quand même que ça jette une drôle de lumière sur plusieurs aspects du fonctionnement des banques (ne me dites pas que la SG est une exception!) et des complicités qu'elles peuvent espérer obtenir à de très hauts niveaux. Certains d'entre nous n'avaient pas besoin de l'affaire Kerviel pour en être conscients, mais d'autres oui. Le cercle de ceux qui perdent leurs illusions s'élargit.
Réduire ça à "pour ou contre Kerviel" est une ruse de dominant pour limiter les dégâts.
Pendant qu'on s'empaille pour savoir si Kerviel est un méchant trader ou une pauvre victime (et pourquoi pas les deux, l'instrument qui a bien servi et a été rémunéré en conséquence, et qu'on jette aux ordures quand il a cessé d'être utile), on perd du temps par rapport au problème principal, celui de l'argent fou, et du pouvoir énorme (sur nos vies) qu'il donne à ceux qui en ont le contrôle.

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L'affaire est retombée.
Quand la déflagration a eu lieu, c'était lors de la crise initiée par la chute de Lehman Brothers.
Les grandes banques internationales étaient menacées de faillite.
Si la SG mettait ses pertes dans les charges et produits, elle était elle-même menacée de faillite.
L'"affaire Kerviel" lui permettait de mettre 5 milliards de pertes en charges exceptionnelles.
Et pour la SG, ça aurait pu faire la différence entre la faillite ou la pérennité.

Évidemment, ses dirigeants lui ont permis de vivre. Par la suite, il s'est révélé que ce n'était pas si grave, que les gouvernements allaient intervenir pour sauver leurs banques, à n'importe quelles conditions et quoi qu'elles aient fait.

Donc maintenant, peu importe qui est responsable, le danger est passé.
Allons, tout rentre dans l'ordre ! Kerviel a morflé, mais il avait fraudé.

Le dieu argent est grand, et Kerviel est tout petit.
Bien bête qui se bat pour tout ça, même médiatiquement, une simple ligne sur un bilan !

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