Economistes : la guerre entre orthodoxes et hétérodoxes est déclarée
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Economistes : la guerre entre orthodoxes et hétérodoxes est déclarée

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Rien ne va plus dans le petit monde des économistes divisés entre orthodoxes – les tenants d’une vision néolibérale de l’économie – et les hétérodoxes – les autres. Objet de cette guerre ouverte à coup de courriers au ministère ou de tribunes publiées dans les médias ? La création d’une nouvelle section d’économie au sein du Conseil national des universités (CNU) qui délivre, entre autres, les sésames pour enseigner. Cette nouvelle section souhaitée par l’Association française d’économie politique (AFEP) – qui regroupe les hétérodoxes – a tout d’abord été soutenue par la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem avant qu'elle fasse volte-face sous pression des orthodoxes. Lesquels sont vent debout contre une nouvelle section "fourre-tout" qui va servir à caser les "ratés" ou "frustrés" du système universitaire. Ambiance.

Les économistes hétérodoxes sont-ils en voie de disparition ? On posait la question ici-même l’an dernier suite au cri poussé par les représentants de l’AFEP – l’Association française d’économie politique – qui venait de publier des chiffres édifiants : en sept ans, sur 120 recrutements de professeurs d’économie à l’université – c’est-à-dire le grade le plus élevé – six étaient hétérodoxes. Soit un misérable 5%. Conclusion à l’époque de l’économiste et membre de l’AFEP Bruno Amable : "la mort annoncée...

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