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"A Aldi, chaque caissière doit approcher 3000 articles par heure"

Peu de médias l'ont évoqué, mais normalement aurait dû se tenir cette semaine à Aix-en-Provence un procès dans lequel était convoqué la compagnie à bas coût Ryanair pour travail dissimulé. Le procès a finalement été renvoyé, mais le jugement pourrait être capital, non seulement pour Ryanair, mais pour un certain nombre de sociétés low-cost opérants en France. Coïncidence, un documentaire de France 2 pointait cette semaine, les pratiques de Ryanair, et d'autres compagnies low-cost. L'occasion pour nous d'ouvrir le débat. Le low-cost est-il le paradis du consommateur malin ou ouvre-t-il les portes de l'enfer social? Pour répondre à ces questions, Daniel Auseski, syndicaliste CGT à Aldi, Pascal Perri, économiste, et le réalisateur, Frédéric Brunnquell. (Le documentaire est encore visionnable ici sur le site pluzz de France télé).

Derniers commentaires

[quote=Daniel Schneidermann]Il amène autant de gens qui vont dépenser à Bergerac qu'il emmène de gens qui vont dépenser à Londres

Vous êtes sérieux là-dessus? Il y a un gros manque de partialité envers Pascal Perri...
Pascal Perri fait comme si il s'agissait d'une affaire de consommateurs, DS tient à ce que soit signaler qu'il s'agit aussi d'une affaire de salarié et de contribuable mais personne n'évoque l'élément central à savoir "l'ACTIONNAIRE", car ce que le consommateur peut gagner et cela n'est même pas sûr d'un côté, il le perd en temps que salarié et contribuable mais pour l'ACTIONNAIRE c'est le jack pot.
Le sujet de l'émission aurait peut-être mérité des intervenant.e.s plus "qualifiés".

Si le témoignage du délégué syndical est évidemment central dans le cadre du documentaire réalisé pour France 2, il aurait été peut-être plus judicieux d'inviter sur le plateau d'AS@ un représentant syndical de la fédération de la grande distribution ayant une vision plus transversale de ce secteur.

Pourquoi avoir sollicité l"économiste", Pascal Perri, dont l'apport à la connaissance de ces questions s'apparente au néant? Inviter un économiste libéral, oui, bien-sûr! Mais, un.e économiste digne de cette qualification! Les Universités ont des centres de recherche composés d'authentiques chercheur. e. s qui, quelle que soit leur conception de l'économie (hétérodoxe ou orthodoxe), ne sont pas des charlatans comme celui que l'on a entendu sur le plateau d'AS@/
Bonjour,

Je suis étonné de l'étonnement de DS sur le schéma du bureau de Aldi.
Ils ne font qu'appliquer la méthode 5S. Cette technique japonaise, mise au point par Toyota vise à optimisé le travail et le rendement. C'est très résumé, et ceux qui veulent en savoir plus, il existe de très bons articles sur Wikipédia.
Par contre le regard de DS et de SR (ainsi que la comparaison avec le camps de concentration) sur cette partie m'a quelque peu choqué.
En effet, dans mon entreprise (pharmaceutique, américaine, 2'000 employés) ainsi que dans celle de ma femme (pharmaceutique, américaine, 50'000 employés) et aussi dans beaucoup d'autres entreprises autour de nous cette méthode est mise en place. Et pas que dans le domaine de la pharma, mais aussi dans l'industrie, pour les établis, et toutes sortes de domaine.
Je n'avais jamais envisagé ce concept du point de vue de l'inter-échangeabilité des employés ni du point de vue de la brimade à la créativité.
J'admets qu'un processus 5S doit être construit avec les employés, pour les employés. Cela doit normalement découler d'une réflexion commune sur l'organisation du travail. Une fois cette méthode en place, il est clair que le développement ne va pas se refaire tous les ans, mais je suppose que Aldi et Lidl ont construit leur environnement autour de ce concept, et non amélioré le travail grâce à ce concept, ce qui est totalement différent.
Je connais assez mal le monde industriel et entreprenarial français dans son organisation réel. Comment cela se passe-t-il chez vous? Seriez-vous opposé à une introduction de la méthose 5S sur votre lieu de travail?
Emission très riche aussi bien sur la forme que sur le fond mais qui mériterait un développement et beaucoup plus de temps pour prolonger la réflexion sur le low-coast.
C'est toute la société qui s'habitue à être low-coast, individus interchangeables, performants,peu exigeants et disciplinés.
On ne "choisit "pas d'être le client qui voit ses marchandises atterrir par terre tant la caissière est pressée, après une queue interminable, dans un hangard à marchandises où, il est vrai, nous est épargné le fonds musical abrutissant. De même, on ne "choisit" pas d'être traité comme du bétail dans les rames de métro, où disparaissent les places assises, On ne "choisit" pas de passer des jours à trouver le prix le mois cher, pour souvent des produits de basse qualité,on devient de plus en plus fauché et les dépenses contraintes augmentent et se diversifient.
En une phrase, Mr Auseski, "les ALDI sont en général dans des lieux à faibles charges", sous entendu charges sociales,( ou plus exactement, cotisations sociales ou salaire indirect, ce qui signifie dans son exemple, absence de services publics dans ces endroits isolés), couplée avec une insuffisance criante de personnel, résume la situation qui se généralise, aussi bien dans le public que dans le privé, salarié ou indépendant,voire les associations, essorées par les baisses de subvention.
Alors que les entreprises privées dominantes qui exploitent aussi bien leurs entreprises sous-traitantes( de la PME à l'auto-entrepreneur), que leur salariés, bénéficient sans relâche de ces baisses de charges, sans contrepartie au "coût social",accordées de plus en plus frénétiquement par les gouvernements successifs, au prétexte d'une croissance qui ne profite toujours qu'aux actionnaires quand elle arrive, mais dont réparation est demandée au contribuable quand elle n'arrive pas, de plus en plus de catégories de la population voient leur situation et leurs perspectives se détériorer. A quel moment le chomage de masse a-t-il reflué durablement depuis ce subventionnement ininterrompu des entreprises privées, jusqu'aux banques ? Pourquoi les CDI sont-ils devenus l'exception? Depuis 2007, tout le monde peut constater ce qui se passe quand surgit un krach boursier: loin de nettoyer le système "libéral" de la main invisible du marché, celui-ci accroit la concentration de la richesse et permet de justifier les "efforts partagés" imposés aux contribuables qui voient, au mieux, baisser l'intégralité de leurs salaires(direct et indirect). Depuis les années 70, les milliards d'euros retirés au salaire indirect (logement,santé gratuite, éducation, formation, retraite,énergie, transport et communication,sureté, c'est à dire justice pour les citoyens au lieu d'une police militarisée pour contenir "les populations dangereuses") aggravent les conditions de vie des catégories, de plus en plus nombreuses, qui se paupérisent à vue d'oeil et rejoignent peu à peu ces "classes dangereuses" : Se délester de sa carte d'identité à l'entrée d'une administration, (en cas de protestation trop vive?); ou d'un hôpital(fraude ou pas, va-t-on se faire opérer pour le plaisir?), Se voir boucler son sac avec un lien de sécurité par un vigile à l'entrée d'une grande surface, (le client n'est qu'un voleur en puissance); se voir barrer la sortie du métro par une armée de contrôleurs, (le client est un fraudeur en puissance), parfois en compagnie de policiers à chien, quand ce ne sont pas les militaires, le plan vigie-pirate est permanent, (le voyageur est un terroriste en puissance), sans compter caméras, GPS, drônes censés améliorer notre sécurité,...
Hors les quartiers riches de l'hyper centre-ville, où une "tenue correcte" est exigée, et les prix dissuasifs, l'ensemble de notre vie devient low-coast. Nous devenons low-coast, nous mêmes, pour accroitre la rentabilité.
Se souvenir des gloses sur l'austérité et le manque de liberté des régimes soviétiques avant 1989 et les confronter à la situation actuelle pour certains, ce qui se profile pour les autres, devient ironique: la liberté? Il suffit de puiser dans son expérience personnelle, au dessous d'un certain statut social présumé, et encore... L'abondance et les services? Oui, de qualité,pour ceux qui en ont les moyens et des relations; pour les autres, la débrouille ou la frugalité... Le partage des logements forcé de l'URSS? La colocation, c'est plus fun! Encore faut-il y avoir accès...

