Chroniques à éclipses
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Chroniques à éclipses

Pas la peine de hurler dans les forums, je préfère vous prévenir tout de suite de la très mauvaise nouvelle, du cataclysme: Didier Porte est encore absent cette semaine.

Avant de vous expliquer pourquoi, un mot sur l'exercice de la chronique, et le métier de chroniqueur.

Qu'est-ce qui distingue une chronique d'un article ordinaire ? La chronique nait d'un désir, d'une pulsion du chroniqueur. Ce désir doit rencontrer celui du patron, de lire, de regarder, ou d'écouter son chroniqueur. Dès que cette rencontre est établie, le chroniqueur est libre de s'ébrouer comme il le souhaite. A lui de choisir ses angles, ses sujets. Le plus souvent, quand les chroniques arrivent, je ne sais même pas quel sujet vont traiter les chroniqueurs, et c'est très bien ainsi.

Libre ? Pas tout à fait. Dans chronique, il y a chronos. La régularité est (devrait être) une contrainte du chroniqueur. Le chroniqueur n'est pas toujours effleuré par l'aile voluptueuse de l'inspiration. Mais il est poussé par le désir de respecter le rendez-vous fixé à ceux qui l'attendent. Seulement voilà: un désir ne se commande pas. En décembre, Didier m'a fait part de son désir d'espacer sa collaboration avec @si, le temps d'écrire son nouveau spectacle. J'en ai pris acte (que faire d'autre ? Lui envoyer les gendarmes ?) Avec Didier, nous allons donc tenter de tenir une périodicité globalement quinzomadaire. Il n'est d'ailleurs pas le seul, ces temps-ci. Judith aussi, qui a multiplié ses activités l'an dernier, a sérieusement espacé sa production. Rafik peine à s'astreindre à une régularité. Sherlock Com' et l'envoyé spécial au Sarkozistan sont actuellement en phase de reprise de souffle, attendant le déclic pour revenir. A tous, je rappelle la contrainte de régularité. Mais je ne peux pas aller au-delà de ce rappel symbolique, et chroniquer à leur place. Ce qui explique que certaines chroniques deviennent intermittentes.

Ce n'est d'ailleurs pas un drame. Depuis notre création, trois ans déjà, des chroniques sont apparues, d'autres ont disparu. Elisabeth Lévy et David Abiker, qui nous avaient fait un bout d'escorte, ont disparu, attirés par d'autres horizons. Anne-Sophie Jacques, puis Rafik Djoumi nous ont rejoints. Sur la mer démontée, nous avons recueilli dans la chaloupe Didier Porte, passé par-dessus bord par Radio France. Plus récemment, Fleur, alias La Parisienne libérée, nous a proposé de clore nos émissions en chanson. Même si nous n'avons pas encore trouvé la forme que prendra cette greffe subtile, la tentative mérite d'être poursuivie.

Des chroniques naissent, d'autres meurent, d'autres encore hibernent. Le site y gagne en authenticité, en sincérité, ce qu'il perd en confort de rendez-vous. Sans méconnaître le plaisir que l'on trouve à un rendez-vous, j'en prends mon parti. Mieux vaut pas de chronique, qu'une chronique au forceps.

Bon. Ces vastes considérations déployées, j'ai gardé le meilleur pour la fin: après une éclipse de quelques mois, Alain Korkos nous revient. Et non seulement sa chronique du samedi revient (Anne-Sophie ayant, avec sa grandeur d'âme habituelle, accepté de se replier sur le vendredi), mais il parsèmera la semaine de korkosseries, au hasard de ses trouvailles. Bougnat, apporte-nous du vin ! Celui des noces et des festins! Korkos est revenuuu! Et ça commence le 1er février.

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