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À l'Ouest du nouveau : l'essence

Commentaires préférés des abonnés

Il faut ajouter les témoignages des bourgeois.es-adeptes de la consommation qui pleure dans les micros-trottoirs : "et y sont où les gilets jaunes, là hein, ou qu'y sont ?"

Ils pansent leurs plaies, andouille. T'as qu'à les remplacer sur les ronds-poi(...)

Je suis un de ces parisiens-sans-voiture... parce qu'objectivement il faut être dingue (ou vraiment avoir une solide raison ingérable autrement) pour avoir une voiture quand on habite Paris alors que oui, on est bien obligé dans un large majorité des(...)

A ui ça douille.


C'est l'histoire d'un modèle de production qui est en train de chuter et qui se dit : "jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien".

Derniers commentaires

Humiliation d'un facho et  admirateur du dictateur Poutine

Pétrole toujours.

L'Arabie?  Sé où dites

Interviewé par ‘The Atlantic’, le Prince saoudien MbS a répondu à une question concernant la détérioration des relations américano-saoudiennes, et de savoir si Biden le « comprenait » : « Simplement dit, je n’en ai rien à foutre ».

IOUESSEILLE

"Scoop: Biden advisers weigh Saudi Arabia trip for more oil

President Biden’s advisers are discussing a possible visit to Saudi Arabia this spring to help repair relations and convince the Kingdom to pump more oil..."

Pour continuer avec l'essence.

USA 

- Bon on ne va plus acheter du pétrole aux Russes. Ouéééééé! Youp la youp la!

- Ah Merde! on n'en aura pas assez... :-((((

- Va voir Maduro pour lui demander s'il ne pourrait pas nous en vendre. :-/ Vénézuélaaaaaaaaaaaaaaaa! :-)))

- Ah oui, va voir l'Iran aussi (Lire- Pendant ce temps à Vienne)

Mon commentaire.

La naïveté (Hybris) des étasuniens et de leurs vassaux européens est sidérantes.

Ils s'imaginent vraiment qu'ils ne vont pas payer très cher les années souffrances qu'ils ont infligés à ses deux pays?

Même si ceux ci négocient au max leur aide et acceptent le marché, ils auront entre leur main une laisse qu'il ne manqueront pas d'utiliser. Les mecs là, du Nord, ont oublié qui est le copain de ces deux États? Ah là là!

MDR :-))

Pendant ce temps à Vienne...

Vienne?

Quoi Vienne?

De diverses sources...

***

Dans le cadre de la négociation finale du JCPOA (le traité avec l’Iran portant sur le nucléaire notamment, en cours d’actualisation post-Trump) la Russie a mis en avant une nouvelle exigence à Vienne, à savoir que son commerce, ses investissements et sa coopération militaire avec l'Iran ne seront pas entravés par les sanctions américaines. 

La Russie demande des garanties écrites à cet égard au plus haut niveau de l'administration Biden. Apparemment, la Russie a formulé cette demande il y a quelques jours.  

La situation énergétique est partout catastrophique (sauf en Russie, et par conséquent en Chine). Elle l’est pour les grandes compagnies pétrolières occidentales obligées de quitter la Russie en quatrième vitesse, et y laissant leurs culottes variées, investissements et déploiement technologiques en divers millions/milliards, en euro, en dollars et le reste, – Shell, BP, Exxon-Mobil, Total, etc. Pendant ce temps, le prix du baril montevers les premiers embruns de la récession globale...

Pour résoudre le problème des prix élevés en Europe, Biden a récemment ravalé sa fierté et a mentionné l'achat de pétrole iranien bon marché comme réponse. Les analystes occidentaux estiment que Biden est d'humeur à apaiser les “faucons iraniens” à Vienne. En d'autres termes, les États-Unis ont désespérément besoin d’un accord énergétique lucratif et de la coopération iranienne à Vienne. 

Mais d’un autre côté, tout apaisement américain visible envers l'Iran à ce stade critique sera un signe de faiblesse, et Biden fera certainement l'objet de critiques acerbes dans l'opinion publique. 

