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Quand un collaborateur de Macron marchait pour le président vénézuelien

Par le - 17h01 - suivi

Alors que l’équipe d’En Marche agite ces jours-ci le chiffon rouge d’un Mélenchon "fasciné" par le socialisme vénézuélien et la figure d’Hugo Chavez, Mediapart rappelle ce vendredi qu’en 2013 un collaborateur d’Emmanuel Macron œuvrait quant à lui, pour le compte d’Havas, à l’élection du dauphin d’Hugo Chavez, l'actuel président Nicolas Maduro, critiqué pour son autoritarisme.

C’est ce qu’on appelle un effet boomerang. Depuis quelques jours, Emmanuel Macron et son équipe s’astreignent à dézinguer Jean-Luc Mélenchon sur sa complaisance supposée à l’égard du régime vénézuelien. En ligne de mire : la proposition de Mélenchon de faire adhérer la France à "l'alliance bolivarienne", une coalition diplomatique de pays latino-américains dont Cuba et le Vénézuela (lire notre enquête à ce sujet).

Depuis le début de la semaine et la mise en lumière sur le plateau de C à Vous (France 5) de ce point du programme de Mélenchon, l'équipe de Macron est à l’offensive. A grand renfort de pastilles vidéo taxant Mélenchon de "Jean-Luc Chavez". Pas en reste, le fondateur d’En Marche, n’a pas manqué d’ironiser sur l’alliance bolivarienne, ou de portraiturer le candidat de la France insoumise en "révolutionnaire communiste", qui "érige comme modèle le Vénézuela"

Spots pub, conseil, et organisation de meetings

Le régime vénézuelien, un repoussoir pour l’équipe d’En Marche ? "Emmanuel Macron a pourtant perdu une occasion de faire preuve de discrétion" tacle Mediapart. Et pour cause, ce vendredi, le site relève qu’en 2013, le bras droit de Macron, Ismaël Emelien, oeuvrait à l’élection de l’actuel président vénézuélien et successeur de Chavez, Nicolas Maduro. Et ce, précise Mediapart "en vertu d’un juteux contrat entre le gouvernement vénézuélien et l'agence [Havas], propriété du milliardaire Vincent Bolloré".


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Comme l’Express l’avait déjà révélé en octobre dernier, Emelien, ex-conseiller spécial de Macron à Bercy aujourd’hui stratège et "couteau suisse" de sa campagne, a fait partie en 2013 de l'équipe de communicants d'Havas (ex-Euro RSCG) ayant conseillé Maduro au cours de sa campagne présidentielle. Une affirmation confirmée par Gilles Finchelstein, directeur des études d’Havas Wordwide, dont Emelien était le bras droit chez Havas. Ainsi que par Emelien lui-même :"Je suis allé au Vénézuela deux fois trois jours. J’ai consacré à cette mission environ une journée par semaine pendant trois mois", confirme-t-il à Mediapart.

De quoi s’agissait-il au juste? "Le contrat d’Havas au Vénézuela a commencé début 2013. Chavez est mourant. Il faut préparer la succession et lancer sur orbite Maduro, le dauphin désigné par Chavez", raconte Mediapart. Le site précise que c’est par l’entremise d’un certain Matthieu Pigasse, patron de la banque Lazard en France (co-actionnaire du groupe Le Monde), qui conseillait alors le Vénézuela sur les questions économiques et la négociation de sa dette, qu'Havas a décroché ce contrat auprès de Maduro. L’objectif: "Il s’agissait d’une offre complète avec réalisation de spots publicitaires, un documentaire, l’organisation et la conception des meetings, les réseaux sociaux et le conseil", explique le directeur des études d’Havas Wordwide, également directeur de la Fondation Jean-Jaurès. "Nous pensions que Maduro était un vrai réformiste. Durant la campagne, nous avons compris que c'était faux, le contrat n'a pas été renouvelé", assurait-il à L'Express à l'automne. "C'est vrai, je ne suis pas satisfait de cette campagne, mais, à l'époque, Maduro était considéré comme le Lula vénézuélien", s’était pour sa part justifié Emelien auprès de l'hebdo. Mediapart note, de son côté, qu'auprès du dauphin de Chavez, "la prestation d’Havas n’a pas été très concluante : en quelques semaines, Maduro perd quinze points dans les sondages". Il sera finalement élu de justesse.

L'occasion de lire notre enquête : "Qu'est-ce que l'Alliance bolivarienne que veut rejoindre Mélenchon"


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