Une tempête de ciel bleu
De Rembrandt à Tarzan
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chronique

Une tempête de ciel bleu

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Dans une chronique du 5 septembre dernier intitulée Oradour, impressions, Daniel Schneidermann écrivait : « Ce ciel bleu d'Oradour, en ce 4 septembre, qui éclate en direct sur les images de France 2. Ce ciel bleu insolent, incongru sur la scène de la barbarie, cette scène que l'on voudrait figée dans une condamnation à perpétuité au noir et blanc, cette "tempête de ciel bleu", tweete une journaliste. » Il est vrai que les massacres nazis s'accordent mal avec le beau temps insolent, le gai pépiement des oiseaux, les tempêtes de ciel bleu.
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Il eût fallu un ciel gris uni transpercé par une petite pluie fine, voire une chute de neige. Car la barbarie nazie, dont l'une des icônes est l'entrée ferroviaire du camp d'Auschwitz, passe beaucoup mieux en noir et blanc.

Quand on pense Auschwitz, les images qui se forment dans notre esprit sont, le plus souvent, cette vue de l'une des entrées du camp au loin avec la neige rayée par les rails…

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… l'entrée principale Arbeit Macht Frei

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… ou les poteaux supportant les fils de fer barbelés :

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Traits noirs aigus sur fond blanc.

Neige-t-il trois cent soixante-cinq jours par an à Auschwitz ? Certes non. Telle est cependant la vision qu'on nous assè...

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