Richard, Jouyet, Amara : éternité des girouettes
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Richard, Jouyet, Amara : éternité des girouettes

Fatalitas ! Le corps électoral de la primaire socialiste vient de se réduire d'un membre:

Stéphane Richard, patron de France Télécom. Oui, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, l'ami proche de Sarkozy, avait manifesté l'intention d'aller voter à la primaire. Car au fond de lui, tout au fond, il serait temps de s'en souvenir, le citoyen Stéphane Richard (à distinguer, donc, du directeur de cabinet et du patron) est de gauche. Viscéralement de gauche. Et il se sent même "tout à fait en harmonie avec la plateforme de valeurs qui sera proposée à tous les électeurs des primaires dans quelques jours" (si vous n'y croyez pas, vous pouvez l'écouter ici).

Mais le monde est cruel, et la malveillance est générale. S'étant avisé que le geste pourrait être mal interprété, et notamment comme un lâchage de Sarkozy, le citoyen Richard devra ranger son harmonie dans sa poche. Avec cette explication "la gauche réformiste est ma famille de pensée, mais je suis très heureux et fier d'avoir participé au gouvernement" sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

En revanche, comme le remarque Laurent Mauduit sur Mediapart, (lien payant) les citoyens Jouyet, Attali et Kouchner, la citoyenne Amara, seraient en train de se souvenir de leur indéfectible attachement à la gauche, et s'apprêteraient à aller accomplir leur devoir, perpétuant ainsi la grande tradition française du retournement de veste, inaugurée par Talleyrand, qui servit magnifiquement la République, un empereur, et quelques rois. Bravo ! Bienvenue ! Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent, disait l'immortel Edgar Faure, perpétuateur de la grande tradition. Allons plus loin. Encourageons l'érection d'un monument. Quelque chose de très simple, et de pas trop cher (les temps sont rudes). Par exemple, une veste rose géante, suspendue sous l'Arc de Triomphe, et qui flottera à tous vents. On pourrait en confier le dessin à Lang, et l'inauguration à Besson.

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