Les syndicats dans leur forme actuelle ne peuvent plus être représentatifs, entre la difficulté de faire nombre dans l'éparpillement des parcours individuels et la collusion flagrante de leurs dirigeants avec le pouvoir économique, incapables(?) d'élargir leurs discours et revendications à un intérêt commun, inter-catégoriel et inter-syndical. Que ce soit au niveau national, européen, international.Ils ont peu à peu intégré tous les impératifs supposés de rentabilité et cédé pas à pas à toutes les exigences de low-coastérisation de leurs syndiqués, publics ou privés, tour à tour opposés pour justifier un moins-disant social permanent.
LES CHARGES DONT ON NOUS REBAT LES OREILLES SONT AUTANT DE COTISATIONS SOCIALES RETIREES A LA POPULATION DANS SON ENSEMBLE, en fait, c'est la population non strictement nécessaire, car jugée moins rentable qui devient dans son ensemble une charge pour les sociétés privées et leurs actionnaires. Les vieux, les malades, les enfants, les improductifs; les diplômés, trop nombreux; les non-diplômes, encore plus nombreux; les moches, les gros, mal-habillés,pas assez présentables ; les femmes (susceptibles elles seules d'avoir des enfants sans doute et donc jugées moins productives); les seniors(de plus en plus tôt, ils deviennent trop cher, sauf... dans les postes de dirigeants); les sans expérience(de plus en plus tard); les sans relations utiles (les bonnes places sont déjà prises), les sans véhicules, sans téléphone portable, sans internet....
Les rescapés de ce tri de plus en plus sélectif sont sommés de baisser la tête, de courir plus vite pour toujours moins et de reporter leur colère et leurs frustrations sur leurs semblables mais étiquetés différemment [ "feignant de" chômeur, en période de chomage de masse, depuis peu jusqu'au cadre "surpayé"; petit "fraudeur à la sécu", les professionnels de santé ont une impunité proportionnelle à leur compte en banque; petit "fraudeur aux prestations sociales", les gros sont trop pourvoyeurs d'emplois au rabais; protestataires isolés, étiquetés de "la mouvance d'extrème gauche" ;gréviste, surtout s'il ralentit le rythme, donc se remarque ;délinquant (pauvre car l'évasion fiscale de haut niveau, la prédation des matière premières dans les pays pauvres, la spéculation meurtrière sur les produits alimentaires, sont encouragées par les cris de joie des actionnaires et le murmure soumis ou complice des gouvernements ); étranger avec ou sans papiers ;de religion déclarée sulfureuse, musulman en ce moment ; rom ou tzigane ;fonctionnaire, retraité, intermittent, entrepreneur, famille nombreuse (pauvre), jeune des quartiers, basané, noir, jaune, etc... Il y en a pour tous les goûts], sans qui, d'ailleurs, les premiers n'existeraient pas non plus puisque ces étiquetés indésirables sont consommateurs (TVA), bénévoles, usagers ou prestataires de services, les plus rentables possibles eux aussi, surtout s'ils sont informels ...
Le dernier exemple édifiant : dans le contexte actuel, entendre un dirigeant de la CFDT( qui applaudit des deux mains au pacte de compétivité du MEDEF qui donne, au choix, les baisses de salaires, l'augmentation du temps de travail, la mobilité forcée ou la démission), accuser les délégués CGT, à la suite d'une grêve mouvementée, d'être "extrémiste", "idéologue" alors que les nouveaux chômeurs et précaires se comptent en dizaines de milliers par mois et qu'il serait enfin temps de laisser ceux qui en ont, des idées, et la volonté, d'essayer de se défendre, de nous défendre tous . A terme.ce qui est perdu ici le sera là, tôt ou tard, dans la dynamique qui s'emballe ces dernières années.
Ces dirigeants syndicaux oeuvrent-ils pour renforcer la légitimité de la syndicalisation, eux qui seuls profitent après coup, plus ou moins adroitement, des débordements de leur base? Qui, depuis des années freinent les ardeurs guerrières de leurs syndiqués sauf à des moments choisis, jamais ensemble bien sur et laissent partout le droit des salariés se déliter ? Car malgré le faible nombre de syndiqués, comme la poignée d'encartés dans les partis politiques, leurs dirigeants vivent très bien, merci pour eux.De même que le nombre de millionnaires et de milliardaires de chaque pays qui augmente en proportion de la croissance de la pauvreté et de la précarité de leurs concitoyens.
Que proposent les délégués syndicaux d'obédiences diverses,face à la société low-coast qui se met en place? En ont-ils conscience? Sont-ils capables d'articuler un discours qui propose une vue d'ensemble et une stratégie qui réunirait les actions isolées et éparpillées de salariés désespérés, de PME ou d'indépendants exangues, de tous les étiquetés indésirables, avec les tentatives d'économie alternatives qui se mettent en place, ici ou là devant ce qui nous est énoncé comme inéluctable, voire progressiste? Mr Auseski, par exemple, avec d'autres,
Depuis quand quelqu'un peut-il s'auto-proclamer économiste alors qu'il est titulaire d'un doctorat en Géographie. Le titre de la thése pourrait laisser penser le contraire mais c'est bien une thése de Geographie en aménagement du territore que Pascal Perri à soutenu en 2006.
source: SUDOC (Système Universitaire de Documentation) http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=10/TTL=1/NXT?FRST=11

et aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Pascal_Perri

Attention donc avant d'inviter des experts auto-proclamés à ASI, sinon on peut perdre en credibilté... sauf si on se compare au standard des media mainstream...je vous l'accorde
Merci à tous.
L'émission n'est pas en contenu d'utilité publique ? Dommage.
Daniel, les anglais qui viennent de Londres dépenser leur argent à Bergerac (et autour) repartent de Bergerac à Londres par Ryanair aussi !
Il n'y a aucune raison pour qu'il y ait autant de clients aller-retour français que d'anglais sur cette ligne.
Quelqu'un sait où l'on peut trouver le rapport dont parle Daniel Auseski, le syndicaliste ?
Je n'ai pas bien compris à quoi il faisait référence dans l'émission.

Merci.
Trés bonne emission, nous sommes de plus en plus des esclaves jusqu'à la prochaine révolution ou des têtes tomberont et ainsi de suite......
En 2010 Karl Albrecht n'était que la 12ième fortune mondiale (23,5 milliards de dollars). Son frère Theodor le suivait comme deuxième fortune allemande.
A eux deux ils étaient moins riches que Bill Gates (56 milliards)
mr Schneiderman vous m'avez frustrée quand vous avez coupé la parole à mr Pascal Perri qui était prêt à démontrer qu'en fait les prix n'étaient pas - chers dans les low costs , il fallait lui laisser le temps!
j'ai eu 2 exemples de low cost:
easyjet: pas contente car l'aéroport en région parisienne était dans un coin ravitaillé par les corbeaux et le prix du taxi a fait que le coût total du déplacement n'était pas intéressant
un low cost distribution: j'ai acheté le même produit acheté habituellement dans une enseigne traditionnelle beaucoup moins cher; arrivée chez moi je me suis aperçue que le produit pesait beaucoup moins, je me suis faite avoir par le packaging qui était trompeur

très bons intervenants; merci au syndicaliste de parler du rapport Virville: la gauche et la droite s'en inspirent depuis 2004;
voir en particulier:
"
b) Des licenciements « négociés » Le rapport (proposition 17) avance des pistes pour faciliter les pressions exercées sur les travailleurs pour obtenir leur départ « volontaire ». Défiscalisation des sommes versées à l’occasion d’une transaction, et, moyennant un versement à l’Assedic, octroi des allocations de chômage. Voilà de quoi convaincre ceux qui résistent : « prend l’oseille et tire toi ». Avantages pour l’employeur : aucune procédure, aucun motif à donner, aucun risque de procès.
"
et l'oseille il y en a pour ainsi dire plus;
je pense que je vais lire "Toujours moins cher, Low Cost, discount & Cie, Pascal Perri";
bref le salarié et le contribuable que nous sommes aussi paient beaucoup trop pour les low costs; sans doute, notre pouvoir d'achat en fait n'augmente pas;
Bonjour,

Est-il possible de savoir si Aldi impose les mêmes conditions de travail à ses salariés allemands ?

Bonne soirée
Merci pour cette émission, très intéressante. Je regrette souvent que le rythme des échanges et la contrainte d'un débat contradictoire (très bien expliquée par Gondalah plus haut) empêchent certains raisonnements d'être poussés jusqu'au bout, mais cela reste enrichissant.


Un détail parmi d'autres qui m'interpellent : tout le monde semble trouver cela gênant qu'un employé remplisse plusieurs rôles. Pourquoi ? En quoi est-ce choquant qu'un commandant de bord soit affecté aussi au nettoyage de l'avion ?
L'holocauste est-il l'enfer ou le paradis du consommateur moyen ?

