Le divin quart d'heure
Le matinaute
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chronique

Le divin quart d'heure



Il est là, il est arrivé, admirez-le.
 
Qui donc ? Le quart d'heure, bien entendu. Le beau, le magnifique quart d'heure, que vont gagner en début de soirée les-programmes-de-la-télévision-publique. Finis, évacués, disparus pour un soir, les doutes, les chagrins, les inquiétudes, les jérémiades. de l'horribilus 2008. Les présentateurs des chaînes publiques, à la veille du grand soir, ont visiblement reçu consigne de sourire, et de tenir ferme le discours-maison: tout va changer demain.

Voici donc le quart d'heure, le fameux quart d'heure, réponse universelle aux cruautés du moment. Vingt heures trente cinq, au lieu de vingt heures cinquante. La crise financière ? Le quart d'heure, voilà le remède ! Les chômeurs à découvert, du fait des retards de versement des allocations ? Le quart d'heure. Les morts de SDF ? Le quart d'heure ! La guerre à Gaza ? Le quart d'heure, vous dis-je !

Nous serons sûrement nombreux, à l'heure dite, à vérifier sur pièces que oui, la pub a bien disparu du quart d'heure magique. Ce sera beau comme un tour de passe-passe, comme une éclipse de lune. On appellera les enfants. On s'extasiera devant cette disparition si ostensible. On se promettra une délicieuse année sans aucune pub, entre la prochaine pièce de Tapie, et le prochain récital live de Bruni. Vérifier si les programmes, les rares dignes programmes subsistants, n'ont pas disparu en même temps que la pub faute de financement, prendra sans doute un peu plus de temps, et ne fera pas la Une des radios du matin...

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