Valls, cet écolo eurocritique qui s'ignorait
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Valls, cet écolo eurocritique qui s'ignorait

Comme ils sont drôles, quand ils veulent. Montebourg a mis sa marinière

, empoigné un pinceau, et entrepris de peinturlurer Valls en eurocritique. Oui oui, eurocritique. Vous ne vous en souveniez pas ? Valls avait appelé à voter non, au référendum de 2005. Si si, c'est Montebourg qui le dit. Mais ni Montebourg ni Patrick Cohen ne complètent ce point d'histoire en rappelant que Valls, après avoir fait campagne pour le non, avait finalement voté oui. On ne va pas s'embarrasser de détails.

Peu importe. Montebourg n'est pas à ça près. Est-il vrai que vous avez plaidé pour Valls auprès de Hollande entre les deux tours ? lui demande Cohen. Réponse : Valls a "l'audace, l'intelligence, l'ambition". Valls (à propos, tout notre dossier est là) est ce surhomme qui placera l'UE au service des peuples. Et qui (dixit Hollande, hier soir) se saisira du chantier prométhéen de la transition énergétique. D'ailleurs, n'avait-il pas proposé à Cécile Duflot le poste de n° 2 du gouvernement (scoop de Pascal Canfin, quelques minutes plus tôt, sur France Inter) ? Preuve est faite : pour faire enfin de l'eurorésistance et de l'écologie au gouvernement, il suffisait de nommer Valls et de sortir les écolos. Mais pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus tôt ?

Délices des lendemains de déroute. Le saviez-vous ? Le président qui vient donc de nommer à Matignon un écolo eurocritique, ce président, Hollande lui-même, serait socialiste. Si si. La preuve ? Il promet une baisse "rapide" des cotisations sociales des salariés. Et -révélation de Philippe Lefébure- il a rajouté à la main le mot "'rapide", sur son discours écrit. Traduction : c'est au dernier moment, en poussant la porte du studio, que Hollande a décidé d'accélérer la baisse de cotisations. Si ce n'est pas une preuve qu'on est gouvernés ! Preuve est faite : pour faire enfin basculer Valls à gauche, il suffisait d'une vague UMP.

Sinon, accessoirement, (France Inter toujours) la tour Eiffel vient d'être vendue aux Qataris. C'est Anne Hidalgo qui, sitôt élue, a discrètement signé la vente. La rénovation des ascenseurs, trop onéreuse, n'était pas dans les moyens de la mairie de Paris. Au point où on en est, cette nouvelle du 1er avril apparait presque plus vraisemblable que les autres.

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