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bravo excellente émission on est d'abord des salariés avant d'être des consommateurs cette reprise sémantique est fondamentale !!
Le problème ou la solution c'est la re ou non distribution des richesses, c'est selon ? ...hors que voyons nous dans la triste réalité depuis de nombreuses années ? D'un côté des gens qui s'enrichissent honteusement, parfois assouvissent leurs fantasmes ( dans le sport principalement ) en payant à prix d'or des travailleurs en culotte courte ! toujours en nombre conséquent sur le banc de touche, et de l'autre, d'autres travailleurs, toujours en surnombre, c'est du moins ce que pensent ceux qui les emploient !


Pourtant dans ce monde de la surconsommation, le dit consommateur a du poids, il nous suffirai d'arrêter d'être les complices du système pour que tout change, en quelle sorte, il suffirait, que tous les gards du monde se donnent la main ...
01:05:52 "On n'a pas le temps de passer le montage sur la manière dont le journal de Pujadas traite le cas Ryanair". Dommage.
Je pensais qu'on avait justement tout le temps sur ASI :( Merci, par ailleurs, d'avoir rebondi sur ce sujet extrêmement intéressant.
Le Rapport de Virville (2004) accessible ici:
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/044000015/0000.pdf
Il est fait mention d'un rapport datant de 1996 par le gars CGT, est-ce possible d'avoir la référence exacte (et un lien (pdf) serait l'idéal) de ce fameux rapport?
Il me semblerait pertinent pour asi de s'interroger sur le distingo important (à mon sens) à faire entre "sujet" "reportage" "document" et "documentaire".
amicalement.
Allez Daniel, on voit bien que ta table de plateau est pétée.
Va en acheter une chez Lidl, Aldi ou Ikéa, c'est Discount on te dit, donc pas chér... enfin ça dépend pour qui.
Je viens de regarder le documentaire en question... une seule pensée me vient : "action directe".
Ce que dis Pascal Perry est intéressant, mettre en relation, le consommateur, le salarié et le contribuable..

En effet si personne n'allaient dans ces Discount, ils ne fonctionneraient pas et des modes plus vertueux seraiet dominants, mais non on veux du pas cher et on ne se préoccupe pas du pourquoi ce n'est pas cher ...

Pascal Perry dit que les deux économies (low cost et pas low cost) peuvent coexister, c'est vrai et pas vrai, sur le transport aérien, j'ai une amie qui bosse a air france et qui est a la limite de la dépréssion, parce que tout doucement on va vers le modéle Ryan Air, oh bien sur c'est pas la même chose, mais chaque année une pierre de plus est posée dans ce sens..

On parle de libéral, mais je trouve que c'est inexact, un vrai systéme libéral n'interviendrais pas sur l'économie de l'entreprise via des subventions, c'est pire que libéral puisqu'il consiste a prendre le beurre et l'argent du beurre, on donne des subventions a ces grosses entreprises pour qu'elles délocalisent ensuite. pire on donne des subventions a l'agriculture industrielle ce qui cache le cout réel des produits et fait que la production agricole locale qui ne bénéficie pas de ses subventions se retrouve avec un cout plus elevée, en revanche son cout social est positif, mais il n'est pas considéré, alors que les subventions donner a ces entreprises on les paye par nos impots ...
Très bonne émission. Coup de sonde dans l'horreur économique.
bonjour
j ai eu plaisir a regarder votre emission et je souhaiterais feliciter mr brunquel mais je voulais me permettre
de signaler que travaillant dans une grande surface cooperateurs de normandie enseigne( super u)et je dois vous transmettre que les conditions de travail sont presque les memes travail le dimanche les jours feries salaire smic horaire a la carte, stagiaire non remuneres ,management de pensee unique ...et que pour beaucoup de salaries il est tres diffile de faire respecter les lois du travail , une enquete devrait etre faite entre le moment du franchissement a l inspection du travail et la mise en application du droit ,beaucoup de choses phrases ,meme menaces et pressions diverses et que pour contrer un directeur de magains qui a etudie le management qui a un service juridique pour le moindre souci , a devant lui un employe qui a peu de force et la menace de perdre son emploi meme difficile fait tres peur
tres cordialement
Il y a qd meme qque chose qui n est jamais cite a propos de la communication ryanair (les personnes obeses payent double, les voyageurs seront debout, on vous fera payer vos bagages, aucun pilote dans les avions, etc...), non seulement elle fait parler d'elle en creant le buzz oui ... mais elle fait aussi baisser les attentes des clients, afin de maximiser les chances que les clients soient agreablement surpris.

Bien sur, une partie des clients qui connait les airlines normales sont decus, mais combien disent " euh finalement, bon, pour une heure c'etait pas si mal que ca".

2 en 1 en fait ...
Question peut-être naïve à D. Schneidermann :

Pourquoi n'aviez-vous plus le temps de passer le montage sur le 20h de D. Pujadas consacré à Mickael O' Leary ?

D'habitude vous invitez vos intervenants à prendre le temps qu'il leur faut pour livrer des réponses approfondies arguant qu'il n'y a pas de contrainte de temps sur internet ?

Sinon j'ai appris plein de choses ds l'émission y compris de la bouche de Pascal Perri que j'avais jusque là surtout entendu provoquer au milieu des hurlements et invectives à la foire d'empoigne d' RMC.
Quand on parle de surveillance généralisée dans la grande distribution low-cost... ce n'est pas qu'une métaphore : Aldi et Lidl ont fait placer des caméras de surveillance discrètes afin de surveiller en continu les caissières, et ces deux enseignes ont même embauché des détectives privés, toujours dans le but de fliquer leur petit personnel...

http://www.rts.ch/info/suisse/4554285-les-employes-du-discounter-aldi-surveilles-par-un-detective-prive.html
Laure, fais toi offrir le calendrier du Stade Français!
Bonne émission, très bon sujet de fond, les syndicalistes sont toujours aussi intéressant (il faut continuer à les inviter !).. Bref Bravo ça fait du bien !!
Malheureusement, les conditions de travail décrites "chez Aldi" tendent à se généraliser , tant dans le secteur public que privé...

