Joffrin-Judith, on refait le match...à l'écrit
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Joffrin-Judith, on refait le match...à l'écrit



Notre émission de cette semaine a été le théâtre d'un duel sans concession, entre Judith Bernard et Laurent Joffrin, le patron de Libé, à propos du traitement par Libé de la garde à vue des militants d'ultra-gauche soupçonnés de sabotage de TGV, au premier jour de ce traitement. Judith tente de démontrer comment des articles, irréprochables individuellement ( c'est à dire respectant la présomption d'innocence), peuvent produire une impression d'ensemble contraire à ce qu'ils disent, c'est à dire insinuant l'idée que les interpellés sont coupables. La mise en page, la titraille, sont passées par là. Joffrin proteste.

Vous pouvez voir dans le quatrième acte de l'émission se confronter ces deux logiques (logique critique, et logique de production journalistique). L'affrontement commence au time-code "3.00". Judith entame alors sa démonstration. Elle la poursuit sans trop d'interruptions pendant trois minutes. Puis, Joffrin, David -et moi- nous mettons de la partie, et la démonstration dégénère insensiblement en affrontement, et en lutte pied à pied sur les mots de l'éditorial de Libé.

Ce passage vous a fait réagir. Plusieurs d'entre vous trouvez la démonstration de Judith tirée par les cheveux. D'autres se plaignent qu'elle n'ait pas pu aller jusqu'au bout.

Personnellement, au sortir du plateau, j'avais l'impression que la contradiction formulée par Joffrin avait plutôt poussé Judith dans ses retranchements, lui permettant au total d'être plus convaincante que si elle avait poursuivi sa démonstration ex-cathedra, dans un silence religieux.


Mais il est vrai que je ne savais pas exactement ce que Judith voulait dire. Et, du fait d'une mauvaise communication interne, je ne savais pas qu'elle voulait se livrer à une analyse des blocs de texte de cette double page, telle que vous allez la découvrir ici. J'ai donc demandé à Judith de publier, sous forme de chronique, la démonstration qu'elle n'a pu achever sur le plateau. A la réflexion, cette analyse rigoureuse, et très visuelle, des blocs de texte, a en effet davantage sa place dans un contenu du site, que sur le plateau. Dans l'idéal, nous aurions dû la publier avant le plateau, ce qui eût placé Judith en position plus confortable. On y pensera pour la prochaine fois. Mais dès aujourd'hui, avec ces deux éléments, vous pouvez tous vous faire une idée. Pourquoi s'en priver, puisque le bel outil de ce site nous donne la possibilité de vous offrir ce complément, et de nourrir votre réflexion ?

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