Lavrov a pris en compte tous ces développements tout en exigeant qu'Antony Blinken donne “au moins” une garantie écrite. Moscou se venge de la grossièreté de Blinken. Bien sûr, Biden perdra la face s'il cède publiquement. Bien sûr, le plus terrible sera que non seulement cela créera un précédent, mais que cela tournera en dérision la militarisation du dollar par les États-Unis ! 

» Les Européens doivent eux aussi se demander ce qui se passe. Ils ont sacrifié passivement leurs intérêts personnels vis-à-vis de la Russie sur la base des exigences de Biden ! Nord Stream 2 est abandonné !

Il s’agit d'une situation sans issue. En effet, le feu vert de la Russie est un impératif pour que l'accord JCPOA soit approuvé dans le cadre de la commission conjointe de l'Iran et du quintette international (Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine et France).


L'art de se tirer des balles dans les pieds...

PS et hors sujet.

Je viens de piquer une grosse crise de rire; j'ai appris qu'il se préparait l'élection de "Miss Trans International"

Nous ne vivons pas sur la même planète.

:-)

En Russie : "Héroïques manifestations au risque d'emprisonnements massifs " : combien d'éborgnés, mutilés, GAV préventives ?

J'ai une question pour les Présidents Poutine et Macron. :-)

La France fait elle partie des Pays "Hostiles" à la Russie?

Non, parce que comme les pays "Hostiles" devront rembourser leurs dettes à la Russie en rouble...

A moins que la France ne doive rien à la Russie.

Enfin une première externalité positive à l'invasion russe : le Vénézuéla va pouvoir monnayer le retrait de son soutien à Poutine. Espérons qu'il y en aura d'autres, comme la fin d'un monde unipolaire, de sociétés au développement basé sur les hydrocarbures et sur des interdépendances commerciales absurdes (peut-être même la chute politique de Poutine !), bref, un "monde d'après" comme ils disent...  ;-)

Deux occasions (catastrophes, oui) qui auraient dû inciter la France et d'autres démocraties (La France est bien une démocratie ayant vécu dans un régime autoritaire) à revoir leurs politiques de : 

-Energies renouvelables

-reindusrilisation

-Non alignement 

-indépendance numériques ( Chip,Cloud..)

- reconstruire une Europe de peuples et non de Finance.


Pour le moment je ne vois que des incitations à serrer la ceinture et les fesses le temps que ça passe et promis on reviendra comme avant .. gasoil, délocalisation, agriculture productiviste ..



Mais ça m'a bien faire rire (jaune) l'envoi des émissaires US au Venezuela .. 





Macarel, le simon est revenu et il saute sur tout ce qui bouge comme une puce  sur un chien.


Connaissez-vous un traitement radical style lance-flammes (damned, du pétrole!!) ,

ou le 

don't  feed thee troll!


Venezuela Prix de l'essence, 28-feb-2022

1 litre = 0,022 euros.


Ils ont rien à bouffer mais ils ont ont de l'énergie pour pas cher...

et pendant ce temps, les Mélenchonolâtres de ce forum vont continuer à dire que la priorité est de sortir du nucléaire, alors qu'il faudrait sortir des énergies fossiles.

Je suis un de ces parisiens-sans-voiture... parce qu'objectivement il faut être dingue (ou vraiment avoir une solide raison ingérable autrement) pour avoir une voiture quand on habite Paris alors que oui, on est bien obligé dans un large majorité des cas quand on ne vit pas dans une grande ville...


Ceci étant posé, nous avons fabriqué une société (avec l'urbanisme et les infrastructures qui vont avec) essentiellement dépendante de la bagnole... sans trop nous inquiéter des contraintes que ça induisait, surtout si l'on considère que nous n'avons pas (ou en tous cas largement pas assez) de pétrole. Et je ne parle même pas de nos dépendances aux autres ressources non renouvelables.

Il y a 50 ans (déjà) il y a eu une grosse alerte pourtant... et encore à l'époque, l'impératif écologique n'était claironné que par quelques-uns, que l'on considérait comme des farfelus...


Cette société s'avère en plus (d'autres "farfelus" nous le disent depuis des dizaines d'années aussi... mais là encore nous n'écoutons pas/plus) fondamentalement pensée au bénéfice de quelques-uns (avec quelques miettes et quelques vagues promesses pour les autres).