Tout n'est pas perdu pour tout le monde.LVMH, par exemple, a vu encore ses profits augmenter l'année dernière...Ses clients, à n'en pas douter doivent écouler leur dividende obtenus grâce aux larmes et à la sueur de salariés...et de chômeurs (voir PSA ,goodyear ,sanofi...)

Dans l'émission "envoyé spécial " de cette semaine on voyait un très jeune chef d'entreprise partir à Londres pour des raisons fiscales.Il avait malgré tout eu le temps de mettre de côté 500000 euros (avoués)défiscalisés pour aller investir dans des lieux plus cléments fiscalement parlant.

En France il dirigeait une entreprise de nettoyage, plus précisément apparemment de femmes de ménage (dont il serait intéressant de connaitre les conditions de travail...)

Il ne voulait pas travailler pour l'Etat disait il mais cela ne l'empêchait pas, par exemple, de prendre le TGV réalisé grâce à nos impôts ou d'utiliser sa formation technique (pas de citoyen apparemment)pour mieux optimaliser sa situation personnelle au détriment de la collectivité...

Sans tomber dans un égalitarisme borné, il faudra tôt ou tard que la puissance publique , au nom de l'ensemble des citoyens,mette bonne ordre à toutes ces pratiques insupportables. Sinon...un jour....
Je suis assez d'accord avec les interventions sur la condition du salariat dans les entreprises. Toutes les entreprises y passent, notamment sous l'influence permanente du LEAN management//toyotisme.
Tout ce que décrit le délégué CGT je le vois chaque jour. Je suis responsable national d'une organisation syndicale dans le secteur activité postale. Si vous jetez un coup d'oeil sur le traitement des salariés dans la distribution des publicités, on colle à la même réalité avec des conditions quelquefois encore pire : contrat de travail de six heures par semaines pour certains (le temps partiel est la règle, le temps complet l'exception), heures supplémentaires non payées, non respect du temps de travail, travailleurs entre 60 et 70 ans parce que retraite trop basse et donc cela sert à compléter les pensions, pressions sur les délégués syndicaux, appel au non vote lors des élections pour que des indépendants se présentent aux élections professionnelles, licenciement pour un oui ou pour un non, contournement constant du code du travail. Même chose du côté de cette entreprise publique qu'est la Poste : on est sur le même plan puisque c'est aussi une entreprise qui encombre les conseils prud'homaux qui au passage en prennent un coup avec l'accord que vient de signer la CFDT...
ET je ne parle de filiales de La Poste où il n'existe aucune convention collective, d'autres où des salarié-es sont aux prud'hommes pour harcèlement moral.

On pourra faire la même démonstration dans les centre d'appels et les entreprises de services en général.

DS semble tomber du camion... cela fait longtemps que ce dernier a fait une sortie de route.
En regardant la partie sur RyanAir, je me suis demandée ce qu'il en était des conditions des salariés des IDTGV, et des futurs OUIGO. Peu de chance d'avoir ce type d'information dans le très beau [s]documentaire[/s] publireportage que F3 a consacré à Paris-gare de Lyon le 28 janvier dernier à 20h40, quelques jours après la célébration du 2 milliardième voyageur TGV (surement un hasard de calendrier).

Dans cette chose télévisée à heure de grande écoute, nous aurons eu droit à une visite du patrimoine de la gare de Lyon, très "racines et des ailes", dans le monde merveilleux de Simone. Nous n'aurons vu que des voyageurs prenant le TGV quand l'essentiel des 90 millions de voyageurs qui transitent ici passent par le métro, le RER, les trains régionaux et transiliens. Il a été fait allusion 30 secondes aux RER et à ses retards, et pas une seule aux trains régionaux et franciliens de surface. Pas une seule vue des quais bondés et sous-dimensionnés à l'arrivée et aux départs de ces trains. Ils arrivent pourtant au même endroit que les TGV, toutes les 30 mn, et quasiment tous les quarts d'heure en heure de pointe! Les cameramen ou les monteurs ont du se donner beaucoup de mal pour les éviter... Nous n'aurons eu bien sur, aucune information sur les conditions de travail des préparatrices de sandwich épanouies en sous-sol.

A 20h40, on a juste droit à une vision maquillée comme une voiture volée. Nos vies discount ne méritent-elles pas mieux que les heures discount, après 23h?
Par pitié, ne piochez pas trop souvent vos invités chez les Grandes Gueules de RMC... Vous aurez des points de vue tout aussi interessant en faisant les bistrots du coin.
Moi j'ai bien aimé l'émission, d'autant plus que n'ayant pas la télé, je n'avais pas su l'existence de ce documentaire. J'ai vu ci-dessus de nombreuses remarques critiques, que je partage parfois, mais je trouve que dans l'ensemble le sujet était bien traité.

Je vais ici m'attarder sur un détail qui m'a beaucoup plu, qui eût sans doute jadis fait bondir Schneidermann jadis (et peut être encore maintenant): il y a eu un "effet télé", un "moment de télé", où le dispositif a été plus fort que l'idée d'un débat argumenté, mais qui s'est joué à fronts renversés (le vaincu habituellement a cette fois-ci gagné): [attention: je cite de mémoire] à un moment, le syndicaliste CGT dénonce le non respect du code du travail sur la base d'une mise en place idéologique instituée par un rapport de 1996... L'économiste libéral intervient, en disant que depuis x années, le code du travail a augmenté de 40 pages par an (sous-entendu: c'est bien sûr trop contraignant). Et là, le syndicaliste a le sens de la fomule: "chez Aldi, le code du travail se résume à la couverture". Et l'économiste libéral d'arrêter le débat. Analyse:

