Sans cagoules
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Sans cagoules

Quel accueil, vous avez réservé à notre nouvel @bonné Nicolas Princen, de la maison Elysée, montres, disques, revues de presse et compagnie ! Plus de cent trente posts, à l'heure où j'écris, et ce n'est sans doute pas fini.

Pour la plupart, vous êtes simplement amusés. Le questionnaire de bienvenue adressé par Poisson à notre nouvel abonné, chargé des rondes élyséennes sur la toile, nous a tous bien fait rire (je vous laisse le trouver dans le forum sus-mis en lien).Nous attendons d'ailleurs les réponses avec impatience (NP, puisque vous nous lisez désormais...)

Mais certains d'entre vous ne rient pas du tout, et nous adressent des reproches qui m'ont laissé pantois.

Premier reproche : il n'aurait pas fallu accepter son abonnement. Pas de lui parmi nous ! Mais chers abonnés, nous n'avons aucun moyen de refuser un abonnement (et vous le savez bien, puisque vous vous êtes abonnés vous-mêmes!) lI ne faut pas montrer patte blanche, pour pénétrer dans le sanctuaire d'@rrêt sur images. Nous ne sommes ni une secte, ni une loge maçonnique, ni l'assemblée d'encagoulés des Cigares du pharaon. On paie, on clique, on crée son compte, on rentre son mot de passe, et hop, on est abonné.Et même si nous avions eu la possibilité technique de refuser l'abonnement de Nicolas Princen, évidemment, nous ne l'aurions pas fait. Nous parlons, enquêtons et écrivons en pleine lumière, en profitant pleinement de la liberté qui nous est garantie par les lois françaises. (Et puis, dans ce cas-là, Princen aurait parfaitement pû s'abonner au nom de sa grand mère, ou de sa petite nièce).

Deuxième reproche : on n'aurait pas dû vous prévenir. Voyant le nom s'inscrire dans notre tableau d'abonnements, on aurait dû garder l'information pour nous. Pas d'accord. Que le veilleur de l'Elysée chargé des rondes sur la Toile prenne un abonnement à notre site, nous a paru une information qui devait être portée à votre connaissance. Il n'y a d'ailleurs aucune conséquence particulière à en tirer. On continuera d'écrire exactement ce qu'on veut, et d'inviter qui on veut. Et vous aussi (d'ailleurs, là encore, Princen pouvait vous lire avant de s'inscrire, puisque les forums sont en accès libre, s'agissant de la lecture).

Troisième reproche : on n'aurait pas dû relater l'événement sur ce ton badin. On aurait dû sonner le tocsin, rameuter la CNIL, la Ligue des droits de l'homme, Amnesty, crier à la liberté menacée. Peut-être. Peut-être sous-estimons nous la menace qui pèse sur nous. Pourtant, nous ne sommes pas naïfs. Nous savons bien que ce pouvoir en veut à Internet, à ce gigantesque Internet incontrôlable, regorgeant de pirates, de pédophiles, et de ricaneurs. Nous le savons si bien que nous avons consacré un dossier au sujet, dossier que nous jugeons si nécessaire que chacun de ses contenus est en accès libre (ce qui signifie d'ailleurs que Princen n'avait pas besoin, là non plus, de s'abonner pour le consulter).Mais vous savez, ce qui nous donne cette tranquillité d'esprit, et nous permet de rire? Eh bien, c'est vous. Avec votre soutien, votre confiance, la mobilisation (sans précédent sur la Toile) dont témoignent les 40 000 abonnements qui ont précédé celui-ci, il ne me semble pas que nous ayions grand chose à craindre.

Et puis, je suis convaincu d'une chose: pour désamorcer les mauvais coups, d'où qu'ils viennent, on n'a pas encore trouvé mieux que de braquer les projecteurs sur eux. J'ai procédé ainsi depuis que je travaille sur lémédias, au Monde, et à la télé. Vous me répondrez que cette technique ne m'a pas magnifiquement réussi, puisque j'en ai été par deux fois viré. Vous aurez raison. Mais la différence, c'est qu'ici, il n'y a plus de patron. La clé de notre continuation, c'est vous, et seulement vous.

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