Cette "belle mécanique" arrive en bout de course... ça grippe, ça ralentit voire ça coince... et toutes les tensions, qui s’accumulaient depuis un bon moment déjà, finissent par s'exprimer d'une manière ou d'une autre.  Et tout ceci s'avère bien fragile en fait...


ALORS QUOI ? ALORS NOUS FEIGNONS LA SURPRISE !!!

Comme si toutes les crises que nous traversons depuis au moins 15 ans n'étaient pas prévisibles...

Comme si les conséquences de la chute de l'URSS étaient derrière nous alors qu'elles n'ont jamais été réellement traitées si ce n'est sur le mode de l'hégémonie capitaliste : malheur aux vaincus et tout le butin à celles et ceux qui peuvent se l'accaparer...

Comme si nous pouvions répondre à tout ça avec (au mieux !) des demi-mesures qui ne remettent pas tout ou presque en question...

Si il y a des nouvelles manifestations sur les rond-points, il me tarde de voir les réactions d'indignation bourgeoise à la télé. En plus de les traiter de complotistes, d'antisémites, de pro-voiture, de demeurés, on va surement les traiter de pro-poutine parce qu'ils réclament de l'essence et du gaz pas cher.

Il faut ajouter les témoignages des bourgeois.es-adeptes de la consommation qui pleure dans les micros-trottoirs : "et y sont où les gilets jaunes, là hein, ou qu'y sont ?"

Ils pansent leurs plaies, andouille. T'as qu'à les remplacer sur les ronds-points.

Mais à l'Ouest aussi, la "société civile" pourrait bien bouger.


Bouger dans quel sens ? Réclamer la fin des sanctions histoire de pouvoir continuer à rouler pour pas cher ? C'est vrai, les Ukrainiens peuvent crever, il y a des priorité dans la vie...




Cela fait des années que le prix de l'essence est trop peu cher, et que les générations futures paieront au prix fort l'essence que nous avons brûlé à bon marché.


La solution (à long terme) c'est que le litre d'essence soit à 5 euros, mais qu'on n'en ai cinq fois moins besoin qu'aujourd'hui. Mais je doute que la "société civile" va bouger dans ce sens là.

"  A l'Ouest comme à l'Est, l'essence de la vie réside dans la peur de mourir " ( Zelenski ou Cioran )

Vous vous trompez, je crois. Dans Le Monde de ce samedi, un article apporte une réponse à mon inquiétude depuis quelques semaines, à savoir le calme plat alors que le prix du litre de gasoil n’en fini pas de monter. Ayant ce type de véhicule, je vois la forte augmentation semaine après semaine à la pompe du Carrefour de la Porte d’Auteuil. Bref, l’article a ce petit passage :


 « Un garçon en jogging blanc, capuche remontée, s’extrait de sa Golf « tunée ». Impatient, il demande 20 euros de sans-plomb, retourne à la pompe, revient à la caisse et réclame cette fois 30 euros d’éthanol. Puis disparaît. « Les jeunes viennent faire des mélanges avec ce carburant à 86 centimes le litre. J’en vois de plus en plus, avec un ratio d’éthanol de plus en plus élevé. Un jour, l’un d’eux m’a expliqué que les pannes étaient mineures, qu’il s’agissait de petites pièces pas trop chères à changer en particulier pour les véhicules un peu anciens. » Mais gare à l’accident. « Parfois, je leur rappelle qu’en cas de sinistre, si l’expert découvre le subterfuge, l’assurance ne prendra rien en charge… Beaucoup s’en moquent », regrette-t-elle. »



voici, la totalité de l’article en question (Le Monde daté des 6 et 7 mars 2022) :



Prix à la pompe : la grande débrouille des automobilistes


Jordan Pouille (Blois, Correspondant)


Dans cette grosse station-service franchisée en périphérie de Blois, le gazole ordinaire s’affiche ce jeudi 3 mars au soir à 1,89 euro, contre 1,79, dans la station automatisée du supermarché mitoyen. Les prix grimpent chaque jour, pour l’une comme pour l’autre. A tel point que le grand totem lumineux de l’autre côté de la chaussée ne tient plus la cadence : il indique encore 1,69, un tarif « vieux » de dix jours. « On a déjà reçu deux réclamations mais le réparateur ne vient pas », soupire Sophie (prénom d’emprunt), l’affable vendeuse qui, depuis ce comptoir protégé par une paroi de Plexiglas, voit les comportements des automobilistes évoluer.