1: il est rare de voir un débat média où un syndicaliste a le dernier mot face à un universitaire surdiplômé. C'est tellement exceptionnel, que pour une fois que ça arrive, ça surprend et ça fait plaisir, ce qui ne remet pas en cause ce qui fut une des bases de la critique bourdieusienne démédia (mais, du moins pour ce moment là, complètement l'inverse du dispositif pro-patronal de l'émission de Cavada qui fut la base de la critique bourdieusienne de la télé). Bravo à Daniel Auseski pour son sens de la répartie!
2. Néanmoins, j'ai aussi apprécié Pascal Perri, notamment parce qu'à un autre moment il avait su attaquer le dispositif de l'émission, mettant en cause le rôle auquel il se sentait assigné, et duquel il a su sortir: il m'a semblé moins idéologue que ce que le dispositif ne laissait supposer: cantonné au rôle de défenseur du low-cost, il a su montrer qu'il n'en était pas le thuriféraire mais simplement celui qui en énonçait les modalités, ce qui ne supposait pas qu'il approuvait les arbitrages politiques qui tendaient à le favoriser (reste à démontrer cette supposition). Bref, même si je pense que je n'ai pas du tout les mêmes opinions que Perri sur l'économie, sa position sur le low cost semble loin du dogmatisme, quand bien même elle semble intégrer plusieurs positions néo-libérales à mon sens contestables...
3. Bien sûr, je ne résume pas l'émission à ce seul "moment de télé": simplement, je me souviens que DS, à juste titre, n'aimait pas ce genre d'effets qui favorise la mise en scène au détriment du débat. Et de fait, sur ce point précis, il n'y a pas eu débat: l'effet rhétorique magistral de Daniel Auseski l'a clos. Et ce n'était d'ailleurs pas le lieu de l'émission de faire un débat sur le code du travail. Mais que pense DS de ce moment si rare, si peu préparé, où on voit la personne la moins préparée pour l'exercice rhétorique l'emporter sur l'économiste théoriquement formé pour la joute oratoire? Simple curiosité...

Il va de soi que je ne résume pas l'émission à ce seul moment, mais je l'ai trouvé tellement intéressant que je souhaitais décrypter ce plaisir...
J'ai vu le documentaire et il est un peu biaisé: pour l'auteur le modèle économique du low-cost passe uniquement par des salariés sous-payés.
Mais ce n'est pas la seule raison des bas prix, par exemple pour les aldi et lidl :
- peu de références dans les magasins, contrairement aux grands magasins, donc coût de stockage moins élevé (car il y a une sélection du meilleur fournisseur, donc meilleure qualité, reconnue régulièrement par que choisir et 60 millions de consommateurs)
- achats en très grandes quantités, donc à prix inférieur
- magasins plus petits et rayons étriqués, donc loyer moins cher
- les cartons ne sont pas déballés, donc moins de travail pour le personnel

Je suis d'accord, les coûts ne doivent pas être répercutés sur la charge de travail de chaque employé et je suis persuadé que ne pas rogner sur ce poste n'augmenterait que très légèrement les prix. A bon entendeur... (Je vais contacter ED pour faire pression).

Il ne faut pas oublier non plus que Aldi et lidl sont allemands à la base, et l’Allemagne est le champion des salariés à bas prix (ils sont déclassés "hartz4" http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9formes_Hartz ) ... et c'est cela le plus scandaleux : le dumping social européen !
Cette émission m'a interpellé, même si je n'ai pas vu le documentaire en question.

Je travaille chez un petit transitaire à Roissy (import/export de fret), on vient d'être racheté 1 euro par une boîte qui rationalise : fin du logiciel windows pour un vieux nanar inadapté et obsolète, ajout de travail par la fermeture de département administratif.... Ai des collègues à l'export qui travaillent de 9H à... 23H voire 1H du matin (avec une pause pour déjeuner!!), sans récup' ni heure sup'.

Nos feuilles d'heures (attestant des jours travaillés et horaires copiés sur le contrat de travail) nous sont envoyées par mail en mode "lecture seule", impossible de les modifier. Et si on le fait à la main, le couperet tombe : rétention de la fiche de paye et des tickets restau)

Il n'y a pas de syndicats car c'est mal vu (pardon pour l'euphémisme) et la plupart des collègues baissent la tête car le + important, c'est de garder son emploi.

Autant dire qu'on est déjà morts.

Désolée si j'ai plombé l'ambiance...
Je trouve dingue que personne sur le plateau n'ait réagit à l'idée que pour avoir un 13ème mois les hôtesses soient obligées de se mettre en petite tenue et ensuite de vendre les calendriers. Quelle vulgarité ! En tant que féministe je suis atterrée.
Le documentaire est brillant, mais la thèse de l'auteur est carrément fumeuse. En quoi la tyrnanie salariale serait elle l'appanage du low cost ? Et chez Orange ? Et chez Air France ? Et chez Monoprix ? On les tyranise pas, les salariés ? La culture du profit est peut être plus rude dans le low cost qu'ailleurs (puisqu'il y a par définition moins de profit), mais dire que ces enseignes entretiennent la pauvreté relève de l'ineptie. C'est comme dire "vendre de l'alcool maintient les alcooliques dans l'alcoolisme". Brillante réflexion !
Sur un sujet traité en une heure (j'enlève la chronique de Sébastien Bohler), seulement 19 minutes sont accordées à un véritable "arrêt sur image", le reste du sujet est traité "sur le fond" dixit notre Daniel national. Oui, mais voilà, je suis abonné à @rret sur image, pas à un avatar d'envoyé spécial, et même s'il est intéressant (nécessaire?) de connaitre le sujet au fond, ne serait-il pas plus judicieux d'accorder plus d'importance "à la forme" qu'au "fond"?
Pour le pouvoir d'achat, faisons des employés des esclaves sauf ... que se sont les mêmes : à la fois employés (prolétaires des temps modernes) et consommateurs. Cherchez l'erreur !
Michel-Edouard Lecler a usé bien avant les autres de cette réthorique usée jusqu'à la corde.
Aux USA comme ailleurs cela a fini par la crises de suprimes. Vous n'êtes plus payé suffisamment alors empruntez, on est là pour vous aider à consommer, avec le sourire en prime !
Trés bonne émission. Je n avais pas pu voir le documentaire.
D'accord avec rocapel cependant.
Juste une interrogation... le/la salarié-e qui est derrière son PC pour envoyer l'image sur les écrans du fond à des fins d'illustration des discours des invités, est elle/il sous contrat irlandais? Parce que c'est impressionnant la vitesse avec laquelle il/elle bosse...
Et l'oscar du type qui repond a coté et qui prend les gens pour des neuneux est attribué à : Pascal Perri

Oui, si les gens vont a Limoge c'est parce qu'il y a des avions qui y vont et pas parce que Limoge c'est bien, c'est cela oui.
Pourquoi le mere du trou du C.. du monde n'y a pas pensé ?
Il va falloir ré-écrire la phrase actuelle quand on clique dans l'onglet "chroniques de Didier Porte":
"Tous les vendredis, en début d'émission, Didier Porte livre sa chronique sur le site : "@ la Porte !". "
Il est clair depuis un moment que ce logo n'est valable que sur Mediapart et RTL.
Pas encore vu l'émission en train de télécharger mais pour info dans le nom du fichier : ASI_2012-02-01-DISCOUNT.avi on est passé en 2013.
Et oui le temps passe etc ...
Très déçue qu'aucune des innombrables femmes faisant ce type de boulots de merde ne soit présente sur le plateau (Un syndicaliste de Aldi alors qu'on compte un sacré paquet de caissières (et de syndicalistEs)? C'est pas sérieux, franchement!). En gros, on a des hommes blancs qui parle de travaux de femmes et de noir-e-s et d'arabEs. Comme d'habitude.
Dommage, le sujet était intéressant (et ce n'est pas bien sûr une attaque personnelle contre le syndicaliste présent sur le plateau, mais contre l'atavisme et la mollesse déprimante de @si dans ce domaine là).
Hmmm. Personnellement je m'en tamponne le coquillard que la proportion de femmes/hommes n'était que de 20% et non de 51,5% sur ce plateau. Tant que l'émission était pertinente et équilibrée, comme elle l'est justement cette semaine, à mon avis.
C'est vraiment dévoyer au dernier dégré le principe d'égalité que de penser pouvoir l'appliquer ainsi à la représentativité sur des plateaux télés. Un cache-misère. Ce n'est pas parce que vous invitez 20% d'ouvriers dans les talks-show que vous allez changer quoi que se soit au rapport de domination et à sa perpétuation. L'important ne se situe pas là. en fait la seule chose pour laquelle on devrait se battre c'est notre impuissance politique...

C'est de plus nier les efforts que fait l'équipe d'@si dans ce domaine là.
d'ailleurs la domination ne se joue pas entre sexes opposées mais dans les rapports hiérarchiques
[quote=néophyte]d'ailleurs la domination ne se joue pas entre sexes opposées mais dans les rapports hiérarchiques
Qui comme par hasard coincident avec les hiérarchies de genre (entre autres)!
Comme c'est bizarre!

[quote=animal collective]C'est de plus nier les efforts que fait l'équipe d'@si dans ce domaine là.

Je ne nie pas les efforts d'@si, je n'en voit juste même pas la trace (Se sont-iels dotés d'un organe d'estimation de leurs éventuels progrès, font-iels des comptes rendus à ce propos, nous informent-ils systématiquement de leurs recherches d'interlocuteurices? Ont-iels contactés cette association qui recence toutes les spécialistes de différents champs afin de s'en servir? Zéro (ou quasi) information sur la chose. Est-ce parce qu'elle serait inexistente?).
Et je ne vois pas pourquoi on devrait se contenter de dire amen la bouche en coeur à cette misérable absence de représentativité que l'on nous sort à longueur de plateaux.

[quote=animal collective]
Ce n'est pas parce que vous invitez 20% d'ouvriers dans les talks-show que vous allez changer quoi que se soit au rapport de domination et à sa perpétuation.

D'une: qu'est ce que vous en savez, ça n'est jamais arrivé! :-)
De deux:
Effectivement, la représentativité ne fait certainement pas tout (et il est facile de voir pourquoi vous vous en tamponnez le coquillard), ou fait bien trop peu.
C'est juste un minimum (même pas légal) que l'on est en droit d'attendre à peu près partout, d'ailleurs, et non un dévoiement de l'égalité, surtout, je le rappelle, sur un tel sujet! Faut arrêter de penser qu'une seule solution magique résoudrait le problème, comme votre commentaire m'en donne l'impression.
[quote=rocapel]Qui comme par hasard coincident avec les hiérarchies de genre (entre autres)!
Comme c'est bizarre!

Ce n'est pas parce qu'il a été montré des sales types et des femmes victimes que l'inverse n'existe pas

Les femmes peuvent être mille fois pire... Toutes les femmes ne sont pas des amours malheureusement...

Ce n'est pas parce qu'il a été montré des sales types et des femmes victimes que l'inverse n'existe pas

Les femmes peuvent être mille fois pire... Toutes les femmes ne sont pas des amours malheureusement...


C'est à côté de la plaque. C'est un peu comme si, au sujet des rapports sociaux dans les entreprises, vous trouviez à répondre « tous les ouvriers ne sont pas des anges malheureusement ».

Bref, il s'agit d'une question de rapports de domination, pas d'une histoire de sales types et de douces victimes.
d'accord avec vous sur ce point mais relisez les réponses un peu plus haut

Je ne faisais que répondre à Rocapel qui voyait une similitude entre des rapports hiérarchique et une domination masculine

celui-ci répondant à mon affirmation celons la quelle il s'agit de hiérarchie et non d'une histoire de sexe

Faut suivre :D
[quote=néophyte]Ce n'est pas parce qu'il a été montré des sales types et des femmes victimes que l'inverse n'existe pas
Les femmes peuvent être mille fois pire... Toutes les femmes ne sont pas des amours malheureusement...