« En début de mois, les gens font toujours le plein sans réfléchir. Là, beaucoup serrent les dents, ne dépassent pas des montants ronds, 30, 40 ou 50, comme pour tenir leur budget, comme si c’était déjà la fin du mois. » Malgré les tarifs de la station-service, beaucoup de ses clients sont jeunes et leurs véhicules fatigués : les stations automatiques du supermarché, où l’on entre et retire sa carte bancaire avant de décrocher le pistolet, nécessitent d’avoir au moins 130 ou 150 euros sur son compte bancaire : « Ici, pas de caution, si t’as 20 euros sur ton compte, tu peux encore rouler. » Depuis cet hiver, son chef a tout de même imposé le prépaiement au comptoir, après des vols à répétition. « Certains pensent qu’on applique la règle à la tête du client mais c’est pour tout monde, même les messieurs en Porsche. D’ailleurs ils râlent aussi », confie-t-elle.


« On retourne au discount »

Un garçon en jogging blanc, capuche remontée, s’extrait de sa Golf « tunée ». Impatient, il demande 20 euros de sans-plomb, retourne à la pompe, revient à la caisse et réclame cette fois 30 euros d’éthanol. Puis disparaît. « Les jeunes viennent faire des mélanges avec ce carburant à 86 centimes le litre. J’en vois de plus en plus, avec un ratio d’éthanol de plus en plus élevé. Un jour, l’un d’eux m’a expliqué que les pannes étaient mineures, qu’il s’agissait de petites pièces pas trop chères à changer en particulier pour les véhicules un peu anciens. » Mais gare à l’accident. « Parfois, je leur rappelle qu’en cas de sinistre, si l’expert découvre le subterfuge, l’assurance ne prendra rien en charge… Beaucoup s’en moquent », regrette-t-elle.


Plus loin, à la station d’un supermarché de La Chaussée-Saint-Victor, Armand, élagueur à la retraite, fait le plein de sa Picasso : 92,50 euros au compteur. Roule-t-il moins pour ménager son porte-monnaie ? « Absolument pas ! Je préfère encore bouffer de la merde. » Il s’explique : « Avant, on n’achetait que du bio car ma femme aimait ça. Maintenant, on retourne au discount », explique cet homme qui dit ne plus vouloir réduire ses sorties, trop longtemps entravées par la pandémie.


Derrière lui, Martine, manucure en Fiat Cinquecento, guette les stations et leurs oriflammes vantant des prix coûtants : « 1,78 du prix coûtant. Vous y croyez, vous ? Et ils sont où les “gilets jaunes” ? Ils attendent qu’on soit à 2 balles le litre ? Quand c’était à 1,40, ils occupaient tous les ronds-points. »Sur le trottoir d’en face, dans une station concurrente, un homme en parka élimée savoure une barquette de taboulé. La tente Quechua de ce sans-domicile-fixe a remplacé la cabine du vendeur depuis que le site a été automatisé. Lui n’est plus dérangé : « Comme ce sont les plus chers, maintenant c’est désert et moi je suis peinard. »

ca va devenir intéressant de braquer des camions d'essence ...Dangereux , mais intéressant financièrement .Une ouverture de marché quoi ! C'est les roumains qui doivent faire la gueule d'avoir vendu tous leurs chevaux ...

Un article bâclé de Ouest France, qui n'aborde le sujet que sous l'angle de la taxe. Pour une étude plus fine du lien entre les cours et le prix à la pompe en passant par le jeu des changes (l'extrême majorité des transactions pétrolières s'effectuant en dollar) et les marges des entreprises, on repassera.

A ui ça douille.


C'est l'histoire d'un modèle de production qui est en train de chuter et qui se dit : "jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien".

René Barjavel: " " En parlant du  pétrole...du jus de cadavre." 


Tiens!

Nous vivons une époque formidable.

on peut rappeler que la TIPP flottante mise en place par un gouvernement socialiste en 2000 a été rapidement supprimé par la droite revenue au pouvoir 2 ans plus tard


son mécanisme aurait pourtant son intérêt dans la situation actuelle ...

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