Mais ou avez vous lu cela dans mes commentaires?
Nulle part.
C'est donc effectivement coté de la plaque.
"Qui comme par hasard coincident avec les hiérarchies de genre (entre autres)!
Comme c'est bizarre!"

Expliquez moi alors ce qu'est la hiérarchie de genre si non l'idée que l'homme est supérieur à la femme qui coïnciderait avec la femme qui se fait exploité dans le reportage

Je suis toujours près à apprendre

Relisez bien ma position et votre réponse

J'ai dit
"d'ailleurs la domination ne se joue pas entre sexes opposées mais dans les rapports hiérarchiques"

Vous m'avez répondu plus bas
"Qui comme par hasard coincident avec les hiérarchies de genre (entre autres)!
Comme c'est bizarre!"
Ce que j'ai essayé de dire, c'est que les rapport hiérarchiques ne peuvent s'expliquer que en prenant en compte, entre autres (dominations capitalistes, "raciales", etc...), le prisme dominations de genre.
Autrement dit, essayer d'expliquer le fait qu'il y ait majoritairement des femmes parmis les pauvres se fait bien entendu avec une analyse de domination capitaliste (captation des profits, mise en concurrence des pauvrEs entre elleux etc...), mais est aussi expliquable par exemple par la division du travail (c'est ce que j'entendais pas hiérarchies de genre, domination masculine, appelez-la comme vous voudrez), et l'assignation des femmes aux tâches de care et à la reproduction (cette partie explique notamment le fait qu'il y ait plus de femmes que d'hommes parmis les pauvrEs).
Cela n'empêche pas de dire qu'il existe des femmes-méchantes-et-même-patronnes, de même qu'il a existé des anciens-ouvriers-ministres, mais que ces cas ne sont pas systématiques, ni significatifs de ce point de vue politique (d'ou le "à coté de la plaque").
Est-ce plus clair?
ce qui me gène c'est de faire le distingo de genre avec les personnes pauvres
Je trouve cela déjà assez sexiste

justifier un "à coté de la plaque" par ce genre de formule, les bras m'en tombent...

Je préfère que nous en restions là
Désolé, mais la vidéo ne marche pas.
C'est une constante, y compris dans les milieux syndicaux qui devraient être plus sensibles à ça, que plus on monte dans la hiérarchie, plus les femmes sont absentes. Y compris dans les entreprises où la quasi totalité des salariés sont des femmes. Lorsque les femmes prennent vraiment la parole, c'est qu'elle se sont organisées hors syndicat.

Ceci dit, le syndicaliste invité semble faire son boulot avec beaucoup de conscience "professionnelle", il est très pertinent, très clair, son discours est convaincant, implacable. Il connaît bien à la fois le travail "à la base" et les aspects plus théoriques, bravo. C'est pas toujours le cas des cadres syndicaux.

On peut à la fois regretter un phénomène général et significatif d'une carence (l'absence des femmes) et rendre justice à la qualité de travail d'un syndicaliste particulier.
Merci à @si d'avoir invité Pascal Perri. Il est parfait en langue de bois et en défenseur des logiques libérales. Pas très cohérent, bien sûr: c'est lui qui a introduit la notion de "contribuable" en complément de l'opposition "salarié/consommateur", mais il n"hésite pas à la disqualifier quand on parle des subventions payées, précisément, par ces contribuables qu'il prétendait défendre.

Autre épisode marrant, quand il explique ne pas s'être soucié, dans son rapport sur le lowcost, d'un probable "coût social" parce que ça sortait de la question posée. J'ai clairement entendu murmurer en voix off "Prends l'oseille et tire toi".

Merci à Daniel pour son sourire radieux en réponse à son accusation de "documentaire à charge": "Ah, vous avez compris aussi?"

Et au final... pas si langue de bois que ça, le monsieur, j'ai recopié la phrase entière tellement elle m'a plu:
"Par nature, le secteur de la distribution est aujourd'hui un secteur archi-dominant dans l'économie. C'est l'endroit où se constituent véritablement les profits, beaucoup plus qu'en amont chez les agriculteurs ou chez les industriels par exemple"

Seigneur, dans cet aveu dépouillé d'artifice...
Et puisque j'en suis à donner mon avis sur les invités, j'ai bien aimé la manière dont le documentariste explique son choix de donner la parole aux salariés dans un contexte respectueux. Superficiellement, on pourrait penser que montrer un salarié en train de travailler à toute vitesse est plus percutant. Or, cela gomme précisément ce qui en fait un être humain et pas le robot qu'on veut qu'il devienne: la capacité de prendre des distances, d'analyser, de refuser. Ça lui rend une dignité volée.

Au total, émission passionnante et très réussie. Comme la semaine dernière.

Et, bien sûr, ce type de relation avec les salariés ne se limite pas au lowcost. Il déborde largement et contamine des lieux qu'on aurait espéré à l'abri. Dans une déjà ancienne "formation' concernant un service petite enfance communal, j'ai été amenée à informer (sourire narquois) la "formatrice" qui plaidait la flexibilité et l'interchangeabilité des personnels que... dans les crèches, il y avait... des ENFANTS. C'est bête, hein? Quels gêneurs!
(Mode Aloïs ouvert)

Et alors, c'est dès tout petit que les enfants doivent s'habituer à la flexibilité et à l'interchangeabilité ! Changer leur nounous comme on change leurs couches,c'est le progrès !

(Mode Alois fermé)
Du dur d'être bébé :D
Bonjour,

Est-il possible de savoir si Aldi impose les mêmes conditions de travail à ses salariés allemands ?

Bonne soirée
Pas vraiment de débat, dans l'industrie de consommation de masse, quand on paye pas cher, c'est que le burnous sue de l'autre côté de la chaîne...
Merci pour cette émission sur laquelle je vais me jeter quand même...
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